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        <title>Blog de Corinne</title>
        <description>Le blog de Corinne</description>
        <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog</link>
        <lastBuildDate>Wed, 25 Nov 2009 09:30:29 UT</lastBuildDate>
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            <title>Melodeona</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona</link>
            <description>Melodeona</description>
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            <title>Jaurès--------Brel</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3601889</link>
            <description>Ils étaient usés à quinze ans&lt;br /&gt;Ils finissaient en débutant&lt;br /&gt;Les douze mois s'appelaient décembre&lt;br /&gt;Quelle vie ont eu nos grand-parents&lt;br /&gt;Entre l'absinthe et les grand-messes&lt;br /&gt;Ils étaient vieux avant que d'être&lt;br /&gt;Quinze heures par jour le corps en laisse&lt;br /&gt;Laissent au visage un teint de cendres&lt;br /&gt;Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?&lt;br /&gt;Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves&lt;br /&gt;De là à dire qu'ils ont vécu&lt;br /&gt;Lorsque l'on part aussi vaincu&lt;br /&gt;C'est dur de sortir de l'enclave&lt;br /&gt;Et pourtant l'espoir fleurissait&lt;br /&gt;Dans les rêves qui montaient aux &lt;br /&gt;5a8&lt;br /&gt;cieux&lt;br /&gt;Des quelques ceux qui refusaient&lt;br /&gt;De ramper jusqu'à la vieillesse&lt;br /&gt;Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?&lt;br /&gt;Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si par malheur ils survivaient&lt;br /&gt;C'était pour partir à la guerre&lt;br /&gt;C'était pour finir à la guerre&lt;br /&gt;Aux ordres de quelque sabreur&lt;br /&gt;Qui exigeait du bout des lèvres&lt;br /&gt;Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur&lt;br /&gt;Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître&lt;br /&gt;Et ils mouraient à pleine peur&lt;br /&gt;Tout miséreux oui notre bon Maître&lt;br /&gt;Couverts de prèles oui notre Monsieur&lt;br /&gt;Demandez-vous belle jeunesse&lt;br /&gt;Le temps de l'ombre d'un souvenir&lt;br /&gt;Le temps de souffle d'un soupir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?&lt;br /&gt;Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Thu, 15 Oct 2009 12:14:58 UT</pubDate>
        </item>
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            <title>Clarika</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3600474</link>
            <description>&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.youtube.com%2Fwatch%3Fv%3D0SF9pMjfrpI%26amp%3Bhl%3Dfr&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.youtube.com/watch?v=0SF9pMjfrpI&amp;amp;hl=fr&lt;/a&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/thumbs_up.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/thumbs_up.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Wed, 14 Oct 2009 12:06:12 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Raymond Federman</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3599462</link>
            <description>Le 6 octobre 2009&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mon père est mort ce matin. La veille je lui ai lu tout &amp;quot;La Voix dans le débarras&amp;quot; d’un seul trait, 75 pages : une phrase. Je me suis arrêtée à la page 61 pour pleurer, et ensuite on a pleuré ensemble à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela faisait plus de 24 heures qu'il n'avait plus réagi, c'était donc particulièrement magique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'ai remercié pour tous les livres, toutes les belles phrases, celle-ci étant la plus belle que j’ai jamais lue. Je l'ai remercié d'être le meilleur père que je puisse imaginer. Je lui ai dit qu'il serait toujours mon meilleur ami. Ses sourcils m'ont dit d'arrêter de pleurer. Donc je l'ai fait. Je lui ai dit que je comprenais parce qu'il m'avait tout appris sur le rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me suis couchée sur le clic clac à côté de son lit. J'ai entendu à demi sa respiration lourde et bruyante s’arrêter. Je me suis levée pour appeler ma mère, qui lui avait déjà dit un bel et tendre dernier adieu, ainsi que l'infirmière. Il était mort. On a dit le kaddish pour lui à la morgue et il a été incinéré, comme il l'avait souhaité, et comme sa mère, son père et ses sœurs l’avaient été, aux alentours de midi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons pour projet de disperser quelques unes des cendres, et peut-être aussi quelques nouilles, sur son parcours de golf, de peut être même passer en laisser quelques unes au casino, et d'en apporter ensuite certaines en France pour les étendre dans son ancien appartement et au Cimetière marin (celui dans le poème de Valéry qu'il a voulu que je lui lise la semaine dernière).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma mere et moi, ma soeur Robin and frères James and Steve allons organiser une célébration commémorative de sa vie à San Diego dans les semaines prochaines, les détails suivront.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons bien. Nous venons de passer quelques semaines vraiment magnifiques avec lui, sans compter 47 à 49 années non moins magnifiques. Veuillez m'excuser pour cet e-mail de groupe. J'ai juste voulu vous mettre au courant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous embrasse,&lt;br /&gt;Simone</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Tue, 13 Oct 2009 17:26:32 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Grisélidis Réal, une courtisane , une prostituée</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3490061</link>
            <description>Je vous invite à découvrir cette femme, Grisélidis Réal&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Farchives.tsr.ch%2Fplayer%2Fpersonnalite-griselidisreal&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://archives.tsr.ch/player/personnalite-griselidisreal&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.la-bas.org%2Farticle.php3%3Fid_article%3D699&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=699&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;@lire : le noir est une couleur&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spectacle en ce moment , jusqu'au 10 septembre 2009 , les mardi , mercredi et jeudi, prix 17,00 ou 12,00 sur billet-reduc  &lt;br /&gt;au Théâtre les feux de la rampe, Paris 9e</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Tue, 04 Aug 2009 14:10:21 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>PRÉCIS D’HUMILIATION de B. Noël</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3343036</link>
            <description> PRÉCIS D’HUMILIATION&lt;br /&gt;avril 2009 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours, l’État s’innocente au nom du Bien public de la violence qu’il exerce. Et naturellement, il représente cette violence comme la garantie même de ce Bien, alors qu’elle n’est rien d’autre que la garantie de son pouvoir. Cette réalité demeure masquée d’ordinaire par l’obligation d’assurer la protection des personnes et des propriétés, c’est-à-dire leur sécurité. Tant que cette apparence est respectée, tout paraît à chacun normal et conforme à l’ordre social. La situation ne montre sa vraie nature qu’à partir d’un excès de protection qui révèle un excès de présence policière. Dès lors, chacun commence à percevoir une violence latente, qui ne simule d’être un service public que pour asservir ses usagers. Quand les choses en sont là, l’État doit bien sûr inventer de nouveaux dangers pour justifier le renforcement exagéré de sa police : le danger le plus apte aujourd’hui à servir d’excuse est le terrorisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le prétexte du terrorisme a été beaucoup utilisé depuis un siècle, et d’abord par les troupes d’occupation. La fin d’une guerre met fin aux occupations de territoires qu’elle a provoquées sauf si une colonisation lui succède. Quand les colonisés se révoltent, les occupants les combattent au nom de la lutte contre le terrorisme. Tout résistant est donc qualifié de « terroriste » aussi illégitime que soit l’occupation. En cas de « libération », le terroriste jusque-là traité de « criminel » devient un « héros » ou bien un « martyr » s’il a été tué ou exécuté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les héros et