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Blog / Mots-clés / écoute
Articles avec le mot-clé 'écoute' :
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à méditer
«Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.»
Henri Matisse – Peintre et sculpteur -
Thich Nhat Hanh -maître zen vietnamien
Je ne cesse de naître
"Thich Nhât Hanh écrit ses poèmes de tout son être", dit soeur Chankhong. La poésie est pour ce maître zen vietnamien le moyen de nous transmettre sa réalisation à travers des mots et des images sensibles qui nous touchent
Par Thich Nhat Hanh
Ne dites pas, je serai parti demain,
car je ne cesse de naître, aujourd’hui encore.
Regardez en profondeur : je nais à chaque seconde
bourgeon sur une branche printanière,
oisillon aux ailes encore fragiles,
apprenant à chanter dans mon nouveau nid,
chenille au coeur d’une fleur ;
bijou caché dans une pierre.
Je ne cesse de naître, pour rire et pour pleurer ; pour craindre et pour espérer :
Mon coeur est rythmé par la naissance et
la mort de tout ce qui est vivant.
Je suis l’éphémère se métamorphosant sur l’eau de la rivière,
et je suis l’oiseau qui, au printemps, naît juste à temps
pour manger l’éphémère.
Je suis la grenouille nageant heureuse dans la mare claire,
Et je suis l’orvet approchant en silence pour se nourrir de la grenouille.
Je suis l’enfant d’Ouganda, décharné, squelettique,
aux jambes pareilles à des bambous fragiles,
et je suis le marchand d’armes vendant des armes meurtrières à l’Ouganda.
Je suis la fillette de douze ans, réfugiée sur une frêle embarcation,
Se jetant à l’eau pour avoir été violée par un pirate,
et je suis le pirate, au coeur incapable encore de voir et d’aimer :
Je suis un membre du Politburo,
et je suis l’homme qui doit acquitter sa "dette de sang " envers mon peuple,
mourant lentement aux travaux forcés.
Ma joie est comme le printemps, chaude,
au point d’épanouir des fleurs en tout mode de vie.
Ma peine forme une rivière de larmes, débordante,
au point d’emplir les quatre océans.
S’il vous plaît, appelez-moi par mes vrais noms,
Que j’entende ensemble mes cris et mes rires,
Que je voie ma joie mais aussi ma peine.
Appelez-moi, s’il vous plaît, par mes vrais noms, Que je m’éveille,
et ouvre pour toujours la porte de mon cœur,
la porte de la compassion.
Extrait du livre la sérénité de l’instant, publié avec l’aimable autorisation des éditions Dangles.
Thich Nhat Hanh -
Sans imagination, l'amour n'a aucune chance...
Elle est un peu comme le vent dans les arbres,
Elle passe et laisse l'empreinte d'une trace.
Un geste, un regard ou un mot...
Mais que ce souvenir est beau.
Elle voit la vie comme un jeu
Où chacun joue de ses rêves
Pour s'approprier un peu de joie,
Pour se sentir un peu roi.
Elle vit dans un monde à part
Où peu d'adepte s’égare.
Et sans s'apitoyer sur ces vautours,
Elle sourit jour après jour.
Son coeur est un peu fragile
Mais son âme l'apprivoise.
Comme un rempart qui se dresse
Lorsque la réalité blesse...
