Blog 65

De la Littérature, rien que de la Littérature


  • Rantre Literè 2008

    Rantre literè Près Nasyonal Ayiti ane sa a te yon siksè san parèy. 12 liv ekri an kreyòl (7 woman, 2 esè, 1 tradiksyon) 11 otè ki soti an Frans, Kanada, Etazini, konferans a dwat, konferans agòch, entèviou nan radyo, nan televisyon, sware literè. Tout ou semèn aktivite kote Wilhem Edouard ak Près nasyonal la kenbe tout ou popilasyon sou pinga li. N ap pibliye kèk foto souvni evenman sila a. Ou lòt fwa, na fè yon rale sou kèt nan liv yo.

    (Photo: Toussaint Jn-François)
    Affiche nan tout lari Pòtoprens ak foto otè epi kouvèti liv yo.

    gòch rive adwat: Manno Ejèn, Ephèle Milce, Dominique batraville, Pauris Jean-Bpatiste, Josaphat-Robert Large, Louis-Philippe Dalembert, Willhem Edouard (akroupi)

    Entèviou nan Majic FM: Manno Ejèn, Josaphat-Robert Large, Dominique Batraville

    (Photo:Robenson Bernard)
    Konferans J-R Large nan Collège Frère Roc

    J-R Large ak yon klas nan Collège Frère Roc

    J-R Large ak on elèv Collège Frère Roc

    Vant siyati Collège Frère Roc

    (Photo:Toussaint Jn-François)
    Konferans Lekòl Nòmal Siperyè

    Vant siyati Ekòl Nòmal Siperyè

  • Foire du Livre International de Miami



    Dans la salle affectée aux publications d'auteurs haïtiens, vis-à-vis d'un public cosmopolite, Josaphat-Robert Large présente ses deux romans parus successivement en janvier et en mai 2008. Le premier en créole : Rete ! kote Lamèsi (Presses nationales d'Haïti, Port-au-Prince) et le second en français, Partir sur un coursier de nuages (l'Harmattan, Paris).

    Ont aussi présenté des ouvrages:

    Max Manigat : Cap-Haïtien, excursion dans le temps (Educa-Vision)
    Jan J. Dominique : Memoir of an Amnesiac (Caribbean Studies Press)
    Maude Heurtelou : Who is who in the Haitian Diaspora (Educa-Vision)

    On pouvait remarquer dans la salle: la romancière Edwidge Danticat et le poète Max Freesner Pierre.
    Les auteurs ont signé leurs ouvrages, juste après leur allocution. Un après-midi couronné de succès !

  • Article du Nouvelliste sur la soirée du créole à Brooklyn

    LE NOUVELLISTE
    du 10 novembre 2008
    Section Culture

    New York: le créole un creuset solidaire

    Large, Bogart et les linguistes St-Fort et Jean-Baptiste



    La communauté haïtienne de New York parle d'une seule voix depuis que le maire Michael Bloomberg a eu l'idée géniale de déclarer que tous les documents officiels utilisés sous son administration doivent être traduits en six langues, dont le créole. Sans aller peut-être trop vite en besogne, elle estime que c'est un pas dans la bonne direction. Mais dans l'attente des retombées concrètes de cette mesure, les Haïtiens s'apprêtent à raffermir leurs liens de solidarité.
    Ils étaient là, plus d'une vingtaine d'écrivains, opérateurs culturels, chercheurs, linguistes. Ils étaient là, venus de Bronx, Manhattan, Queens, Long Island et du fin fond de New Jersey à l'occasion de la célébration de la Journée Internationale du Créole le 25 octobre dernier, à Brooklyn collège (campus de city University of NY, CUNY),
    la Fondation Mémoire, HABETAC (une association haïtienne formée d'enseignants et de spécialistes militant en faveur du bilinguisme créole/ anglais), la société pour les recherches haïtiennes, perspectives haïtiennes et le centre de promotion pour les immigrants caribéens ont mobilisé leurs énergies.

