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Griif_de_Maximus

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  • Equilibre

    Cette nuit là...

    Une maison…il n'y a pas d'issue de sortie, peut-être aux niveaux supérieurs. Je suis le seul individu emprisonné, et pourtant, je suis trois...
    Je pense trois fois, mais je pense de trois manières différentes...
    Je m'observe...
    Ma silhouette est légèrement différente, il y a le moi un peu enrobé, le moi un peu maigre et le moi entre les deux...
    Je suis trois, et pourtant...
    Je suis trois êtres différents...
    Très vite, je nous comprends que seul moi pourrai sortir, mais quel moi ?
    Le moi entre les deux, que j'appellerai moi-medium ai l'aire d'avoir plus de chance, mais moi-gros et moi-maigre ne me voyons pas l'accepter...
    Tilt ! La course commence !
    Chaque étage n'a pas d'issue, je nous les monte, mais il n'y a pas de fin, je nous tournerais en rond ?
    Chaque moi commence à se familiariser avec les deux autres moi, je nous crois comprendre quelque chose, les parts de moi se défendent, elles se battent pour le pouvoir, et je nous mène à rien...
    Cesse cette compétition !
    Je nous n'y arrive pas... Je nous ne veux pas perdre ce que je nous ai gagné...
    Je nous continue de monter plus haut dans la demeure...
    Je nous m'essouffle...
    Ça ne fonctionne pas, je nous suis perdu...
    Pourquoi suis je nous divisé ?
    Je nous remonte la mémoire, je nous cherche...
    Comment cela se passait-il pour moi avant ?
    Je nous crois qu'un seul restait à la fois, je nous me battais pour la première place, les deux autres complotaient chacun de son cotés pour la place du trône, ils m’influençaient de leurs pensées et j'en perdais une certaine crédibilité…
    Mes mémoires remontaient, souvent je nous rends compte que le moi-medium était le leader, il était plus équilibré, plus sain aussi, mais il tenait rarement compte des deux autres…
    Je nous compatie, mes trois êtres comprenaient la situation de chacun…
    Je suis trois, et les trois moi existent, pourquoi ne pas s’entraider ?
    Je nous grimpe les étages, je nous aide…
    Me voilà au dernier niveau, je nous vois la sortie…
    Elle est au plafond…
    Je nous regarde, je nous sais très bien qu’un seul d’entre moi pourrai sortir d’ici, il n’y a pas de meuble dans la maison vide…
    Je nous sais très bien lequel sera libre…
    Le moi-gros a terriblement souffert du moi-medium, il était très souvent seul, car le moi-maigre était sont paradoxe, il pense que le moi-medium a quand même fait ce qui lui paraissait juste, le moi-gros réalise aussi que tout seul, il serait limité… Le moi-gros a honte de lui…
    Le moi maigre a terriblement souffert du moi-medium, il était très souvent seul, car le moi-gros était son paradoxe, il pense que le moi-medium à quand même fait ce qui lui paraissait juste, le moi-maigre réalise que tout seul, il serait limité… Le moi-maigre a honte de lui…
    Le moi-medium savait qu’il avait souvent le beau rôle, aujourd’hui il souffre de ne pas avoir compris le mal-être de moi-gros et moi-maigre, il pense sincèrement qu’il n’a pas été si sage d’avoir abandonné les autres moi, bien sûr, ils ont entravé un peu sa vie, mais généralement ils lui donnaient quand même un coup de main quand ils l’estimaient important, ils ne se voyaient pas non plus se mutiler eux-mêmes… Le moi-medium a honte de lui…
    Je nous savais très bien que moi-medium sors vers la liberté, cependant moi-medium ne me vois pas vivre la liberté car moi-medium serai alors divisé, moi-medium serai seul…
    Mes trois moi comprends l’importance de l’interdépendance, hélas, je nous comprends trop tard…
    Moi-gros et moi-maigre joignent, pour la première fois, leurs membres supérieurs afin de soulever moi-medium vers l’illusoire liberté…
    Moi-medium respire l’aire amère qui règne dehors, moi-medium regarde en bas à travers l’ouverture, réalise le sacrifice pour perdurer ma vie…
    Au final, moi-medium sais ma vie un simple acte de présence …
    Moi-medium ne peut partir, je me nous fixe…
    Moi-medium saute dans la maison vide rejoindre mes moi…
    Je nous embrasse, je nous ferme les yeux…
    Heureux de m’être enfin retrouvé, j’aimerai rester ainsi indéfiniment…
    J’ouvre les yeux, plus de prison, je tourne sur moi-même, je vois le tout, je suis unifié…
    Je suis béatitude…

