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Blog / Union pour la Méditerranée : infos + commentaire
dimanche 13 juillet 2008 à 19:41
"L’Union pour la Méditerranée placée "sous le signe de la paix"
France Info - Dimanche 13 juillet 2008, 19:35
"Nous en avions rêvé, l’Union pour la Méditérranée est maintenant une réalité". Nicolas Sarkozy a ainsi clos le sommet inaugural de l’UPM. Quarante-trois chefs d’Etat et de gouvernement se sont rassemblés au Grand Palais, à Paris. Une journée également marquée par le rapprochement entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert.
Quarante-trois chefs d’Etat et de gouvernement rassemblés. Dont pas mal de vieux ennemis. A la même table, le président syrien Bachar al-Assad et le Premier ministre Ehud Olmert, dont les pays sont formellement en guerre depuis 1948. Mais aussi le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ou encore le Libanais Michel Sleimane.
Quarante-trois dirigeants, donc, et seulement deux absents : le Libyen Mouammar Kadhafi, pourtant reçu l’année dernière en grande pompe en France, qui a fustigé un projet "effrayant". Et le roi du Maroc Mohammed VI, représenté par son frère, le prince Moulay Rachid.
Un rassemblement qui donne de grands espoirs à Bernard Kouchner. Le ministre des Affaires Etrangères a prononcé le discours inaugural, au Grand Palais, à Paris, où les dirigeants se sont rassemblés pour une séance plénière de trois heures.
Pas de contact entre al-Assad et Olmert
Malgré tout, les divergences ne se sont pas totalement tues. Si Bachar al-Assad et Ehud Olmert ont accepté pour la première fois de se retrouver dans la même pièce, le dirigeant syrien a soigneusement évité tout contact, et même tout regard vers le Premier ministre israélien. Bachar al-Assad a estimé, dans un entretien au JT de France 2, que la paix avec Israël était "une question qui nécessite six mois à deux ans maximum si les deux parties sont sérieuses dans l’engagement des pourparlers directs".
Dans son discours, Nicolas Sarkozy a insisté sur le "geste de paix" des dirigeants arabes.
Pour surmonter les réticences, l’Union pour la Méditerranée (qui compte les 27 pays membres de l’UE, l’Algérie, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie, la Turquie, l’Autorité palestinienne, l’Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro et Monaco) sera construite au départ sur des projets concrets, comme la dépollution de la Méditerranée.
Une série de principes d’ordre politique a aussi été réaffirmée par les signataires de l’acte fondateur de l’UPM
Série d’entretiens à l’Elysée
Avant l’ouverture du sommet, Nicolas Sarkozy a mené une série d’entretiens. Après avoir contribué au rapprochement entre la Syrie et le Liban, samedi, le chef de l’Etat a reçu le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan ce dimanche matin. Le dirigeant turc tenait à rappeler que cette Union pour la Méditerranée ne devait pas éclipser une possible entrée de son pays dans l’Union européenne.
Le président français a ensuite enchaîné sur une réunion de travail avec Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, et Ehud Olmert, le Premier ministre israélien. Les deux dirigeants ont fait preuve d’un grand optimisme sur les chances de paix.
La plupart des dirigeants de l’UPM assisteront au défilé militaire du 14 juillet, depuis la tribune présidentielle. Y compris Bachar al-Assad, malgré la polémique que l’annonce de sa présence a provoqué dans l’opposition et les organisations de défense des droits de l’Homme.
Edwige Coupez et Céline Asselot"
http://www.france-info.com/spip.php?article160...
"Les principaux points politiques de l’acte fondateur de l’UPM
France Info - Dimanche 13 juillet 2008, 21:01
Ils ont posé les grandes lignes pour "bâtir ensemble un avenir de paix et de démocratie". Les quarante-trois dirigeants présents au sommet de lancement de l’Union pour la Méditerranée ont défini plusieurs priorités politiques dans une déclaration commune :
- Armes de destruction massive
"Les parties s’emploient à établir, au Proche-Orient, une zone exempte d’armes de destruction massive, nucléaires, chimiques et biologiques et de leurs vecteurs, qui soit dotée d’un système de vérification mutuelle efficace".
Elles "s’abstiendront de développer une capacité militaire qui aille au-delà de leurs besoins légitimes de défense".
- Démocratie et droits de l’Homme
"Les chefs d’Etat et de gouvernement soulignent qu’ils sont déterminés à renforcer la démocratie et le pluralisme politique par le développement de la participation à la vie politique et l’adhésion à l’ensemble des droits de l’Homme et des libertés fondamentales".
- Processus de paix israélo-palestinien
"Les chefs d’Etat ou de gouvernement réaffirment leur soutien au processus de paix israélo-palestinien, comme mentionné lors de la réunion ministérielle euro-méditerranéenne tenue à Lisbonne en novembre 2007, et conformément au processus d’Annapolis".
"Ils rappellent que la paix au Proche-Orient requiert une solution globale et se réjouissent, à ce égard, de l’annonce selon laquelle la Syrie et Israël ont engagé des pourparlers de paix indirects sous les auspices de la Turquie".
- Terrorisme
Les signataires de l’UPM "réaffirment leur condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, ainsi que leur détermination à l’éradiquer et à lutter contre ceux qui le soutiennent".
"Ils confirment qu’ils sont résolus à tout mettre en oeuvre pour résoudre les conflits, mettre fin aux occupations, lutter contre l’oppression, réduire la pauvreté, promouvoir les droits de l’homme et la bonne gestion des affaires publiques, améliorer la compréhension interculturelle et garantir le respect de toutes les religions et croyances"."
http://www.france-info.com/spip.php?article160...
