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Blog / Mots-clés / lecture
Articles avec le mot-clé 'lecture' :
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Ciels de Nuit
C'est au Thibet que pousse les graines des ciels de nuit.
C'est là-bas que les étoiles sont les plus denses, l'obsurité la plus noire, le paradis le plus proche.
Les gens lèvent les yeux et se mettent à pleurer sans raison.
Il arrive parfois que des moines prisonniers se faufilent hors de leur cahute, malgré la menace des représailles, pour s'allonger au sol en silence et contempler les cieux.
Un matin on a ainsi retrouvé un vieux prêtre, dans cette même position, gelé, ses yeux morts fixés sur la voûte céleste.
Il avait écrit deux mots dans la neige à coté de lui : "ATTRAPEZ-MOI"
(texte tiré du roman d'Eliot Pattison "Dans la gorge du dragon", lire la chronique dans le groupe marginaLouPas >http://fr.netlog.com/groups/marginaLouPas/blog/...- )
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Deux araignées australiennes
Dans la première enquête de l'inspecteur Harry Hole; " L'homme chauve-souris" de Jo Nesbo, j'ai découvert 2 spécimens d'araignées locales . . .
La Mouse Spider
Le genre Missulena est l'un des trois qui constitue la famille des Actinopodidae qui rassemble des araignées mygalomorphes rencontrées en Australie, Amérique Centrale et du Sud.
La RedBack
La veuve noire à dos rouge (Latrodectus hasselti) est une espèce d'araignées venimeuse originaire d'Australie.
Elle fait partie du genre Latrodectus et de la famille des Theridiidae, les fameuses "veuves-noires" trouvées dans les régions chaudes et tempérées du monde entier.
Elle se reconnait facilement par son corps entièrement noir en dehors d'une importante raie rouge sur l'abdomen. Les femelles mesurent environ 1 centimètre de long alors que le mâle est nettement plus petit (3 à 4 millimètres). Cette araignée est l'une des rares qui applique le cannibalisme après son accouplement.
Elle est, avec les Hexathelidae, araignées mygalomorphes australiennes qui comprennent la célèbre Atrax robustus, l'espèce d'araignée la plus dangereuse d'Australie. La veuve noire injecte un venin neurotoxique et douloureux pour l'homme lorsqu'elle le pique. Il existe un antidote spécifique.
Une personne avertie en vaut deux ! ! !
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Un écrivain blanc chez les rappeurs de la Nouvelle-Orléans
Nik Cohn - Triksta
Un écrivain blanc chez les rappeurs de la Nouvelle-Orléans
2006, Editions de l'Olivier
Nik Cohn est le type le plus rock'n'roll du monde. Affirmation qui peut sembler quelque peu déplacée au sujet d'un écrivain de 60 ans qui ne s'intéresse plus au rock depuis longtemps. Et ce n'est sûrement pas le fait qu'il soit considéré comme "le père de la critique-rock" et qu'il ait écrit le premier bouquin de l'histoire sur le rock qui va jouer en sa faveur. Si écrire des livres n'est déjà pas très rock'n'roll, écrire des livres sur le rock l'est encore moins (vous auriez imaginé une "histoire du rock" ou un "dictionnaire du rock" écrit par Elvis ? Sid Vicious ? Jim Morrison
A priori, Nik Cohn serait plutôt en lice pour le titre de "type le moins rock'n'roll du monde".
Car quand on est rock'n'roll :
1. On aime le rock
2. On n'écrit pas de livres
3. A 60 ans... on est déjà mort depuis longtemps...
Alors pourquoi le présenter comme "le type le plus rock'n'roll du monde" ? Parce qu'à un âge où la plupart comptent leurs points retraite, passent leurs week-end en pantoufles devant la télé, Nik Cohn part s'installer dans les ghettos de la Nouvelle-Orléans, là où - comme il l'explique - on tue pour une poignée de dollars. Il ne part pas en touriste, ni en "aventurier inconscient qui veut jouer à se faire peur"... d'ailleurs, il fait preuve de beaucoup de dérision et de sincérité, bien conscient de n'être pas vraiment à sa place, d'avoir l'air d'un pathétique "petit blanc" qui cherche à s'encanailler et se retrouve dans de nombreuses occasions tétanisé par la peur. Mais voilà, sa passion pour le rap est telle qu'il dépasse ses doutes et appréhensions, et bossera avec plusieurs rappeurs du coin qu'il essayera de produire, pour le meilleur et pour le pire (surtout le pire).
