SYL2Oh
Trust Garçon - 45 ans, Aubervilliers, France
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Blog 73
Camarades Blogers , c'est ici que je copie tous ce qui m'interpele, y'a pas grand chose, je tapote que d'un doigt,forcément c'est plus long !!!
Allons-y de bon
blogons ,c'est gratuit ou presque... 
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LE LOTUS
LE LOTUS ; D'OMBRE ET DE LUMIÈRE
OMNIPRESENTE DANS LES REPRESENTATIONS BOUDDHIQUES,LA FLEUR DE LOTUS SEMBLE INDISSOCIABLE DES DIVINITES QUI PEUPLENT CE MONDE OU ETROITEMENT MELEES,
ombres et lumières n'en finissent pas de jouer à cache-cache sur l'Octuple Sentier de l'Eveil. Symbole cardinal, le lotus l'est depuis la nuit des temps védiques indiens : qu'il soit ouvert ou en bouton, blanc, rose, rouge ou bleu, il est associé à un aspect déterminé de l'enseignement, ou de la sagesse, et il en traduit un trait révélateur.
Rappel implicite de la vraie nature de l'homme, le lotus y renvoie par analogie : il a beau naître dans la fange boueuse des étangs assoupis, une fois qu'il a traversé la perfide douceur de l'eau, il jaillit et s'épanouie dans l'air ou à sa surface comme un miracle d'harmonie continuellement renouvelé. La fascination qu'il exerce depuis si longtemps sur l'esprit des hommes a conduit les artistes d'Asie à le choisir comme assise privilegiée des Bouddhas et des Bodhisattvas, tandis qu'il est en même temps l'un des attributs les plus fréquents des divinités protectrices ou bienveillantes. Le Protecteur attitré du Haut-Pays, Chenrésig, est incarné parmi les hommes par son émanation le dalaï-lama, qui porte le titre de Seigneur du Lotus Blanc, cette couleur qui résume en elle toutes les autres symbolisant la perfection spirituelle du Bouddha.
Rose, le lotus est l'apanage de Siddharthà, le Bouddha historique. Rouge, la fleur représente la compassion, ou encore la nature originelle des Bodhisattvas, et est alorsdirectement associé à Avalokiteshvara-Chenrésig, tandis que le lotus bleu, toujours figuré en bouton, est un emblème distinctif de Manjushri, bodhisattva de la connaissance, celui qui est l'image de la victoire de l'esprit sur les sens.

Sa double nature fait parallèlement du lotus un symbole solaire, dans la mesure où les variations de la floraison se déclinent en fonction de la puissance de l'astre. Ses huit pétales stylisées renvoient naturellement à l'Octuple Sentier, et il accompagne les tibétains dans la psalmodie en solitaire, il peut symboliser le Bouddha lui-même, voire le double aspect, masculin et féminin, de la divinité : entre la corolle et la tige, il y a une complicité qui est aussi une complémentarité, comme sont complémentaires l'ombre et la lumière qui sculptent les creux et les bosses de l'existence quotidienne.
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30ans de civilisation et quel changement ! ! !
Reçu par courriel
La peur considérée comme un obstacle au changement est un concept qui paraît aller de soi . . .
> Scène : Tu dois faire un voyage en avion
> > > Année 1979 : Tu voyages dans un avion d'Air France, on te donne à
manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout servi par de belles
hôtesses de l'air et ton siège est tellement large qu'on peut s'asseoir à
deux.
> > > Année 2009 : Tu entres dans l'avion en continuant de t'attacher le
ceinturon qu'on t'a fait retirer à la douane pour passer le contrôle, tu
t'assois sur ton siège et si tu respires un peu trop fort tu mets un coup de
coude à ton voisin. Si tu as soif, le steward t'apporte la carte et les prix
sont ahurissants, et tu ne protestes pas, sinon quand l'avion atterrit, on
t'emmène à la douane et on te mets un doigt dans le cul pour savoir si tu
n'as pas caché de la drogue.
Scène : Michel doit aller dans la forêt après la classe, il montre son
couteau à Jean avec lequel il pense se fabriquer un lance pierre.
> > > Année 1979: Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a
acheté pour aller s'en acheter un pareil.
> > > Année 2009: L'école ferme, on appelle la gendarmerie, on emmène Michel
en préventive. TF1 présente le cas aux informations en direct depuis la
porte de l'école.
> > > Scène : Discipline scolaire
> > > Année 1979: Tu fais une bêtise en classe. Le prof t'en colle deux. En
arrivant chez toi, ton père t'en recolle deux.
> > > Année 2009: Tu fais une bêtise. Le prof te demande pardon. Ton père te
demande pardon et t'achète une moto.
> > > Scène : Franck et Marc se disputent et se flanquent quelques coups de
poing après la classe.
> > > Année 1979: Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la
main et ils sont copains pour toute la vie.
> > > Année 2009: L'école ferme. TF1 ouvre son 20 heures sur la violence
scolaire, France Soir en fait sa première page et écrit 5 colonnes sur
l'affaire.
Scène : Eric casse le pare brise d'une voiture du quartier, son père sort le
ceinturon et lui fait comprendre la Vie.
> > > Année 1979: Eric fera plus attention la prochaine fois, grandit
normalement, fait des études, va à la fac et devient un excellent homme
d'affaire.
> > > Année 2009: La police arrête le père d'Eric pour maltraitance sur un
mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa
sœur, que son père abusait d'elle et à le faire mettre en prison.
> > > Scène: Jean tombe en pleine course à pied, se blesse au genou et
pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le
réconforter.
> > > Année 1979: En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la
course.