  • Le Grand Dragon…

    Cette nuit là…

    Le noir… Tout est noir absolu… Je me tiens debout sur un sol noir indifférent du ciel…noir…
    Seul, mon personnage voir je le peut, il y a aussi cet homme à ma gauche… Il porte la même toge que moi, et pourtant nous ne sommes pas comparable, il est sérénité, il est vision, Il Est !
    Ici, la parole est inutile, ici, est la connexion, ici…
    Le silence…la quiétude…
    Quelques pensées, le maître me transmet…
    Vois…
    J’examine la totale obscurité devant moi…
    Laisse couler…
    Je m’échappe de la conception à la dimension de l’homme…
    Je Le vois, puis…contemple…
    Un iguane d’une magnificence incommensurable, le titanesque Dragon à la cuirasse argentée… Les sept couleurs du spectre se reflétaient sur ces écailles partant de la queue à la tête… Tout son être était de flammes incandescentes d’un jaune or transparent…
    Nous savions qu’Il nous savait, nous savions qu’Il dévoilait…
    Ici, n’était pas de règle, l’œil qui voit respecte naturellement, il sait…

    L’Entité draconique donna naissance à un autre Dragon…
    Captivé par la croissance expansive de cette nouvelle Entité, je me rends compte que Le Grand Dragon avait disparu pour ce nouveau Dragon dont la stature était tout aussi divine que son créateur…
    « Était-ce sa Renaissance ? »
    Le Dragon s’éveilla au Monde, il ouvrit sa gueule comme s’il bâillait, laissant ressortir la clarté des flammes…

    Le Feu de Vie…

  • A la fusion de deux mondes… (3ème et 4ème partie)

    (Cette nuit là...)