Elle dit "la liberté
C'est à nous de la trouver"
Chacun suivant son chemin,
parfois main dans la main..." -
J'veux bien t'aimer
J'veux bien t'aimer
Mais comment est-ce
Que j'peux t'aimer
Si j'te vois pas
J'veux bien t'aimer
Toute chaste ou presque
Comme les curés
Qui s'marient pas
Les sœurs cloîtrées
Qui se préservent
Pour un bon vieux
Dieu qui se cache
J'veux bien t'aimer
Bien sûr j'en rêve
Mais comment veux-
Tu que ça marche
J'veux bien me mo
Quer du proverbe
Qui dit " loin des
Yeux, loin du cœur "
Dieu que c'est faux
Que c'est acerbe
Que c'est exprès
Pour nous faire peur
J'veux bien m'endor
Mir chaque soir
En m'blotissant
Contre personne
Avec ton corps
Dans ma mémoire
Comme une mère-grand
Qui pleure son homme
J'veux bien t'aimer
Même jusqu'à croire
Aux éventuels
Avantages
De mélanger
Nos deux histoires
En perpétuel
Décalage
J'veux bien forcer
Tous ces hasards
Qui r'fusent de jouer
En notre faveur
Et puis gagner
La chance de t'voir
Deux petites journées
Ou deux petites heures
J'veux bien t'aimer
Mais comment est-ce
Que je peux t'aimer
Si j'suis pas là
Pour t'envelopper
De ma tendresse
Et t'consoler
Si ça va pas
Oui je veux bien
T'aimer de loin
Le cœur tout plein
De ton grand vide
T'aimer d'amour
Et de chagrin
T'aimer pour rien
Les yeux humides
J'veux bien t'aimer
Mais pour être franche
J'suis pas solide
Si j'te vois pas
J'suis comme aveugle
Sans canne blanche
Ni chien-guide...
Et sans ton bras
Pour traverser
Cette rue-là
Que l'on appelle
L'océan
Pour traverser
Mais jusqu'à toi
Y'a pas d'arc-en-ciel
Assez grand
J'veux bien t'aimer
Bien entendu
De toute façon
Est-ce que j'ai le choix
Je suis piégée
Je suis perdue
Je tourne en rond
Je t'aime déjà
Même si je sens
Que je m'éreinte
A te chercher
Les bras tendus
Dans cet effrayant
Labyrinthe
Trop compliqué
Et trop tordu
Je vais t'aimer
Même si tout ça
C'est sans issue
C'est impossible
Et j'y croirai
Comme d'autres croient
Au petit Jésus
Et à la Bible
Je sais pas encore
Comment est-ce
Que j'vais t'aimer
Si j'te vois pas
Mais j'vais t'aimer
C'est une promesse
Est-ce que t'entends
C'que j'te dis là ?!!
Je vais t'aimer !
Je vais t'aimer...
Lynda Lemay - Paroles et Musique: Lynda Lemay 2002 "Les lettres rouges" -
Ma plus belle déception
Si l'amour m'a déçue
C'est qu'l'amour ça déçoit
C'est vrai que j'y ai cru
C'est qu'l'amour on y croit
Bien sûr que j'ai connu
L'amour bien avant toi
Des fois l'amour ça tue
Et des fois pas
Si l'amour m'a secouée
C'est qu'l'amour ça secoue
C'est vrai que j'ai aimé
Que j'ai aimé beaucoup
Si j'ai été déjouée
C'est qu'lamour ça déjoue
ça peut se déchirer
Aussi vite que ça s'coud
J'sais plus à quoi rêver
quand il s'agit de nous
J'essaie d'me raisonner
Mais l'amour ça rend fou
J'voudrais t'téléphoner
Dès qu'tu t'éloignes de moi
J'me mets à rayonner
Dès que je t'aperçois
Dis-moi à quoi j'ai droit
Et puis je le prendrai
Dis-moi à quoi rêver
Et puis j'en rêverai
Je ne demanderai rien
Mais je ne fuirai pas
Chaque fois que ta main
Se posera sur mon bras
Moi qui avait l'coeur en grève
Tranquille à la maison
J'sens monter à mes lèvres
Cette fragile chanson
Je sens grimper cette fièvre
De mon ventre à mon front
Cette passion dont on crève
Ce si bel abandon
Si l'amour m'a déçue
C'est qu'l'amour ça déçoit
D'l'amour j'en voulais plus
Et bon sang te voilà
C'est vrai que j'ai la frousse
Mais si tu me la tends
Cette main qui est plus douce
Que toutes celles d'avant
Je m'y cramponnerai
Tant pis pour le naufrage
Tu seras ma bouée
Et je ferai bon voyage
Puisque l'amour c'est con
Et puisque ça déçoit
Alors j'veux que tu sois
Ma plus belle déception...
