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Griif_de_Maximus

Trust Garçon - 29 ans, France


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Bienvenue dans les pensées réactions et écris du moment :)
Ainsi que quelques citations que j'affectionne.. :)

N'hésitez pas à réagir aux articles,
A vos coms et que le dialogue soit ! :)


  • Equilibre

    Cette nuit là...

    Une maison…il n'y a pas d'issue de sortie, peut-être aux niveaux supérieurs. Je suis le seul individu emprisonné, et pourtant, je suis trois...
    Je pense trois fois, mais je pense de trois manières différentes...
    Je m'observe...
    Ma silhouette est légèrement différente, il y a le moi un peu enrobé, le moi un peu maigre et le moi entre les deux...
    Je suis trois, et pourtant...
    Je suis trois êtres différents...
    Très vite, je nous comprends que seul moi pourrai sortir, mais quel moi ?
    Le moi entre les deux, que j'appellerai moi-medium ai l'aire d'avoir plus de chance, mais moi-gros et moi-maigre ne me voyons pas l'accepter...
    Tilt ! La course commence !
    Chaque étage n'a pas d'issue, je nous les monte, mais il n'y a pas de fin, je nous tournerais en rond ?
    Chaque moi commence à se familiariser avec les deux autres moi, je nous crois comprendre quelque chose, les parts de moi se défendent, elles se battent pour le pouvoir, et je nous mène à rien...
    Cesse cette compétition !
    Je nous n'y arrive pas... Je nous ne veux pas perdre ce que je nous ai gagné...
    Je nous continue de monter plus haut dans la demeure...
    Je nous m'essouffle...
    Ça ne fonctionne pas, je nous suis perdu...
    Pourquoi suis je nous divisé ?
    Je nous remonte la mémoire, je nous cherche...
    Comment cela se passait-il pour moi avant ?
    Je nous crois qu'un seul restait à la fois, je nous me battais pour la première place, les deux autres complotaient chacun de son cotés pour la place du trône, ils m’influençaient de leurs pensées et j'en perdais une certaine crédibilité…
    Mes mémoires remontaient, souvent je nous rends compte que le moi-medium était le leader, il était plus équilibré, plus sain aussi, mais il tenait rarement compte des deux autres…
    Je nous compatie, mes trois êtres comprenaient la situation de chacun…
    Je suis trois, et les trois moi existent, pourquoi ne pas s’entraider ?
    Je nous grimpe les étages, je nous aide…
    Me voilà au dernier niveau, je nous vois la sortie…
    Elle est au plafond…
    Je nous regarde, je nous sais très bien qu’un seul d’entre moi pourrai sortir d’ici, il n’y a pas de meuble dans la maison vide…
    Je nous sais très bien lequel sera libre…
    Le moi-gros a terriblement souffert du moi-medium, il était très souvent seul, car le moi-maigre était sont paradoxe, il pense que le moi-medium a quand même fait ce qui lui paraissait juste, le moi-gros réalise aussi que tout seul, il serait limité… Le moi-gros a honte de lui…
    Le moi maigre a terriblement souffert du moi-medium, il était très souvent seul, car le moi-gros était son paradoxe, il pense que le moi-medium à quand même fait ce qui lui paraissait juste, le moi-maigre réalise que tout seul, il serait limité… Le moi-maigre a honte de lui…
    Le moi-medium savait qu’il avait souvent le beau rôle, aujourd’hui il souffre de ne pas avoir compris le mal-être de moi-gros et moi-maigre, il pense sincèrement qu’il n’a pas été si sage d’avoir abandonné les autres moi, bien sûr, ils ont entravé un peu sa vie, mais généralement ils lui donnaient quand même un coup de main quand ils l’estimaient important, ils ne se voyaient pas non plus se mutiler eux-mêmes… Le moi-medium a honte de lui…
    Je nous savais très bien que moi-medium sors vers la liberté, cependant moi-medium ne me vois pas vivre la liberté car moi-medium serai alors divisé, moi-medium serai seul…
    Mes trois moi comprends l’importance de l’interdépendance, hélas, je nous comprends trop tard…
    Moi-gros et moi-maigre joignent, pour la première fois, leurs membres supérieurs afin de soulever moi-medium vers l’illusoire liberté…
    Moi-medium respire l’aire amère qui règne dehors, moi-medium regarde en bas à travers l’ouverture, réalise le sacrifice pour perdurer ma vie…
    Au final, moi-medium sais ma vie un simple acte de présence …
    Moi-medium ne peut partir, je me nous fixe…
    Moi-medium saute dans la maison vide rejoindre mes moi…
    Je nous embrasse, je nous ferme les yeux…
    Heureux de m’être enfin retrouvé, j’aimerai rester ainsi indéfiniment…
    J’ouvre les yeux, plus de prison, je tourne sur moi-même, je vois le tout, je suis unifié…
    Je suis béatitude…