les martyrs se sont multipliés depuis que les guerres ont troqué la volonté de domination contre celle d’éradiquer le « terrorisme ». Cette dernière volonté est devenue universelle depuis les attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center : elle a même été sacralisée sous l’appellation de guerre du Bien contre le Mal. Tous les oppresseurs de la planète ont sauté sur l’occasion de considérer leurs opposants comme des suppôts du Mal, et il s’en est suivi des guerres salutaires, des tortures honorables, des prisons secrètes et des massacres démocratiques. Dans le même temps, la propagande médiatique a normalisé les actes arbitraires et les assassinats de résistants pourvu qu’ils soient « ciblés ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que le Bien luttait ainsi contre le Mal, il a repris à ce dernier des méthodes qui le rendent pire que le mal. Conséquence : la plupart des États &lt;br /&gt;— en vue de ce Bien là — ont entouré leur pouvoir de précautions si outrées qu’elles sont une menace pour les citoyens et pour leurs droits. Il est par exemple outré que le Président d’une République, qui passe encore pour démocratique, s’entoure de milliers de policiers quand il se produit en public. Et il est également outré que ces policiers, quand ils encombrent les rues, les gares et les lieux publics, traitent leurs concitoyens avec une arrogance et souvent une brutalité qui prouvent à quel point ils sont loin d’être au service de la sécurité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans la zone trouble où le rôle des institutions et de leur personnel devient douteux. Une menace est dans l’air, dont la violence potentielle est figurée par le comportement des forces de l’ordre, mais elle nous atteint pour le moment sous d’autres formes, qui semblent ne pas dépendre directement du pouvoir. Sans doute ce pouvoir n’est-il pas à l’origine de la crise économique qui violente une bonne partie de la population, mais sa manière de la gérer est si évidemment au bénéfice exclusif de ses responsables que ce comportement fait bien davantage violence qu’une franche répression. L’injustice est tout à coup flagrante entre le sort fait aux grands patrons et le désastre social généré par la gestion due à cette caste de privilégiés, un simple clan et pas même une élite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La violence policière courante s’exerce sur la voie publique ; la violence économique brutalise la vie privée. Tant qu’on ne reçoit pas des coups de matraque, on peut croire qu’ils sont réservés à qui les mérite, alors que licenciements massifs et chômage sont ressentis comme immérités. D’autant plus immérités que l’information annonce en parallèle des bénéfices exorbitants pour certaines entreprises et des gratifications démesurées pour leurs dirigeants et leurs actionnaires. Au fond, l’exercice du pouvoir étant d’abord affaire de « com » (communication) et de séduction médiatique, l’État et ses institutions n’ont, en temps ordinaire, qu’une existence virtuelle pour la majorité des citoyens, et l’information n’a pas davantage de consistance tant qu’elle ne se transforme pas en réalité douloureuse. Alors, quand la situation devient franchement difficile, la douleur subie est décuplée par la comparaison entre le sort des privilégiés et la pauvreté générale de telle sorte que, au lieu de faire rêver, les images « people » suscitent la rage. Le spectacle ne met plus en scène qu’une différence insupportable et l’image, au lieu de fasciner, se retourne contre elle-même en exhibant ce qu’elle masquait. Brusquement, les cerveaux ne sont plus du tout disponibles !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette prise de conscience n’apporte pas pour autant la clarté car le pouvoir dispose des moyens de semer la confusion. Qu’est-ce qui, dans la « Crise », relève du système et qu’est-ce qui relève de l’erreur de gestion ? Son désastre est imputé à la spéculation, mais qui a spéculé sinon principalement les banques en accumulant des titres aux dividendes mirifiques soudain devenus « pourris ». Cette pourriture aurait dû ne mortifier que ses acquéreurs puisqu’elle se situait hors de l’économie réelle mais les banques ayant failli, c’est tout le système monétaire qui s’effondre et avec lui l’économie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pouvoir se précipite donc au secours des banques afin de sauver l’économie et, dit-il, de préserver les emplois et la subsistance des citoyens. Pourtant, il y a peu de semaines, la ministre de l’économie assurait que la Crise épargnerait le pays, puis, brusquement, il a fallu de toute urgence donner quelques centaines de milliards à nos banques jusque-là sensées plus prudentes qu’ailleurs. Et cela fait, la Crise a commencé à balayer entreprises et emplois comme si le remède précipitait le mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La violence ordinaire que subissait le monde du travail avec la réduction des acquis sociaux s’est trouvée décuplée en quelques semaines par la multiplication des fermetures d’entreprises et des licenciements. En résumé, l’État aurait sauvé les banques pour écarter l’approche d’un krach et cette intervention aurait bien eu des effets bénéfiques puisque les banques affichent des bilans positifs, cependant que les industries ferment et licencient en masse. Qu’en conclure sinon soit à un échec du pouvoir, soit à un mensonge de ce même pouvoir  puisque le sauvetage des banques s’est soldé par un désastre?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faute d’une opposition politique crédible, ce sont les syndicats qui réagissent et qui, pour une fois, s’unissent pour déclencher grèves et manifestations. Le 29 janvier, plus de deux millions de gens défilent dans une centaine de villes. Le Président fixe un rendez-vous aux syndicats trois semaines plus tard et ceux-ci, en dépit du succès de leur action, acceptent ce délai et ne programment une nouvelle journée d’action que pour le 19 mars. Résultat de la négociation : le « social » recevra moins du centième de ce qu’ont reçu les banques. Résultat de la journée du 19 mars : trois millions de manifestants dans un plus grand nombre de villes et refus de la part du pouvoir de nouvelles négociations.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La crudité des rapports de force est dans la différence entre le don fait aux banques et l’obole accordée au social. La minorité gouvernementale compte sur l’impuissance de la majorité populaire et la servilité de ses représentants pour que l’Ordre perdure tel qu’en lui-même à son service. On parle ici et là de situation « prérévolutionnaire », mais cela n’empêche ni les provocations patronales ni les vulgarités vaniteuses du Président. Aux déploiements policiers s’ajoutent des humiliations qui ont le double effet d’exciter la colère et de la décourager. Une colère qui n’agit pas épuise très vite l’énergie qu’elle a suscitée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La majorité populaire, qui fut séduite et dupée par le Président et son clan, a cessé d’être leur dupe mais sans aller au-delà d’une frustration douloureuse. Il ne suffit pas d’être la victime d’un système pour avoir la volonté de s’organiser afin de le renverser. Les jacqueries sont bien plus nombreuses dans l’histoire que les révolutions : tout porte à croire que le pouvoir les souhaite afin de les réprimer de façon exemplaire. Entre une force sûre d’elle-même et une masse inorganisée n’ayant pour elle que sa rage devant les injustices qu’elle subit, une violence va croissant qui n’a que de faux exutoires comme les séquestrations de patrons ou les sabotages. Ces actes, spontanés et sans lendemain, sont des actes désespérés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il existe désormais un désespoir programmé, qui est la forme nouvelle d’une violence oppressive ayant pour but de briser la volonté de résistance. Et de le faire en poussant les victimes à bout afin de leur démontrer que leur révolte ne peut rien, ce qui transforme l’impuissance en humiliation. Cette violence est systématiquement pratiquée par l’un des pays les plus représentatifs de la politique du bloc capitaliste : elle consiste à réduire la population d’un territoire au désespoir et à la maintenir interminablement dans cet état. Des incursions guerrières, des bombardements, des assassinats corsent régulièrement l’effet de l’encerclement et de l’embargo. Le propos est d’épuiser les victimes pour qu’elles fuient enfin le pays ou bien se laissent domestiquer. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’expérimentation du désespoir est poussée là vers son paroxysme parce qu’elle est le substitut d’un désir de meurtre collectif qui n’ose pas se réaliser. Mais n’y a-t-il pas un désir semblable, qui bien sûr ne s’avouera jamais, dans la destruction mortifère des services publics, la mise à la rue de gens par milliers, la chasse aux émigrés ? Cette suggestion n’est exagérée que dans la mesure où les promoteurs de ces méfaits se gardent d’en publier clairement les conséquences. Toutefois à force de délocalisations, de pertes d’emplois, de suppressions de lits dans les hôpitaux, de remplacement du service par la rentabilité, d’éloges du travail quand il devient introuvable, une situation générale est créée qui, peu à peu, met une part toujours plus grande de la population sous le seuil du supportable et l’obligation de le supporter. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Naturellement, le pouvoir accuse la Crise pour s’innocenter, mais la Crise ne fait qu’accélérer ce que le Clan appelait des réformes. Et il ose même assurer que la poursuite des réformes pourrait avoir raison de la Crise… Les victimes de cette surenchère libérale sont évidemment aussi exaspérées qu’impuissantes, donc mûres pour le désespoir car la force de leur colère va s’épuiser entre un pouvoir qui les défie du haut de sa police, une gauche inexistante et des syndicats prenant soin de ne pas utiliser l’arme pourtant imbattable de la grève générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pousser à la révolte et rendre cette révolte impossible afin de mater définitivement les classes qui doivent subir l’exploitation n’est que la partie la plus violente d’un plan déjà mis en œuvre depuis longtemps. Sans doute cette accélération opportune a-t-elle été provoquée par la Crise et ses conséquences économiques, lesquelles ont mis de la crudité dans les intérêts antipopulaires de la domination, mais la volonté d’établir une passivité générale au moyen des médias avait déjà poussé très loin son plan. Cette passivité s’est trouvée brusquement troublée par des atteintes insupportables à la vie courante si bien — comme dit plus haut — que les cerveaux ont cessé d’être massivement disponibles. Il fallait dès lors décourager la résistance pour que son mouvement rendu en lui-même impuissant devienne le lieu d’une humiliation exemplaire ne laissant pas d’autre alternative que la soumission. Ainsi le pouvoir économique, qui détient la réalité du pouvoir, dévoile sa nature totalitaire et son mépris à l’égard d’une majorité qu’il s’agit de maintenir dans la servilité en attendant qu’il soit un jour nécessaire de l’exterminer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bernard Noël</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Fri, 15 May 2009 11:57:36 UT</pubDate>
        </item>
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            <title>Je déballe ma bibliothèque</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3317894</link>
            <description>Bonjour à toutes et à tous &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je relaye ici ce texte et vous invite à signer la pétition &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1207&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous invitons à prendre connaissance – et à le soutenir, si vous le souhaitez – du texte intitulé, à l’instar de Walter Benjamin, &amp;quot;Je déballe ma bibliothèque&amp;quot;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce texte, rédigé à la suite de la perquisition de la bibliothèque de Julien Coupat, s’il réunit assez de signataires, sera envoyé à la presse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos bibliothèques sont toutes pleines à craquer de livres subversifs. De ceux là, nous vient l’inspiration. De ceux-là, nous apprenons à penser. De ceux-là, nous apprenons à douter. Mais aussi à croire. De ceux-là, nous apprenons à lire le monde, à le délier aussi. A ceux-là, nous tenons, tant ils nous tiennent en vie. Ces livres que nous lisons, que nous aimons sont tous, par essence, dans le fond comme dans la forme – par le rapport qu’ils entretiennent à la langue, enracinée dans le vivant –, subversifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, pour dénoncer le délit de lecture dont est accusé Julien Coupat, nous entendons ouvertement déballer nos bibliothèques, à l’instar de Walter Benjamin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Signez la pétition&lt;br /&gt;ps:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire à ce propos cet article de libération de GAËL COGNÉ : &amp;quot;Dans le dossier d’instruction un long PV revient sur la bibliothèque de la communauté de Tarnac. « Cinq mille ouvrages », écrit en gras le brigadier qui relate les perquisitions du 11 novembre. Des livres conservés dans une pièce de l’appartement du 2, place de l’Eglise, à Tarnac et classés entre « les archives, les pensées philosophiques, les ouvrages littéraires et l’histoire des civilisations ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette bibliothèque, on ne connaît qu’un fragment : les ouvrages qui ont retenu l’attention des enquêteurs (27 en tout). La plupart, sont des livres gauchistes comme Books for Burning, d’Antonio Negri, The Insurrectionnal Project, d’Alfredo M. Bonanno, un anarchiste italien, Passage à l’acte, de Michael « Bommi » Baumman, un militant d’extrême gauche allemand. Plusieurs sont dans la langue d’origine. D’autres sont des ouvrages d’experts à l’instar de Black Blocks, la liberté et l’égalité se manifestent, de Francis Dupuis-Déri, professeur en sciences politiques à l’université du Québec à Montréal. Un auteur abondamment cité lors du contre-sommet de l’Otan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus amusant, les enquêteurs s’arrêtent sur The Adventures of Tintin - Breaking free, un détournement anticapitaliste de Tintin,Anarchie au Royaume-Uni, de Nick Cohn, dont le titre s’inspire d’un morceau des Sex Pistols, groupe punk, ou Techniques du chaos de Timothy Leary, le pape du LSD. Finalement, point de petit manuel du parfait saboteur de TGV. Mais une collection de brochures et de textes disponibles sur Internet ou en librairie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui, les enquêteurs cherchent à déterminer si Julien Coupat est l’auteur de l’Insurrection qui vient. Un texte signé d’un Comité invisible qui pourrait être « le support idéologique justifiant les actes de sabotage », pour le juge Thierry Fragnoli. Julien Coupat nie, son éditeur aussi, et parle d’un « livre de critique sociale et de philosophie ».</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Sat, 02 May 2009 13:26:25 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Tsigane, Rrom vus par Marina Obradovic</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3300526</link>
            <description>bonjour &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous invite à découvrir cette photographe, Marina Obradovic&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.myspace.com%2Fmarinashukar&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.myspace.com/marinashukar&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.marina-obradovic.com%2Findex.html&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.marina-obradovic.com/index.html&lt;/a&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Fri, 24 Apr 2009 11:19:34 UT</pubDate>
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            <title>Point d' exclamation !!!!!!!!!!!!!!!!</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3298663</link>
            <description>Point d’exclamation  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;imaginez &lt;br /&gt;un &lt;br /&gt;instant &lt;br /&gt;que &lt;br /&gt;je &lt;br /&gt;suis &lt;br /&gt;le &lt;br /&gt;dernier &lt;br /&gt;homme &lt;br /&gt;sur &lt;br /&gt;terre &lt;br /&gt;me &lt;br /&gt;voyez &lt;br /&gt;vous &lt;br /&gt;alors &lt;br /&gt;debout &lt;br /&gt;au &lt;br /&gt;bord &lt;br /&gt;du &lt;br /&gt;précipice &lt;br /&gt;de &lt;br /&gt;l’histoire &lt;br /&gt;comme &lt;br /&gt;un &lt;br /&gt;point &lt;br /&gt;d’exclamation &lt;br /&gt;à &lt;br /&gt;la fin &lt;br /&gt;de &lt;br /&gt;la dernière phrase &lt;br /&gt;du &lt;br /&gt;discours humain » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raymond Federman</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Thu, 23 Apr 2009 13:45:58 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Poésie corps de Joseph Mouton</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3269588</link>