    Le Dr Hugues Saint Fort, Karl Folkes, Rozevel Jean-Baptiste, au cours de leurs présentations respectives, ont exprimé leur amour pour le créole dont ils ne cessent de s'éprendre. Même en pays anglophone, Joseph D. Chéry et Yves Raymond en ont appelé à la solidarité des créolophones, cette valeur qui doit prendre tout son sens dans des actions positives. « C'est du reste, la raison qui a conduit à organiser cette manifestation culturelle où des centaines de livres écrits en créole ont été exposés, où le «manjé kréyol» réputé exquis et délicieux a été également servi. Tout cela, grâce à une contribution financière de la municipalité de New York, avons-nous appris.

    Dans une ambiance sereine et conviviale, chacun a partagé son amour pour cette langue qui vit, évolue, mais qui a tant besoin de se renforcer, selon Hugues Saint Fort (docteur en linguistique appliquée à la Sorbonne). Sa question est d'une extrême pertinence : « Quel est l'avenir du créole haïtien aux Etats-Unis d'Amérique » ?

    Se refusant à parler de la situation du créole en France et au Canada, le chroniqueur au journal « Haïtian Times » a avoué que plus de la moitié des Haïtiens vivant à NY s'expriment en créole tous les jours. Les émissions radiophoniques et télévisées sont diffusées dans cette langue dont la richesse et la beauté ne sont pas à démontrer, encore qu'elle constitue le point de rencontre de tous les ressortissants haïtiens. « Le maire de New York a vite fait de reconnaître que le créole est l'une des six langues les plus utilisées après l'anglais. Il a promis, en août dernier, d'établir un bureau spécial chargé de traduire en créole tous les documents officiels d'usage », a indiqué M. Saint-Fort qui s'est réjoui du fait que sa langue maternelle, à l'instar du chinois, du coréen, du russe, de l'italien et de l'espagnol, est en voie d'être prise en compte par les autorités new-yorkaises. En dépit des pesanteurs et des obstacles liés à l'analphabétisme endémique et au sous-développement qu'accuse cette langue qui, selon des spécialistes, aura fort à faire pour être soutenu par les industries culturelles puissantes, par exemple. Le professeur Saint-Fort, applaudissant avec prudence cette décision, se défend de prendre parti pour ce qu'il appelle la ''grammaire perspective''. Il fait état des problèmes relatifs à la traduction, à l'enseignement formel, à la lexicographie et à la phonologie du créole haïtien si soucieux de garder sa vitalité. « Il est nécessaire que des investissements se fassent dans des programmes bilingues et que le créole soit de plus en plus enseigné», opine le linguiste, en plaçant le créole dans une perspective futuriste, intergénérationnelle.

    Un roman créole qui fera date

    Des années qu'on attendait ça ! Un roman créole de l'un des plus grands écrivains haïtiens contemporains, Josaphat-Robert Large. « Rete, kote Lamèsi» se veut une aventure intérieure, avec un sens profond du récit, une bonne maîtrise de la langue, loin de tout académisme. Sans doute est-ce l'une des excellentes surprises des Editions les Presses Nationales d'Haïti en 200 La poétesse Jeanie Bogart dont le premier recueil de vers ''un jour... tes pantoufles" vient de paraître aux Editions Société Paroles (Québec) était aussi de la partie. En l'honneur du créole, elle a gratifié l'assistance d'un superbe poème imagé et sensuel à souhait. Quelle intuition lyrique ! Dompteuse infatigable des mots, Jeanie Bogart a su mettre les moins initiés de la poésie dans l'ambiance de sa passion qui consiste à instaurer un objet textuel comme texte. Ce, en engageant un type de parole dont il faut, coûte que coûte, prendre la mesure pour la restituer dans sa plénitude.

    Et dire que la célébration de la journée internationale du créole à Brooklyn, en dépit du fait qu'elle a mobilisé un nombre assez restreint d'Haïtiens et de créolophones, a été un succès.

    Robenson Bernard
    Rbernard@Lenouvelliste.com

  • Fèt nan mwa kreyòl la nan Brooklyn College


    (Photo: Jounalis Robenson Bernard)
    Josaphat-Robert Large k ap prezante woman kreyòl li a: Rete! kote Lamèsi.