  • Le Grand Dragon…

    Cette nuit là…

    Le noir… Tout est noir absolu… Je me tiens debout sur un sol noir indifférent du ciel…noir…
    Seul, mon personnage voir je le peut, il y a aussi cet homme à ma gauche… Il porte la même toge que moi, et pourtant nous ne sommes pas comparable, il est sérénité, il est vision, Il Est !
    Ici, la parole est inutile, ici, est la connexion, ici…
    Le silence…la quiétude…
    Quelques pensées, le maître me transmet…
    Vois…
    J’examine la totale obscurité devant moi…
    Laisse couler…
    Je m’échappe de la conception à la dimension de l’homme…
    Je Le vois, puis…contemple…
    Un iguane d’une magnificence incommensurable, le titanesque Dragon à la cuirasse argentée… Les sept couleurs du spectre se reflétaient sur ces écailles partant de la queue à la tête… Tout son être était de flammes incandescentes d’un jaune or transparent…
    Nous savions qu’Il nous savait, nous savions qu’Il dévoilait…
    Ici, n’était pas de règle, l’œil qui voit respecte naturellement, il sait…

    L’Entité draconique donna naissance à un autre Dragon…
    Captivé par la croissance expansive de cette nouvelle Entité, je me rends compte que Le Grand Dragon avait disparu pour ce nouveau Dragon dont la stature était tout aussi divine que son créateur…
    « Était-ce sa Renaissance ? »
    Le Dragon s’éveilla au Monde, il ouvrit sa gueule comme s’il bâillait, laissant ressortir la clarté des flammes…

    Le Feu de Vie…

  • A la fusion de deux mondes… (3ème et 4ème partie)

    (Cette nuit là...)

    La ville est traversée, me voilà devant un nouvel obstacle à vivre…
    Le peuple des Anciennes Eaux…
    Cet océan n’a plus d’eau, sa constitution est faite d’air lourd, les créatures marines là peuplant se sont adaptées à ce milieu et voguent parmi ces eaux aérées où la pesanteur à des effets d’apesanteur sur une profondeur de quelques centaines de mètres…
    Je rentre dans cette nouvelle zone par le fond, la gravité se fait moins ressentir ici, il faut que je fasse attention de ne pas me faire trop voir, ce monde m’est que très peu connu et j’ai conscience que certains prédateurs rodent en quête de nourriture sous forme de matière et d’esprit…
    Une gigantesque raie me fait de l’ombre dans ce scintillant océan, cet oiseau des mers a au bout de sa queue, une immense mâchoire prête à se nourrir de tous ce qui passaient à sa portée. Je me blottis entre deux récifs afin de l’éviter. Soudain, une murène au corps argenté rayonne la lumière ambiante comme le halo de la lune… Sa gueule est ouverte, je comprends que je la dérange. Je progresse dans mon ascension vers les hauts fonds de cet espace étranger de mes connaissances, me voilà face à une haute muraille qui me cache l’au-delà. Je tente un petit saut sans trop me forcer dans le but de ne faire dépasser que mes yeux afin d’observer danger s’il y avait… mon premier bond, est un échec, j’ai décollé d’une quarantaine de mètres qui sont insuffisants à la stature de l’édifice, à croire que j’appréhende ce que ni ne vois ni ne connais…
    Deuxième essais, deuxième impulsion, je m’agrippe au sommet du rempart, aux aguets de la moindre source nuisible à mon avancé, le blanc…
    L’étendue d’eau de sa non existence, me laisse apprécier une savane aquatique des plus féeriques… Il y a là des requins d’étranges formes fonçant telle une horde de rhinocéros dans les saignées de la vallée minérale, du bétail, sans réflexion propre, guidé par je ne sais quoi vers je ne sais où…
    J’avance furtivement de tranchée en tranchée pour enfin apercevoir le bout de ce monde…
    Un dernier plateau, un dernier obstacle, l’endroit est à découvert, "va falloir courir très vite !", je me lance à un sprint progressif sans apprécier la distance à parcourir, le paysage se déforme sous l’accélération, subitement, un morse aux moustaches tentaculaires, fait son apparition par ma gauche, il descend le plateau à une vitesse folle. "Si je ne m’arrête pas, le bulldozer fou aura raison de moi !". La terre tremble, je réduis ma course à la limite de l’endurance de mon corps, réduction insuffisante, mes articulations sont au bord de l’emballement.
    Le morse dévaste tout sous son passage, les vibrassions du sol n’arrangent en rien la maîtrise du relief !
    "Pense, réfléchis ! Me dis-je, il n’y a plus d’échappatoire, mis à part m’arrêter net, seulement, mon corps ne tiendra pas… s’arrêter…"
    J’entame une légère courbe vers la droite pour retarder l’impact, "je suis dans un océan après tout…" je me concentre sur la trajectoire de choc, je décolle du sol et m’imprègne de l’eau aérée pour me freiner par sa composition alourdie… L’immense masse animale me frôle de justesse, la déflagration de sa course me fait tourner dans les aires, je fais un tour presque complet sur moi-même et atterris en épousant une courbe sur le sol pour ne pas tomber… Je reprends mon sprint d’origine et entrevois la barrière floue du bout du monde océanique. Derrière, se trouve le sommet d’un gratte-ciel, encore un bond et je quitte la zone…