> > > Année 2009: Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se
retrouve au chômage et est condamnée à 3 ans de prison. Jean va de thérapie
en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à
l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils
gagnent les deux procès. La prof, au chômage et endettée, se suicide en se
jetant d'en haut d'un immeuble.
> > > Scène: Relations courantes entre un père et son fils
> > > Année 1979: Je demande de l'argent à mon père pour sortir.
> > > Année 2009: Mon père me demande de l'argent pour couvrir son compte en
banque.
> > > Scène : Arrive le 28 octobre.
> > > Année 1979: Arrive le jour du changement d'horaire d'été à l'heure
d'hiver. Il ne se passe rien.
> > > Année 2009 : Arrive le jour du changement d'horaire d'été à l'heure
d'hiver. Les gens souffrent d'insomnie et de dépression.
> > > Scène : La fin des vacances.
> > > Année 1979: Après avoir passé 15 jours de vacances en famille sur la
côte dans une caravane tractée par une 403 Peugeot, tu rentres à la maison.
Le lendemain tu repars au boulot et il ne se passe rien.
> > > Année 2009: Les vacances terminées, de retour de Tahiti, voyage
organisé tous frais inclus, les gens souffrent d'insomnie et de dépression.
> > > Conclusion: On est devenu des chochottes. On ferait mieux d'être un
peu plus normaux et dire aux médias qu'ils arrêtent de faire du
sensationnel.
D'accord ou pas, y'a du vrai là-dedans !
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LE DALAÏ-LAMA
Incarnation de la divinité sur Terre, ou l'accomplissement de l'être
0CéAN DE SAGESSE, INCOMPARABLE MAÎTRE, YéSHé NORBÛ OU JOYAU-QUI-EXAUCE-TOUS-LES-DéSIRS, PRéCIEUX VICTORIEUX ou Gyalwa Rimpoché, Seigneur du Lotus Blanc, ou tout simplement Kundûn,la Présence : autant de titres parmi beaucoup d'autre évoquant à la fois la puissance, la connaissance, la bienveillance et la compassion, dont les tibétains se servent pour désigner le plus illustre d'entre eux, le plus révéré aussi, le dalaï-lama.
Être d'exeption longtemps entouré de légendes et de mystères, le quatorzième de la lignée, actuellement titulaire reconnu mais exilé du Trône du Lion, Tenzi Gyatso aura eu la lourde tâche d'être, pour son peuple, le guide spirituel à une époque d'épaisses ténèbres et le chef temporel à un tournant de l'histoire marqué tant par la dur épreuve de l'occupation étrangère que par la nécessité de l'ouverture du pays à l'extérieur et à la modernité. Et s'il est aujourd'hui un symbole particulièrement connu du bouddhisme tibétain à travers le monde, c'est bien ce moine au regard perçant et au sourire contagieux qui représente, aux yeux de l'opinion internationale, aussi bien sa foi vivante que le Tibet lui-même menacé dans sa survie. Quoiqu'il en soit, les tibétains de l'exil comme de l'intérieur du pays persistent à reconnaître en lui leur seule autorité spirituelle et temporelle. L'institution historique du dalaï-lama s'enracine dans la notion, fondamentale pour le bouddhisme, de réincarnation : tout être, quel qu'il soit, porte en lui le germe de l'éveil et finira par y accéder, même son cheminement doit se prolonger dans le temps. D'où l'impérative nécessité de la ronde des naissances pour y parvenir. Certains cependant sont plus habiles que d'autres, et à force de travail assidu sur eux-mêmes, y arrivent plus rapidement. Au fil de vies successives, ils s'affirment, devenant ainsi capables de choisir sous quelle forme revenir parachever ce devenir. C'est l'apanage d'un petit nombre, que les tibétais appellent des tulkus [littéralement "corps de transformation"], soit des réincarnations de maîtres qui reviennent dans un corps renouvelé afin de mener à terme la tâche qu'ils se sont assignée antérieurement.
Cetta tradition s'est affirmée au Tibet au XIIIième siècle avec la découverte du deuxième karma-pa, chef de l'école kagyü, et s'est ensuite confirmée pour d'autres grands maîtres, assurant ainsi la pérénnité de la transmission des savoirs de génération en génération, mais aussi une continuité souvent mise à l'épreuve. La lignée dite des dalaï-lamas est plus tardive. Elle remonte au XVIième siècle, dans la foulée de l'affirmation de l'ordre des Geloug-pa fondé par le réformateur Tsong-Khapa. Mais le titre lui-même qui signifie "Maître à la sagesse plus grande que l'océan" (ou Océan de sagesse), vient de talé-lama, attribué par le prince mongol Altan Khan à son maître spirituel Sonam Gyatso. Ce dernier, alors à la tête de l'école des bonnets jaunes, l'accorda rétrospectivement à ses deux prédécesseurs dont le premier Gedun Drup (1391-1475) avait été l'un des plus proches disciples de Tsong-Khapa.
C'est alors avec le Grand Cinquième Lobsang Gyatso (1617-1682) que se combineront inextricablement les pouvoirs spirituel et temporel afin de s'imposer sur la scène nationale tibétaine jusqu'à l'invasion chinoise de 1949/1950. La tradition des tulkus perdure dans l'exil, en dépit d'obstacles engendrés par les conditions particulières du moment, comme en a témoigné le différend qui a éclaté en 1955 entre le dalaï-lama et le gouvernement de Pékin à propos de la réincarnation du panchen-lama, deuxième hiérarque religeux du bouddhisme tibétain, dont le sort est étroitement lié à celui du dalaï-lama, donc à l'avenir même du Tibet.