            <description>Poème extrait du livre &lt;em&gt;l'entraînement&lt;/em&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;, Editions Le mot et le reste, 2004&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poésie corps&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;porteur de lumière de larmes et de mots&lt;br /&gt;il est solaire d'une puissante énergie&lt;br /&gt;face au monde à l'écoute en regard immobile&lt;br /&gt;en retrait l'ombre le guette l'immensité&lt;br /&gt;du temps peut l'engloutir il attend au mitan&lt;br /&gt;du corps toute une conscience d'être s'éveille&lt;br /&gt;émue en mouvement aimante un corps écrit&lt;br /&gt;son histoire il est petit soldat combattant&lt;br /&gt;l'ennemi intérieur les blessures ouvertes &lt;br /&gt;le mènent à sa perte il s'en faut d'un cheveu&lt;br /&gt;il se bat dedans se bat dehors se surface&lt;br /&gt;tantôt ce qui se voit l'emporte et crie victoire&lt;br /&gt;tantôt ce qui se cache domine et menace&lt;br /&gt;le corps est porteur de lumière porteur d'ombre</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Thu, 09 Apr 2009 12:16:49 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Outre mer : le manifeste de la révolte sociale</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3158142</link>
            <description> Outre-mer - le Manifeste de la révolte sociale&lt;br /&gt;Tandis que le pouvoir use de la force contre les grévistes, donner une suite à la révolte sociale dans les DOM : c’est l’objet du Manifeste pour les produits de haute nécessité que publie l’Humanité. &lt;br /&gt;Neuf artistes et intellectuels, dont les écrivains Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau, suggèrent dans ce long texte un modèle économique autre pour les DOM. Et une perspective politique à la révolte.&lt;br /&gt;Martinique – Guadeloupe – Guyane – Réunion&lt;br /&gt;MANIFESTE POUR LES « PRODUITS » DE HAUTE NECESSITE.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;« Au moment où le maître, le colonisateur proclament &lt;br /&gt;« il n’y a jamais eu de peuple ici », &lt;br /&gt;le peuple qui manque est un devenir, il s’invente, &lt;br /&gt;dans les bidonvilles et les camps, ou bien dans les ghettos, &lt;br /&gt;dans de nouvelles conditions de lutte auxquelles un art nécessairement politique doit contribuer »&lt;br /&gt;Gilles Deleuze, L’image-temps &lt;br /&gt;Cela ne peut signifier qu’une chose : &lt;br /&gt;non pas qu’il n’y a pas de route pour en sortir, &lt;br /&gt;mais que l’heure est venue d’abandonner toutes les vieilles routes.&lt;br /&gt;Aimé Césaire, Lettre à Maurice Thorez.&lt;br /&gt;C’est en solidarité pleine et sans réserve aucune que nous saluons le profond mouvement social qui s’est installé en Guadeloupe, puis en Martinique, et qui tend à se répandre à la Guyane et à la Réunion. Aucune de nos revendications n’est illégitime. Aucune n’est irrationnelle en soi, et surtout pas plus démesurée que les rouages du système auquel elle se confronte. Aucune ne saurait donc être négligée dans ce qu’elle représente, ni dans ce qu’elle implique en relation avec l’ensemble des autres revendications. Car la force de ce mouvement est d’avoir su organiser sur une même base ce qui jusqu’alors s’était vu disjoint, voire isolé dans la cécité catégorielle –– à savoir les luttes jusqu’alors inaudibles dans les administrations, les hôpitaux, les établissements scolaires, les entreprises, les collectivités territoriales, tout le monde associatif, toutes les professions artisanales ou libérales…&lt;br /&gt;Mais le plus important est que la dynamique du Lyannaj –– qui est d’allier et de rallier, de lier relier et relayer tout ce qui se trouvait désolidarisé –– est que la souffrance réelle du plus grand nombre (confrontée à un délire de concentrations économiques, d’ententes et de profits) rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien réelles, chez les jeunes, les grandes personnes, oubliés, invisibles et autres souffrants indéchiffrables de nos sociétés. La plupart de ceux qui y défilent en masse découvrent (ou recommencent à se souvenir) que l’on peut saisir l’impossible au collet, ou enlever le trône de notre renoncement à la fatalité.&lt;br /&gt;Cette grève est donc plus que légitime, et plus que bienfaisante, et ceux qui défaillent, temporisent, tergiversent, faillissent à lui porter des réponses décentes, se rapetissent et se condamnent.&lt;br /&gt;Dès lors, derrière le prosaïque du « pouvoir d’achat » ou du « panier de la ménagère », se profile l’essentiel qui nous manque et qui donne du sens à l’existence, à savoir : le poétique. Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre, d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (en clair : le prosaïque) ; et, de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (en clair : le poétique). Comme le propose Edgar Morin, le vivre-pour-vivre, tout comme le vivre-pour-soi n’ouvrent à aucune plénitude sans le donner-à-vivre à ce que nous aimons, à ceux que nous aimons, aux impossibles et aux dépassements auxquels nous aspirons.&lt;br /&gt;La « hausse des prix » ou « la vie chère » ne sont pas de petits diables-ziguidi qui surgissent devant nous en cruauté spontanée, ou de la seule cuisse de quelques purs békés. Ce sont les résultantes d’une dentition de système où règne le dogme du libéralisme économique. Ce dernier s’est emparé de la planète, il pèse sur la totalité des peuples, et il préside dans tous les imaginaires –– non à une épuration ethnique, mais bien à une sorte « d’épuration éthique » [1] (entendre : désenchantement, désacralisation, désymbolisation, déconstruction même) de tout le fait humain. Ce système a confiné nos existences dans des individuations égoïstes qui vous suppriment tout horizon et vous condamnent à deux misères profondes : être « consommateur » ou bien être « producteur ». Le consommateur ne travaillant que pour consommer ce que produit sa force de travail devenue marchandise ; et le producteur réduisant sa production à l’unique perspective de profits sans limites pour des consommations fantasmées sans limites. L’ensemble ouvre à cette socialisation anti-sociale, dont parlait André Gorz, et où l’économique devient ainsi sa propre finalité et déserte tout le reste.&lt;br /&gt;Alors, quand le « prosaïque » n’ouvre pas aux élévations du « poétique », quand il devient sa propre finalité et se consume ainsi, nous avons tendance à croire que les aspirations de notre vie, et son besoin de sens, peuvent se loger dans ces codes-barres que sont « le pouvoir d’achat » ou « le panier de la ménagère ». Et pire : nous finissons par penser que la gestion vertueuse des misères les plus intolérables relève d’une politique humaine ou progressiste. Il est donc urgent d’escorter les « produits de premières nécessités », d’une autre catégorie de denrées ou de facteurs qui relèveraient résolument d’une « haute nécessité ».&lt;br /&gt;Par cette idée de « haute nécessité », nous appelons à prendre conscience du poétique déjà en œuvre dans un mouvement qui, au-delà du pouvoir d’achat, relève d’une exigence existentielle réelle, d’un appel très profond au plus noble de la vie.&lt;br /&gt;Alors que mettre dans ces « produits » de haute nécessité ? C’est tout ce qui constitue le cœur de notre souffrant désir de faire peuple et nation, d’entrer en dignité sur la grand-scène du monde, et qui ne se trouve pas aujourd’hui au centre des négociations en Martinique et en Guadeloupe, et bientôt sans doute en Guyane et à la Réunion.&lt;br /&gt;D’abord, il ne saurait y avoir d’avancées sociales qui se contenteraient d’elles-mêmes. Toute avancée sociale ne se réalise vraiment que dans une expérience politique qui tirerait les leçons structurantes de ce qui s’est passé. Ce mouvement a mis en exergue le tragique émiettement institutionnel de nos pays, et l’absence de pouvoir qui lui sert d’ossature. Le « déterminant » ou bien le « décisif » s‘obtient par des voyages ou par le téléphone. La compétence n’arrive que par des émissaires. La désinvolture et le mépris rôdent à tous les étages. L’éloignement, l’aveuglement et la déformation président aux analyses. L’imbroglio des pseudos pouvoirs Région-Département-Préfet, tout comme cette chose qu’est l’association des maires, ont montré leur impuissance, même leur effondrement, quand une revendication massive et sérieuse surgit dans une entité culturelle historique identitaire humaine, distincte de celle de la métropole administrante, mais qui ne s’est jamais vue traitée comme telle. Les slogans et les demandes ont tout de suite sauté par-dessus nos « présidents locaux » pour s’en aller mander ailleurs. Hélas, tout victoire sociale qui s’obtiendrait ainsi (dans ce bond par-dessus nous-mêmes), et qui s’arrêterait là, renforcerait notre assimilation, donc conforterait notre inexistence au monde et nos pseudos pouvoirs.