    (…)

    Je m’élance le plus loin possible, la gravité sera tout autre de l’autre cotés de la bulle, ça y est je passe le mur…
    Surprise ! Mon corps est encore imprégné du précédent royaume, je vole dans l’aire et passe au dessus de l’immeuble, par chance, un autre immeuble me sert de plate forme, "c’est dangereux, je ne peux pas me stopper comme ça !" puis je m’élance de nouveau, d’immeuble en immeuble le temps de réduire suffisamment mon emportement.
    Je m’arrête finalement sur une terrasse en me roulant au sol, en face de moi la porte menant au niveaux inférieurs, je descends les étages, les escaliers sont d’usages étranges, il y a des tubes métalliques qui bloques l’accès aux marches, j’utilise une glissière servant probablement au transport de colis…
    Le bâtiment est propre, tout est blanc, seul un silence de mort règne dans le lieu…
    Je fais halte à un palier, un juchoir pour perroquet est vide de son propriétaire, à en juger des souvenirs imbibés par l’endroit, l’oiseau se serait volatilisé tout à coup…
    Je laisse mes ressentis de cotés, et continue ma descente…
    Me voilà au rez-de-chaussée, il y a là, une… "femme de ménage !?" bloquée derrière un tourniquet métrovial, sa carte ne passe pas, elle n’a donc pas accès à la sortie de l’immeuble, elle reste donc là à attendre… rien !
    Je passe à cotés et m’expose devant la porte de sortie, un homme apparaît et me barre la route…
    « Sympas tes fringues ! » Me dit-il.
    « … » "Me veut quoi lui ? Ce sont que des fringues !" Je hoche de la tête, et prends le temps d’observer mes vêtements…
    "Tiens ? Ce ne sont plus exactement les mêmes !" Je porte un demi cerceau dont les extrémités partent de la taille pour s’étendre derrière mon dos, le demi-cercle est dentelé et a des dessins tribaux, mon col est de la même apparence. "Curieux ?!"
    Le temps que j’observe mes nouveaux tissus, l’homme avait disparu.
    Je passe la porte de sortie et débouche directement dans un bar où il y a une trentaine d’hommes, probablement un clan de mafieux.
    L’ensemble se prépare à me recevoir comme il se doit, point serrés, matraques et acrobaties intimidantes…
    « ATTENDEZ !!! S’écrit une personne accoudée au bar qui doit être leur chef..
    C’est l’homme que nous attendions ! Accueillez-le avec respect ! ».
    "Allons bon ! Où me suis-je encore mi ?!"