Nul doute qu'aux yeux des tibétains, le dalaï-lama est un être tout à fait à part. La tradition, son éducation, son charisme, son pouvoir, son érudition et la vénération dont il est entourée en font certe un être d'exception, mais il y a aussi autre chose : cette subtile alchimie d'un échange ininterrompu entre les siens et lui. Pour eux, non seulement il est le Protecteur, incarnation du bodhisattva de la compassion infinie, il est également la personnification d'un pays perdu et le gage de sa pérénnité, la promesse d'un retour.
Force est d'ailleurs de constater que la vie de Tenzin Gatso, reconnu quatorzième dalaï-lama à l'age tendre de deux ans et demi dans une modeste ferme du village de l'Amdo (à l'Est du Tibet, aujourd'hui incorporé à la province chinoise du Qinghai),n'a rien de banal. "Simple moine bouddhiste" comme il se définit lui-même, il n'en est pas moins un personage charnière de l'histoire contemporaine dont le rôle sur la scène internationale a été reconnu par la consécration en 1989 du prix Nobel de la paix.
Né le cinquième jour du cinquème mois de l'an du Cochon-de-Bois selon le calendrier lunaire (6 juillet 1935) au village de Takster, le quatorzième dalaï-lama a été reconnu par une mission de hauts dignitaires religieux, puis ramené à Lhassa en octobre 1938 et intronisé en 1939 sur le Trône du Lion. Le bambin turbulent commence alors une formation rigoureuse et quasiment solitaire sous le regard vigilent de ses deux tuteurs, exceptionnels érudits. Mais au-delà du formidable rempart himalayen, les événements se précipitent, la lutte est acharnée pendant la Seconde Guerre mondiale. Des empires meurent, des pays naissent et la Chine est déchirée ente nationalistes et communistes. Mao et ses troupes prennent finalement le dessus et le nouveau pouvoir qui s'instale à Pékin en 1949 annonce aussitôt de "libérer le Tibet". Ce qui se traduit rapidement par l'invasion et l'occupation militaires, une mainmise qui monte encore en puissance . . .marquée en 1959 par une révolte populaire antichinoise noyée dans le sang. De là date également l'exil du dalaï-lama et d'une cetaine d milliers de tibétains essentiellement réfugiés en Inde,mais aussi disséminés sur tous les autres continents.
Pour Tenzin Gyatso,ces années d'épreuves lui ouvrent le monde sans qu'il oublie un seul instant ce qu'il considère comme sa mission essentielle en ces temps diffciles pour son peuple et son pays : sauver le Tibet et sa grande civilisation, veiller à sauvegarder ses richesses spirituelles et son patrimoine singulier .
Ayant renouer en quelque sorte avec la séculaire tradition du moine errant, le dalaï-lama n'est sans doute pas un pélerin tout à fait comme les autres. Certes, il est conscient qu'il y a encore bien es pierres à ôter du chemin, mais l'attention qu'il éveille chez ses interlocuteurs, l'écoute qu'il suscite et les réponses qu'il propose aux questions qui se posent à notre monde l'encouragent à persévérer dans son espoir de rentrer un jour chez lui et dans sa non-violence déterminée.
Interrogé sur son propre avenir, le dalaï-lama répète à l'envie qu'il n'est qu'un homme, comme l'était le Bouddha, et que c'est vers ses semblables, les autres humains, vers leurs souffrances, que vont sa compassion et sa compréhension profonde. "Nous sommes en visite, dit-il, des touristes qui font des expériences, nous ne faisons que passer. Sans tolérance ni dialogue, nous nous rendons nous-même la vie invivable, et de plus nous dénaturons notre environnement. Alors que nous aurions juste un petit effort à accomplir pour rendre notre monde plus vivable à tous, libéré de la violence qui le ronge et détruit tout".
Et de poursuivre: "Le Tibet peut parfaitement se concevoir sans dalaï-lama : il a fort bien vécu longtemps avant que l'institution n'existe en tant que telle, et en théorie, c'est tout à fait possible. Les institutions humaines passent, qu'elles continuent ou non est affaire de circonstances. Dans l'absolu, leTibet, sa nation, sa culture et même le bouddhisme sont tout à fait pensables sans dalaï-lama.Pour l'instant, le dalaï-lama est un symbole, un symbole du Tibet. C'est pourquoi il est important. Plus tard, dans trente ou quarante ans, je ne sais pas : tout change. Au demeurant, des êtres possédant toutes les qualités requises pour être dalaï-lama, il y en a toujours. L'incarnation d'un Bouddha ou d'un bodhisattva continue de se manifester quoi qu'il arrive, et pas seulement sous forme humaine . . ."
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C H A N O Y U , la cérémonie du Thé
Ce que les Occidentaux appellent « cérémonie du thé » se nomme au Japon chanoyu. Le mot signifie littéralement « eau chaude du thé ».
Lors d'un chanoyu, on sert un thé vert, le matcha. C'est un thé en poudre battu, et non pas infusé. Il peut être épais (koicha) ou léger (usucha).
La salle de thé (cha-shitsu) où se déroule un chanoyu est le lieu d'exposition privilégié de nombreux arts japonais.
Depuis le XVI-ième siècle, le chanoyu a été le principal inspirateur et émulateur de la céramique, de la calligraphie, de l'art du laque, des jardins et de l'architecture. Avec le zen auquel il est intimement lié, il est donc à l'origine même du génie artistique national.