    La ville est traversée, me voilà devant un nouvel obstacle à vivre…
    Le peuple des Anciennes Eaux…
    Cet océan n’a plus d’eau, sa constitution est faite d’air lourd, les créatures marines là peuplant se sont adaptées à ce milieu et voguent parmi ces eaux aérées où la pesanteur à des effets d’apesanteur sur une profondeur de quelques centaines de mètres…
    Je rentre dans cette nouvelle zone par le fond, la gravité se fait moins ressentir ici, il faut que je fasse attention de ne pas me faire trop voir, ce monde m’est que très peu connu et j’ai conscience que certains prédateurs rodent en quête de nourriture sous forme de matière et d’esprit…
    Une gigantesque raie me fait de l’ombre dans ce scintillant océan, cet oiseau des mers a au bout de sa queue, une immense mâchoire prête à se nourrir de tous ce qui passaient à sa portée. Je me blottis entre deux récifs afin de l’éviter. Soudain, une murène au corps argenté rayonne la lumière ambiante comme le halo de la lune… Sa gueule est ouverte, je comprends que je la dérange. Je progresse dans mon ascension vers les hauts fonds de cet espace étranger de mes connaissances, me voilà face à une haute muraille qui me cache l’au-delà. Je tente un petit saut sans trop me forcer dans le but de ne faire dépasser que mes yeux afin d’observer danger s’il y avait… mon premier bond, est un échec, j’ai décollé d’une quarantaine de mètres qui sont insuffisants à la stature de l’édifice, à croire que j’appréhende ce que ni ne vois ni ne connais…
    Deuxième essais, deuxième impulsion, je m’agrippe au sommet du rempart, aux aguets de la moindre source nuisible à mon avancé, le blanc…
    L’étendue d’eau de sa non existence, me laisse apprécier une savane aquatique des plus féeriques… Il y a là des requins d’étranges formes fonçant telle une horde de rhinocéros dans les saignées de la vallée minérale, du bétail, sans réflexion propre, guidé par je ne sais quoi vers je ne sais où…
    J’avance furtivement de tranchée en tranchée pour enfin apercevoir le bout de ce monde…
    Un dernier plateau, un dernier obstacle, l’endroit est à découvert, "va falloir courir très vite !", je me lance à un sprint progressif sans apprécier la distance à parcourir, le paysage se déforme sous l’accélération, subitement, un morse aux moustaches tentaculaires, fait son apparition par ma gauche, il descend le plateau à une vitesse folle. "Si je ne m’arrête pas, le bulldozer fou aura raison de moi !". La terre tremble, je réduis ma course à la limite de l’endurance de mon corps, réduction insuffisante, mes articulations sont au bord de l’emballement.
    Le morse dévaste tout sous son passage, les vibrassions du sol n’arrangent en rien la maîtrise du relief !
    "Pense, réfléchis ! Me dis-je, il n’y a plus d’échappatoire, mis à part m’arrêter net, seulement, mon corps ne tiendra pas… s’arrêter…"
    J’entame une légère courbe vers la droite pour retarder l’impact, "je suis dans un océan après tout…" je me concentre sur la trajectoire de choc, je décolle du sol et m’imprègne de l’eau aérée pour me freiner par sa composition alourdie… L’immense masse animale me frôle de justesse, la déflagration de sa course me fait tourner dans les aires, je fais un tour presque complet sur moi-même et atterris en épousant une courbe sur le sol pour ne pas tomber… Je reprends mon sprint d’origine et entrevois la barrière floue du bout du monde océanique. Derrière, se trouve le sommet d’un gratte-ciel, encore un bond et je quitte la zone…

    (…)

    Je m’élance le plus loin possible, la gravité sera tout autre de l’autre cotés de la bulle, ça y est je passe le mur…
    Surprise ! Mon corps est encore imprégné du précédent royaume, je vole dans l’aire et passe au dessus de l’immeuble, par chance, un autre immeuble me sert de plate forme, "c’est dangereux, je ne peux pas me stopper comme ça !" puis je m’élance de nouveau, d’immeuble en immeuble le temps de réduire suffisamment mon emportement.
    Je m’arrête finalement sur une terrasse en me roulant au sol, en face de moi la porte menant au niveaux inférieurs, je descends les étages, les escaliers sont d’usages étranges, il y a des tubes métalliques qui bloques l’accès aux marches, j’utilise une glissière servant probablement au transport de colis…
    Le bâtiment est propre, tout est blanc, seul un silence de mort règne dans le lieu…
    Je fais halte à un palier, un juchoir pour perroquet est vide de son propriétaire, à en juger des souvenirs imbibés par l’endroit, l’oiseau se serait volatilisé tout à coup…
    Je laisse mes ressentis de cotés, et continue ma descente…
    Me voilà au rez-de-chaussée, il y a là, une… "femme de ménage !?" bloquée derrière un tourniquet métrovial, sa carte ne passe pas, elle n’a donc pas accès à la sortie de l’immeuble, elle reste donc là à attendre… rien !
    Je passe à cotés et m’expose devant la porte de sortie, un homme apparaît et me barre la route…
    « Sympas tes fringues ! » Me dit-il.
    « … » "Me veut quoi lui ? Ce sont que des fringues !" Je hoche de la tête, et prends le temps d’observer mes vêtements…
    "Tiens ? Ce ne sont plus exactement les mêmes !" Je porte un demi cerceau dont les extrémités partent de la taille pour s’étendre derrière mon dos, le demi-cercle est dentelé et a des dessins tribaux, mon col est de la même apparence. "Curieux ?!"
    Le temps que j’observe mes nouveaux tissus, l’homme avait disparu.
    Je passe la porte de sortie et débouche directement dans un bar où il y a une trentaine d’hommes, probablement un clan de mafieux.
    L’ensemble se prépare à me recevoir comme il se doit, point serrés, matraques et acrobaties intimidantes…
    « ATTENDEZ !!! S’écrit une personne accoudée au bar qui doit être leur chef..
    C’est l’homme que nous attendions ! Accueillez-le avec respect ! ».
    "Allons bon ! Où me suis-je encore mi ?!"

