http://netlog.com/RIMBOWARRIORDimitriDimitriRIMBOWARRIORhttp://fr.netlogstatic.com/p/tt/039/901/39901632.jpgBelgiqueHainaut Page profil de RIMBOWARRIOR

RIMBOWARRIOR

Trust Garçon - 38 ans, Fontaine-Valmont, Belgique


Flux RSS

Blog 30

Si vous avez un peu de patience, vous découvrirez qu'on peut utiliser les immenses ressources du Web pour perdre son temps avec une efficacité que vous n'aviez jamais osé imaginer.


  • L'humanité par Pierre Desproges



    "J'aime beaucoup l'humanité.
    Je ne parle pas du bulletin de l'Amicale de la lutte finale et des casquettes Ricard réunies.
    Je veux dire le genre humain.
    Avec ses faiblesses, sa force, son inépuisable volonté de dépasser les dieux, ses craintes obscures des Ténèbres, sa peur païenne de la mort, sa tranquille résignation devant le péage de l'autoroute A6 dimanche dernier à 18 heures.
    Il y a en chaque homme une trouble désespérance à l'idée que la brièveté de son propre passage sur terre ne lui permettra pas d'embrasser tous ses semblables et particulièrement Mme Lemercier Yvette, du Vésinet, qui ne sort jamais sans son berger allemand, cette conne.
    C'est un crève-coeur que de ne pouvoir aimer tous les hommes.
    A y bien réfléchir, on peut diviser l'humanité en quatre grandes catégories qu'on a plus ou moins le temps d'aimer. Les amis. Les copains. Les relations. Les gens qu'on ne connaît pas.

    Les amis se comptent sur les doigts de la main du baron Empain, voire de Django Reinhardt, pour les plus misanthropes. Ils sont extrêmement rares et précieux. On peut faire du vélo avec eux sans parler pendant que le soir tombe négligemment sur les champs de blé, et on n'a même pas mal dans les jambes dans les côtes.
    La caractéristique principale d'un ami est sa capacité à vous décevoir. Certes, on peut être légèrement déçu par la gauche ou par les performances de l'A.S. St Etienne, mais la décéption profonde, la vraie, celle qui peut vous faire oublier le goût des grands saint-émilion, ne peut venir que d'un véritable ami. Par exemple, j'ai été déçu hier par mon ami Jean-Louis, qui est pourtant vraiment mon ami, puisque parfois nous ne parlons même pas, même à pied, dans les sentiers de Picardie.
    Je venais de lui apprendre que j'avais acquis une petite chienne. Une bergère. Allemande, certes, mais une bergère.
    Sans prendre le temps de réfléchir pour ne pas me faire de la peine, il m'a dit en ricannant: " Ah bon? Un chien nazi? Tu lui a mis un brassard SS? J'espère qu'elle est pas armée, ta carne?"
    Méchanceté gratuite. Envie gratuite de blesser. Tu sais très bien que tu ne risques rien de cette petite boule de poils. Tu n'es même pas juif. Tu sais très bien que le seul déprédateur, le seul tueur pour le plaisir, la seule nuisance à pattes, se tient sur celles de derrière, afin d'avoir les mains libre pour y serrer son fouet à transformer les chiots en miliciens bavants.
    Me faire ça à moi, Jean-Louis, à moi qui suis ton ami. Et qui te l'ai prouvé, puisque, une fois, au moins, je t'ai déçu moi-même.

    Les copains se comptent sur les doigts de la déesse Vishnou qui pouvait faire la vaisselle en applaudissant le crépuscule. Ils déçoivent peu car on en attend moins, mais c'est quand même important qu'ils pensent au saucisson quand le temps se remet aux déjeuners sur l'herbe et qu'ils viennent se serrer un peu pour faire chaud quand le petit chat est mort, ou pour faire des révérences à l'enfant nouveau. Les bons copains se comprennent à demi-mot. Il règne entre eux une complicité de tireurs de sonnettes qu'entretient parfois l'expérience du frisson.