&lt;br /&gt;Ce mouvement se doit donc de fleurir en vision politique, laquelle devrait ouvrir à une force politique de renouvellement et de projection apte à nous faire accéder à la responsabilité de nous-mêmes par nous-mêmes et au pouvoir de nous-mêmes sur nous-mêmes. Et même si un tel pouvoir ne résoudrait vraiment aucun de ces problèmes, il nous permettrait à tout le moins de les aborder désormais en saine responsabilité, et donc de les traiter enfin plutôt que d’acquiescer aux sous-traitances. La question békée et des ghettos qui germent ici où là, est une petite question qu’une responsabilité politique endogène peut régler. Celle de la répartition et de la protection de nos terres à tous points de vue aussi. Celle de l’accueil préférentiel de nos jeunes tout autant. Celle d’une autre Justice ou de la lutte contre les fléaux de la drogue en relève largement… Le déficit en responsabilité crée amertume, xénophobie, crainte de l’autre, confiance réduite en soi… La question de la responsabilité est donc de haute nécessité. C’est dans l’irresponsabilité collective que se nichent les blocages persistants dans les négociations actuelles. Et c’est dans la responsabilité que se trouve l’invention, la souplesse, la créativité, la nécessité de trouver des solutions endogènes praticables. C’est dans la responsabilité que l’échec ou l’impuissance devient un lieu d’expérience véritable et de maturation. C’est en responsabilité que l’on tend plus rapidement et plus positivement vers ce qui relève de l’essentiel, tant dans les luttes que dans les aspirations ou dans les analyses.&lt;br /&gt;Ensuite, il y a la haute nécessité de comprendre que le labyrinthe obscur et indémêlable des prix (marges, sous-marges, commissions occultes et profits indécents) est inscrit dans une logique de système libéral marchand, lequel s’est étendu à l’ensemble de la planète avec la force aveugle d’une religion. Ils sont aussi enchâssés dans une absurdité coloniale qui nous a détournés de notre manger-pays, de notre environnement proche et de nos réalités culturelles, pour nous livrer sans pantalon et sans jardins-bokay aux modes alimentaires européens. C’est comme si la France avait été formatée pour importer toute son alimentation et ses produits de grande nécessité depuis des milliers et des milliers de kilomètres. Négocier dans ce cadre colonial absurde avec l’insondable chaîne des opérateurs et des intermédiaires peut certes améliorer quelque souffrance dans l’immédiat ; mais l’illusoire bienfaisance de ces accords sera vite balayée par le principe du « Marché » et par tous ces mécanismes que créent un nuage de voracités, (donc de profitations nourries par « l’esprit colonial » et régulées par la distance) que les primes, gels, aménagements vertueux, réductions opportunistes, pianotements dérisoires de l’octroi de mer, ne sauraient endiguer.&lt;br /&gt;Il y a donc une haute nécessité à nous vivre caribéens dans nos imports-exports vitaux, à nous penser américain pour la satisfaction de nos nécessités, de notre autosuffisance énergétique et alimentaire. L’autre très haute nécessité est ensuite de s’inscrire dans une contestation radicale du capitalisme contemporain qui n’est pas une perversion mais bien la plénitude hystérique d’un dogme. La haute nécessité est de tenter tout de suite de jeter les bases d’une société non économique, où l’idée de développement à croissance continuelle serait écartée au profit de celle d’épanouissement ; où emploi, salaire, consommation et production serait des lieux de création de soi et de parachèvement de l’humain. Si le capitalisme (dans son principe très pur qui est la forme contemporaine) a créé ce Frankenstein consommateur qui se réduit à son panier de nécessités, il engendre aussi de bien lamentables « producteurs » –– chefs d’entreprises, entrepreneurs, et autres socioprofessionnels ineptes –– incapables de tressaillements en face d’un sursaut de souffrance et de l’impérieuse nécessité d’un autre imaginaire politique, économique, social et culturel. Et là, il n’existe pas de camps différents. Nous sommes tous victimes d’un système flou, globalisé, qu’il nous faut affronter ensemble. Ouvriers et petits patrons, consommateurs et producteurs, portent quelque part en eux, silencieuse mais bien irréductible, cette haute nécessité qu’il nous faut réveiller, à savoir : vivre la vie, et sa propre vie, dans l’élévation constante vers le plus noble et le plus exigeant, et donc vers le plus épanouissant. Ce qui revient à vivre sa vie, et la vie, dans toute l’ampleur du poétique.&lt;br /&gt;On peut mettre la grande distribution à genoux en mangeant sain et autrement.&lt;br /&gt;On peut renvoyer la Sara et les compagnies pétrolières aux oubliettes, en rompant avec le tout automobile.&lt;br /&gt;On peut endiguer les agences de l’eau, leurs prix exorbitants, en considérant la moindre goutte sans attendre comme une denrée précieuse, à protéger partout, à utiliser comme on le ferait des dernières chiquetailles d’un trésor qui appartient à tous.&lt;br /&gt;On ne peut vaincre ni dépasser le prosaïque en demeurant dans la caverne du prosaïque, il faut ouvrir en poétique, en décroissance et en sobriété. Rien de ces institutions si arrogantes et puissantes aujourd’hui (banques, firmes transnationales, grandes surfaces, entrepreneurs de santé, téléphonie mobile…) ne sauraient ni ne pourraient y résister.&lt;br /&gt;Enfin, sur la question des salaires et de l’emploi. Là aussi il nous faut déterminer la haute nécessité. Le capitalisme contemporain réduit la part salariale à mesure qu’il augmente sa production et ses profits. Le chômage est une conséquence directe de la diminution de son besoin de main d’œuvre. Quand il délocalise, ce n’est pas dans la recherche d’une main d’œuvre abondante, mais dans le souci d’un effondrement plus accéléré de la part salariale. Toute déflation salariale dégage des profits qui vont de suite au grand jeu welto de la finance. Réclamer une augmentation de salaire conséquente n’est donc en rien illégitime : c’est le début d’une équité qui doit se faire mondiale.&lt;br /&gt;Quant à l’idée du « plein emploi », elle nous a été clouée dans l’imaginaire par les nécessités du développement industriel et les épurations éthiques qui l’ont accompagnée. Le travail à l’origine était inscrit dans un système symbolique et sacré (d’ordre politique, culturel, personnel) qui en déterminait les ampleurs et le sens. Sous la régie capitaliste, il a perdu son sens créateur et sa vertu épanouissante à mesure qu’il devenait, au détriment de tout le reste, tout à la fois un simple « emploi », et l’unique colonne vertébrale de nos semaines et de nos jours. Le travail a achevé de perdre toute signifiance quand, devenu lui-même une simple marchandise, il s’est mis à n’ouvrir qu’à la consommation.&lt;br /&gt;Nous sommes maintenant au fond du gouffre.&lt;br /&gt;Il nous faut donc réinstaller le travail au sein du poétique. Même acharné, même pénible, qu’il redevienne un lieu d’accomplissement, d’invention sociale et de construction de soi, ou alors qu’il en soit un outil secondaire parmi d’autres. Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. Même quand nous nous serons débarrassés du dogme marchand, les avancées technologiques (vouées à la sobriété et à la décroissance sélective) nous aiderons à transformer la valeur-travail en une sorte d’arc-en-ciel, allant du simple outil accessoire jusqu’à l’équation d’une activité à haute incandescence créatrice. Le plein emploi ne sera pas du prosaïque productiviste, mais il s’envisagera dans ce qu’il peut créer en socialisation, en autoproduction, en temps libre, en temps mort, en ce qu’il pourra permettre de solidarités, de partages, de soutiens aux plus démantelés, de revitalisations écologiques de notre environnement…&lt;br /&gt;Il s’envisagera en « tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue ».&lt;br /&gt;Il y aura du travail et des revenus de citoyenneté dans ce qui stimule, qui aide à rêver, qui mène à méditer ou qui ouvre aux délices de l’ennui, qui installe en musique, qui oriente en randonnée dans le pays des livres, des arts, du chant, de la philosophie, de l’étude ou de la consommation de haute nécessité qui ouvre à création –– créaconsommation.&lt;br /&gt;En valeur poétique, il n’existe ni chômage ni plein emploi ni assistanat, mais autorégénération et autoréorganisation, mais du possible à l’infini pour tous les talents, toutes les aspirations. En valeur poétique, le PIB des sociétés économiques révèle sa brutalité.&lt;br /&gt;Voici ce premier panier que nous apportons à toutes les tables de négociations et à leurs prolongements : que le principe de gratuité soit posé pour tout ce qui permet un dégagement des chaînes, une amplification de l’imaginaire, une stimulation des facultés cognitives, une mise en créativité de tous, un déboulé sans manman de l’esprit. Que ce principe balise les chemins vers le livre, les contes, le théâtre, la musique, la danse, les arts visuels, l’artisanat, la culture et l’agriculture… Qu’il soit inscrit au porche des maternelles, des écoles, des lycées et collèges, des universités et de tous les lieux connaissance et de formation… Qu’il ouvre à des usages créateurs des technologies neuves et du cyberespace. Qu’il favorise tout ce qui permet d’entrer en Relation (rencontres, contacts, coopérations, interactions, errances qui orientent) avec les virtualités imprévisibles du Tout-Monde… C’est le gratuit en son principe qui permettra aux politiques sociales et culturelles publiques de déterminer l’ampleur des exceptions. C’est à partir de ce principe que nous devrons imaginer des échelles non marchandes allant du totalement gratuit à la participation réduite ou symbolique, du financement public au financement individuel et volontaire… C’est le gratuit en son principe qui devrait s’installer aux fondements de nos sociétés neuves et de nos solidarités imaginantes…&lt;br /&gt;Projetons nos imaginaires dans ces hautes nécessités jusqu’à ce que la force du Lyannaj ou bien du vivre-ensemble, ne soit plus un « panier de ménagère », mais le souci démultiplié d’une plénitude de l’idée de l’humain.&lt;br /&gt;Imaginons ensemble un cadre politique de responsabilité pleine, dans des sociétés martiniquaise guadeloupéenne guyanaise réunionnaise nouvelles, prenant leur part souveraine aux luttes planétaires contre le capitalisme et pour un monde écologiquement nouveau.&lt;br /&gt;Profitons de cette conscience ouverte, à vif, pour que les négociations se nourrissent, prolongent et s’ouvrent comme une floraison dans une audience totale, sur ces nations qui sont les nôtres.&lt;br /&gt;An gwan lodyans qui ne craint ni ne déserte les grands frissons de l’utopie.&lt;br /&gt;Nous appelons donc à ces utopies où le Politique ne serait pas réduit à la gestion des misères inadmissibles ni à la régulation des sauvageries du « Marché », mais où il retrouverait son essence au service de tout ce qui confère une âme au prosaïque en le dépassant ou en l’instrumentalisant de la manière la plus étroite.&lt;br /&gt;Nous appelons à une haute politique, à un art politique, qui installe l’individu, sa relation à l’Autre, au centre d’un projet commun où règne ce que la vie a de plus exigeant, de plus intense et de plus éclatant, et donc de plus sensible à la beauté.&lt;br /&gt;Ainsi, chers compatriotes, en nous débarrassant des archaïsmes coloniaux, de la dépendance et de l’assistanat, en nous inscrivant résolument dans l’épanouissement écologique de nos pays et du monde à venir, en contestant la violence économique et le système marchand, nous naîtrons au monde avec une visibilité levée du post-capitalisme et d’un rapport écologique global aux équilibres de la planète….&lt;br /&gt;Alors voici notre vision :&lt;br /&gt;Petits pays, soudain au cœur nouveau du monde, soudain immenses d’être les premiers exemples de sociétés post-capitalistes, capables de mettre en œuvre un épanouissement humain qui s’inscrit dans l’horizontale plénitude du vivant…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ernest BRELEUR&lt;br /&gt;Patrick CHAMOISEAU&lt;br /&gt;Serge DOMI&lt;br /&gt;Gérard DELVER&lt;br /&gt;Edouard GLISSANT&lt;br /&gt;Guillaume PIGEARD DE GURBERT&lt;br /&gt;Olivier PORTECOP&lt;br /&gt;Olivier PULVAR&lt;br /&gt;Jean-Claude WILLIAM</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Wed, 18 Feb 2009 10:19:34 UT</pubDate>
        </item>
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            <title>Courir les rues!!!!!</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3086949</link>
            <description>@découvrir.....&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.courirlesrues.com%2F&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.courirlesrues.com/&lt;/a&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/thumbs_up.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/thumbs_up.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Mon, 19 Jan 2009 16:34:36 UT</pubDate>
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            <title>Des philosophes en garde à vue à l'aéroport de Roissy CD</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=3024962</link>
            <description>Des philosophes en garde à vue à l'aéroport de Roissy CDG&lt;br /&gt;&amp;gt;&lt;br /&gt;&amp;gt; Mardi 16 décembre, un groupe de philosophes français s'embarquait à&lt;br /&gt;&amp;gt; Roissy pour un colloque universitaire organisé à Kinshasa par&lt;br /&gt;&amp;gt; l'Agence Universitaire de la Francophonie et les facultés catholiques&lt;br /&gt;&amp;gt; de Kinshasa, sur le thème du dialogue et des frontières. Trois&lt;br /&gt;&amp;gt; d'entre eux, découvrant au fond de l'avion un Africain entravé, ont&lt;br /&gt;&amp;gt; seulement posé des questions aux policiers qui l'escortaient. Ces&lt;br /&gt;&amp;gt; questions ayant suscité une brève agitation, l'un des philosophes,&lt;br /&gt;&amp;gt; Pierre Lauret, sur dénonciation de l'hôtesse et demande du commandant&lt;br /&gt;&amp;gt; de bord, a été débarqué manu militari par la police et placé en garde&lt;br /&gt;&amp;gt; à vue. Libéré le soir, il est inculpé d'opposition à une mesure de&lt;br /&gt;&amp;gt; reconduite à la frontière, et d'entrave à la circulation d'un&lt;br /&gt;&amp;gt; aéronef. Aujourd'hui, lundi 22 décembre, à la sortie du vol retour de&lt;br /&gt;&amp;gt; Kinshasa, les deux autres philosophes, Sophie Foch-Rémusat et Yves&lt;br /&gt;&amp;gt; Cusset, ont été appréhendés par la police et à leur tour placés en&lt;br /&gt;&amp;gt; garde à vue. Joyeuse façon de préparer Noël !  Tout cela, pour avoir&lt;br /&gt;&amp;gt; seulement posé des questions à des policiers, sans émettre ni&lt;br /&gt;&amp;gt; protestation ni appel ni slogan. Le thème du colloque de Kinshasa :&lt;br /&gt;&amp;gt; la culture du dialogue, les frontières et l'accueil de l'étranger.&lt;br /&gt;&amp;gt;&lt;br /&gt;&amp;gt; Quartiers Solidaires Belleville (QS&lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/cool.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt; ; RESF Paris&lt;br /&gt;&amp;gt; Contact : Pierre Lauret 06 75 13 31 56 ; &lt;a href=&quot;/go/messages/send/receiver=pierre.lauret@dbmail.com&quot;&gt;pierre.lauret@dbmail.com&lt;/a&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Thu, 25 Dec 2008 09:59:40 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Alain Peters  MALOYA</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2866711</link>
            <description>voilà mon coup de coeur du moment &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fvideo.aol.com%2Fvideo-detail%2Frishof-alain-peters-12-rest-l-maloya%2F662174429%2F%3Ficid%3DVIDURVENT04&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://video.aol.com/video-detail/rishof-alain-peters-12-rest-l-maloya/662174429/?icid=VIDURVENT04&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concert-Hommage  le 14 décembre 2008, à Epinay sur seine , MJC oRgemont ,,Festival AFricolor 2008&lt;br /&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/thumbs_up.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/smile.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Tue, 28 Oct 2008 08:58:29 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Françoise Huguier, photographe</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2762443</link>