  • A la fusion de deux mondes... (2ème partie)

    (Cette nuit là…)

    Je continue ma route sur le trottoir central d’une grande avenue où une majorité de vieux lampadaires tiennent encore debout…
    Cet endroit est morose, un groupe de personnes pleure…
    Je ne distingue que leurs silhouettes. Elles sont d’un brouillard grisâtre, il émane de cet ensemble, amertume, désolation et désespoir…
    "Ce groupe est perdu et borné, il est probablement trop tard pour eux…"
    Je ressens aussi une sensation qui m’est familière, je ne comprends pas, des larmes coulent sur mes joues, je ne comprends pas…
    Aucune peine en moi pourtant. Ce groupe qui m’est maintenant familier, pleure en ce jour de fin du monde…
    "FIN DU MONDE ?! Nous ne sommes que le onze, il reste quelques jours ?! (…) Pourquoi en sont-ils là ? Ne comprenne t’il pas ce qu’il faut faire ?"
    Le groupe en peau d’homme tente de m’adopter, il n’y a que larmes ici, pour moi, ils sont déjà morts, le Feu ne vit plus en eux…
    Et puis…
    "Attendez une minute ! Où suis-je en ces lieux ? La fin du monde a déjà eu lieu il y a longtemps ! Qu’est ce que…"
    Je regarde autour de moi…Je crois comprendre...cette zone… Elle est un souvenir collectif de la dernière ère, c’est une zone morte où le temps n’a plus d’effet, ce n’est qu’un endroit surchargées, à un moment précis, des mêmes pensées créant ainsi l’illusion d’une réalité. Cependant, cette zone est douée de conscience, elle insiste à me garder…
    Mes larmes coulent toujours, il faut que je sorte d’ici, ou je risque l’emprisonnement. Je deviendrai comme eux, un fantôme sans conscience propre…
    Je tente de percer l’enceinte en expulsant les plaintes du brouillard dans mon esprit. "Vous me gonflez ! Je ne suis pas des vôtres ! Ma quête est la liberté !"
    Je retrouve la large avenue, en face de moi, un homme…
    Sont regard, noir, me fait signe de reculer "Serait ce la cause de cet abîme ou sa sentinelle ? Y aurait-il une entité néfaste qui se nourrirait d’âme égarées ?".
    Je n’ai pas le temps de réflexion, il avance en ma direction avec motivation et agressivité…
    J’aperçois sur la chaussée de droite, le pourvoyeur de subsistance, "Quelle guigne !!" Ce n’est pas le bon moment pour prendre ration, "Tant pis…" espérons le revoir demain…
    L’homme approche, il entrevoit ma détermination, je le vois encore plus stimulé, il porte un jean et une épaisse chemise, ses cheveux ressemblent à une crinière hérissée tel un lion enragé, il…
    Il vient de rugir, faisant trembler l’air environnant. Il rugie encore !
    Il s’est transformé en bête sauvage ! Son pas s’accélère, "aurais je le temps ?" il est tout près maintenant !
    Je me concentre. "Fais le vide ! Entre en toi !". Je n’y arrive pas...
    Il est maintenant à portée de pied, il allonge son bras d’une musculature démesurée, je bloque avec peine sa paume et entrelace ses doigts… "Concentre toi !!" Me dis je.
    "Suis-je fichu ? Vais-je m’arrêter ainsi ?" Pas d’issus face à la montagne, hormis celle de là surmonter...
    Je sens ma main sur le point de se broyer.
    "Non ! Pas maintenant ! Pas maintenant !! Pas comme ça ! Avancer ! PAS MAINTENANT !!!!!"
    Le temps se ralentie, la rage, la rage me prends, ma colonne, mon corps se disloque, je hurle d’un grave son, j’enrage je crie le loup que je suis ! « Liberté !!! »
    Nous voilà à force équilibrées, "Il était temps que je me métamorphose !", sa main n’a plus la même prestance, je lui ai broyé sans m’en rendre compte…
    Il recule, ne comprenant pas, je tempête avec furie, faisant trembler la terre...
    Il se place derrière un grand arbre sans feuilles ni vie, je bondis sur l’arbre, lui assène des coups de griffes d’une puissance effroyable…
    L’arbre vole en éclats et l’homme sauvage se fait rosser…
    "Avancer !" me dis-je.
    Je pressens les précédentes âmes embrouillardées... Les voilà sorties de leur torpeur, elles sont confuses entre la crainte de me voir et de se voir apparaître en ces lieux qu’elles ne reconnaissent pas, "combien de temps s’est écoulé depuis leur détention ? Vont-elles comprendre et avancer ?", les voilà libres…