    Les relations se comptent sur les doigts des choeurs de l'Armée rouge. Mais on sera bien venu de n'entretenir que les bonnes, celles sur lesquelles on peut s'appuyer sans risquer de tomber par terre.
    Quand on n'a pas de glaïeuls, certaines relations peuvent faire très joli dans les soirées mondaines, à condition qu'elles soient célèbres ou stigmatisées de la Légion d'honneur. Il suffit alors de les appeler coco et de les embrasser gaiement, comme si on les aimait, et comme cela se fait dans mon milieu. Le commun ne manquera pas de s'esbaudir.
    Il arrive que certaines relations soient susceptibles de se muer en amitiés, mais le temps n'a pas tout le temps le temps de prendre à temps le temps de nous laisser le temps de passer le temps.
    Parmi mes relations, je compte un ministre en fin d'exercice qui m'a demandé un soir l'autorisation de s'asseoir à ma table, dans un pince-fesses pompeux, pour ne pas être assis à côté de Dalida. C'est devenu une relation. Une camaraderie assez chaleureuse, encore qu'elle ne s'appuie que sur une prédilection commune, un peu futile, pour la bonne chanson française.

    Les gens qu'on ne connaît pas, les doigts nous manquent pour les compter. D'ailleurs, ils ne comptent pas. Il peut bien s'en massacrer, s'en engloutir, s'en génocider des mille et des cents chaque jour que Dieu fait (avec la rigueur et la grande bonté qui l'ont rendu célèbre jusqu'à Lambaréné), il peut bien s'en tronçonner des wagons entiers, les gens qu'on connaît pas, on s'en fout.
    Le jour du récent tremblement de terre de Mexico, le gamin de mon charcutier s'est coupé un auriculaire en jouant avec la machine à jambon. Quand cet estimable commerçant évoque aujourd'hui cette date, que croyez-vous qu'il lui en reste? Etait-ce le jour de la mort de miliers de gens inconnus? Ou bien était-ce le jour du petit doigt?

    Je verrais bien une cinquième catégorie où s'inscrirait, unique, la femme qu'on aime sur le bout des doigts. Parce qu'on la connaît par coeur."

  • Si : Tu seras un homme, mon fils (Rudyard Kipling -1910)


    Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
    Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
    Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
    Sans un geste et sans un soupir ;

    Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
    Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
    Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
    Pourtant lutter et te défendre ;

    Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
    Travesties par des gueux pour exciter des sots,
    Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
    Sans mentir toi-même d'un mot ;

    Si tu peux rester digne en étant populaire,
    Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
    Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
    Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

    Si tu sais méditer, observer et connaître,
    Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
    Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
    Penser sans n'être qu'un penseur ;

    Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
    Si tu peux être brave et jamais imprudent,
    Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
    Sans être moral ni pédant ;

    Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
    Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
    Si tu peux conserver ton courage et ta tête
    Quand tous les autres les perdront,

    Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
    Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
    Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
    Tu seras un homme, mon fils.

    Traduction d'André Maurois (1918)

  • Plaidoyer pour l'arbre

    Ancien Professeur de botanique à l'Université de Montpellier, Francis Hallé est spécialiste de l'écologie des forêts tropicales humides, de l'architecture des arbres, et grand défenseur des forêts primaires.
    De 1986 à 2003, il a dirigé les missions scientifiques du Radeau des cimes sur les canopées des forêts tropicales. Il a découvert que la canopée est une source primordiale de la diversité biologique.
    Dans Éloge de la plante, il soutient que les végétaux et l'espèce humaine ne sont en rien comparables. Les végétaux sont apparus bien avant les hommes et les animaux en général et ils leur survivront certainement. En effet, les animaux (dont l'homme) ont besoin des végétaux pour vivre (alimentation, environnement, etc.) alors que la majorité des végétaux peut très bien se passer des animaux.



    Dans son livre Plaidoyer pour l'arbre paru en 2005, Francis Hallé présente tout ce que l'arbre apporte à l'homme et tire le portrait d'espèces remarquables comme, par exemple, le Durian, l'Eucalyptus ou l'Hévéa.

    Comment l'arbre fait-il l'amour ?

    http://www.dailymotion.com/swf/x5ruhh

  • Le trésor monétaire gaulois de Thuin

    Un trésor de 70 pièces d'or celtiques comme celui de Thuin présente un intérêt archéologique et numismatique exceptionnel, les vestiges de la civilisation gauloise étant peu nombreux, fragmentaires et peu spectaculaires.

    Découvertes fortuitement en 1980 sur le versant sud de la vallée de la Biesmelle à Thuin, les pièces étaient dispersées sur une étendue de trois mètres sur un, à en profondeur de trente à quarante centimètres.

    Dans le passé - en l’absence de véritables banques – nombre d’objets précieux étaient enfouis dans le sol et parfois à la suite du décès soudain de leur propriétaire, ils restaient cachés et oubliés pendant des millénaires.

    Il s'agit de 70 statères appartenant toutes au même type de base.

    D'inspiration grecque, elles étaient utilisées pour le versement de soldes, comme cadeau de la part de chefs gaulois afin d'assurer leur popularité ou leur pouvoir ou encore pour payer les tributs, comme cadeau de mariage ou dépôt religieux.