            <description>&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fpagesperso-orange.fr%2Ffrancoise.huguier%2Findex.html&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://pagesperso-orange.fr/francoise.huguier/index.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une photographe à découvrir......</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Wed, 24 Sep 2008 10:38:28 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Tango....</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2739957</link>
            <description>&lt;span style=&quot;text-decoration:underline&quot;&gt;Interprétation du tango&lt;/span&gt; de Ramon Gomez de La Serna.- André Dimanche Editeur, 1993&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donde estàs corazon ? de Serrano y Berto &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yo la queria màs que a mi vida &lt;br /&gt;màs que a mi madre la amaba yo&lt;br /&gt;y su cariño era mi dicha &lt;br /&gt;mi ùnico goce era su amor.&lt;br /&gt;Una mañana de crudo invierno&lt;br /&gt;entre mis brazos se me murio&lt;br /&gt;y desde entonces voy por el mundo &lt;br /&gt;con el recuerdo de aquel amor.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donde estàs corazon ?&lt;br /&gt;que no oigo  tu palpitar.&lt;br /&gt;Es tan grande el dolor&lt;br /&gt;que no puedo llorar.&lt;br /&gt;Yo quisiera llorar &lt;br /&gt;y no tengo màs llanto...&lt;br /&gt;La queria yo tanto y se fue &lt;br /&gt;para no retornar !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Yo la queria con toda el alma&lt;br /&gt;como se quiere solo una vez&lt;br /&gt;pero el destino cruel y sangriento&lt;br /&gt;quiso dejarme sin su querer .&lt;br /&gt;Solo la muerte arrancar podia &lt;br /&gt;aquel idilio de eterno amor &lt;br /&gt;y una mañana de crudo invierno&lt;br /&gt;entre mis brazos se me murio.</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Wed, 17 Sep 2008 10:12:42 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Ghérasim  Luca</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2703591</link>
            <description>Extrait de &amp;quot; &lt;span style=&quot;text-decoration:underline&quot;&gt;Paralipoèmes&lt;/span&gt; &amp;quot; Ed. Gallimard, 2001.- (Poésie;364)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Fin du monde &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prendre corps &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te flore &lt;br /&gt;tu me faunes &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te peau &lt;br /&gt;je te porte &lt;br /&gt;et te fenêtre &lt;br /&gt;tu m'os&lt;br /&gt;tu m'océan&lt;br /&gt;tu m'audace&lt;br /&gt;tu me météorite&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te clef d'or&lt;br /&gt;je t'extraordinaire &lt;br /&gt;tu me paroxysme&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me paroxysme&lt;br /&gt;et me paradoxe&lt;br /&gt;je te clavecin &lt;br /&gt;tu me silencieusement &lt;br /&gt;tu me miroir&lt;br /&gt;je te montre &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me mirage&lt;br /&gt;tu m'oasis&lt;br /&gt;tu m'oiseau&lt;br /&gt;tu m'insecte&lt;br /&gt;tu me cataracte&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te lune &lt;br /&gt;tu me nuage &lt;br /&gt;tu me marée haute &lt;br /&gt;Je te transparente&lt;br /&gt;tu me pénombre&lt;br /&gt;tu me translucide&lt;br /&gt;tu me château vide &lt;br /&gt;et me labyrinthe&lt;br /&gt;Tu me paralaxe&lt;br /&gt;et me parabole&lt;br /&gt;tu me debout &lt;br /&gt;et couché&lt;br /&gt;tu m'oblique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'équinoxe&lt;br /&gt;je te poète&lt;br /&gt;tu me danse&lt;br /&gt;je te particulier&lt;br /&gt;tu me perpendiculaire&lt;br /&gt;et soupente&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me visible&lt;br /&gt;tu me silhouette&lt;br /&gt;tu m'infiniment&lt;br /&gt;tu m'indivisible&lt;br /&gt;tu m'ironie&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je te fragile&lt;br /&gt;je t'ardente&lt;br /&gt;je te phonétiquement&lt;br /&gt;tu me hiéroglyphe&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu m'espace &lt;br /&gt;tu me cascade&lt;br /&gt;je te cascade&lt;br /&gt;à mon tour mais toi&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tu me fluide&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tu m'étoile filante&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;tu me volcanique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nous nous pulvérisable&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;nous nous scandaleusement&lt;br /&gt;jour et nuit&lt;br /&gt;nous nous aujourd'hui même &lt;br /&gt;tu me tangente&lt;br /&gt;je te concentrique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me soluble&lt;br /&gt;tu m'insoluble&lt;br /&gt;tu m'asphhyxiant&lt;br /&gt;et me libératrice&lt;br /&gt;tu me pulsatrice&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu me vertige &lt;br /&gt;                                                                   tu m'extase&lt;br /&gt;                                                                   tu me passionnément&lt;br /&gt;                                                                   tu m'absolu&lt;br /&gt;                                                                   je t'absente&lt;br /&gt;                                                                   tu m'absurde</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Fri, 05 Sep 2008 12:51:05 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Au nom de l'impossible / André Velter</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2682698</link>
            <description>Poème extrait du très beau recueil &amp;quot; Tant de soleils dans le sang &amp;quot; d'André Velter, accompagné par la musique de Pedro Soler , et les poèmes-tratcs d'Ernest Pignon-Ernest. &lt;br /&gt;Livre publié par les éditions Alphabet de l'espace   [&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.alphabet-espace.fr%2F&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.alphabet-espace.fr/&lt;/a&gt; ]&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Au nom de l'impossible&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est des vagabonds flamboyants, &lt;br /&gt;gueux des steppes et des déserts, &lt;br /&gt;derviches , majnûns, illuminés, &lt;br /&gt;pélerins vêtus de poussière&lt;br /&gt;qui ne veulent prendre place &lt;br /&gt;dans l'un ou l'autre monde, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;mêm si au nom de l'autre monde &lt;br /&gt;ils sont pendus dans celui-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi de Machrab qui disait :&lt;br /&gt;Je préfère la route à cette  ville...&lt;br /&gt;et cheminait du Ferghana au Pamir, &lt;br /&gt;de Mazar à Samarkand, &lt;br /&gt;sans s'attarder jamais&lt;br /&gt;ni adoucir le feu de sa bouche:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;au nom de  la poésie à vivre &lt;br /&gt;il ne gardait que l'impossible en vue-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;toute parole lui était &lt;br /&gt;une poignée de sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amant de trop d'amour &lt;br /&gt;son  amour semblait plus impérieux &lt;br /&gt;que l'éclat du soleil ou la loi des empires, &lt;br /&gt;ses prières blasphémaient à plein temps, &lt;br /&gt;ses louanges célébraient l'ivresse et les ruines , &lt;br /&gt;sa dévotion n'était d'aucun secours, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;étranger à outrance il marchait &lt;br /&gt;au nom d'un sacrifice à venir-&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;toute parole lui était &lt;br /&gt;une poignée de sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait quelle révolte &lt;br /&gt;lui passait par le corps, &lt;br /&gt;quelle improvisation fatale&lt;br /&gt;lui consumait le sang,&lt;br /&gt;mendiant hirsute au regard fou, &lt;br /&gt;son chien portait un collierd 'or-&lt;br /&gt;ici , ailleurs , là, partout , &lt;br /&gt;il divaguait au nom de l'éphémère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;comme un vagabond flamboyant ,  &lt;br /&gt;gueux des steppes et des déserts, &lt;br /&gt;derviche , majnûn, illuminé, &lt;br /&gt;pélerin vêtu de poussière&lt;br /&gt;qui ne voulait prendre place &lt;br /&gt;dans l'un ou l'autre monde, &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;même si au nom de l'autre monde&lt;br /&gt;il fut pendu dans celui-ci.</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 13:43:20 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Mort de Mahmoud Darwish</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2626395</link>