  • A la fusion de deux mondes... (2ème partie)

    (Cette nuit là…)

    Je continue ma route sur le trottoir central d’une grande avenue où une majorité de vieux lampadaires tiennent encore debout…
    Cet endroit est morose, un groupe de personnes pleure…
    Je ne distingue que leurs silhouettes. Elles sont d’un brouillard grisâtre, il émane de cet ensemble, amertume, désolation et désespoir…
    "Ce groupe est perdu et borné, il est probablement trop tard pour eux…"
    Je ressens aussi une sensation qui m’est familière, je ne comprends pas, des larmes coulent sur mes joues, je ne comprends pas…
    Aucune peine en moi pourtant. Ce groupe qui m’est maintenant familier, pleure en ce jour de fin du monde…
    "FIN DU MONDE ?! Nous ne sommes que le onze, il reste quelques jours ?! (…) Pourquoi en sont-ils là ? Ne comprenne t’il pas ce qu’il faut faire ?"
    Le groupe en peau d’homme tente de m’adopter, il n’y a que larmes ici, pour moi, ils sont déjà morts, le Feu ne vit plus en eux…
    Et puis…
    "Attendez une minute ! Où suis-je en ces lieux ? La fin du monde a déjà eu lieu il y a longtemps ! Qu’est ce que…"
    Je regarde autour de moi…Je crois comprendre...cette zone… Elle est un souvenir collectif de la dernière ère, c’est une zone morte où le temps n’a plus d’effet, ce n’est qu’un endroit surchargées, à un moment précis, des mêmes pensées créant ainsi l’illusion d’une réalité. Cependant, cette zone est douée de conscience, elle insiste à me garder…
    Mes larmes coulent toujours, il faut que je sorte d’ici, ou je risque l’emprisonnement. Je deviendrai comme eux, un fantôme sans conscience propre…
    Je tente de percer l’enceinte en expulsant les plaintes du brouillard dans mon esprit. "Vous me gonflez ! Je ne suis pas des vôtres ! Ma quête est la liberté !"
    Je retrouve la large avenue, en face de moi, un homme…
    Sont regard, noir, me fait signe de reculer "Serait ce la cause de cet abîme ou sa sentinelle ? Y aurait-il une entité néfaste qui se nourrirait d’âme égarées ?".
    Je n’ai pas le temps de réflexion, il avance en ma direction avec motivation et agressivité…
    J’aperçois sur la chaussée de droite, le pourvoyeur de subsistance, "Quelle guigne !!" Ce n’est pas le bon moment pour prendre ration, "Tant pis…" espérons le revoir demain…
    L’homme approche, il entrevoit ma détermination, je le vois encore plus stimulé, il porte un jean et une épaisse chemise, ses cheveux ressemblent à une crinière hérissée tel un lion enragé, il…
    Il vient de rugir, faisant trembler l’air environnant. Il rugie encore !
    Il s’est transformé en bête sauvage ! Son pas s’accélère, "aurais je le temps ?" il est tout près maintenant !
    Je me concentre. "Fais le vide ! Entre en toi !". Je n’y arrive pas...
    Il est maintenant à portée de pied, il allonge son bras d’une musculature démesurée, je bloque avec peine sa paume et entrelace ses doigts… "Concentre toi !!" Me dis je.
    "Suis-je fichu ? Vais-je m’arrêter ainsi ?" Pas d’issus face à la montagne, hormis celle de là surmonter...
    Je sens ma main sur le point de se broyer.
    "Non ! Pas maintenant ! Pas maintenant !! Pas comme ça ! Avancer ! PAS MAINTENANT !!!!!"
    Le temps se ralentie, la rage, la rage me prends, ma colonne, mon corps se disloque, je hurle d’un grave son, j’enrage je crie le loup que je suis ! « Liberté !!! »
    Nous voilà à force équilibrées, "Il était temps que je me métamorphose !", sa main n’a plus la même prestance, je lui ai broyé sans m’en rendre compte…
    Il recule, ne comprenant pas, je tempête avec furie, faisant trembler la terre...
    Il se place derrière un grand arbre sans feuilles ni vie, je bondis sur l’arbre, lui assène des coups de griffes d’une puissance effroyable…
    L’arbre vole en éclats et l’homme sauvage se fait rosser…
    "Avancer !" me dis-je.
    Je pressens les précédentes âmes embrouillardées... Les voilà sorties de leur torpeur, elles sont confuses entre la crainte de me voir et de se voir apparaître en ces lieux qu’elles ne reconnaissent pas, "combien de temps s’est écoulé depuis leur détention ? Vont-elles comprendre et avancer ?", les voilà libres…

    Je continue ma route...