    Comment étaient-elles réalisées?

    Les monnaies de Thuin pèsent de 5,8 à 6,8 g et contiennent environ 55 % d’or. Le reste de l’alliage est composé de cuivre et d’argent.

    Les monnaies du trésor de Thuin sont frappées et non coulées. La frappe s’effectuait au moyen de deux matrices (appelées coins monétaires) dans lesquelles le décor était gravé au burin. L’ouvrier fixait un des coins dans une enclume et tenait l’autre à la main. Il plaçait une rondelle métallique (le flan) entre les deux coins et tapait avec un marteau pour imprimer le décor dans la monnaie.

    Les flans étaient soit coulés dans un moule, soit obtenus à partir d’un lingot cylindrique que l'on sectionnait.

    Inspiration grecque

    Les Celtes connaissaient les monnaies grecques de part leurs relations commerciales, mais aussi par le biais des mercenaires celtes employés par le monde méditerranéen et les tributs versés par des populations pour les dissuader d’envahir leur territoire. Il n’est donc pas étonnant que les Gaulois ait pris comme modèle, les monnaies qu’ils connaissaient. Représentation abstraite comme la plupart des monnaies de cette époque. Inspirées des monnaies grecques en or émises par Philippe de Macédoine et ses successeurs immédiats (350-400) avant JC. L’avers des monnaies grecques porte toujours la tête d’un Apollon laurée tournée vers la droite. Sur le revers apparaît un aurige conduisant un bige sous lequel se lit le nom de Philippe.

    Ce type de statère a été retrouvé principalement dans le Nord de la France, en Flandre orientale et dans le Hainaut, ce qui correspond au territoire occupé par les Nerviens.


    Statère en or attribué aux Nerviens
    Avers : tête stylisée à droite
    Revers : cheval stylisé avec roue
    Diamètre : 1,8 centimètre

  • Homo Sapiens - Une nouvelle histoire de l'homme

    Un os dans les théories de l'évolution, le sphénoïde !

    Depuis les années 1980, une seule théorie de l'évolution de l'Homo s'est véritablement imposée, l'East Side Story. Le moteur de l'évolution serait une adaptation au milieu par la sélection des mutations les plus intéressantes pour l'espèce.

    Dans le cas qui nous intéresse, le redressement du corps et la bipédie se seraient ainsi développés chez les hominidés, apportant un avantage stratégique : la faculté de voir au-dessus des longues herbes de la savane.
    Depuis les dernières années et les découvertes de Toumaï et d'Abel, la théorie de l'East Side Story est mise à mal. Yves Coppens son auteur, s'est lui-même interrogé sur sa validité en 2003, dans la revue "La Recherche".
    Si la théorie de la savane (autre nom de l'East Side Story) n'est plus aussi prégnante, on recherche toujours pourquoi l'homme s'est redressé et a adopté la bipédie comme moyen principal de locomotion.


    Nouvelle théorie de deux chercheuses françaises (Anne Dambricourt Malassé et Marie-Joseph Deshayes) qui remet en question la précédente:
    Le sphénoïde, un os situé au centre du crâne, jouerait un rôle clef dans l'évolution de notre espèce, et particulièrement dans notre position redressée et la bipédie.
    Se basant sur l'étude des crânes fossiles de nos ancêtres, ainsi que sur le développement actuel de notre espèce, elles décrivent un processus interne d'évolution : l'Inside story !

    L'histoire du sphénoïde sur 60 Ma... (Anne Dambricourt Malassé)
    - 60 Ma les prosimiens, le sphénoïde n'est pas encore fléchi, il est plat.
    - 40 Ma les simiens, le sphénoïde se plie, la base du crâne est légèrement fléchie, les yeux se sont déplacés des côtés du visage vers la face.
    - 20 Ma les premiers grands singes et un sphénoïde qui fléchit
    - 6 Ma les australopithèques et pour la 3ème fois le sphénoïde fléchit toujours dans le même sens
    - 2 Ma le genre Homo, le corps se redresse encore, et notre petit os du crâne se fléchit encore.
    - 150 000 à - 160 000 ans, apparition d'Homo sapiens, 5ème fléchissement, le cerveau se complexifie...