Nik Cohn n'a rien du critique-rock qui veut lui aussi sa part de luxe, stupre et bling-bling en s'acoquinant avec des stars du rap, ni, à l'inverse, d'un "petit blanc" qui s'imagine investi d'une mission humanitaire pour aider les populations défavorisées. Il est bien loin d'un sociologue de gauche qui tiendrait à "faire remonter la parole des exclus", ou d'un idéaliste qui prend à son compte leur combat contre l'injustice sociale. Ce qui d'ailleurs ne serait pas très rock'n'roll... non, il est là pour une seule raison, la bounce, ce rap très "physique et sexuel" de la Nouvelle-Orleans.
Si Nik Cohn s'est désintéressé du rock et s'est tourné vers le rap, c'est parce qu'il ne retrouvait plus dans le rock ce qui était son essence même : une musique brute, sauvage, une musique de l'urgence, faite de rythme, sang, sexe et sueur, une musique qui parle uniquement aux tripes et au bas-ventre. Dans son "historique" premier livre sur le rock (Awopbopaloobop Alopbamboom), il regrette déjà l'âge d'or du rock, celui des années 50, et voit d'un très mauvais oeil ces Dylan, Beatles et Doors qui "intellectualisent" le rock. Pour lui, le rock perd sa force lorsqu'il se pare d'ambitions métaphysico-philosophiques, d'intelligence ou de sophistication. Il l'explique d'ailleurs de façon très sarcastique dans Triksta (p.126-127) :
Pendant les années soixante-dix, à l'époque de mon installation en Amérique, j'avais complètement cessé de m'intéresser aux vieillards cacochymes qui torturaient une guitare. L'hypothèse centrale du rock d'alors, pré-punk, était que la musique pouvait changer le monde. Je n'y croyais pas, pas plus qu'en un nirvana acide de karma instantané. Je ne croyais pas que l'amour est tout ce dont nous avons besoin, ni que les réponses nous sont apportées par le vent, et je pensais qu'"Imagine" est plus ou moins le morceau le plus cruche jamais écrit.
La musique qui me touche ne se préoccupe pas de métaphysique de pacotille; elle est dure et coriace, et elle est l'écho des lieux d'où elle vient, du bruit des rues. Le moment où quelque chose de nouveau surgit d'en bas en bouillonant, plein de sexe et de fureur, juste avant que l'industrie de la musique l'enchaîne et en fasse une marchandise - de ça, je ne me suis jamais lassé.
On ne s'étonnera donc pas que les Who soient un des derniers groupes de rock qui ait passionné Nik Cohn. Il a pas mal traîné avec eux (il raconte son premier voyage à la Nouvelle-Orléans lorsqu'il accompagnait les Who en tournée), et, fan de flipper, il a inspiré Townshend qui a écrit Pinball Wizard et intégré le thème du flipper dans Tommy en son honneur. Certes, les Who se sont lancés dans des albums concepts, et Townshend était loin d'un "crétin rock'n'roll". Mais la musique des Who avait cette puissance rythmique, cette spontanéité qui ne pouvait que plaire à Nik Cohn.
Si la lecture des écrits de Nik Cohn est indispensable à tout fan de rock, c'est parce qu'il nous ramène à nos fondamentaux, et va à contre-courant des 9/10° des critiques-rock et goûts de la majorité des passionnés de rock. Nous tous qui encensons des Beatles, Dylan, Doors, Velvet, Radiohead, Pink Floyd, Cure ou autres Smiths, ne devons pas oublier que le rock est à l'origine un truc qui prend aux tripes, accroche et frappe fort. Une musique de défoulement faite pour générer de la sueur, pas de grandes réflexions. Jailhouse Rock, Sweet Little Sixteen, Rock around the Clock, Tutti Frutti, c'est pas de la poésie, et encore moins de la philosophie...