Lynda Lemay - Paroles et Musique: Lynda Lemay 2002 "Les lettres rouges" -
Recommence
Recommence...
Si tu es las et que la route te paraît longue
Si tu t'aperçois que tu t'es trompé de chemin
Ne te laisse pas couler au fil des jours et du temps
Recommence...
Si la vie te semble trop absurde
Si tu es déçu par trop de choses et trop de gens
Ne cherche pas à comprendre pourquoi
Recommence...
Si tu as essayé d'aimer et d'être utile
Si tu as connu ta pauvreté et tes limites
Ne laisse pas là une tâche à moitié faite
Recommence...
Si les autres te regardent avec reproche
S'ils sont déçus par toi, irrités
Ne te révolte pas, ne leur demande rien
Recommence...
Car l'arbre rebourgeonne en oubliant l'hiver
Car le rameau fleurit sans demander pourquoi
Car l'oiseau fait son nid sans songer à l'automne
Car la vie est espoir et recommencement.
Recommence...
Si tu es las et que la route te paraît longue
Si tu t'aperçois que tu t'es trompé de chemin
Ne te laisse pas couler au fil des jours et du temps
Recommence...
Si la vie te semble trop absurde
Si tu es déçu par trop de choses et trop de gens
Ne cherche pas à comprendre pourquoi
Recommence...
Si tu as essayé d'aimer et d'être utile
Si tu as connu ta pauvreté et tes limites
Ne laisse pas là une tâche à moitié faite
Recommence...
Si les autres te regardent avec reproche
S'ils sont déçus par toi, irrités
Ne te révolte pas, ne leur demande rien
Recommence...
Car l'arbre rebourgeonne en oubliant l'hiver
Car le rameau fleurit sans demander pourquoi
Car l'oiseau fait son nid sans songer à l'automne
Car la vie est espoir et recommencement.
Rudyard Kipling
merci à Sichem pour m'avoir fait découvrir ce poème -
ni dieu ni maitre - léo ferré
La cigarette sans cravate
Qu'on fume à l'aube démocrate
Et le remords des cous-de-jatte
Avec la peur qui tend la patte
Le ministère de ce prêtre
Et la pitié à la fenêtre
Et le client qui n'a peut-être
Ni Dieu ni maître
Le fardeau blême qu'on emballe
Comme un paquet vers les étoiles
Qui tombent froides sur la dalle
Et cette rose sans pétales
Cet avocat à la serviette
Cette aube qui met la voilette
Pour des larmes qui n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître
Ces bois que l'on dit de justice
Et qui poussent dans les supplices
Et pour meubler le sacrifice
Avec le sapin de service
Cette procédure qui guette
Ceux que la société rejette
Sous prétexte qu'ils n'ont peut-être
Ni Dieu ni maître
Cette parole d'Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l'horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n'a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite
Ni Dieu ni maître -
journée mondiale du Sida - 1er décembre 2007
Raggasonic
J'entends parler
Tous les jours j'entends parler du SIDA
Mais une chose est sûre, c'est qu'il ne passera pas par moi
R.SONIC PON THE MIC MC BIG RED et DADDY MORY - watch it!