    Nos dents ont de moins en moins de place (Marie-Joseph Deshayes)
    De nos jours, le processus d'évolution continue et chacun d'entre nous peut très simplement en mesurer les conséquences.
    Ainsi la dentition de l'homme présente une instabilité croissante. Il y a une génération, nos parents avaient des problèmes lors de la sortie des molaires qui ne trouvaient pas leur place dans la bouche. La nouvelle génération rencontre le même type de problème lors de l'arrivée des pré-molaires...
    Ce phénomène est de plus en plus fréquent et se rencontre chez 70% des enfants européens, 90% des petits américains et à 95% au Japon.

    Et demain ?
    "Notre processus évolutif serait le résultat d'une logique interne qui aurait conduit nos ancêtres d'il y a 60 millions d'années vers l'homme d'aujourd'hui, et qui nous pousse déjà vers l'homme de demain."
    On peut imaginer que l'homme de demain aura le crâne de plus en plus bombé et une machoire de plus en plus petite...
    En extrapolant, l'homme sera peut être la première espèce à pouvoir modifier ou intervenir sur sa propre évolution...

  • La Voie Spirituelle,l'Etat Transpersonnel



    Par “Voie spirituelle” nous désignons une prise de conscience non dogmatique consacrée à l’étude du monde intérieur, de la mémoire. L’exploration des couches multiples de la vie intérieure et des niveaux de la Conscience s’effectue librement soit sous les conseils d’un guide éclairé, soit par chacun en s’inspirant d’un processus d’attention et d’honnêteté rigoureuse.

    La recherche intérieure est aidée par la pratique de diverses techniques d’expressions corporelles inspirées par une rééducation créatrice considérant l’unité du corps et de l’esprit.

    La spiritualité implique la prise de conscience du rôle destructeur de notre égoïsme et nécessite son dépassement. Elle comporte l’harmonie entre le cerveau, le coeur et les mains, mais elle attire l’ attention sur les limitations qu impose l’activité neuronale du cerveau dans la fabrication des images et de l’égo

    La “Voie spirituelle “ implique l’honnêteté, la non-violence, le détachement, l’art de voir et d’écouter. Elle exclut la violence, la colère, la cruauté, l’exploitation, les abus alimentaires et sexuels, l’avarice, l’orgueil, le mensonge.La qualité de 1’enseignant ou guide est le facteur le plus important de la relation enseignant/élève Les signes distinctifs de l’authenticité d’un guide sont la pureté, le désintéressement, l’humilité, la pleine connaissance de lui-même et surtout l’ouverture au monde intérieur.

    Au cours du début, la Voie spirituelle est simple. Elle le sera toujours. L’élève est informé de l’erreur d’une identification excessive au corps physique. Ce dernier n’est qu’un instrument dont une approche correcte ouvre des possibilités de conscience et d’amour. L’univers a plusieurs dimensions ou niveaux d’énergie : le physique, le psychique et surtout le spirituel. Celui-ci est le plus réel. Le psychique est principalement formé par les champs de mémoires.

    L’aboutissement des voies spirituelles nous ouvre à la priorité de la lumière fondamentale et impersonnelle. En elle se révèle 1’intelligence d’un amour infini. Sa vision ne passe pas par le cerveau. A certains égards nous LA sommes mais nous 1’ignorons encore suite à l’agitation mentale.

    Les voies spirituelles sont réparties sous de multiples formes organisées ou libres. Les Yogas, le Tai Chi, les techniques du Zen ou des Arts martiaux répondent aux suggestions d’un centre psychique de la région ombilicale appelé le « Hara ». Le Comte von Durckheim y a consacré un ouvrage. Rappelons que les instructeurs Zen déclarent “qu’un mouvement pensé est un mouvement raté” La pratique de l’attention non-mentale aide le Hara à se libérer des automatismes corrompus de la pensée. Ceux-ci sont responsables de nos erreurs de jugement et de nos maladresses.

    Les méditations individuelles ou collectives telles la méditation transcendantale, le Japa ou répétition de “mantras” à heures fixes, telles que le “Aum” figurent parmi un ensemble de techniques proposé par les voies spirituelles ordinaires. Celles-ci font également appel à la pratique de la respiration complète, l’omnipénétration de la lumière, la perception intuitive de l’Unité universelle.

    Les “Voies spirituelles “ enseignent le caractère illusoire de notre isolement physique ainsi que la non-séparabilité des êtres et des choses. La peau n’est qu’une séparation optique dont le mental crée de fausses identifications.