    (…)

  • A la fusion de deux mondes... (1ère partie)

    Cette nuit là…

    Le train est à son terminus, je traverse le wagon sans âme qui vive, et descends les quelques marches donnant sur le quai…
    Cette ville est immense-ément…vide ! Des allées, de buildings aux fenêtres dévastées, sont grisées, usées par le poids du temps. Les désertes avenues sont en déconfitures. Ce monde est presque mort…
    Je continue à traverser les obstacles de cette vie, "quel en est le sens ? le but ? est-ce un jeu ? pour quelle raison ? pourquoi continue-je d’avancer ?", il y a des étapes à passer, un parcours à cheminer pour lequel, il n’y a pas de balise. Toujours seul face à l’inconnu, "marche ou meurt!" comme disaient les disparus de l’ancienne ère…
    "Persister à l’attention, voir les signes, écouter le vent, ne pas me relâcher ! Sinon…" m’insistais-je.
    J’arrive à un carrefour et fait face à feu un ancien commerce faisant l’angle d’un boulevard, à la droite de sa vitrine, la route redescend et se perd vers un obscur dédale… Le pourvoyeur de subsistance se révèle, "Quelle chance !!", je craignais d’avoir manquer son apparition…
    Le pourvoyeur de subsistance est un être devenu légende depuis l’après fin du monde, il apparaît mystérieusement à ceux dans le besoin et qui ont œuvré, dans leur journée, à l’accomplissement du nouveau monde…
    Son visage est de brume, il est silence et me tend un casse-croûte sorti de son chariot à roulette me rappelant certains souvenirs d’une vie passée…
    Je pris le sandwich puis il se volatilisa sous mes yeux pour réapparaître à l’horizon d’une avenue au près d’une personne que je n’avais pas aperçu. Me vient quelques pensées… "Qu’est ce qu’il se passe, qu’est ce que je fou là ?", et pourtant, je savais instinctivement que tout était…naturel.

    (…)

  • Lézard, le gardien du bois

    Ce jour là...

    Le soleil signale le déjeuner, je chevauche mon destrier d'un blanc poussiéreux et pars quérir ration pour mon corps, chez le marchand du bourg..
    Ce tantôt, seul parmi le végétal, je m'installe dans un petit coin dégager dans le Bois de la Folie, situé tout en haut du vieux village du Puits des Anges...
    Je contemple la nature.. Les grands chênes, accompagnés des chants mélodieux de la flore, dansaient en courbant leurs longues branches frottant leurs feuilles comme on écouterait les vagues...
    "Que la nature est harmonieusement simple !" me dis-je, "Qu'en est'il de l'homme ?", mon expansion s'arrête subitement lorsque j'aperçois une plume tournoyer et se dérober des tissages d'un arbre...
    Changement d'atmosphère, une quête s'offre à moi, me voilà parti en direction de ce trésor que les esprits du ciel ont abandonné à qui sait apprécier les simples choses.
    Je ne comprends pas, j'ai beau scruter les environs, aucune trace de l'objet de ma convoitise...
    "Persévérons, une quête ne se réussie pas tout cuit dans le bec" pensais-je le sourire en coin, "et puis.. plus grande sera ma satisfaction !"
    Je me décide donc de descendre un peu plus bas dans le bois...
    Une souche d'arbre, bien qu'entourée de hautes herbes, attire mon regard. Quelle surprise que de voir un gros lézard étendu sur le bois tel un roi sur son trône...
    Je n'avais jamais vu une telle créature, il était long de trente bon centimètres, sa cuirasse verdoyante, faisait scintiller ses pierres précieuses disposées ci et là sur son corps. Un instant je me dit avoir accidentellement respiré les spores d'un champignon, mais il n'en était rien, il était là, à l'ombre des verts toits l'environnant, il m'observait...
    <<Heu... bonjour monsieur Lézard ! Comment allez vous ? >>
    "Je suis bête, comme s'il pouvait me comprendre et encore plus me répondre !!"
    <<Je cherche une plume lui dis-je, je repasserai probablement, bonne journée...>>
    Je descend quelques marches faîtes de terre et de rondins, puis fais demi-tour me disant que la plume n'aurait pu être aussi loin...
    Chemin revenant, le majestueux lézard était toujours installé sur son siège, continuant de m'observer, à moins qu'il soit en profonde conversation avec lui-même...
    "quelle merveilleuses couleurs!"
    <<Pardon de vous déranger une seconde fois monsieur Lézard, auriez-vous aperçu une plume se poser en ces lieux ?>>
    Le froid lézard ne sourcilla pas d'un cil, en avait'il ?
    <<Voyez-vous, ça fait un petit moment que j'ai aperçu une plume glisser du ciel, mais il est vain de la trouver..>>
    D'un bond, il disparu dans un épais buisson dont les remparts étaient de ronces..
    "Ah? L'aurais-je agacé ? (...), peut-être que.."
    Je contourne la broussaille et me place dans la trajectoire de sa course.
    Plus un bruit, il ne bouge plus...
    Mon ouïe étant devenue superflue, je me concentre sur ma vue...
    Mes yeux s'écarquillent de stupeur puis de joie... La plume était là !
    Un peu confus dans la pensée de comprendre ce que je ne peux... Je me place face au château du roi.
    <<Bien que je ne vous vois pas, je vous remercie monsieur Lézard ! Bonne journée, au revoir...>>
    Je m'éloigne heureux de beaucoup de peu... mais de tant finalement...