{Refrain:}
J'entends parler du SIDA
Il est passé par ci, il est passé par là
Une chose est sûre, c'est qu'il ne passera pas par moi
Rude Boy faut te protéger
La vie est un long combat inachevé
Doucement jeune fille, il ne faut pas oublier
C'est l'amour avec un grand "A"
Je veux bien le faire tous les jours
Mais il court, il court le SIDA et veut me couper le parcours
A toutes les maîtresses et aux amants qui se la donnent
Il ne faut pas que ça cesse,
Mais il pourrait y avoir mal donne
Ecoute mon pote, même si personnellement tu n'aimes pas ça
Mets une capote, tu verras finalement c'est mieux comme ça
Il paraît, mais c'est propre
Tu peux même les gonfler à bloc
Mais pour moi, il y a un hic car je n'aime pas le toc
Si quelqu'un s'y frotte, s'y pique "well" !
Est-ce que tu m'as saisi ?
Bientôt "OUI" l'amour sans plastique risque d'être compromis
Mais au fait avons-nous bien compris ?
Le verbe "AIMER" se conjugue-t-il comme ceci
{au Refrain}
La maladie s'est répandue sur toute la Terre
Installant la terreur et enlevant beaucoup de vies humaines
Répandue sur toute la Terre
Installant la terreur et enlevant beaucoup de vies humaines
Certains ont attrapé le SIDA parce qu'ils étaient junkies
Les junkies ont besoin d'aiguille même si elle a déjà servi
J'suis pas un idiot, je ne touche pas à la pédo
J'ai pas envie de mourir trop tôt
Elle s'est répandue sur toute la Terre
Installant la terreur et enlevant beaucoup de vies humaines
Répandue sur toute la Terre
Installant la terreur et enlevant beaucoup de vies humaines
{au Refrain}
Tous les jours, j'entends parler du SIDA
Je ne suis pas le seul, je crois
Qu'il est passé par ci, qu'il est passé par là
Est-ce que tu comprends ça?
Qu'il rentre par devant et qu'il ne ressort pas
Est-ce que tu comprends ça?
Pas avant d'avoir fait beaucoup de dégâts...
Est-ce que tu comprends ça?
Des transfusions contaminées dans le bras...
Est-ce que tu comprends ça?
Ce n'est pas de ta faute, mais de la porter sur toi...
Est-ce que tu comprends ça?
Ce que les gens de là-haut ne comprennent pas,
C'est que ça n'arrive pas que dans Philadelphia
Ca se passe aussi en bas de chez toi
Est-ce que tu comprends ça?
RAGGASONIC explique ça pour toi
Jeune homme, jeune fille
Protège-toi du SIDA
{au Refrain}
La maladie s'est répandue sur toute la Terre
Installant la terreur et enlevant beaucoup de vies humaines
Répandue sur toute la Terre,
Installant la terreur et enlevant beaucoup de vies humaines
{au Refrain} -
avis aux parents que nous sommes...
ce texte a été rédigé lors d'une discution avec des jeunes en difficultés, rien n'a été retouché de leur propos, juste un peu mis en forme.
pour que les mots guerissent leurs maux !
j'vais l'dire à ta mère !
Les parents ont envie de « repeindre leur image » :
-Mon fils sera avocat ou tout au moins diplômé.
Ils ne savent pas toujours quel diplôme mais un diplôme que diable !
« passe ton bac d’abord ! »
En fait, ils reportent sur leurs enfants ce qu’ils n’ont pas eu, ce qu’ils n’ont pas pu, ou voulu faire ; mais nous on veut pas de leurs rêves ! Nous avons les nôtres…
-Moi ma mère était pas souvent là.
-Ben la mienne était toujours là, nous étions une famille nombreuse (5 enfants) mais elle ne s’occupait que de deux d’entre nous, et pas de moi. Je devais m’occuper de mon petit frère en fait j’avais le rôle de ma mère.
-Et ton père ?
-Oh mon père il travaille, il s’en fout !
Qu’ils nous comprennent un peu ! Qu’il nous fassent confiance beaucoup ! Qu’ils nous écoutent énormément !
Qu’ils écoute nos besoins, nos envies…
Ils disent juste « c’est mal ! » mais pourquoi c’est mal ?