Mais selon Kakuzo Okakura, il est d’abord « une méthode de réalisation personnelle » (Le Livre du thé, 1906). A l’origine, il a été pratiqué par les moines zen et il continue de l’être aujourd’hui. On le nomme alors chadō (voie du thé). Au fil du temps, pour la plupart de ceux qui s'y consacrent, le chanoyu est devenu une pratique socio-culturelle profane située au confluent de plusieurs arts traditionnels. Mais du fait qu’à certaines époques le chadō a été pratiqué par de grands samurais parallèlement au bushidō (voie des guerriers) pour se préparer au combat, il a aussi souvent été associé à l’idéologie ultranationaliste de l’époque moderne.
Contraste, contradiction ou usage détourné du rituel ? Dans ses principes mêmes, le chanoyu est censé apporter la sérénité (jaku) et œuvrer pour l'harmonie et la paix (wa), mais il a été utilisé pour se préparer à la guerre...
Par son ouverture sur les arts et sur la nature, par son esthétisme raffiné et la sérénité qu’il procure, mais aussi par son formalisme, la précision et l’extrême rigidité de ses codes, son caractère religieux ou philosophique pour certains, essentiellement profane pour d'autres, ce qu'on peut estimer sa tension entre la paix et la guerre et somme toute par les étonnants contrastes qui lui sont liés, le rituel du thé reflète très fidèlement l’esprit japonais.
« Le Japon est le pays où le contraire est vrai », écrivait fort justement Robert Guillain, grand reporter de l'Agence Havas au Japon pendant la Seconde Guerre mondiale, puis correspondant permanent du Monde à Tōkyō.
Nobuko Matsumiya et la voie du thé
Nobuko Matsumiya étudie le chanoyu de l'école Urasenke depuis 1970 et elle suit la voie du thé en pratiquant seule, chez elle.
En 1989, Sen Sōshitsu XV Hōunsai, précédent grand maître de l'école, lui attribue le « prénom de thé » (chamei) de Sōyō. Sōyō signifie d’abord « Ancêtre de l'Occident » ou « Ancêtre de l’Océan » (Sō = ancêtre, Yō = occident ou océan). Un second sens est celui-ci : le premier idéogramme (Sō) marque la filiation spirituelle directe et la transmission de la connaissance au disciple par le grand maître (Sō est contenu dans Sōyō comme dans Sōshitsu). Selon la tradition, l’attribution d’un prénom de thé atteste de la transmission du secret de la pratique (gokui).
Avant de s'établir en France, Nobuko Matsumiya enseignait le chanoyu à Kyōto à titre privé. Elle se consacre désormais à le faire connaître en Europe par l’enseignement et le spectacle.
Et dans le chanoyu ci-dessous, une convivialité au-delà de toute espérance...
Au Japon, l'importation du thé vert en poudre en provenance de Chine commence vers la fin du XII-ième siècle. Il obtient rapidement un franc succès chez les aristocrates et parmi les moines zen. Ces derniers s'en servent durant les séances de zazen pour lutter contre le sommeil. Mais on l'utilise surtout comme remède à des maux divers car il est très cher.
Sous les shōguns Ashikaga, au XIV-ième siècle, le matcha est cultivé au Japon et il est utilisé parmi les classes citadines qui en font le centre d’un jeu de société appelé tōcha. Les joueurs doivent goûter plusieurs variétés de matcha et deviner leurs régions de production. Des prix sont attribués aux gagnants. Ce jeu connaît une telle vogue qu'il favorise le développement des plantations. Dans la région de Kyōto, celles des environs du village d'Uji deviennent les plus réputées. Elles le demeurent aujourd'hui.
Par la suite, le tōcha va évoluer. II ne s'agira plus de réunions ludiques, mais où l'on appréciera des calligraphies, des céramiques, des laques, des peintures, des poèmes chinois, etc. Cet aspect des rencontres de thé favorisera aussi plus tard l’essor du propre génie artistique japonais. On peut dire que ce qui deviendra le chanoyu est « la mère » de nombreux arts japonais, y compris l’art des jardins, des bambous et l'architecture, qu’elle soit intérieure ou extérieure.
Vers la fin du XV-ième siècle, un prêtre zen nommé Shukō Murata invente un premier rituel : le wabicha (thé de la tranquillité). Les croyances sont alors clairement mêlées à la pratique. Le wabicha est réputé s’inspirer du bouddhisme zen, mais il emprunte aussi aux cultes animistes de la nature et à leurs rites de purification.
A Osaka, durant la période de Momoyama (seconde moitié du XVI-ième siècle), un riche marchand nommé Sen-no-Rikyū enseigne le wabicha au Taikō (Généralissime) Toyotomi Hideyoshi, le véritable maître du Japon de l'époque. Sen-no-Rykyū codifie alors le chanoyu tel qu'il est toujours pratiqué aujourd'hui. Il le dote surtout de ses trois grands principes : wa (l’harmonie ou la paix), kei (le respect) et sei (la pureté) qui doivent conduire à jaku (la sérénité).
Mais en 1591, Toyotomi ordonne à Sen-no-Rykyū de se faire hara-kiri – pour des raisons d'ailleurs obscures dont on ignore si elles sont liées ou non au chanoyu. Ce drame est le thème du fameux roman de Yasushi Inoué (1907-1991), Le maître de thé, dont deux films ont été tirés : Mort d’un maître de thé et Rikyū.
