Blog / Vieux squat

vendredi 8 février 2013 à 12:17

Je n’ai jamais eu le sentiment d’appartenir à la société. J’avais besoin d’aller un an dans une de ses écoles afin que l’on m’aide à apprendre les bases de la lecture et de l’écriture mais je ne me suis jamais sentie plus à ma place dans la société qu’un chat dans un aquarium.

Or, il semble que la société veuille nous faire croire que rien n’existe en dehors d’elle ; qu’au-delà de ses limites, c’est le néant.

En géographie, la société nous enseigne que la terre est ronde, que l’Amérique existe et qu’autrefois, elle prétendait farouchement le contraire. Bon mais où est-on supposé vivre quand on n’appartient pas à la société et qu’on ne souhaite pas se mêler à elle ?

Que les villes lui appartiennent, cela peut se concevoir mais elle prétend que les campagnes lui appartiennent aussi et les forêts, les montagnes et les océans. Elle squatte la planète entière.

Comme d’hab, elle détourne le problème au moyen de son argent : si on paye, on est chez soi dans un appart, une maison, sur un terrain… Tu parles ! Même quand elle te reconnaît propriétaire de ton chez toi, elle continue à y imposer ses exigences, ses « permis de construire », ses normes, ses taxes… C’est quoi, ça ? Dehors ! Chez moi, c’est moi qui fais la loi et la société n’a de droits que ceux que je daigne lui tolérer. J’ai pas raison ?

Et maintenant, une histoire drôle. Quelle est l’histoire que la société écrit avec un h majuscule ? La sienne !

La société nous bourre tellement la teutê avec son histoire qu’on finit presque par croire qu’elle a existé toujours et partout, de sorte que nul humain n’ait jamais pu vivre qu’en elle ; à part peut-être sur quelque île déserte non encore répertoriée.

En gros, l’histoire de la société, c’est l’histoire des rois et autres politiciens, les quelques individus qui inventent de fausses lois pour nous racketter, faire de nous des esclaves ou de la chair à canon. Même si nous avons tous subi les préjudices causés par ces gens, leurs vies ne sont pas nos vies, leur histoire n’est pas notre histoire. Ils ne sont dans nos vies que des accidents, des retards, des empêchements…

Moi, la seule fois que j’ai bien aimé l’histoire de la société, c’est quand je suis allée avec ma famille visiter les ruines du château fort de Blandy-Les-Tours. Qu’est-ce qu’on a rigolé ! Mon grand frère n’arrêtait pas de faire des blagues.SEX AND DESTROY un nouveau son rock ? Préambule section 3 sur 6


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