SYL2Oh
En ligne Trust Garçon - 45 ans, Aubervilliers, France
- Amis |
- Livre d'or
- | Photos
- | Blog
- | Marques
- | Groupes
- | Vidéos
- | Événements
- | Musique
- | Messages brefs
- | Sondages
- | Liens
- | Applications
Blog 73
Camarades Blogers , c'est ici que je copie tous ce qui m'interpele, y'a pas grand chose, je tapote que d'un doigt,forcément c'est plus long !!!
Allons-y de bon
blogons ,c'est gratuit ou presque... 
-
Oraison du soir
Verlaine et Rimbaud que l'on reconnait à gauche, ont rendu célèbre ce Coin de table, peint par Fantin-Latour en Janvier 1872 (j'y étais !
) .
Rimbaud, qui venait d'immortaliser sa p.i.p.e Gambier dans le sonnet Oraison du soir, méprisait ouvertement Ernest d'Hervilly, modeste poète qu'on voit ici fumer sa p.i.p.e .
ORAISON DU SOIR
Je vis assis, tel qu’un ange aux mains d’un barbier,
Empoignant une chope à fortes cannelures,
L’hypogastre et le col cambrés, une Gambier
Aux dents, sous l’air gonflé d’impalpables voilures.
Tels que les excréments chauds d’un vieux colombier,
Mille rêves en moi font de douces brûlures ;
Puis par instants mon cœur triste est comme un aubier
Qu’ensanglante l’or jaune et sombre des coulures.
Puis quand j’ai ravalé mes rêves avec soin,
Je me tourne, ayant bu trente ou quarante chopes,
Et me recueille pour lâcher l’âcre besoin.
Doux comme le Seigneur du cèdre et des hysopes,
Je pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin,
Avec l’assentiment des grands héliotropes. -
Léon Jouhaux, syndicaliste libertaire d'Aubervilliers
Léon Jouhaux syndicaliste français, né à Paris le 1er juillet 1879 et mort le 28 avril 1954 à Paris. Ouvrier allumettier et syndicaliste de tendance libertaire, il est secrétaire général de la CGT de 1909 à 1947, puis président de la CGT-FO de 1948 à sa mort.
Défendant sans cesse les principes de la charte d'Amiens (1906) qui prônent l'indépendance syndicale vis-à-vis des partis politiques, de l'État et des Églises, il s'oppose aux différentes tentatives de contrôle du syndicat par la SFIO (en 1911) ou par les "bolchéviques" (en 1922). En décembre 1947, face à la mainmise du PCF sur le syndicat, Jouhaux et ses amis (Robert Bothereau, Albert Bouzanquet, Pierre Neumeyer, Georges Delamarre) démissionnent du Bureau confédéral et fondent la CGT-FO pour continuer la « vieille » CGT, fidèle à la charte d'Amiens.
Le 4 août 1914, lors des obsèques de Jean Jaurès, Léon Jouhaux prononce un discours dans lequel il affirme « au nom de ceux qui vont partir et dont je suis, je crie devant ce cercueil que ce n'est pas la haine du peuple allemand qui nous poussera sur les champs de bataille, c'est la haine de l'impérialisme allemand », voulant exprimer ainsi le sentiment de « la classe ouvrière au cœur meurtri ». Jouhaux se résigne alors à rallier la CGT dans l'Union sacrée.