Plusieurs décennies après la mort de Sen-no-Rykyū, pendant l’ère d’Edo (dynastie des shōguns Tokugawa, 1603-1868), ses arrière-petits-fils reprennent son héritage. Son enseignement se scinde alors en trois écoles, toutes trois situées à Kyōto dans la maison même de ses descendants. Et chacune de ces trois écoles est dirigée par l'un des trois frères : l'école Omotesenke qui signifie littéralement « Maison de Sen de devant », l'école Urasenke, « Maison de Sen de derrière » et l'école Mushanokōjisenke, « Maison de Sen de Mushanokōji » ou, en français : « Maison de Sen de la rue des samurais ».
Ces trois écoles demeurent aujourd’hui les plus réputées du Japon. Et l'un des trois descendants directs de Sen-no-Rykyū, M. Sen Sōshitsu Zabōsai, est le grand maître de l'école Urasenke depuis 2002. Il est aussi parent par alliance de l’empereur Akihito. Il est connu des Japonais sous le nom de Sen Sōshitsu XVI. Les grands maîtres d'Omotesenke et de Mushanokōjisenke, descendent eux aussi directement des deux autres arrière-petits-fils de Sen-no-Rykyū. -
Le Noël des enfants noirs
Le Noël des enfants noirs
Paroles et Musique: Charles Trenet 1956
© Editions Raoul Breton
Les petits Noirs d'Afrique
Ont le même Bon Dieu que nous
Ils lui chantent les mêmes cantiques
Tout comme nous à genoux
Et vers la fin décembre
Tout comme nous ils regardent le ciel
Jusqu'à ce qu'ils voient descendre
Dans la nuit le Père Noël
Ils se souviennent d'Hérode
De ce roi qui fut si méchant
Aussi jamais ils ne rôdent
A travers les bois et les champs
Ils restent comme des images
Eblouis devant la crèche
En attendant les Rois Mages
Devant Jésus sur la paille sèche
Ils savent mais ils s'en fichent
Que les plus jolis joujoux
Iront aux enfants des riches
Mais ils sentent là sur leur joue
La caresse d'un ange qui passe
Et qui leur donne un baiser
En leur disant : "Y a d'la place
Au ciel tu pourras t'amuser"
Mais une chose les tourmente
Ils en parlent souvent à mi-voix
C'est comme un rêve qui les hante
Et leur met le cœur en désarroi
C'est un mystère qu'on n'explique jamais
Pensent-ils tout tremblants
Pourquoi sur la terre d'Afrique
Le Bon Dieu est-il blanc ?
Pourquoi... ? -
Tu t'aperçois que tu vis en 2008 quand :
>
1. Par accident, tu tapes ton mot de passe sur le micro-onde ;
>
2.. Ça fait des années que t'as pas joué au solitaire avec des vraies cartes ;
>
3.. T'as une liste de 15 numéros de téléphone pour joindre une famille composée de 3 personnes ;
>
4.. T'envoies un mail à ton collègue qui a le bureau juste à côté du tien ;
>
5.. T'as perdu le contact avec tes amis ou ta famille parce qu'ils n'ont pas d'adresse e-mail ;
>
6.. T'arrives chez toi après une longue journée de travail et tu réponds au téléphone comme si tu étais encore au bureau ;
>
7.. Tu fais le zéro sur ton téléphone de la maison pour prendre la ligne ;
>
8.. T'es au même poste de travail depuis 4 ans mais t'as déjà travaillé pour trois entreprises différentes ;
>
10. Toutes les pubs télé ont une adresse Web en bas de l'écran ;
>
11. Tu paniques si tu sors de chez toi sans portable et tu fais demi-tour pour le prendre ;
>
12. Tu te lèves le matin et la première chose que tu fais c'est d’allumer ton ordinateur avant même de prendre ton café ;
>
13. Tu inclines ta tête sur le côté pour sourire ;
>
14. T'es en train de lire ce texte et tu acquiesces et souris ;
>
15. Encore pire, tu sais déjà à qui tu vas renvoyer ce message ;
>
16. T'es trop occupé pour t'apercevoir qu'il n'y a pas de numéro 9 dans cette liste ;
>
17. A l'instant, tu viens de re-parcourir le message pour vérifier qu'il n'y avait pas de numéro 9 dans la liste...
>
ALORS, SUIS CE CONSEIL :Lorsque ton travail t'ennuie,
>
que tu es au bord de la dépression,
>
que vraiment plus rien ne va comme tu le voudrais au travail,…
>
fais ceci : en sortant du travail arrête-toi à la pharmacie,
>
achète un thermomètre rectal Johnson & Johnson
>
(seulement cette marque-là) ;
>
ouvre la boîte du thermomètre rectal et lis les instructions…
>
Tu trouveras cette phrase quelque part :
>
Chaque thermomètre rectal Johnson & Johnson a été testé personnellement à notre usine.
>
Alors, maintenant, ferme les yeux et répète 5 fois à voix haute :
>
je suis heureux[se] de ne pas travailler
>
au contrôle de la qualité chez Johnson & Johnson.
>
ET VOILÀ, ÇA Y EST, TU RIGOLES…
>
>
Allez, renvoie ceci à tes amis, t'en meurs d'envie !!!
>
Et rappelle-toi toujours qu'il y a des jobs plus merdiques que le tien.
>
Et vive la retraite !
Demain, j'arrête . . .
-
Recettes tibétaines
Au cours des siècles, le Tibet a subi un certain nombre d'influences étrangères (Inde, Chine, Perse, Asie centrale) qui ont marqué sa cuisine.
Au Tibet, trois grands groupes de produits sont à la base de l'alimentation. Il y a d'abord les céréales (orge, blé, riz, millet...), la viande (yack ou boeuf, volaille et mouton, principalement) et les produits laitiers. On trouve également d'autres produits (légumes, épices, herbes aromatiques, etc.). quant aux poissons, ils sont utilisés avec parcimonie...