    Apre yon ti lamanjay kote Habitac ak Fondation Mémoire te gen lakoutwazi ofri piblik la, you manm nan Habitac te louvri rido sware a, ki te devlope pou vinn yon sware wololoy! kote save nan keksyon lang kreyòl la te mete bèt atè, pou rejwisans asistans lan. Sa te kòmanse ak yon lengwis jamayiken, Dr. Karl Folkes, ki te fè yon ekspoze ann angle sou sitiyasyon divès lang kreyòl yo nan lemond. Profesè Yves Raymond, sou bò pa l, te fè konparezon ant kreyòl ak angle, nan jan elèv ki soti ann Ayiti etabli akò ak fraz yo itilize nan 2 lang yo: angle ak kreyòl. Sware a te pran chè lò Dr. Hugues Saint-Fort te pran mayèl la, pou l pale de fòs lang kreyòl la genyen nan kominote ayisyèn New York la, jouktan Mayor Bloomberg rekonèt li kòm youn nan lang ki pi itilize nan dyaspora bò isit la. Dr. Rozevelt Jean-Baptiste limenm t al fouye zo nan kalalou nan zafè pwovèb ayisyen yo, epi montre wòl yo nan lavi mesyedam ki konpoze sosyete nou yo. Joseph D. Chery te fè yon rale sou istwa radioman nan New york city.
    Apre li te prezante woman li an, Rete! kote Lamèsi (Presses nationales d'Haïti, 2008), Josaphat-Robert Large te mete l akote pwetès Jeanie Bogart pou resite pwezi ki te flate sansibilite piblik la anpil. Large te pwofite pale de bèl travay Presses nationales ap fè nan peyi a, ak antrepriz ekriven Willems Edouard ki se direktè li. An finaldekont, Dr Cauvin Paul te prezante yon ti espektak ak kèk nan elèv li yo, kote yo montre enjistis k ap tanmen nan peyi Dayiti jouk jounen jodi a. Se ak vant siyati woman Josaphat-Robert Large la bèl aktivite kiltirèl sa a te pran fen, nan yon sal byen ayere nan Brooklyn College, jou ki te 25 oktòb 2008 la.

  • Le Festival International de la Poésie de trois-rivières

    Par Gary Klang

    « La poésie doit être faite par tous » (Lautréamont)

    Du 8 au 11 octobre 2008, j’étais invité au Festival International de la Poésie de Trois-Rivières, au Québec, ainsi que Franz Benjamin, autre poète d’origine haïtienne.

    C’est l’un des plus grands festivals annuels de poésie au monde, organisé par M. Gaston Bellemare et Mme Maryse Baribeau, deux personnalités qui ont l’art suprême de rassembler et de rendre les gens fraternels.

    Pendant plusieurs jours et sans arrêt, la ville se transforme en capitale de la poésie. On dit de la poésie dans tous les restaurants et boîtes de nuits, partout où la parole poétique peut être dite et écoutée, même dans un couvent où je me suis rendu avec le directeur des éditions Seghers, M. Bruno Doucey.

    La poésie est non seulement omniprésente, mais très variée. J’y ai rencontré des poètes du Mexique, du Venezuela, du Pérou, de Chine, du Bénin, de Roumanie, du Cameroun, d’Espagne, d’Australie, de France, de Belgique, de Suisse, de Norvège, de Nouvelle-Calédonie, de Russie, de Slovénie, de Monaco, du Luxembourg, en un mot du monde entier.

    Franz Benjamin et moi avons parfois dit aux mêmes endroits. Nous étions transformés en véritables troubadours qui courions d’un château – pardon d’un restaurant – à l’autre pour dire nos poèmes, avec une écoute toujours exemplaire.

    Il m’est arrivé un jour, le samedi 11 octobre, d’avoir 5 activités dans la même journée : une entrevue, suivie de 4 lectures poétiques en différents endroits.

    A Trois-Rivières, j’ai oublié toute la laideur du monde. Seule comptait la Poésie, laquelle nous a baignés de sa lumière et nous a enivrés de la plus belle des musiques : celle des mots.

    ***

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  • Moebius # 119 : La Passion Aujourd'hui !



    Fulvio Caccia qui est le pilote de ce dernier numéro de la magnifique Revue Mœbius (des éditions Triptyque) a aussi été le chef d’orchestre de son lancement, le samedi 11 octobre dernier, au Salon de la Revue, à Paris. Les visiteurs de « l’espace des Rencontres » ont vivement applaudi les écrivains Marie-Hélène Montpetit, Nicole Barrière, Henri Cachau et Sophie Stern, qui ont bien voulu offrir une lecture de leur texte.