    Je continue ma route...

    (…)

  • A la fusion de deux mondes... (1ère partie)

    Cette nuit là…

    Le train est à son terminus, je traverse le wagon sans âme qui vive, et descends les quelques marches donnant sur le quai…
    Cette ville est immense-ément…vide ! Des allées, de buildings aux fenêtres dévastées, sont grisées, usées par le poids du temps. Les désertes avenues sont en déconfitures. Ce monde est presque mort…
    Je continue à traverser les obstacles de cette vie, "quel en est le sens ? le but ? est-ce un jeu ? pour quelle raison ? pourquoi continue-je d’avancer ?", il y a des étapes à passer, un parcours à cheminer pour lequel, il n’y a pas de balise. Toujours seul face à l’inconnu, "marche ou meurt!" comme disaient les disparus de l’ancienne ère…
    "Persister à l’attention, voir les signes, écouter le vent, ne pas me relâcher ! Sinon…" m’insistais-je.
    J’arrive à un carrefour et fait face à feu un ancien commerce faisant l’angle d’un boulevard, à la droite de sa vitrine, la route redescend et se perd vers un obscur dédale… Le pourvoyeur de subsistance se révèle, "Quelle chance !!", je craignais d’avoir manquer son apparition…
    Le pourvoyeur de subsistance est un être devenu légende depuis l’après fin du monde, il apparaît mystérieusement à ceux dans le besoin et qui ont œuvré, dans leur journée, à l’accomplissement du nouveau monde…
    Son visage est de brume, il est silence et me tend un casse-croûte sorti de son chariot à roulette me rappelant certains souvenirs d’une vie passée…
    Je pris le sandwich puis il se volatilisa sous mes yeux pour réapparaître à l’horizon d’une avenue au près d’une personne que je n’avais pas aperçu. Me vient quelques pensées… "Qu’est ce qu’il se passe, qu’est ce que je fou là ?", et pourtant, je savais instinctivement que tout était…naturel.

    (…)

  • Où sont les oiseaux ?

    Cette nuit là, était le silence...