Même si le bouddhisme interdit de tuer, la viande est consommée de façon habituelle. Elle peut être consommée séchée ou bouillie, cuite directement sur la flamme, sautée, à l'étouffée ou hachée avec des épices.
Parmi les légumes les plus consommés, figurent les navets, les radis-raves, le chou (consommé en saumure), la pomme de terre (arrivée au Tibet à la fin du XVIIIe siècle) et quelques champignons locaux.
Côté épices, on trouve du poivre, de la coriandre, du carvi et du fenugrec. Le sel qu'on utilise au Tibet est récolté au printemps, sur les immenses lacs salés du pays. D'autres épices sont importées d'Inde, du Népal ou de Chine.
Le thé (principalement venu de Chine) est le breuvage le plus populaire du Tibet. On le consomme notamment salé, avec du beurre et du lait.
Thé au beurre tibétain
Boisson nationale du Tibet, le thé au beurre (souvent rance) a tendance à dérouter au premier abord. Pour l'apprécier, mieux vaut penser que l'on boit du bouillon...
Ingrédients
7 tasses d'eau
1 c. à s. de thé
1 tasse de lait
1/3 de tasse de beurre
1 à 3 c. à c. de sel
Préparation
Faire bouillir l'eau dans une casserole.
Ajouter le thé et le lait, porter à ébullition.
Ajouter le beurre et le sel, laisser bouillir pendant 2-3 minutes.
Battre à la main ou dans un mixeur jusqu'à formation d'une mousse.
Verser dans une théière chauffée et servir.
Le riz, assez largement consommé, est également utilisé pour les menus de fête (où l'on déguste notamment un riz sauté aux fruits secs appelé Shing-tog sham-po.
Recette Tibétaine du bonheur
Le bonheur ne se trouve pas
avec beaucoup d'effort et de volonté
mais réside là , tout près ,
dans la détente et l'abandon.
Ne t'inquiète pas , il n'y a rien à faire.
Tout ce qui s'élève dans l'esprit
n'a aucune importance
parce que n'a aucune réalité.
Ne t'y attache pas.
Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul ,
s'elever et retomber , sans rien changer ,
et tout s'évanouit et recommence à nouveau , sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empeche de le voir.
C'est comme un arc-en-ciel
qu'on poursuit , sans jamais le rattraper
Parce qu'il n'existe pas , qu'il a toujours été là
et t'accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises ,
elles sont comme des arc-en-ciel.
A vouloir l'insaisissable , on s'épuise en vain.
Dès lors qu'on relache cette saisie ,
l'espace est là , ouvert , hospitalier et confortable.
Alors profites-en. Tout est à toi , déja. Ne cherches plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable l'éléphant
qui est tranquillement à la maison.
Rien à faire
Rien à forcer
Rien à vouloir
Et tout se fait tout seul.
Guendune Rinpoché
Au Tibet il est possible de préférer le chang, un alcool à base d'orge...mais les conditions climatiques ne sont pas tout à fait les mêmes qu'ici et le yak qui tire la carriole connaît bien le chemin de la maison.
En tous cas il convient de souhaiter " Souzi nyabo nyango "...bon appétit !
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Deux araignées australiennes
Dans la première enquête de l'inspecteur Harry Hole; " L'homme chauve-souris" de Jo Nesbo, j'ai découvert 2 spécimens d'araignées locales . . .
La Mouse Spider
Le genre Missulena est l'un des trois qui constitue la famille des Actinopodidae qui rassemble des araignées mygalomorphes rencontrées en Australie, Amérique Centrale et du Sud.
La RedBack
La veuve noire à dos rouge (Latrodectus hasselti) est une espèce d'araignées venimeuse originaire d'Australie.
Elle fait partie du genre Latrodectus et de la famille des Theridiidae, les fameuses "veuves-noires" trouvées dans les régions chaudes et tempérées du monde entier.
Elle se reconnait facilement par son corps entièrement noir en dehors d'une importante raie rouge sur l'abdomen. Les femelles mesurent environ 1 centimètre de long alors que le mâle est nettement plus petit (3 à 4 millimètres). Cette araignée est l'une des rares qui applique le cannibalisme après son accouplement.
Elle est, avec les Hexathelidae, araignées mygalomorphes australiennes qui comprennent la célèbre Atrax robustus, l'espèce d'araignée la plus dangereuse d'Australie. La veuve noire injecte un venin neurotoxique et douloureux pour l'homme lorsqu'elle le pique. Il existe un antidote spécifique.
Une personne avertie en vaut deux ! ! !
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Le Lama qui se lamente
La cause de tout ce qui nous survient gît en nous-mêmes.
Ce qui nous arrive est le résutat d'actes commis par nous,
avec notre corps, notre parole ou notre esprit,
soit en cette vie, soit en d'autres qui l'ont précédée.
Ni dieux, ni hommes, ni démons n'en sont les auteurs.
Nous lamenter ne servirait à rien.
Donc méditons . . .
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Un alcoolique de 40 ans . . .
Tous ceux qui boivent le 1ier verre, ne sont pas alcooliques.
Tous ceux qui sont alcooliques ont bu un 1ier verre...
Jean-Claude est un alcoolique de 40 ans. Cela lui a pris un bout de temps a se l'admettre et a l'admettre aux autres. Pendant longtemps il se disait : Je peux arreter n'importe quand ! . Quelques verres pour etre plus l'aise avec les gens. On a bien le droit de se relaxer, de s'evader et de socialiser. se disait-il. J'ai bien merite cela ! Cest agreable ! Il n'y a rien comme l'alcool pour celebrer (ou se consoler) ! Il etait convaincu que l'alcool faisait remonter le meilleur de lui-meme a la surface au debut!