    Finalement , les énergies psychiques et physiques n’ont pas la réalité que notre vision superficielle leur accorde. L’apparente substantialité des modes psychiques et physiques résulte de l’interaction réciproque des observateurs et des phénomènes observés dans un processus anthropique d’interaction mutuelle. Aux yeux de l’Eveillé, la réalité nouménale est libérée de tous les attributs familiers que lui confèrent les concepts. Elle est une plénitude d’un autre Amour et d’une autre conscience qui sont autres que les mémoires résiduelles du passé. Telles sont les raisons pour lesquels il est déclaré que l’Eveil est l’Etat Vierge par excellence

    Afin d’éviter une confusion inévitable dans le domaine préalable à l’Eveil; nous suggérons la division arbitraire de deux étapes dans le cheminement vers l’Eveil intérieur. Nous les proposons en dépit du fait que pour l’Eveillé, il n’existe aucune étape. La technique d’expressions utilisée doit provisoirement tenir compte des limites du langage verbal et de l’ouverture de l’état d’écoute que réalise l’étudiant débutant . Nous utilisons pour lui le terme d’ouverture et pour l’humain réalité le terme d’Eveillé. Cet Eveil implique une absence totale d’égo

    Aucun problème actuel, aussi brûlant soit-il dans les domaines matériels ou psychologiques, n’atteint pour être résolu l’intensité d’attention requise pour résoudre adéquatement le “lâcher-prise intérieur »Ainsi que l’écrit Ken Wilber : “ La pratique spirituelle réelle n’est pas quelque chose que nous faisons une demi-heure par jour . Ce n’est pas quelque chose que nous faisons une matinée ou une fois par semaine le samedi. La pratique spirituelle n’est pas une activité parmi d’autres activités. Elle est le fondement de toutes les autres activités, leur source et leur mise en valeur. C’est une consécration prioritaire à 1a Réalité Transcendantale, vécue, respirée, intuitionnée et pratiquée 24 heures sur 24 quotidiennement “ . ( No Boundary, p. 160, éd. Shambhala U.S.A.)

    Pour être révélateurs de leur lumière, les textes de cet essai doivent être écoutés par l’intelligence du coeur . Celle-ci libère le méditant des chaînes de son égo

    En un instant inattendu surgira l’éclair d’une présence ineffable qu’il est sacrilège de commenter. Seul, le Silence est éloquence adéquate à cet évènement

    Robert Linssen (11/04/1911-13/05/2004) a eu toute sa vie une activité considérable de conférencier, écrivain, éditeur, voyageur. Ami de Krishnamurti, David Bohm, Suzuki, il a toujours cherché à unir les enseignements des sagesses orientales (Yoga, T’chan, Zen) avec la physique moderne dans des livres comme « Spiritualité de la matière », « Spiritualité quantique », Science et spiritualité » … Il dirigeait à Bruxelles un Institut où il a fait venir les célébrités du monde entier.

  • Pulp Fiction -Kulte

    [Marsellus a jetté quelqu'un par la fenêtre parce que ce quelqu'un avait massé les pieds de sa femme]
    Vincent : Moi je dis quand on joue avec les allumettes tôt ou tard on se brûle !
    Jules : Pourquoi tu dis ça ?
    Vincent : Bah faut être suicidaire pour masser les pieds de la gonzesse que vient d'épouser Marsellus.
    Jules : Tu trouves pas qu'il a exagéré ?
    Vincent : Il s'attendait p'tet pas à ce que Marsellus réagisse de cette façon là, mais il s'attendait bien à une réaction !
    Jules : Il lui avait massé les pieds ! Masser les pieds c'est que dalle ! Ma mère j'lui masse les pieds !
    Vincent : Nan t'es à coté de la question il faut bien dire qu'il a tripoté la femme de Marsellus quand même ! Alors est-ce que c'est aussi grave que si il lui avait, je sais pas heu... léché la motte... D'accord non... Mais enfin quoi, c'est du même ordre.
    Jules : Ohh ohhh là mon pote j't'arrète, tu déconnes. Masser les pieds et bouffer la chatte d'une gonzesse ça fait deux.
    Vincent : Qui a dit le contraire ! J'te dis que c'est du même ordre !
    Jules : Ah tu trouves que c'est du même ordre toi... Ecoute, peut-être que ta méthode de massage diffère de la mienne, mais je t'assure que toucher les pieds d'une fille et lui glisser la langue dans le sanctuaire des sanctuaires c'est vraiment pas du même ordre ! Et pour soutenir que c'est pareil, faut vraiment être borné. C'est vrai ! Masser les pieds c'est rien du tout !
    Vincent : T'en fait souvent toi des massages ?
    Jules : Pfff ! C't'une blague ! Tu m'demandes si j'fais des massages ? A moi qui suis un vrai spécialiste ?
    Vincent : C'est nouveau ça ?
    Jules : Qu'est-ce que tu crois j'ai une méthode très étudiée tu sais jamais de chatouilles ni rien.
    Vincent : Et tu pourrais faire ça avec les pieds d'un homme ?
    Jules : ... Vas chier.