"L'Union pour la Méditerranée a les moyens de ses ambitions, assure Nicolas Sarkozy
AP - Dimanche 13 juillet 2008, 21h51
PARIS - Le financement de l'Union pour la Méditerranée (UPM) doit encore être finalisé, mais "les moyens (...) on les a", a assuré dimanche Nicolas Sarkozy en clôture d'un sommet de Paris qui a donné un feu vert à plusieurs projets concrets sans être très clair sur leur financement.
"Je suis persuadé que les moyens -on va y travailler maintenant- on les a", a lancé le président français lors de la conférence de presse de clôture du sommet. "Je ne pense pas que c'est l'argent qui manque, ce qui manque, c'est la paix, c'est la sécurité."
Nicolas Sarkozy a expliqué que la Commission européenne disposait de "beaucoup d'argent" dans le cadre du processus de Barcelone, une somme chiffrée à treize milliards d'euros par la chancelière allemande Angela Merkel. "On va associer des entreprises", a ajouté Nicolas Sarkozy. "La stabilité va encourager les investissements, va drainer les investissements nécessaires", a abondé Hosni Moubarak, l'autre co-président du sommet.
Selon la déclaration finale, l'UPM se donne comme but de mobiliser "des moyens supplémentaires" à ceux déjà déployés dans le cadre du processus de coopération entre l'Union européenne et ses voisins méditerranéens (processus de Barcelone). Les différents projets seront financés, en sollicitant le secteur privé, les ressources de l'Union européenne, les contributions d'autres pays et des autres structures internationales. "L'UPM ira chercher des ressources auprès de l'UE, des Etats du Golfe, des fonds souverains, des entreprises...", expliquait-on à l'Elysée, où on assurait que les fonds européens ne constitueraient qu'une "petite partie" du financement des projets.
Les besoins totaux n'ont pas été clairement chiffrés, tout comme les sommes déjà disponibles.
Outre les fonds européens, les six projets concrets évoqués dimanche entre les chefs d'Etat et de gouvernement présents reposent sur des ressources très diverses: ainsi, une nouvelle taxe sur le passage des marchandises aux détroits de Gibraltar ou du Bosphore pourrait financer les dépenses en matière de sécurité maritime, ou la vente d'énergie propre à l'Europe le développement de capteurs solaires au sud. La France, par le biais de l'Agence française de développement, a promis dimanche 730 millions d'euros "supplémentaires" pour la dépollution de la Méditerranée, un projet chiffré à au moins deux milliards d'euros.
Mais certaines de ces ressources paraissent incertaines, surtout celles reposant sur des contributions privées ou sur des fonds européens déjà attribués. Hans-Gert Pöttering, le président du Parlement européen, a promis dimanche que les députés européens "seront attentifs à ce que l'argent soit employé à des fins concrètes".
"Ayant bouclé ses équilibres financiers jusqu'en 2013, l'Union européenne ne prévoit pas, à court terme, d'engagements financiers importants", a noté dimanche le président algérien Abdelaziz Bouteflika dans un entretien à l'agence officielle APS. Pour lui, "il est tout à fait clair que les difficultés auxquelles se heurtera l'Union pour la Méditerranée se situeront d'abord au niveau du financement des actions projetées. Car il faut le reconnaître, la problématique de la disponibilité de ressources financières (...) n'est pas encore définitivement élucidée." AP"
http://fr.news.yahoo.com/ap/20080713/twl-upm-s...
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Tout d'abord je tiens à signaler que je suis fier de Sarko, j'devais être un des seuls à croire en ce projet, je salue son envergure géopolitique en faveur de la paix, néanmoins, je déplore l'ingérence allemande dans cette affaire et l'enrôlement de tout les Etats de l'UE : tout comme le Royaume-Uni n'a rationnellement que dalle à dire quant aux affaires économico-monétaires de la zone euro, les Etats non limitrophes de la mer Méditerranée ne sont pas légitimes, il aurait peut-être été préférable d'intégrer l'entité de l'UE et non tout ses membres.
Ensuite, je suis à moitié déçu des projets établis, je pense que l'UPM aurait pu aller plus loin en récupérant les questions de la pêche ( le thon rouge, les subventions ) par exemple et en affirmant la volonté d'une réelle politique de co-développement, voire penser au social.
Troisièmement, je ne comprends pas la détermination turque à entrer dans une Union Européenne aux institutions déjà inefficaces à 27 ( pour rappel : je n'étais pas opposé à l'entrée des 10 pays de l'Est, j'aurai voté non au référendum pour la Constitution Européenne, mais quitte à avoir une organisation internationale capitaliste, autant que quand elle peut avoir des idées dans le bon sens on l'en laisse faire ( TVA sur la restauration, sur la culture, baisse censée des prix dans les télécoms ), je suis favorable au Traité de Lisbonne ( sans l'avoir lu, bien entendu ) ) alors que l'UPM pourra être, à terme, aussi avantageux.
Enfin, la question financière, quand on voit que la Société Générale arrive à trouver 5 milliards d'euros pour combler "l'affaire Kerviel", je n'ose pas croire aux inquiétudes de la présidence algérienne, bien entendu ce sera l'UE qui payera, tout du moins les Etats individuellement, de toute façon, cet argent est légitime depuis le temps que l'on justifie le refus de l'immigration par le développement du co-développement toujours resté inexistant, et connaissant le déterminisme sarkozien, je doute qu'il se soit engagé dans ce projet si ce n'est pas pour réellement y donner les moyens. Par contre, personne me fera croire qu'ils sont assez naïfs pour penser que l'Etat voisin voudra se faire taxer ses investissements en fonds souverains.
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