C'etait plutot agreable. Progressivement cela a toutefois pris de plus en plus de consommation pour avoir le meme effet. Il a ete surpris de constater jusqu'a quel point il se sentait mal s'il tentait d'arreter. Son corps le faisait alors souffrir de partout. Et il se mettait a etre obsede par l'idee de consommer. Tout le reste devenait sans interet.
Jean Claude ne continue pas a consommer pour les memes raisons qu'il a commence a consommer. Il ne ressent plus vraiment de plaisir consommer mais il est dependant de l'alcool et il ressent un besoin qu'il croit irrepressible de poursuivre sa consommation. Je n'ai pas le choix ! Cest plus fort que moi ! Je ne suis pas capable d'endurer cela ! se dit-il.
Les premiers essais d'arret de consommation n'ont pas ete motives par la consommation excessive elle-meme mais plutot par les consequences de plus en plus desagrables de cette consommation. Apres plusieurs avertissements, ses parents, ses freres, ses soeurs et son epouse se sont eloignes, blesses par les mensonges, les emprunts non remis et les rechutes qui ont fini par avoir raison de leur compassion.. Jean Claude est sur le point de perdre son emploi (encore une fois). Il n'a plus de permis de conduire, ce qui lui complique la vie serieusement. Il a maintenant un dossier criminel pour quelques bagarres dont il ne se souvient plus. Sous l'effet de lalcool, il s'est en effet trouve mele a des bagarres ainsi qu'a des activites sexuelles non proteges qui lui ont amene des maladies transmises sexuellement. De plus ses droits de visite a ses enfants ont ete suspendus pour negligence parentale et violence.
Il en a vu des personnes a ressources : medecins, pretre, travailleurs sociaux, psychologues, ex-alcooliques Il en a vu des organismes en passant par les AA, le centre Dollar Cormier, la Maison Jean Lapointe et bien d'autres ressources.
Pourquoi boit-il? Il a entendu tellement de points de vue a ce sujet !
Il a constate qu'il boit parfois pour soulager une souffrance, une detresse, un ennui
Il lui est arrive d'utiliser l'alcool pour faciliter la socialisation ou l'intimite
Cela lui a permis de se sentir un membre de la "gang" ! Il a prouve un sentiment d'appartenance.
Il croit que l'alcool l'aide a s'amuser, jouer, explorer jusqu'ou il peut aller et qui il est vraiment.
Certains lui disaient quil buvait parce quil n'avait pas ete assez aime dans son enfance.
Dautres que l'alcoolisme etait une maladie incurable avec laquelle il devait apprendre a vivre.
On lui a egalement dit qu'il s'agissait d'un probleme social relie a son education, son milieu et aux valeurs de la societe.
L'alcoolisme serait la rencontre d'un individu (son corps, son heredite), de l'alcool (la dependance, le plaisir a court terme, la desinhibition) et d'un contexte (l'acces, la publicite, les modeles, les habiletes personnelles et sociales).
On lui a meme dit que c'etait d'a certaines pensees errones: qu'il meritait bien un verre alors qu'il merite mieux que ça, que c'est agreable alors que cela l'est de moins en moins, qu'il n'est pas capable d'arreter alors qu'il pourrait probablement le faire avec de l'aide.
Que doit-il faire pour s'en sortir? Encore bien des points de vue differents !
Certains lui ont dit quil manquait d'habiletes sociales pour etablir des relations plus satisfaisantes. Il faut changer de gang, s'eloigner des mauvaises influences, apprendre a communiquer sainement, dire non, repondre aux critiques de facon positives.
Dautres qu'il lui manquait un reseau de support qui l'aiderait dans les moments difficiles. Il faut donc etablir des relations avec des gens fiables qui reussissent a vivre sans que l'alcool soit un probleme et qui seront la quand il en a besoin.
Certains lui ont dit qu'il fallait trouver d'autres facons de gerer le stress et de gerer ses emotions que l'alcool. Il faut donc apprendre a se distraire, se detendre, remplir son horaire d'activites agreables, regler ses problemes, exprimer les bonnes choses aux bonnes personnes avec la bonne intensite.
D'autres qu'il lui fallait trouver d'autres moyens d'occuper son temps et de gerer l'ennui. Il sait qu'il lui est dangereux d'avoir trop de temps libre. Il faudra donc avoir des activites diversifies et etre capable de se trouver des activits stimulantes meme quand il est seul.
Certains lui ont dit que l'alcool servait a remplir un vide qu'il devait plutot remplir par des contacts affectifs et des activites creatrices. Il faudra donc developper d'autres parties de lui-meme et developper des relations plus intimes.
D'autres qu'il lui fallait trouver d'autres sources de plaisir que l'alcool. Il faudra donc retrouver la capacite de profiter des plaisirs simples et developper sa capacite de profiter de la vie.
Certains ont affirme que son etat necessitait une abstinence totale (ce qu'il n'a jamais reussi a faire).
D'autres lui faisaient miroiter la possibilite de prendre le controle sur sa consommation (ce quil na jamais reussi a faire).
Certains l'invitent rechercher de l'aide des quil est tente de consommer en ayant recours a un parrain AA ou a des amis fiables. Son epouse a joue ce role a quelques reprises avant de le quitter.
Dautres suggerent de gerer sa consommation de facon securitaire en choisissant de consommer dans un contexte qui ne detruira pas ses biens et ses relations interpersonnelles.