Au premier abord, Triksta peut en rebuter beaucoup... ceux qui imaginent qu'il faut être fan de rap pour apprécier le bouquin, sachant, de plus, qu'il n'est même pas question de grands noms du rap, mais de rappeurs quasi-inconnus dès qu'on sort de la Nouvelle-Orléans. Tant pis pour ceux qui s'arrêteront à ce préjugé, ils louperont un excellent bouquin, vif, drôle, très ironique, intelligent, et parfois même émouvant. L'épilogue, par exemple, où il est question des ravages de Katrina. Nik Cohn était parti de la Nouvelle-Orléans à ce moment, mais il reprend contact avec quelques amis rappeurs du coin, qui lui livreront des témoignages rageurs et poignants de ce désastre et du scandale du laisser-aller des autorités.
Un rappeur qu'a fréquenté Nik Cohn, 5th ward Weebie, dans un titre libérateur de circonstance : "Fuck Katrina" :
Un des "tubes" de la bounce, par Choppa, autre rappeur avec lequel collaborera Nik Cohn : Choppa Style.
Pour terminer... à tout seigneur tout honneur, un petit passage assez réjouissant du bouquin qui, j'en suis sûr, saura donner envie à certains d'en lire plus :
La critique principale, chez les Noirs comme chez les Blancs, était que le rap n'était pas de la musique. On aurait pu penser qu'une industrie qui s'engraissait avec Olivia Newton-John et les Bay City Rollers se serait gardée de porter des jugements esthétiques. Toutefois, l'ironie n'a jamais été la qualité principale de l'industrie du disque. Tout au long de son histoire, chaque fois que quelque chose de nouveau et de stimulant surgit, elle hurle au meurtre et proclame la mort de la vraie musique. Quand la menace venait du rock'n'roll, la vraie musique était représentée par Frank Sinatra et Perry Como. Sous l'effet des assauts du rap, elle l'était maintenant par Paul Simon et Billy Joel. (...) Ces paniques ne sont pas tant provoquées par l'amour de l'art pour l'art que par une paresse crasse. Il n'existe pas de secteur professionnel plus parasitique que l'industrie du disque. (...)
Tout ce qui faisait du rap une chose neuve et stimulante était considéré comme une menace. A l'écoute, le fait que le rap ait mis à la poubelle la forme pop classique - la chanson de trente-deux mesures définie par l'industrie du disque - était un immense progrès. Qu'y a-t-il de si merveilleux à régurgiter les mêmes suites d'accords et les mêmes progressions harmoniques jusqu'à plus soif ? Il se trouve que nous vivons dans une époque électronique. Mieux vaut une machine, utilisée avec inventivité, que des milliers de ballades sentimentales décervelées. Sacrilège, hurlaient les vétérans de l'industrie du disque; les machines n'ont pas d'âme. Davantage d'âme que Michael Bolton, selon moi.
Soulja Slim- U Bootin' Up
Juvenile - Back That Ass Up
Pour terminer un lien vers Last.Fm et la page de Master P avec du streamable et telechargements gratuits,
une radio spéciale des fans et quelques vidéos à visionner.
http://www.lastfm.fr/music/Master+P
Faites-vous playsir ! ! !
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Un petit polar français en passant . . .
"Un peu plus loin sur la droite." de Fred VARGAS
Archéologue, spécialiste du Moyen Age, elle est aujourd'hui considérée comme l'une des valeurs sûres de la littérature
policière française.
En planque sous les fenêtres de l'appartement du neveu d'un député, place de la Contrescarpe, Kehlweiler avise soudain une drôle de chose sur la grille d'un arbre. Un petit déchet blanchâtre au milieu d'excréments canins. Pas de doute, c'est un os. Et même un os humain... Naturellement, lorsque Kehlweiler apporte sa trouvaille au commissariat du 5e arrondissement, les flics lui rient au nez. Mais ce petit bout d'os l'obsède tellement qu'il abandonne ses filatures parisiennes et suit une piste jusqu'à Port-Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne. Là vit un pit-bull. Une sale bête, qui avalerait n'importe quoi. Y compris un bout de cadavre. Reste à trouver le cadavre. Et l'assassin...