    Jules : Monsieur Marsellus Wallace, de quoi a-t-il l'air ?
    Brett : Quoi ?
    Jules : De quel pays tu sors ?
    Brett : Quoi ?
    Jules : "Quoi" ? C'est ton pays ça "quoi" ? Fais un effort on parle quelle langue à "quoi" ?
    Brett : Quoi ?
    Jules : La langue bougre de fiotte, est-ce que tu comprends ce que je dis ?
    Brett : Oui.
    Jules : Alors tu comprends ce que je dis.
    Brett : Ouiiiiiiiii !
    Jules : Décris moi Marsellus Wallace ! Hein ?! De quoi il a l'air ?!
    Brett : Quoi ?
    [Jules braque son flingue sur Brett]
    Jules : Dis "quoi" encore une fois ! Dis le encore une fois ! Allez dis "quoi" ! Vas-y répète le ! Je te mets au défi de dire "quoi" une fois de plus, allez dis-le pour voir.
    [...]
    Brett : Il est noir, il est plutôt grand...
    Jules : Et est-ce qu'il a l'air d'être une fiotte ?
    Brett : Quoi ? Qu...
    [BANG Jules tire dans l'épaule de Brett]
    Jules : Est-ce qu'il a... l'air... d'être... une fiotte?
    Brett : Nooon !
    Jules : Alors pourquoi t'as essayé de le baiser quand même Brett ?
    Brett : J'ai pas essayé...
    Jules : Si ! T’as essayé. Si, oh que si t'as essayé Brett. T'as essayé de le baiser et il se trouve que Marcellus Wallace préfère ne baiser qu'avec sa femme Madame Wallas.


    La marche des vertueux est semée d'obstacles qui sont les entreprises égoïstes que fait sans fin surgir l'œuvre du Malin. Béni soit-il l'homme de bonne volonté qui, au nom de la charité, se fait le berger des faibles qu'il guide dans la vallée d'ombre de la mort et des larmes... Car il est le gardien de son frère et la providence des enfants égarés. J'abattrai alors le bras d'une terrible colère, d'une vengeance furieuse et effrayante sur les hordes impies qui pourchassent et réduisent à néant les brebis de Dieu. Et tu connaîtras pourquoi mon nom est l'Éternel quand sur toi s'abattra la vengeance du Tout-Puissant !



    Le capitaine Koons : [...] La voici. Coolidge l'avait sur lui le jour où il s'est fait descendre en volant sur Hanoi. Ton père fut capturé et envoyé dans un camp de prisonniers. Si les Niaks voyaient sa montre, elle lui serait confisquée ! Il le savait. Et pour lui il était clair que cette montre te revenait de droit ! Et pour rien au monde il ne voulait que les Niaks mettent leurs pattes sur ton héritage, le patrimoine de son fils alors il décida de la cacher. Comme il n'y avait pas d'autre cachette il se l'est mise dans l'cul. Fallait avoir du courage pour le faire, se la mettre dans l'cul. Un jour, juste avant que la disentrie le tue il me donna la montre. J'ai alors caché ce vieux bout de métal dans mon anus deux années durant et... Après sept ans d'absence je pus retrouver ma famille. Et aujourd'hui... Cette montre, je suis venu te la donner.

    Butch :
    Fabienne, cette montre c’était celle de mon père. T'as une idée de ce qu'il lui en a couté pour me donner cette montre ? Je te raconterai plus tard mais il en a chié !


    Vincent : Tu veux du bacon ?
    Jules : Non, merci. C'est du porc.
    Vincent : Pourquoi, t'es juif ?
    Jules : Nan, j'ai horreur du cochon. Ca craint c'est tout.
    Vincent : Pourquoi ?
    Jules : Parce que c'est dégueulasse un porc. J'mange pas ce genre d'animal.
    Vincent : Mais l'bacon c'est délicieux ! Un bon jambon c'est délicieux !
    Jules : Mouais, les rats ont p'tet le goût de crème caramel mais comme j'ai pas l'intention d'en manger j'pourrais jamais le savoir. Et puis les cochons il se roulent sans arrêt dans leur merde, même qu'ils la bouffent. C'est dégueulasse. Faut être con pour manger ses excréments.
    Vincent : Hé ben et les chiens ? Les chiens ils les mangent eux.
    Jules : J'mange pas de chien non plus.
    Vincent : Tu penses que le chien est un animal aussi sale que le porc ?
    Jules : J'dirais pas que c'est un animal aussi sale que le porc mais il n'empêche qu'il est dégueulasse. Seulement, le chien a de la personnalité. La personnalité ça change tout.
    Vincent : Si j'comprend bien dans ta logique un porc qui aurait de la personnalité ne serait plus aussi dégueulasse qu'avant, c'est ça le truc ?
    Jules : Ouais, mais pour ça il faudrait qu'il ai un charme fou ton porc. Il faudrait qu'il possède dix fois plus de charme que le cochon de Walt Disney tu vois ce que j'veux dire.