En 1940, il est mis sous résidence surveillée par le régime de Vichy, arrêté par les nazis en novembre 1942. Le 1 mars 1943, il est transporté en voiture au KL Buchenwald où il est installé dans un baraquement réservé et chauffé, à la périphérie du camp proprement dit. Il rejoint Léon Blum, Edouard Daladier et le Général Gamelin arrivés la veille en avion. Un mois plus tard le 1 mai 1943, il est transféré au château d’Itter, non loin du camp de concentration de Dachau, en compagnie du Général Gamelin, de Daladier, de Paul Reynaud, de Jean Borotra et de Marcel Granger. Il obtient l'autorisation de la venue, directement de France, de sa secrétaire et future compagne Augusta Bruchlen qui le rejoint le 18 juin. A ce groupe se joindront, Melle Christiane Mabire, secrétaire et future épouse de Paul Reynaud, Albert Lebrun, André François-Poncet, le Général Weygand et son épouse, Michel Clemenceau (le fils du Tigre), le Colonel de La Roque (chef des Croix-de-feu), d’Alfred Cailleau et de sa femme (famille du Général de Gaulle). L’homme politique anti-mussolinien Nitti et un autre Italien, Georgini, partagent leur sort. Il fut libéré en mai 1945 par les troupes alliées.
À la Libération, Jouhaux est de nouveau secrétaire de la CGT, mais doit partager le pouvoir avec le communiste Benoît Frachon. Face à la mainmise du PCF sur la CGT, il est contraint de démissionner en 1948 et fonde la CGT-FO avec Robert Bothereau et les militants non-communistes de la vieille confédération. Il devient également vice-président de la Confédération internationale des syndicats libres et délégué à l'ONU.
En 1918, Léon Jouhaux présente un projet de Conseil national économique chargé d'examiner tous les problèmes posés par le retour à la paix, et dont le rôle ne serait pas que consultatif. La Constitution de la IVe République du 27 octobre 1946 donne un statut constitutionnel à ce Conseil économique (aujourd'hui Conseil économique et social). Jouhaux en devient le Président dès avril 1947 jusqu'à sa mort en 1954.
Ses nombreux engagements pacifistes lui valurent l'obtention du prix Nobel de la paix en 1951 alors qu'il était président de la CGT-FO.
Contre les gaz !
Son père ouvrier étant devenu aveugle en manipulant du phosphore, Léon Jouhaux oeuvre ensuite pour faire adopter une convention contre l'utilisation des gaz chimiques dans les usines.
Une vocation ?
Issu d'un milieu ouvrier, Léon Jouhaux quitte l'école à onze ans pour travailler dans une usine d'allumettes d'Aubervilliers. Dès l'âge de 16 ans, il adhère au syndicat ouvrier de son usine. -
Ciels de Nuit
C'est au Thibet que pousse les graines des ciels de nuit.
C'est là-bas que les étoiles sont les plus denses, l'obsurité la plus noire, le paradis le plus proche.
Les gens lèvent les yeux et se mettent à pleurer sans raison.
Il arrive parfois que des moines prisonniers se faufilent hors de leur cahute, malgré la menace des représailles, pour s'allonger au sol en silence et contempler les cieux.
Un matin on a ainsi retrouvé un vieux prêtre, dans cette même position, gelé, ses yeux morts fixés sur la voûte céleste.
Il avait écrit deux mots dans la neige à coté de lui : "ATTRAPEZ-MOI"
(texte tiré du roman d'Eliot Pattison "Dans la gorge du dragon", lire la chronique dans le groupe marginaLouPas >http://fr.netlog.com/groups/marginaLouPas/blog/...- )
-
DELOCALISATION ? ? ? C EST LA REALITE
> Voici une petite histoire pas si étrange...
Jean Boudreau a commencé la journée tôt, ayant réglé son réveil-matin (fait au Japon) à 6 heures.
Pendant que sa cafetière (faite en Chine) filtrait le café, il s'est rasé avec son rasoir (fait à Hong-Kong).
Puis il s'est habillé avec sa chemise (faite au Sri Lanka), ses jeans (faits à Singapour) et ses chaussures (faites en Corée).
Après avoir cuit son petit déjeuner dans son nouveau poêlon (fait en Inde) agrémenté de fraises (de Californie)et de bananes (du Costa Rica),
il s'est assis, calculatrice en main(faite au Mexique), pour calculer son budget de la journée.