Certains lui disent qu'il faut admettre son impuissance face l'alcool et remettre la solution entre les mains de Dieu. Jean Claude n'a pas la foi et il trouve difficile d'appliquer ces conseils religieux, meme en ayant recours a une vision tres generale d'un Dieu Bienveillant.
D'autres lui suggerent de remettre la solution entre les mains de son medecin. Il ne lui est pas facile de garder un contact regulier avec lui. Il oublie ses rendez-vous ou a trop honte pour se presenter.
Certains lui suggerent l'exercice et une alimentation saine. Un de ses intervenants lui a dit quil ne devait pas s'aimer beaucoup pour ne pas prendre soin de lui plus que cela. Il lui souligne quil merite mieux que cela et quil devrait se le prouver en cessant de consommer, en s'alimentant mieux et en etant physiquement plus actif.
D'autres lui disent qu'il doit analyser sa vie, faire une remise en question et repartir dans la direction qu'il choisira pour lui-meme. Jean Claude a constate que cela lu a fait du bien de raconter sa vie. Cela lui a permis de se voir de facon un peu plus positive. Il n'est pas un trou de cul . Il est un homme qui a son histoire, ses desirs, ses fantasmes, ses forces et ses imperfections.
Certains lui disent qu'il faut aller en therapie individuelle, conjugale, familiale, de groupe, en externe, en interne, en milieu ferme, etc. Il a tout essaye et a tout arrete parce qu'il y a toujours des reglements insignifiants a suivre. Cela le fache et il arrete la therapie. Ou il se met a avoir honte et il arrete la therapie. Submerge par un sentiment d'impuissance, de honte, de culpabilite, d'anxiete et la depression.
D'autres lui rappellent l'importance d'eviter les situations a risque et de se rappeler les consequences negatives a apprehendes, tout ce qui peut se produire de desagreable s'il se laisse dominer par sa consommation. Il faut apprendre ne pas se mentir a soi-meme. Jean Claude a pris conscience quil se mentait a lui-meme. Il vivait dans un monde illusoire dont il etait le heros. C'est en fonction de ces illusions et non de ses possibilites relles quil prenait ses decisions.
De chaque episode de soin, Jean Claude a retenu un petit quelque chose quil tente d'utiliser a sa facon. Entre autre Toi seul peux t'en sortir, mais tu ne t'en sortiras pas tout seul.
Jean Claude sait bien ce que les gens pensent a son sujet. Il a l'impression que leurs regards trahissent leurs penses : vicieux , ivrogne , menteur , sans coeur , paresseux . Il sait bien que les gens croient que son chemin se dirige vers l'asile, la prison ou l'itinerance. Il craint meme d'avoir bruler toutes les ressources d'accueil et de compassion. Cela lui fait mal d'etre exclus.
Parfois Jean Claude devient decourage : il n'y a pas de reponse a ses questions sur la mort, le sacre, l'amour et la haine, la joie et la souffrance, le monde interieur et les rapports aux autres. Tout se vaut. Tout est de la merde.
Il a decroche des valeurs du systeme . De toute facon il ne reussit pas a gagner dans la course au pouvoir. Au diable la morale des gens au pouvoir. Au diable l'ideal de vie de ses parents. Il veut arreter de se battre, de faire des efforts. Mais parfois une petite partie de lui se reveille et lui rappelle qu'il aspire a une vie plus porteuse d'espoir et de valeurs que ce qu'il vit presentement.
Ce nest pas facile de changer. On se voit repasser constamment dans les memes chemins sans pouvoir en prendre d'autres.
Jean Claude est assez fier de ne pas consommer de drogue. Il a essaye par curiosite et parce quil croyait y prendre plaisir mais il a vu certains de ses amis se mettre a voler pour consommer cocaine et heroine et il avait peur du milieu. Cela lui a fait suffisamment peur pour quil s'en tienne a l'alcool.
Son epouse a tente de le sauver de son alcoolisme. Plutot que d'etablir une relation egalitaire, leur relation etait complementaire et inegale. Tantotelle le persecutait pour qu'il cesse de boire, tantot elle le sauvait de la decheance, tantot elle devenait victime de son style de vie. Et lui-meme tantot lui promettait tout ce qu'elle voulait entendre, tantot la rendait responsable de tous ses malheurs et tantot se presentait comme une victime impuissante de la maladie. Bien qu'il se sente souvent inferieur a sa compagne, Jean Claude ressentait une certaine fierté secrete a ce qu'elle ne reussisse pas a le guerir . De facon inconsciente, il combattait ce qu'une partie de lui percevait comme une prise de controle de sa vie. Personne ne l'arretera de boire; ni sa femme, ni la police, ni les juges, les psychologues, ni les AA Cest sa vie apres tout !.
Reussira-t-il? Personne ne le sait. Ce qu'il sait c'est que les faux departs ne sont pas vains. Il apprend quelque chose de chaque episode de soin. Ce qu'il sait aussi cest que les rechutes font partie integrante du parcours. La souffrance est inevitable. Cest la vie qui chemine. La souffrance d'etre un homme qui va mourir un jour. chaque fois qu'il sort sa boussole personnelle et qu'il se reoriente dans la direction d'une vie plus satisfaisante et plus conforme a ses valeurs les plus profondes, Jean Claude devient de plus en plus capable de s'inventer une suite heureuse a sa propre histoire.
Ceci est l'experience de Jean-Claude X , un anonyme parmis tant d'autres, ce texte
ressemble assez à mon histoire, c'est pourquoi je le retranscris brut de décoffrage !