  • 99F -Kulte

    Tout s’achète . L’amour, l’art, la planète Terre, vous, moi. Surtout moi. L’homme est un produit comme les autres, avec une date limite de vente. Je suis publicitaire. Je suis de ceux qui vous font rêver des choses que vous n’aurez jamais. Ciel toujours bleu, nanas jamais moches, bonheur parfait retouché sur Photoshop. Vous croyez que j’embellis le monde ? Perdu. Je le bousille. Tout est provisoire. L’amour, l’art, la planête Terre, vous, moi. Surtout moi.

    Pour moi, tout avait impeccablement bien commencé. L’ambiance était bonne, le Dj excellent, la température agréable, les filles superbes, l’alcool à gogo, la drogue de qualité. Non indégniablement mes 33 premières années ont été parfaitement bien réussies. Mais je ne vais pas travestir la vérité. Je ne suis pas un gentil garçon. Je suis une grosse merde. Un héros moderne quoi. […] Je suis désolé d’être tellement en avance sur vous, mais c’est moi qui vais décider aujourdhui ce qui vous plaira demain. Je me rdrogue à la nouveauté, et l’avantage de la nouveauté c’est qu’elle ne reste jamais neuve longtemps. L’idéal serait que vous commenciez par me détester avant de détester l’époque qui m’a crée. Donc voilà, je me prénomme Octave, Octave Parango. J’ai passé ma vie à vous manipuler comme 75 000 francs par mois. Quand à force d’économie vous réussirez à vous payer la bagnole de vos rêves, je l’aurais déjà démodé. Je suis celui qui pénètre votre cerveau, je jouis dans votre hémisphère droit. Votre désir ne vous appartient plus, je vous impose le mien. Jamais crétin aussi irresponsable que moi n’a été si puissant depuis 2000 ans.

    Ici, au 14 ème étage, c’est mon bureau. Près du radiateur, c’est Calinette, un hamster blond récupéré sur un tournage et à coté de lui, ce teenager attardé, c’est mon Charly. Il est à MOI. C’est MON binôme. Il est directeur artistique, c'est mon D.A ou A.D, Art Director comme on dit dans le métier, parce que ça fait plus, Américain. [...] Comme tous les créatifs de toutes les agences du monde, Mon Charly consacre 89% de son emploi du temps professionnel à l’échange d’images trashs par internet.. Là il sort d’une grande période « mangueur de vomi japonais ».

    Depuis que Sophie t'as quitté, tu tournes en rond dans ton 200m², tu n'ouvres même plus les rideaux et tu n'utilise qu'une seule pièce sur neuf. Le *BIP* de ton micro-ondes rythme tes week-ends, tes plats préparés tu les commandes pas téléphonne, depuis que tu vis seul, tu baises énormément de cassettes vidéos, tu as tout le temps des morceaux de mouchoirs collées au bout des doigts. Etre sans Sophie t'enlaidissait. Il n'y a pas que la drogue qui provoque le manque, c'était plus facile d'avoir un comportement de célibataire attardé quand tu savais que Sophie t'attendait avec amour... Depuis que Sophie t'as largué, rien ne va plus.

    Octave revient de loin. Pour lui la vie sans cocaïne c'est presque une découverte, c'est un peu comme la vie sans télé pour certains, tout est plus lent et on s'ennuie vite. Il se dit que c'est peut être ça le secret qui sauverait le monde, accèpter de s'ennuyer. Pas facile...