    Une verdoyante forêt s'étendait autour de moi...
    La beauté de celle-ci était tellement intense qu'on se laissait penser la flore être des millions de soleils, un coin de paradis où les habitants du monde végétal vivaient dans une sublime harmonie, où la plus infime des plantes avait sa place avec les plus grands arbres et réciproquement...
    Ma mission n'était cependant pas la contemplation, nous étions deux personnes sur ce projet de recherche, et si nous ne trouvions pas de solution, cette forêt enchantée et de rares autres disparaîtraient comme déjà beaucoup trop dans le passé...
    Le problème était ce silence, il régnait sur la grande majorité de la planète.. pas de vent, faunes quasi nulle et l'être humain se retranchant en de faibles communautés disséminées ci et là sur la planète...
    La vie était présente, mais le silence présageait l'arrivée d'une forme de néant...
    J'étais là à genoux sur une épaisse mousse s'étendant autour de moi, un microphone à la main. Nous avions remarqué que les sons émis par les animaux créaient des réactions auprès des organismes végétaux qui contribuaient à leur vitalité, bien sûr il y avait d'autres facteurs plus importants, mais l'axe de nos recherches, était les sons, ceux des oiseaux en particuliers...
    Me voilà donc à imiter des oiseaux, "ohlala.. qu'est ce que je suis en train de faire, je ne crois pas qu'il y ai des volatiles faisant ce bruit là..." pensais je...
    Et pourtant... Les capteurs reliés à l'ordinateur, envoient leurs rapports aussitôt traduis par le programme, ils me signalent que... mes yeux s'écarquillent...

    La flore répond...

  • Conditionnement et sorcières...

    Cette nuit là, était une des nombreuses chasses aux sorcières...

    Me revoilà en train de m'installer dans un immeuble du genre HLM, le bâtiment était habité majoritairement de personnes âgées et j'étais une des rares personnes moins âgées bien que je ne vis les autres...
    Très vite, j'ai ressenti une atmosphère oppressante autour de moi, je me sentais de nouveau en vilain canard...
    On n'approuvait pas ma simplicité de vie. D'une situation modeste, je me satisfaisais aisément du peu de bien matériels que j'avais et étais toujours souriant et de bonne humeur. J'exerçais une activité peu ordinaire aux yeux des autres habitants, j'œuvrais pour l'évolution d'un mieux être pour autrui et laissais mon moi de côté... Du moins c'est ce qu'ils pensaient, car je savais bien qu'à mes yeux en se dévouant à la recherche de solutions socio-humanitaire, c'était aussi pour mon bien, pour la Liberté...
    Oui, ils me dénigraient, leur faisant trop apprécier mon bien-être constant, alors qu'eux, ayant "tout" ce qu'ils souhaitent, sont souvent plaintifs, n'étaient que rarement satisfaits de leurs situations...
    Changer, leurs habitudes, serait trop durs, trop contrariant et puis ils n'en avaient guère envie. Se comparant entre eux, ils se plaisaient, leur condition était la même, donc c'est normal d'être ainsi, c'est logique !
    Alors, ils prirent torches et fourches afin de me faire disparaître de leurs vies, moi qui leurs ai fait le seul tort d'être différent en ayant l'espoir qu'il puisse y avoir plus de beaux jours...
    Je suis seul, ils sont trop nombreux, je ne tiendrai plus longtemps à jouer à cache-cache avec ces vieux enfants endormis...
    Je sorts de l'ascenseur, ils sont partout, mince y'a bien quelque chose à faire ?
    Une porte s'ouvre, une main.. un bras sort de l'obscurité de la pièce entrouverte... La main me tire, "ici, tu seras en sécurité" me dit elle, de sa voix chaleureuse et apaisante. Je compris simultanément que cette personne était du même groupe d'esprit que moi...
    Nous restons dans l'ombre...