            <description>&lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/sad.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/sad.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/sad.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.rue89.com%2Fcabinet-de-lecture%2Fmahmoud-darwich-mort-d-un-grand-poete-et-d-un-grand-palestinien&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/mahmoud-darwich-mort-d-un-grand-poete-et-d-un-grand-palestinien&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour découvrir son oeuvre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fpoezibao.typepad.com%2Fpoezibao%2F2006%2F02%2Fmahmoud_darwich.html&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://poezibao.typepad.com/poezibao/2006/02/mahmoud_darwich.html&lt;/a&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Mon, 11 Aug 2008 16:35:28 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Aurore de Sousa, photographe</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2579938</link>
            <description>&lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/smile.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt;&lt;br /&gt;je vous invite à découvrir le site de cette artiste.&lt;br /&gt;j'ai entre les mains son livre &lt;span style=&quot;text-decoration:underline&quot;&gt;L'Ombre nue&lt;/span&gt; : des photos accompagnées de textes courts de Marcel Cohen &lt;br /&gt;bonne découverte !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fauroredesousa.com&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://auroredesousa.com&lt;/a&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Sat, 26 Jul 2008 10:46:32 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Nibs van der Spuys, Musique !!!!</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2574352</link>
            <description>&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.myspace.com%2Fnibs&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.myspace.com/nibs&lt;/a&gt;  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;@découvrir !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2445//s/i/smilies/thumbs_up.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 12:16:04 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Julien Pebrel , photographe</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2554935</link>
            <description>&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fperso.crans.org%2Fpebrel%2F&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://perso.crans.org/pebrel/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;un site à découvrir...</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 14:08:58 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Dikès</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2549104</link>
            <description>&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.myspace.com%2Fyahiadikes&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.myspace.com/yahiadikes&lt;/a&gt;  &lt;br /&gt;@ découvrir absolumment !!!!!!!!</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Tue, 15 Jul 2008 13:36:52 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Prendre l’actualité au mot / F. SWIATLY</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2510847</link>
            <description>Prendre l’actualité au mot&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un soir où l’on regarde la télévision. C’est un dimanche soir où il fait chaud. On regarde la une ou la deux, qu’importe. On regarde les infos. Le mot généraliste - les infos - que l’on a gardé de l’enfance sans vérifier si cela correspondait encore au contenu. Les infos ou le 20 heures, ce truc très sérieux qui nous ennuyait plus jeune et qui est devenu rituel chez certains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors parfois on y retourne par habitude, moins qu’avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir-là des images de l’incendie du centre de rétention administrative situé à Vincennes. Un endroit où sont enfermées des personnes que l’on soupçonne d’être en situation irrégulière sur le territoire français. Rien d’autre. Des personnes sans papiers que l’on arrache à leur famille, leurs amis et aussi à leur travail parce qu’il manque l’autorisation de séjour, qu’ils obtiennent parfois après plusieurs jours d’enfermement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce qui retient mon attention devant ce reportage et qui justifie un article dans une revue littéraire, ce sont les propos de la correspondante du journal. Postée devant le bâtiment en feu, elle commente l’événement. À un moment elle a une hésitation - c’est bref mais tout à fait audible : ... les déten... les retenus ! Elle a failli dire quelque chose et s’est reprise. Mais on a entendu. On a entendu qu’en France des personnes enfermées dans un lieu surveillé par des policiers ne sont pas des détenus mais des retenus. Quelle merveille le langage. C’est comme un jeu. Dans les prisons il y a des prisonniers, dans les centres de détention il y a des détenus et dans les centres de rétention il y a des RETENUS. CQFD !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a failli utiliser le mot de l’évidence et du ressenti, mais elle l’a abandonné. Renié. Elle ne pouvait pas utiliser ce mot. Elle a utilisé l’autre. Retenu. Celui qui fait sérieux et qu’utilise le ministère de l’Immigration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire dans ses communiqués de presse. Retenu est un mot qui laisse entendre que la personne concernée ne subit rien de grave. Ne dit-on pas pour s’excuser d’un retard avoir été retenu par une réunion, un ami un peu bavard ou un embouteillage. On ne dit pas avoir été détenu par un ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout va bien, vous pouvez dormir tranquille, ce sont simplement des personnes retenues dans un lieu géré par la police et cerné par des murs recouverts de barbelés. Seule entorse au langage officiel, quand les retenus profitent de l’incendie pour s’enfuir, ils s’évadent comme des détenus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il y a aussi que le mot retenu m’était jusqu’à peu étranger ou alors je n’y faisais pas attention. Alors je vérifie sur les sites de la presse nationale. Et pour la plupart le mot est admis. Assimilé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une question de langage qui ne doit pas nous laisser indifférents nous qui prenons la langue au sérieux même quand il s’agit de jouer avec elle. Ce n’est pas un point de détail car nous savons que les mots disent toujours ce qu’ils ont à dire, même lorsqu’ils avancent masqués.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le langage en dit toujours long sur la réalité : retenus, déplacés et autres techniciens de surface... Relire sur remue.net ce qui a été écrit ici et encore ici. Et vérifier que si l’histoire ne se répète pas elle bégaye bien souvent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors une revue littéraire doit dire ce que les mots véhiculent. Doit dire que choisir entre détenu et retenu ce n’est pas qu’une question de syllabe et qu’il est important de prendre l’actualité au mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lire aussi Les étrangers sont parmi nous sur le site de François Bon.&lt;br /&gt;Fabienne Swiatly - 23 juin 2008&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fremue.net%2Fspip.php%3Farticle2777&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://remue.net/spip.php?article2777&lt;/a&gt;</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Mon, 30 Jun 2008 20:56:52 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>musiqueeeeeee Chet NUneta</title>
            <link>http://fr.netlog.com/Melodeona/blog/blogid=2488401</link>
            <description>&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.myspace.com%2Fchetnuneta&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.myspace.com/chetnuneta&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;allez les écouter !!! !</description>
            <author>Melodeona</author>
            <pubDate>Sun, 22 Jun 2008 13:02:35 UT</pubDate>
        </item>
    </channel>
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