  • The big Lebowski -Kulte

    Cette histoire que je vais vous conter se déroule au début des années 90. Exactement au moment de la guerre contre Saddam et les Irakiens. Je le mentionne parce que de temps en temps il y a un homme... je dirais pas un héros... c'est quoi, un héros ? Mais de temps en temps y'a un homme qui... et c'est du Duc que je parle là. De temps en temps y'a un homme... enfin... un homme qui est exactement à sa place. Qui colle parfaitement dans le tableau. Comme le Duc, à Los Angeles. Et mêrme si c'est un feignant, ce qui était le cas du Duc, qui était sans doute le plus grand feignant de tout Los Angeles, ce qui le qualifierait haut la main pour les championnats du monde de la spécialité. De temps en temps, y'a un homme... de temps en temps... y'a un homme... Argh... merde j'ai perdu le fil. Mais... allez, je crois que ça suffit comme présentation.

    Jeffrey Lebowski [Triste] : Qu'est-ce qui fait qu'on est un homme monsieur Lebowski...
    Le Duc : Duc. Heu je sais pas, aucune idée monsieur...
    Jeffrey Lebowski : Est-ce la capacité d'agir toujours à bon escient ? A n'importe quel prix ? Est-ce que c'est ça qui fait qu'on est un homme ?
    Le Duc : Hummm... Oui ça et une paire de testicules.
    Jeffrey Lebowski : Vous plaisantez... mais peut être avez-vous raison...
    Le Duc : Je peux allumer un joint ?

    Le Duc [au téléphone] :
    Oui Walter t'as raison. Y’a un message subliminal dans ce que je dis : VAS TE FAIRE FOUTRE ET MAINTENANT TU ME LACHES s'il-te-plaît.


    [Le Duc s'est fait volé sa voiture, les policiers le questionnent sur la couleur de celle-ci]
    Le Duc : Ah... Oui... Verte. Avec des nuances... marron, brun rouille.

    Walter [Parlant du Vietnam] : Face à des mecs en pyjama noir, des adversaires dignes de ce nom. (...) Qui ont-ils en face aujourd'hui ? Des bouffeurs de dates avec des torchons sur la tête, pas foutu de trouver la marche arrière sur un tank russe. J'appelle pas ça un adversaire.


    Le Chef de la police : Monsieur Treehorn nous a dis qu'il avait été contraint de te faire expulser de sa Garden Party. Que tu étais saoul et que tu importunais tout le monde...
    Le Duc [Défoncé] : Monsieur Treehorn traîte les objets comme des femmes.
    Le Chef de la police : Monsieur Treehorn est un de nos éminents concitoyens, toi tu es que dalle Lebowski. On aime la tranquillité dans notre petite station balnéaire et c'est à moi qu'il appartient de la défendre. Alors j'irais pas par quatre chemins : Je ne tolérerais pas que tu importunes nos concitoyens Lebowski. Ton nom me revient pas, ta gueule ne me revient pas, et je n'ai aucune pitié pour les branleurs de ta catégorie, je les élimine. Je me suis bien fait comprendre ?
    Le Duc [Dans les Vapes] : ... ... ... Je m'excuse, j'écoutais pas



    Le Cowboy : Change rien Duc.
    Le Duc : Ah ça...
    Le Cowboy : Continue de te la couler douce !
    Le Duc : T'inquiète ! Le Duc tient bon !

    Narrateur :
    Vous je sais pas, mais moi ça me réconforte, c'est bon de savoir qu'il est là... Le Duc, à se la couler douce en notre nom a tous.

  • Le Bon, la Brute et le Truand -Kulte



    Le Bon et le Truand sont devant le trésor, le Bon a un pistolet chargé pointé sur le Truand

    Le Bon : Tu vois, le monde se divise en deux catégories : ceux qui ont un pistolet chargé, et ceux qui creusent... Toi tu creuses...

    Le Truand est dans son bain, un homme armé se pointe vers lui

    Homme : Ca faisait un bout de temps qu'on ne s'était pas vus, toutes les fois ou j'aurais eu la possibilité de te descendre, tu n'étais jamais à ma main.
    [On découvre que l'homme a le bras droit coupé]
    Homme : Mais aujourd'hui ça va changer parce que tu es à ma pogne, oui j'ai eu tout le temps d'apprendre à tirer de la main gauche.
    [Il met en joue le Truand, ce dernier tire à travers la baignoire, l'homme est en train de mourir]
    Le Truand : Quand on tire, on raconte pas sa vie...



    Homme : [Au Truand] Dis-donc, toi, tu sais que tu as la tête de quelqu’un qui vaut 2000 dollars ?
    Le Bon : Oui… mais toi tu n’as pas la tête de celui qui les encaissera...

    Le Truand : Tu veux rigoler, hein, Blondin... Tu veux me faire une farce, avoue-le!
    Le Bon : Ça, c’est pas une farce, c’est une corde...

1 2 3

Mots-clés utilisés