    Voici la liste des auteurs publiés dans ce numéro :

    Jean Forest
    Catherine Lalonde
    Marie-Hélène Montpetit
    Claire Varin
    Sylvie Locke
    Josaphat-Robert Large
    Claudine Bertrand
    Mona Latif-Ghattas
    Nicole Barrière
    Antonio D’Alfonso
    François Teyssandier
    Robert Giroux
    Sylvestre Clancier
    Danielle Fournier
    José Morel Cinq-Mars
    Henri Cachau
    Iris Baty
    Sophie Stern
    Sylvio Caccia

    Il faut absolument lire « Une journée à Bruges » de Robert Giroux et la « lettre à Milan Kundera » du même Fulvio Caccia.

    Pour se procurer ce numéro de Mœbius, visitez le site des Editions Triptyque en cliquant sur le lien ci-dessous :
    Editions Triptyque

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  • Le Nobel à J-M G. Le Clezio

    L’académie suédoise honore Jean-Marie Gustave Le Clezio, l’écrivain rempart de la littérature française. Son style, teinté de modernisme, a exploré tous les horizons culturels de la planète, avec une attention toute particulière pour la mythologie amérindienne. Dès son premier roman, Le procès verbal, Jean-Marie faisait mouche. S’il rata de près le Prix Goncourt, il sut se contenter du Renaudot. Pour un coup d’essai, il faut avouer que remporter le Renaudot, ce n’est pas rien. Ce roman où se profilent les techniques de composition du Nouveau Roman, fut suivi par d’autres chefs-d’œuvres : Le déluge, Terra amata, Désert, pour ne citer que ceux-là. Le Nobel arrive en même tant que la dernière livraison du romancier : Ritournelle de la faim. Quel accueil ! Gallimard doit se réjouir. Et, pourquoi pas un Goncourt, pour faire fructifier le succès.

    Nous publions ci-dessous, une courte biographie de Jean-Marie Gustave Le Clézio

    1940 13 avril, naissance à Nice. C’est le fils d’un médecin britannique et d’une mère bretonne. Sa famille avait émigré à l’île Maurice au XVIIe siècle.
    1947 Il fait ses études à Nice.
    1963 Parution de Le procès-verbal. Il décroche le Prix Renaudot.
    1967 Expulsé de Thaïlande pour avoir dénoncé la prostitution enfantine, le service militaire le transfert au Mexique. Il tombe amoureux de ce pays et de sa culture.
    1977-2008 Il a enseigné à l’Université d’Albuquerque. Et partage jusqu’à présent son temps entre le Mexique et la France. On le classe en certains endroits comme « Écrivain voyageur ». Il a dans ses bagages bibliographiques des romans, des essais, des récits et même des ouvrages pour enfants. Ces livres sont à la base du couronnement suprême : Le Nobel de Littérature 2008 !

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  • Bogart à la Une !



    Malgré le retard dû aux embouteillages habituels d’un dimanche après-midi new yorkais, la signature au Centre communautaire Bérée s’est bien passée. Dès l’ouverture du spectacle par Assely Etienne, les spectateurs ont assisté à un défilé de personnalités dont les présentations ont pu nettement dévoiler les profondeurs de la poésie de Bogart. Les professeurs Hugues Saint-Fort et Frantz-Antoine Leconte se sont surpassés. La chanteuse Jocelyne Dorismé a fait naître dans la salle une ambiance évocatrice de l’époque de Lumar Casimir, avec des chansons bien ancrées sur la toile de fond de la culture haïtienne. Les poètes Michèle V Marcelin, Franscesca André, Jean-Elie Barjon et Franz Benjamen ont eux aussi charmé le public.
    Pour présenter l’ouvrage, nous publions ci-dessous des extraits de Un jour…tes pantoufles :

    1-
    Le réveil

    Les souvenirs se sont introduits dans l’interstice de ma mémoire
    puis se sont endormis éreintés

    Au réveil l’écriture outrée s’est installée
    gardienne intrépide à l’embouchure de ma plume

    2-
    Rêve de mots

    Miroirs fêlés, mes rêves se fendent au beau milieu

    Qui saura m’expliquer comment fumer une cigarette par les trois bouts
    pourquoi tes yeux ont mis le feu à ma poésie
    l’essence de ma vie ?