Ils disent « c’est bien ! » (et encore quand ils le disent), mais pourquoi c’est bien ?
Est-ce que, ce qui est bien pour eux l’est pour nous ? Doit-on être a l’image de nos parents ? Ou à l’image de leur imagination ?
Nous croyons que nous pouvions juste être NOUS ! Que c’était déjà pas mal !
Qu’ils arrêtent un peu de ne nous voir qu’à travers le regard des autres… juste des critères sociaux.
ATTENTION LA SOCIETE NOUS REGARDE !
-Moi je ne veux pas que l’on vienne me dire que mon fils ceci… mon fils cela… dit une mère.
Mais elle, juste elle, sans l’avis des AUTRES que pense-t-elle ?
-T’as pas de travail ? Alors t’as rien à dire ! » dit un père
-T’as un diplôme ? non ! Alors tu ne sera jamais rien ! Tu n’auras jamais rien ! Et tu ne réussiras jamais rien ! dit un autre parent
-Et c’est quoi la réussite ?
-Laquelle ? la sociale ? la familiale ? les autres ?
-Je ne sais pas moi, je te demande pour toi ?
-Oui ben y’a des gens qui n’ont jamais connu la zone et qui n’ont pas plus « réussi » !
-La réussite c’est la connaissance, mais pas que l’on apprend sur les banc de l’école. La vrai connaissance c’est la connaissance des autres, aimer et respecter les autres sans préjugé. La vrai connaissance c’est la connaissance de la vie. Le reste c’est de la culture !
« Fait ça c’est moi qui sais ! Et en plus c’est bon pour c’que t’as ! »
Qu’ils nous conseillent plutôt ! Qu’ils nous guident !
Et si on fait quand même « nos erreurs » qu’ils nous rattrapent au vol, ou même à terre, mais qu’ils ne nous rejettent pas ; Qu’ils ne nous assomment pas avec des « j’te l’avais bien dit ! vraiment tu n’obéis jamais ! »
Aidez-nous à comprendre.
Vous êtes nos parents, pas nos juges ! Ils manquent trop de confiance en nous :
« Toi il faut te surveiller comme le lait sur le feu » et quand je me pose enfin, tout de suite c’est :
« Elle est calmée jusqu’à la prochaine connerie, parce qu’on te fait confiance (tiens ?!) tu vas bien en trouver une ! » La confiance doit être mutuelle mais avec les parents c’est plus souvent : « fais ce que je dis, pas ce que je fais ! » On est tous à la recherche du bonheur, mais être heureux, c’est être soi-même ne pas se laisser influencer par les autres. Et les parents se laissent influencer par la société. Ils devraient plutôt vouloir que leurs enfants soient heureux quoi qu’ils fassent.
En fait « y’a rien de mal et rien de bien, seules les conséquences peuvent être graves c’est juste ça l’important »
VA LE DIRE A TA MERE !!!! -
Poème préféré...
LES SOUFFLES
Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des ancêtres.
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans l’Ombre qui s’éclaire
Et dans l’ombre qui s’épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans l’Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l’Eau qui coule,
Ils sont dans l’Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule :
Les Morts ne sont pas morts.
Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :
Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l’Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s’enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre :
Ils sont dans le Feu qui s’éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.
Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.
Il redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des Souffles qui se meuvent
Dans le Rocher qui geint et dans l’Herbe qui pleure.
Des Souffles qui demeurent
Dans l’Ombre qui s’éclaire et s’épaissit,
Dans l’Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans l’Eau qui coule et dans l’Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.
Ecoute plus souvent
Les Choses que les Etres
La Voix du Feu s’entend,
Entends la Voix de l’Eau.
Ecoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots,
C’est le Souffle des Ancêtres.
Birago Diop (1906-1989), écrivain sénégalais d'expression française, qui rendit hommage à la tradition orale de son pays en publiant des contes…
Pour en savoir plus...
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