  • Eduam...

    La Vie est belle.. "laa.. sol.laa.." ! :)
    Bonne journée tout le monde ! :)

    Maxime qui sourit hihi

  • Citation...

    "Tout conflit commence par des pensées de peur, d'animosité et d'agression qui croissent dans l'esprit de quelques-uns puis se propagent comme un feu dans des herbes sèches.
    Le seul antidote à de telles aberrations consiste à prendre la pleine mesure des souffrances d'autrui."

    -_-"Matthieu Ricard"-_-

  • Citation...

    "Une fois établi que la nature élémentaire de l'humain est plus compassionnelle qu'agressive,
    notre relation au monde environnant change du tout au tout.
    Voir les autres foncièrement empreints de compassion au lieu de les percevoir comme des êtres hostiles et égoïstes nous soulage de bien des tensions, nous pousse à la confiance, à vivre dans la sérénité.
    En un mot, cela nous rend plus heureux."

    -_-"Le XIVième dalaï-lama"-_-

  • Où sont les oiseaux ?

    Cette nuit là, était le silence...

    Une verdoyante forêt s'étendait autour de moi...
    La beauté de celle-ci était tellement intense qu'on se laissait penser la flore être des millions de soleils, un coin de paradis où les habitants du monde végétal vivaient dans une sublime harmonie, où la plus infime des plantes avait sa place avec les plus grands arbres et réciproquement...
    Ma mission n'était cependant pas la contemplation, nous étions deux personnes sur ce projet de recherche, et si nous ne trouvions pas de solution, cette forêt enchantée et de rares autres disparaîtraient comme déjà beaucoup trop dans le passé...
    Le problème était ce silence, il régnait sur la grande majorité de la planète.. pas de vent, faunes quasi nulle et l'être humain se retranchant en de faibles communautés disséminées ci et là sur la planète...
    La vie était présente, mais le silence présageait l'arrivée d'une forme de néant...
    J'étais là à genoux sur une épaisse mousse s'étendant autour de moi, un microphone à la main. Nous avions remarqué que les sons émis par les animaux créaient des réactions auprès des organismes végétaux qui contribuaient à leur vitalité, bien sûr il y avait d'autres facteurs plus importants, mais l'axe de nos recherches, était les sons, ceux des oiseaux en particuliers...
    Me voilà donc à imiter des oiseaux, "ohlala.. qu'est ce que je suis en train de faire, je ne crois pas qu'il y ai des volatiles faisant ce bruit là..." pensais je...
    Et pourtant... Les capteurs reliés à l'ordinateur, envoient leurs rapports aussitôt traduis par le programme, ils me signalent que... mes yeux s'écarquillent...

    La flore répond...

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