    Ma langue saigne de la morsure du crépuscule.
    Ta bouche collée à la mienne suce
    Sans honte le sang de mes mots


    Pour acheter le recueil Un jour…tes pantoufles, contactez Jeanie Bogart au # 718 329-6822

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  • Pronostics du Nobel de littérature

    Article de Denis Billamboz paru sur son Blog. pour la première fois, le nom d'un Haïtien figure sur la liste

    Mes impressions de lecture - Denis Billamboz
    29 septembre 2008, 7:35
    Par: Denis Billamboz

    Prix Nobel de littérature : les pronostics sont ouverts !

    Avec octobre revient la saison des Prix Nobel et l’inévitable litanie des spéculations sur qui se verra attribuer l’un des prix et le chèque non négligeable qui l’accompagne. Je cèderai donc volontiers à la tradition et je vais me livrer à un petit exercice, certes bien prétentieux, de prévision en ce qui concerne le Prix Nobel de littérature parce que je ne sais rien des autres domaines où il existe aussi des Prix Nobel et je ne connais aucun des impétrants potentiels.
    Pour établir ma petite liste de « nobélisables », j’ai analysé la liste des écrivains récompensés les vingt dernières années et les pronostics qui avaient été faits par les médias avant la désignation des lauréats en 2006 et 2007.
    Sur les vingt derniers prix, on constate que l’Académie Nobel a récompensé onze Européens, si on considère que le Turc Pamuck est Européen, trois Africains, quatre Américains en prenant en considération le lieu de naissance et non de vie et d’expression de Naipaul et deux asiatiques. Il serait donc juste de penser que, d’un point de vue purement « géolittéraire », le prochain prix serait choisi sur le continent asiatique, africain ou océanien.
    On peut aussi prendre en compte la langue d’expression de ces auteurs et dans ce cas on constate que sur vingt primés, huit sont anglophones, deux sont hispanophones et deux de langues slaves. On pourrait peut-être en déduire aussi que les chances des candidats anglophones s’en trouvent quelque peu écornées.
    Si l’on considère le genre littéraire mis à l’honneur à travers les vingt derniers Prix Nobel, on remarque que le roman a été récompensé quatorze fois, la poésie quatre fois et le théâtre deux fois. Mais, le théâtre a été récompensé assez récemment à travers Harold Pinter en 2005 alors qu’il faut remonter à 1996 pour trouver un prix honorant la poésie à travers Szymborska. On ne parle pas de la rhétorique qui n’a récompensé que le seul Churchill et qui semble être oubliée par l’Académie, volontairement peut-être ? Donc, si on se réfère aux seules statistiques, un poète ferait bien l’affaire en 2008.
    Il convient aussi de considérer que les femmes n’ont été honorées que cinq fois au cours des vingt dernières années mais que le dernier prix a été remis à Doris Lessing qui est une grande dame de la littérature anglaise. Privilégiera-t-on l’alternance ou le nombre de prix remis ?
    Les statistiques plaideraient donc en faveur d’un poète non anglophone qui serait issu de la littérature africaine ou asiatique. Il est très difficile de trouver des écrivains océaniens non anglophones. Il faut maintenant explorer la liste des possibles pour voir si certains d’entre eux correspondent à ce profil du parfait candidat pour le Prix Nobel 2008.
    Les grands favoris boudés par l’Académie Nobel, après les décès récents de Jaan Kross et d’Hugo Claus restent Milan Kundera, encore un romancier européen, Joyce-Carol Oates et Philip Roth, tout deux romanciers américains, Mario Vargas Llosa, romancier hispanophone, Amos Oz, romancier israélien et quelques outsiders comme Cess Noteboom, romancier néerlandais, Carlos Fuentes, romancier mexicain, Assia Djebar romancière d’origine algérienne et membre de l’académie française, Tomas Tranströmer, poète suédois, Salman Rushdie, romancier d’origine indienne et de langue anglaise et pourquoi pas Le Clézio, romancier français. On peut aussi élargir cette liste au Hongrois Peter Esterhazy, à l’Italien Tabucchi qui sont tous les deux aussi des romanciers.
    Dans cette liste tous sont pratiquement des romanciers sauf le poète suédois Tranströmer qui, outre le fait d’être poète, est certes européen mais surtout représentant de la littérature nordique qui n’a pas été récompensée depuis de nombreuses années. Il faut en effet remonter à 1974 et la nomination conjointe des deux Suédois Johnson et Martinson pour trouver un écrivain nordique dans le palmarès. Mais notre pronostic porterait plutôt sur un autre poète venu d’une région dont la littérature n’est pas souvent reconnue et la langue peu honorée par les Nobel, le grand poète syrien Adonis qui figure depuis un certain temps sur la liste des favoris. Et si ce choix pouvait avoir une connotation politique, il serait très intéressant de retrouver sur un même podium pour partager ce prestigieux prix le Syrien Adonis et l’Israélien Amos Oz. Pourquoi pas un Prix Nobel en forme de réconciliation entre les deux mondes qui s’affrontent depuis si longtemps sur ce morceau de terre et ces deux littératures si raffinées et si riches ? Quel message humaniste et quel espoir pour les peuples de la région !
    Mais l’académie a ses petits secrets qu’il est bien difficile de percer et d’autres écrivains méritent sans doute d’être eux aussi récompensés. L’Inde attend un second Prix Nobel de littérature depuis Tagore en 1913 et il ne manque certes pas de talent dans le sous-continent, ils sont peut-être encore trop jeunes mais pourquoi pas un Rohinton Mistry ou un Amitav Ghosh ? Le Philippin Francisco Sionil José a peut-être laissé passer sa chance, l’Australien Mudrooroo serait un choix révolutionnaire, le Néo-Zélandais Alan Duff surprendrait beaucoup de monde aussi. Sur le continent africain, il y a aussi quelques grosses cotes : Ahmadou Kourouma, Abdourahmann Waberi, Chinua Achebe, …
    Et comment, après les Jeux Olympiques, ne pas évoquer la Chine qui n’a eu qu’un Nobel de littérature avec Gao et qui possède actuellement une littérature florissante mais peut-être un peu juvénile à l’image de Yu Hua ou Su Tong. Toutefois, Jia Pingwa ferait un candidat acceptable comme Mo Yan ou Han Shaogong ou un autre encore tellement ils sont nombreux.
    Et pour finir je conserverais un petit faible pour la littérature caribéenne qui me réjouit souvent tant elle déborde de vie et de talent et Walcott attend un successeur si on attribue Naipaul à la littérature anglaise. On peut penser à Daniel Chavarria qui a choisi de vivre à Cuba, Jean Metellus, Rosario Ferré, … La course est lancée !
    Denis Billamboz