En consultant sa montre (faite à Taiwan), il a synchronisé sa radio (faite en Chine), puis est monté dans sa voiture (faite au Japon) pour continuer sa recherche d'emploi, entre deux fermetures d'usine
À la fin d'une autre journée décourageante, il décide de se verser un verre de vin (fait en Californie) en écoutant Britney Spears (refaite aux USA!), pour accompagner ses légumes ( produits en Espagne), met ses sandales (faites au Brésil) et allume sa télévision (faite en Indonésie), et puis se demande pourquoi il n'arrive pas à se trouver un job , ici en France...
A faire circuler... -
MEGALOPOLE
Mégalopole ?
par Jacqueline Maire
Ce sont mille villages debout le long des plages
Où s'empilent naïfs dociles et sages
Des voisins anonymes inconscients des ravages
Causés par la gale du ciment sur leurs cages.
De grands cañyons à perte de vue
Loin du Colorado s'étirent en avenues
Produites par un mégagraphe inconnu
Responsable majeur de ces crevasses stériles et nues.
Mégalopole! vivant mégalosaure vorace
Suant le goudron, les drogues et la crasse
Grouillante de types en manque, en chasse,
Prêts à tout, la main sur la culasse.
Mille villages debout yeux grand ouverts
Aveugles au désastre du vide à découvert,
Vide incolore sans bleu ni rouge ni vert
Mégalopole tissée d'acier, ourlée de verre.
Qu'as-tu fait toi, des totems anciens
Qui se dressaient, du passé les gardiens
Mégalithes de bois qui accueillaient les tiens
Au retour de la pêche, totems magiciens?
Qu'est-il advenu des arbres millénaires
Où l'aigle protégeait ses aiglons en son aire,
Qu'est-il advenu des guerriers droits et fiers
Face aux puissantes eaux de leurs lourdes rivières?
Les villages couchés respectaient la nature
Longues maisons de bois, mousse sur la toiture,
Femmes et enfants soignaient la nourriture,
Tissaient les fibres végétales en grandes couvertures.
Les villages couchés fiers de leurs traditions
Vivaient en paix sans la malédiction
Des épidémies, de l'alcool, de la vaccination
En paix, dans l'ignorance de nos bénedictions.
Mais le Blanc est venu par toute l'Amérique
Imposer arrogant son absence de logique
Son immense orgueil et son manque d'optique
Créant Mégalopole hirsute, délirante, pathétique.
Le ciel n'a plus d'oiseaux, mais des hélicoptères
Y vrombissent agaçants comme des mégaloptères.
Les enfants pleurent, les chiens se terrent
Les fusils à lunettes tirent sur les mégaptères,
Pour rien, pour la gloire d'une statistique
Pour un film, une étude, une fête nautique
Par ignorance, par bêtise, par ordre alphabétique
Parce qu'un trophée, Bon Dieu, c'est magnifique!
Mais après tout, il est grandement possible
Qu'un tsunami la prenne un jour pour une cible
Mégalopole prétendument inaccessible:
Pulvérisée, aspirée, engloutie, inaudible!
La mégalomanie disparaitra peut-être
Et c'est alors que l'on verra renaître
Les fougères, les saumons, et réapparaître
La sagesse des Anciens qui veillent ... peut-être.
Jacqueline Maire, Mars 2000.
-
LE CHAT ET LE BOUDDHA
Le Chat et le Bouddha, (Un Conte pour TOUS)
Il était une fois, pas une de plus - pas une de moins,
un homme qui, après avoir visité un monastère bouddhiste, se vit offrir en souvenir un médaillon à l’effigie du Bouddha.
Rentré chez lui, ne sachant trop qu’en faire, il vit passer le chat et eut l’idée de le lui accrocher au cou. Quant à ce chat, il faut bien dire qu’il était particulièrement redoutable et redouté des souris de la maison : il les dévorait à belles dents après avoir joué avec elles - avec un sadisme poussé jusqu’au dernier degré du raffinement de la cruauté (d’ailleurs l’expression « jouer au chat et à la souris » viendrait de là). Patient, rusé, se déplaçant sans le moindre bruit
- transparent ou invisible - tant son art de se dissimuler atteignait la perfection et les souris vivaient dans un état de « stress » permanent qui était chez elles responsable de dépressions nerveuses, suicides et infarctus ! elles n’osaient même plus sortir de leur trou pour chercher leur nourriture et l’on raconte que certaines étaient déjà mortes de faim !
