Blog / ANGELIQUE AU TEMPLE

samedi 16 novembre 2013 à 16:11

Après que mon papa et moi ayons analysé mon rêve en long, en large et en travers, il fut convenu que nous n’en parlassions plus.

Et maintenant, c’était ma mère qui le remettait sur le tapis. Pourtant, c’était souvent, à la maison, que nous disions entre nous :

« Tient ! Cette nuit, j’ai fait tel rêve. »

et ça en restait là. Décidément, mon rêve du roi Hérode suscitait un grand intérêt (ce n’est pas toutes les nuits qu’on a la visite d’un roi) !

Nouvel éclairage, nouvelle version.

La Bible, comme les rêves, n’est pas toujours à prendre au sens commun, matériel et réaliste. Si les archives historiques ne mentionnent pas de tuerie infantile, c’est qu’elle n’a pas eu lieu ; du moins, pas sur le plan qu’on appelle communément « réalité ». Si la Bible en parle, c’est que ce massacre a bel et bien existé… sur un autre plan. Il faut en chercher la symbolique.

Quand ma mère avait entendu parler de l’apparition du roi Hérode dans mon monde onirique, cela ne lui avait rien dit qui valût : ce personnage est le symbole d’un massacre d’enfant. Elle s’était tue et avait attendu.

Et voilà qu’en me concentrant sur mon imaginaire, j’avais, avec un regard enfantin, décrit une menace d’avortement, alors même que je ne croyais pas que cela pût exister.

Ceci explique cela. La Bible emploie les termes de « massacre d’enfants » pour désigner une vague d’avortements. Un massacre d’enfants passe au travers des mailles du filet des historiens dès lors qu’il se déroule sur le plan embryonnaire.

Serait-il possible que « l’avortement sans danger pour la mère » ne soit pas une découverte du XX° siècle mais seulement une redécouverte de ce qui aurait existé au temps de la Bible ? Cette connaissance des temps antiques aurait-elle été confisquée… par l’église ?

L’église ne ferait-elle pas mieux de confisquer les fusils et les canons ; d’interdire la guerre ? David n’est-il pas plus méchant qu’Hérode ?

Parler de gentils et de méchants est une considération infantile. Un homme n’est ni gentil ni méchant. Un homme est un homme. Ce qu’il faut savoir, c’est s’il vient en allié ou en ennemi.

En outre, l’église ne dit pas qu’il faut ressembler à David ; elle dit seulement que Jésus appartient à la lignée de David, qu’il ne commis jamais aucun meurtre et que nul ne trouva jamais rien à lui reprocher. C’est à lui que l’église dit qu’il faut apprendre à ressembler.

Selon la Bible, Jésus est venu libérer le peuple enchaîné. Hérode est son ennemi. Hérode n’est pas méchant, il est dangereux…

SEX AND DESTROY un nouveau son rock ? 1ère partie : DATE ET LIEU DE NAISSANCE chapitre 2 : Le massacre d’Hérode section 10 sur 10


Commentaires 1

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  • 54

    septalain 1 décembre 2013

    les écritures de la bible sont à prendre et à laisser.
    soit on est coupable, soit innocent.
    soit acteur, soit public
    soit un homme, soit une femme
    soit vivant, soit .....

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