On retrouve des personnages connus dans d'autres enquêtes,même en filigranne,toujours de bons dialogues,de la psychologie, des ambiances,glauques, parfois de l'humour,mais ce n'est pas le meilleur Fred Vargas,si vous ne connaissez pas,commencez par le commencement & lisez "Ceux qui vont mourir te saluent"
Retrouvez cette chronique dans le clan marginaLouPas
>http://fr.netlog.com/clan/marginaLouPas
Bonne lecture ! -
A poil en civil...
...c'est le titre du livre difficilement traduisible "Plainclothes naked" que je viens de terminer.Les 2 derniers bouquins commentés étaient déjà assez sanglants ,guerres puniques fratricides et Saint-Barthelemy meurtrières ,celui-là est un néo-polar made in USA un brin gore...
D’abord, il y a le crack, drogue qui se fume direct et qui transforme un cerveau en passoire après quelques doses. Ensuite, il y a Tony Zank, malfrat miteux et déjanté accompagné par Mc Cardle, semi-nain body-buildé et sosie de Dean Martin [en noir, donc] à qui sa récente apparition à America’s most wanted pose quelques problèmes.
Il y a aussi la mère de Tony Zank, vieille peau sale et lubrique conservée à l’hospice de vieux le plus naze de Haut-Marylin [c’est le nom du bled].
Sans oublier Tina, jolie fille qui joue les infirmières dans l’hospice en question, et bien décidée à éliminer un pseudo-gourou de mari - persuadé que la vie éternelle lui apportera la fortune via Internet - en lui faisant avaler du débouche-évier avec un peu de céréales et d’ampoules pilées [ça passe mieux, comme ça, mais ça reste douloureux].
Ne pas oublier l’inspecteur Manny Rubert, ex-toxico encore accroc à la codéïne terriblement sympathique qui tombe raide dingue de Tina dès sa première audition pour meurtre.
Mais surtout, surtout, surtout, il y a une photo. Une photo qui, disons, comment l’écrire sans choquer, une photo qui... représente quelque chose que le président des USA n’a surtout surtout surtout PAS intérêt à rendre public. Pour simplifier, on signalera que ça concerne essentiellement ses testicules. Or, pour le plus grand malheur du président et pour notre plus grand bonheur à nous, cette photo est volée par Tony Zank, planquée sous le matelas de sa mère, volée de nouveau par Tina, et violemment [super violemment, même] recherchée par un Tony Zank rendu fou par le crack qui commence d’abord par défenestrer sa mère, parce que quand même, bon.
Dans tout ce bordel, Manny Rubert doit tracer sa propre voix et faire en sorte que l’ensemble retombe sur pied [si possible, entier, mais c’est très improbable].
En lisant,j'ai pensé à Jerome Charyn en plus speedé?mais aussi je m'suis d'mandé... à quand le film?
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SALAMMBÔ de Gustave Flaubert
C'est mon livre de la semaine.N'étant pas allé trés loin dans les études, j'aime lire des romans classiques et historiques . Grace au Sieur Flaubert ,Je suis trés bien servie, c'est un régal de péplum,merci Gustave,je le dis sincèrement.
"C'était monstrueux, cette Babylone africaine, ce monde punique, atroce, ce grand Hamilcar, un scélérat, ce culte, ces temples, ces batailles, ces supplices, ces vengeances, ces festins, ces trahisons ; tout cela, poésie de cannibales, quelque chose comme l'enfer du Dante . "(G.Sand)
C'est superbe,je ne vais pas raconter l' histoire,cela se passe à Carthage dans l'actuelle Tunisie,dans l'antiquité,je ne sais pas si nous pouvons verifier la véracité des faits, une vengeance de mercenaires qui n'ont pas été acquittés de leurs soldes,au milieu de ces guerres la belle Salammbô...
A lire maintenant, absolument!
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Book'1 de la semaine
"Petits suicides entre amis"_ Arno Paasilinna;
" SONGEZ-VOUS AU SUICIDE ? Pas de panique vous n'êtes pas seul.Un récit traduit du finnois,désopilant doublé d'une réflexion mordante sur le suicide.Une petite perle dans la collection FOLIO!