Néanmoins, ces souris étaient très pieuses et priaient beaucoup le Seigneur soit seules, soit en groupe (c’est à cette occasion que sont nés les groupes de prière) pour qu’elles soient débarrassées d’une façon ou d’une autre de ce diable poilu et moustachu qui les terrorisait et les traumatisait. Et à force de prier avec humilité et sincérité, leurs prières finirent par être entendues en « haut lieu » et apparemment exaucées (c’est du moins ce que décréta la grande prêtresse des souris quand elle vit le chat porter le Bouddha autour du cou).
Elle fit alors sonner les cloches, réunit toutes ses ouailles – pardon ses souris - et au comble de l’exaltation mystique, entre deux alléluias, annonça que le miracle tant attendu était enfin arrivé, que leur hydre assoiffé de sang de souris s’était converti au bouddhisme - preuve à l’appui le Bouddha en pendentif - et que de ce fait, il était nécessairement devenu non violent et qui plus est, végétarien. Autant de bonnes raisons pour reconnaître à travers cet événement la manifestation de la Sagesse et de la Bonté divine qui les libéraient d’une façon élégante du monstre (car on peut bien l’avouer ici - dans leurs prières pleines d’Amour envers le Seigneur - elles en étaient venues à souhaiter la mort du chat, ce dont elles se repentaient bien évidemment).
Toujours est-il que « leur calvaire était enfin terminé ! » (la grande prêtresse l’avait proclamé) et qu’ « il fallait maintenant organiser une grande fête de remerciements ».
Le « téléphone souris » fonctionna à la perfection de trou en trou et le soir même, endimanchées, pomponnées, parfumées, le chapelet fraîchement astiqué entre les doigts et le missel sous le bras, la gent souris fut fin prête pour la grand-messe.
Cependant, on n’osait guère s’aventurer hors de son trou (la foi a quand même ses limites) d’autant que le matou trônait en pleine vue au beau milieu du grenier, les yeux clos (ou plutôt mi-clos – à y voir de plus près) .
Aveuglée par la Foi, la grande prêtresse harangua alors ses troupes pacifistes :
Souris de peu de Foi, sortez de vos trous ! venez sans crainte louer le Seigneur et le
remercier pour ce miracle !
Mais personne n’osait toujours avancer … Désignant le chat, elle s’écria encore :
Espèces d’incrédules ! ne voyez-vous donc pas qu’il médite !
Cet argument massue finit par décider la troupe qui s’avança naïvement vers le chat.
Quand toutes furent enfin sorties de leur trou, suffisamment près de lui, le matou tel un fauve bondit et ce fut le plus grand carnage de tous les temps, une vraie boucherie, du sang partout, des tas de cadavres et d’agonisants dans des plaintes horribles – bref, la Saint-Barthélemy des souris !
L’une des rares survivantes qui avait pu se traîner jusqu’à son trou malgré d’atroces blessures - apercevant la grande prêtresse des souris qui avait dirigé fort prudemment les manœuvres, bien à l’abri depuis l’arrière (comme tous les chefs) – lui demanda des comptes.
Immédiatement et d’une voix péremptoire, elle lui donna alors l’explication du désastre :
Ma pauvre ! les temps ne sont plus ce qu’ils étaient ! tout change, quel malheur :
ou les bouddhistes ne sont plus non violents
ou les bouddhistes ne sont plus végétariens
ou pire encore, les deux à la fois !