    ***

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  • La Trilogie Les empreintes de la vie

    Les tomes 1 et 2 de la Trilogie de Josaphat-Robert Large sont maintenant disponibles sur E-Bay. Nous sommes heureux de vous convier à prendre lecture de deux extraits de critiques autour de ces livres. Le premier, sur Les terres entourées de larmes (tome 1), est du professeur Frantz-Antoine Leconte et le deuxième, sur Partir sur un coursier de nuages(tome 2), est du journaliste Robenson Bernard:

    1- Au beau milieu d’une sorte de mentisme qui permet aux idées et aux images de défiler de façon incoercible comme dans un kaléidoscope, se déroule une histoire de déracinement individuel, qui devient, lorsqu’on la comprend, celle aussi d’une expatriation collective. Josaphat-Robert Large, qui provient d’une île magique et tragique, n’a ni le temps, ni le courage et ni l’indécence de séparer l’individu de la société. L’histoire du premier qui emprunte un parcours individuel, une sorte d’odyssée personnelle et intime, s’insère dans l’histoire de l’autre, pourtant une saga collective. (Frantz-Antoine Leconte)

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    2- Ouvrir un nouveau roman de Josaphat-Robert Large ressemble à un rendez-vous jalousement espéré [...] Partir sur un coursier de nuages, second tome de la trilogie les empreintes de la vie dont le premier Les terres entourées de larmes ( l'Harmattan 2002) avait remporté le prix littéraire des Caraïbes en 2003, semble restituer toute la mesure des techniques de construction romanesque de Dos Pasos. Il obéit au postulat des formes nouvelles de création du genre chères à Mussil et Durrell.( Robenson Bernard)

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    Bonne lecture!

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