  • Une époque, un monde

    Cette nuit là, il y eut un attentat...
    Le haut d'un gratte ciel avait explosé, laissant sans preuve l'assassinat d'un membre de la famille...
    J'ai appris la nouvelle de son mari et de son fils me demandant de les rejoindre...
    Chemin faisant, entre les immenses immeubles, tels au fond d'une vallée apocalyptique, je surpris un un flash-info venant d'une télévision n'ayant généralement pour seuls spectateurs que ces immondices petits morceaux de plastiques venants d'Amériques pour ce coller là sur le bitume...
    On y parle du terrible incident, source de mon parcours, le journaliste expliquait la tragédie, du moins ce qu'on lui a donné à dire: pensais je...
    je finis par arriver près de la porte derrière laquelle m'attendait mon oncle, les forces de "l'ordre" étaient déjà sur les lieux, s'essayant à filtrer toutes les issus et éloigner les badauds...
    Soudain, je vît un homme me fixer et d'un ton accusateur et déterminé, me fît entrevoir le scénario lancé: j'étais le terroriste !
    Comprenant le danger avant de comprendre, je disparu dans la foule...
    J'étais maintenant recherché, mon oncle me dit qu'il savait mon innocence mais aussi que le dé étaient pipés...
    Je vis maintenant en un autre lieu, au dernier étage d'un vieille immeuble. Aujourd'hui, c'est grand nettoyage, je finis d'astiquer mon logement puis me motive à faire le couloir de l'étage, la serpillière sous mon balai, je vaquais à ma tache quand la voisine de pallier apparut pour de mêmes activités, elle était métisse, une agréable douceur émanait de son être, elle interrompît mes pensées en me disant: "je ne m'attendais pas voir une personne entreprendre un acte pour la collectivité sans caméras ou personnes pour en parler..."
    Un sourire et elle consentit à m'aider... Je continua ma tache, tête baisée et repartis dans mes pensées: elle avait de beaux pieds...

    hihi^^

  • conscience - inconscient

    Cette nuit là, j'étais avec un groupe de personnes...
    Nous longions une haute falaise abrupte où l'océan rejoignait celle-ci par une étroite plage..
    Le sable fin était d'un blanc jaunâtre clair, la mer des plus calmes et le soleil très doux...
    Et puis, la marée montante fît présence avec une telle force que le temps de nous en rendre compte, nos genoux étaient déjà submergés. Nous nous précipitions aux pieds de la falaise, il y a des roches par-ci par-là...
    Le chemin parcouru jusqu'ici, a été long, et l'horizon ne faisait pas apparaître de distance plus courte, on entrevoit une fissure au pied de l'immense mur naturel, allons-y!
    Je place mon bras sous l'entrée et trouve un trou pas plus large que le poignet qui remonte et j'y place mon sac mais réalise que je le perdrais et le reprends donc...
    Nous n'avons plus beaucoup de temps avant que l'élément eau nous engloutisse, je rampe dans la grotte, il y a un trou cylindrique au dessus et une échelle pour monter. Là-haut, une pièce est aménagée de lits de camp, nous nous installons...
    Je ne vois toujours pas les visages de ces personnes et pourtant je me retrouve avec Elle...
    Elle est en face de moi, nous nous approchons l'un de l'autre puis nos peaux s'effleurent, je la sers contre moi avec douceur, elle se laisse imprégner de cette sensation de bien-être, de non-soi, de liberté que je ressent également. Je la sers plus fort, comme ci je réalisais cette instant, ici et maintenant et que l'après ne serait pas ainsi..
    Le temps passe, je ne sais pas quelle en est la durée, quelques jours, quelques semaine ? je ne ressens aucun manque de nourriture ou de confort matériel, les autres personnes n'ont pas l'aire d'être affectées non-plus. Sommes nous simplement des esprits détachés de l'handicape de la matière ?
    Le temps n'existe plus ou du moins il est passé, présent, futur. C'est confus et pourtant cela m'indiffère, je reste dans l'ici et maintenant, je suis en paix.
    Nous sommes toujours l'un contre l'autre, elle est allongée sur moi, ma main gauche posée sur sa tête qui elle, est appuyée contre mon épaule droite. Ma main droite empoigne son épaule droite.
    Je te protège car j'en est besoin, j'ai besoin de toi... Elle se blottît contre moi car elle en a besoin, elle a besoin de moi.
    Nous sommes unis, nous sommes complémentaires, nous sommes libres, nous sommes en paix.