Contes inspirés d’histoires racontées par Mr Prem Rawat lors de ses Conférences
-
LES MUDRÂS
DES SIGNES POUR EXPRIMER DES FORCES INVISIBLES
LE MOT LUI-MÊME SIGNIFIE "SCEAU" OU "SIGNE", REVELANT L'INTENTION À LA FOIS DE SCELLER ET DE MANIFESTER, AUTREMENT DIT DE "TRADUIRE" PAR DES MOYENS DIFFERENTS
DES MOTS.
En somme, une espèce d'alphabet visuel permettant d'aller à l'essentiel par-delà la parole. Là encore, l'héritage est hindou, l'interprétation varie selon les latitudes, et comme souvent dans le vaste panorama bouddhique, la variante tibétaine a ses singularités. Ces gestes sacrés ont fleurie avec davantage d'exubérance dans les écoles du Grand Véhicule, celles du Petit Véhicule se cantonnant d'ordinaire aux sceaux distinctifs caractérisant des "moments" rigoureusement précis et codifiés de la vie de l'Eveillé.
De cette myriade de gestes, quelques-uns sont à retenir en priorité, car ils permettent l'identification immédiate d'une effigie, en la rattachant à une famille ou a une école.Ils sont d'usage courant dans les rites. Le plus répandus dans l'ensemble du monde bouddhiste, c'est l'anjali-mûdra, les mains jointes à hauteur de poitrine. À la fois salutation et vénération, il est caractéristique des orants et de certaines divinités mineures, mais surtout il demeure aujourd'hui encore la manière par excellence de saluer l'interlocuteur en Inde, en Thaïlande, en Birmanie, au Tibet.
C'est bien entendu la façon la plus courante de rendre hommage à l'Eveillé, en élevant les mains jointes au-dessus de la tête que l'on incline en même temps. Son interprétation religieuse renvoie à la notion cardinale dans le Mahâyâna de Vraie Nature de toutes les choses, de réalisation de L'Eveil qui intègre l'objet et le sujet.
Le dhyâna-mudrâ est largement connu : mains superposées reposant dans le giron du méditant, paumes vers le haut, doigts allongés et pouces se touchant pour former un triangle, c'est le sceau caractéristique de la méditation, de la concentration sur le dharma. Il symbolise évidemment l'Eveil, cet instant privilégié où les contraires sont transcendés et où s'ouvre l'accès à la sagesse omnisciente. Quand le personnage représenté dans cette oeuvre porte un bol, les tibétains l'assimilent au Bouddha de médecine.
Prendre la terre à témoin, c'est- à-dire main gauche sur le genou en position du lotus et main droite pendante tournée vers l'interieur, c'est le geste de Chakyamûni à l'aurore de l'Eveil ; la terre témoigne de son accomplissement spirituel. C'est le bhumiparsha-mudrâ, répandu dans toute l'aire géographique bouddhique. Il indique aussi plus particulièrement une solidarité inébranlable, telle que personnifiée par le Bouddha Akshobhya et le Bouddha historique à la foie indéracinable.
Les deux mains devant la poitrine, pouces et index formant deux cercles qui se frôlent, la paume droite tournée vers l'extérieur et la gauche soit vers le haut soit vers l'intérieur, exprime sans erreur possible le dharmachakra, cest-à-dire la mise en marche de la Roue de la Loi. C'est naturellement le geste distinctif de Chakyamûni, mais aussi de Maitreya le Bouddha à venir, ainsi que parfois d'Amitâbha, celui de la lumière infinie, trés prisé dans toutes les variantes du Mahâyâna.
Le geste dit vitarka-mundrâ est celui de l'enseignement ou de l'explication qui emporte la conviction : main droite dirigée vers le haut,et main gauche vers le bas, également paume vers l'extérieur, avec le pouce et l'index de chacune formant un cercle, renvoyant ainsi à la perfection de la Loi du Bouddha.
Au Tibet, ce mudrâ est également largement caractéristique des effigies de Târâ et des bodhisattvas.
La main dressée, généralement la droite, à hauteur d'épaule, paume ouverte vers l'extérieur, l'autre le long du corps, ou les deux mains faisant ce même geste, offrant protection et bienveillance, tout en marquant sans équivoque l'absence de crainte : c'est l'abhaya-mudrâ, le premier geste de Chakyamûni immédiatement après l'Eveil. On le retrouve surtout chez les bouddhas debout ou en marche, notamment dans les représentations courantes en Asie du Sud-Est. Mais c'est aussi un geste de puissance protectrice ou d'apaisement, qui renvoie à la nécéssité de se libérer de la peur pour avancer sur le chemin de la connaissance. Amoghasiddhi est souvent représenté ainsi.
Le varada-mudrâ traduit l'acceuil, le don, la générosité, la compassion : main droite tournée vers l'extérieur orientée vers le bas, ce geste est souvent associé à l'abhaya-mudrâ|/i] de protection et de sérénité. Il signifie la volonté de se consacrer aux êtres humains et d'oeuvrer à alleger leurs souffrances, afin qu'ils puissent finalement accéder à l'épanouissement de l'Eveil. C'est aussi le sceau réputé exaucer les voeux.
L'iconographie bouddhiste connait de multiples variantes de ces mudrâs, généralement associées à la récitation des tantras et qui induisent, lors des exercices rituels, certains états d'esprit permettant de progresser sur la voie de la recherche intérieur.
Les écoles ésotériques en font un large usage, d'ordinaire strictement codifié par rapport à un Bouddha précis ou une énergie particulière mise à contribution dans la poursuite d'un but déterminé. Certains mudrâs sont à utiliser avec la plus grande précaution, notamment quand ils sont liés à la propitiation des divinités farouches ou terribles, dont les forces redoutables ne sauraient être invoquées à tort et à travers par des chercheurs d'absolu incapables de les maîtriser.
-
Sacré nom d'une p*p* Mr Hulot !
Le 16 avril à 14h.05, une dépêche Reuters annonçait que la RATP (« Aimer la ville ») et la SNCF (aimer le RER
avaient censuré la photo de Jacques Tati en Monsieur Hulot, reproduite sur une affiche annonçant l’exposition qui lui est consacrée par la Cinémathèque française ainsi que par le 104.
La fameuse pipe que « Mon Oncle » tient à la bouche, même éteinte, a hérissé les esprits conformistes (censés avoir donné leur aval à cette idée farfelue) des ci-devants PDG Pierre Mongin et Guillaume Pepy : Métrobus, « le leader européen de la communication dans les transports », qui fait où on lui dit de faire, a donc allègrement chié dans la colle et remplacé le fourneau infernal d’origine par un inoffensif (qui sait
petit jouet dénommé « moulin à vent ».
Une pétition est même en ligne sur le site de la Ligue des droits de l’Homme : oui, Tati serait peut-être un sans-papiers aujourd’hui !
Mais, finalement, on nous prend pour des demeurés, des débiles, avec cette photo falsifiée ? Ne sommes-nous pas capables d’établir la distinction entre une œuvre d’art et une propagande publicitaire ?
Et toutes ces affiches 4 x 3, vues sur les quais du RER pour une marque de bière (« Oser la blonde », « Oser la brune »…), n’était-ce pas une incitation à l’alcoolisme, comme l’image de la pipe au tabagisme ?
Comme l’a bien dessiné Plantu, dans Le Monde de jeudi dernier, à quand l’incrimination, au nom du « politiquement correct », de pédophilie pour M. Hulot qui transporte un enfant innocent sur le porte-bagages de son Vélosolex (un véhicule pollueur, comme le remarque d’ailleurs Libération le lendemain) ?
Alors, allez vite déterrer ce cinéaste et acteur Hulotberlu, présentez-le devant un tribunal et, comme dans le film de Kubrick Les Sentiers de la gloire, faites-le tenir debout avant de le fusiller !
Censeurs d’écrivains, de cinéastes, de metteurs en scène de théâtre, de peintres…, vous êtes sans cesse à l’affût de tout ce qui dépasse, dérange, détonne : votre cerveau roule sur des rails, ne prend jamais un aiguillage vers l’inédit, l’inouï, l’imprévu, l’insolite – l’art enfin.
Vous êtes des comptables rabougris aux manches de lustrine, votre nez sniffe des lignes de chiffres, votre vie est observance religieuse et aveugle des lois (vous ignorez qu’elles peuvent avoir de l’esprit), et vous marchez au pas depuis l’enfance jusqu’à votre tombe creusée aux dimensions réglementaires.
-
Christophe Aléveque fait son show
Dédié à Superpitoufo, l'éternel étudiant
Un peu de détente, d'humour et de musique avec Christophe Aléveque que je redécouvre sur ioutube grace à son compagnon de spectacle, ingénieur du son et guitariste Franck Mermillod qui a de plus laissé une tite bio que vous pouvez lire si ça vous interresse en vous dirigeant sur la 1ière vidéo.
Place aux images et aux rires !
A voire absolument, inédit sur
Christophe Aléveque y Grupo
Zorro . . .Zexcellentissimo ! ! !
La Religion vue par Léveque !
ça vous a plut ? Partagez avec vos amis ! ! !
Possecriptoum :
Je viens de m'inscrire sur ioutube, si vous avez un compte faites moi un coucou et donnez moi kèke tuyaux ! ! !
http://www.youtube.com/user/SYL2Oh -
LE MANTRA SACRE
CETTE LITANIE MILLENAIRE EST A LA FOIS LE SYMBOLE DE LA VIE BOUDDHISTE AU TIBET ET L'EXPRESSION D' UNE MANIERE D'ETRE.
[center
]
Elle a fait l'objet de centaines d'exégèses, de milliers d'interprétations. Les tibétains la prononcent OM MANI PEME HUM, et la traduction la plus simple serait OM JOYAU DU LOTUS HOM. Pour le commun des fidèles, sa récitation incantatoire suffit à assurer son bien-être spirituel pourvu qu'il y mette la sincérité requise. Pour l'adepte avancé, la complexité des significations gigognes de chacun des sons, pris individuellement ou ensemble, dévoile les milles et huit facettes de la réalité - ou de l'illusion.
L'origine de ce mantra est lié à Chenrésig-Avalokiteçvara, le Grand Compatissant. Il est le Protecteur par excellence du Haut~Pays et s'incarne dans le dalaï-lama, qui en demeure envers et contre tous le chef intemporel.
Pour le pratiquant du Vajrayâna ou Tantrayâna, les premières et la dernière syllabes ont la réputation d'être chargées de puissance, et on doit le manier avec une infinie précaution. OM c'est le corps, la parole et l'esprit du disciple, en même temps que ceux d'un Bouddha : elle symbolise leur métamorphose, soit l'accès à l'Eveil. MANI, le Joyau proprement dit, exauce tous les désirs et figure le but suprême auquel on aspire. PEME, le lotus, incarne la sagesse, en particulier celle de la parfaite vacuité. Enfin HUM exprime l'indivisibilité, l'unité indissociable de la méthode et de la sagesse.
En somme, le Grand Mantra tibétain exprime que la pratique d'une voie, par l'union inséparable de la sagesse et de moyens appropriés, peut mener à transformer un corps, une parole et un esprit communs en ceux, parfaitement purs, d'un Bouddha : tout un programme de vie fondé sur la discipline et la réflexion poussée dans ses retranchements ultimes, jusqu'à accéder enfin à la pleine lumère.
Partout sur le haut plateau, la présence du Grand Mantra s'affirme sur les bannières de prière, les pierres gravées au bord des chemins, les inscriptions victorieusement étalées au flanc des montagnes. Le Tibet tout entier se reconnaît dans ces quelques mots qui l'accompagnent d'un temps à l'autre, d'une vie à la prochaine. C'est son miroir magique, sa protection préférée, habitée de l'intérieuret suprême parmi les paroles de pouvoir, puisque ce mantra est indissolublement associé au dalaï-lama