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Blog / Mots-clés / welcome to my spirit...
Articles avec le mot-clé 'welcome to my spirit...' :
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Tu t'aperçois que tu vis en 2008 quand :
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1. Par accident, tu tapes ton mot de passe sur le micro-onde ;
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2.. Ça fait des années que t'as pas joué au solitaire avec des vraies cartes ;
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3.. T'as une liste de 15 numéros de téléphone pour joindre une famille composée de 3 personnes ;
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4.. T'envoies un mail à ton collègue qui a le bureau juste à côté du tien ;
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5.. T'as perdu le contact avec tes amis ou ta famille parce qu'ils n'ont pas d'adresse e-mail ;
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6.. T'arrives chez toi après une longue journée de travail et tu réponds au téléphone comme si tu étais encore au bureau ;
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7.. Tu fais le zéro sur ton téléphone de la maison pour prendre la ligne ;
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8.. T'es au même poste de travail depuis 4 ans mais t'as déjà travaillé pour trois entreprises différentes ;
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10. Toutes les pubs télé ont une adresse Web en bas de l'écran ;
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11. Tu paniques si tu sors de chez toi sans portable et tu fais demi-tour pour le prendre ;
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12. Tu te lèves le matin et la première chose que tu fais c'est d’allumer ton ordinateur avant même de prendre ton café ;
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13. Tu inclines ta tête sur le côté pour sourire ;
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14. T'es en train de lire ce texte et tu acquiesces et souris ;
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15. Encore pire, tu sais déjà à qui tu vas renvoyer ce message ;
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16. T'es trop occupé pour t'apercevoir qu'il n'y a pas de numéro 9 dans cette liste ;
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17. A l'instant, tu viens de re-parcourir le message pour vérifier qu'il n'y avait pas de numéro 9 dans la liste...
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ALORS, SUIS CE CONSEIL :Lorsque ton travail t'ennuie,
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que tu es au bord de la dépression,
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que vraiment plus rien ne va comme tu le voudrais au travail,…
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fais ceci : en sortant du travail arrête-toi à la pharmacie,
>
achète un thermomètre rectal Johnson & Johnson
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(seulement cette marque-là) ;
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ouvre la boîte du thermomètre rectal et lis les instructions…
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Tu trouveras cette phrase quelque part :
>
Chaque thermomètre rectal Johnson & Johnson a été testé personnellement à notre usine.
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Alors, maintenant, ferme les yeux et répète 5 fois à voix haute :
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je suis heureux[se] de ne pas travailler
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au contrôle de la qualité chez Johnson & Johnson.
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ET VOILÀ, ÇA Y EST, TU RIGOLES…
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Allez, renvoie ceci à tes amis, t'en meurs d'envie !!!
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Et rappelle-toi toujours qu'il y a des jobs plus merdiques que le tien.
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Et vive la retraite !
Demain, j'arrête . . .
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Un alcoolique de 40 ans . . .
Tous ceux qui boivent le 1ier verre, ne sont pas alcooliques.
Tous ceux qui sont alcooliques ont bu un 1ier verre...
Jean-Claude est un alcoolique de 40 ans. Cela lui a pris un bout de temps a se l'admettre et a l'admettre aux autres. Pendant longtemps il se disait : Je peux arreter n'importe quand ! . Quelques verres pour etre plus l'aise avec les gens. On a bien le droit de se relaxer, de s'evader et de socialiser. se disait-il. J'ai bien merite cela ! Cest agreable ! Il n'y a rien comme l'alcool pour celebrer (ou se consoler) ! Il etait convaincu que l'alcool faisait remonter le meilleur de lui-meme a la surface au debut!
C'etait plutot agreable. Progressivement cela a toutefois pris de plus en plus de consommation pour avoir le meme effet. Il a ete surpris de constater jusqu'a quel point il se sentait mal s'il tentait d'arreter. Son corps le faisait alors souffrir de partout. Et il se mettait a etre obsede par l'idee de consommer. Tout le reste devenait sans interet.
Jean Claude ne continue pas a consommer pour les memes raisons qu'il a commence a consommer. Il ne ressent plus vraiment de plaisir consommer mais il est dependant de l'alcool et il ressent un besoin qu'il croit irrepressible de poursuivre sa consommation. Je n'ai pas le choix ! Cest plus fort que moi ! Je ne suis pas capable d'endurer cela ! se dit-il.
Les premiers essais d'arret de consommation n'ont pas ete motives par la consommation excessive elle-meme mais plutot par les consequences de plus en plus desagrables de cette consommation. Apres plusieurs avertissements, ses parents, ses freres, ses soeurs et son epouse se sont eloignes, blesses par les mensonges, les emprunts non remis et les rechutes qui ont fini par avoir raison de leur compassion.. Jean Claude est sur le point de perdre son emploi (encore une fois). Il n'a plus de permis de conduire, ce qui lui complique la vie serieusement. Il a maintenant un dossier criminel pour quelques bagarres dont il ne se souvient plus. Sous l'effet de lalcool, il s'est en effet trouve mele a des bagarres ainsi qu'a des activites sexuelles non proteges qui lui ont amene des maladies transmises sexuellement. De plus ses droits de visite a ses enfants ont ete suspendus pour negligence parentale et violence.
Il en a vu des personnes a ressources : medecins, pretre, travailleurs sociaux, psychologues, ex-alcooliques Il en a vu des organismes en passant par les AA, le centre Dollar Cormier, la Maison Jean Lapointe et bien d'autres ressources.
Pourquoi boit-il? Il a entendu tellement de points de vue a ce sujet !
Il a constate qu'il boit parfois pour soulager une souffrance, une detresse, un ennui
Il lui est arrive d'utiliser l'alcool pour faciliter la socialisation ou l'intimite
Cela lui a permis de se sentir un membre de la "gang" ! Il a prouve un sentiment d'appartenance.
Il croit que l'alcool l'aide a s'amuser, jouer, explorer jusqu'ou il peut aller et qui il est vraiment.
Certains lui disaient quil buvait parce quil n'avait pas ete assez aime dans son enfance.
Dautres que l'alcoolisme etait une maladie incurable avec laquelle il devait apprendre a vivre.
On lui a egalement dit qu'il s'agissait d'un probleme social relie a son education, son milieu et aux valeurs de la societe.
L'alcoolisme serait la rencontre d'un individu (son corps, son heredite), de l'alcool (la dependance, le plaisir a court terme, la desinhibition) et d'un contexte (l'acces, la publicite, les modeles, les habiletes personnelles et sociales).
On lui a meme dit que c'etait d'a certaines pensees errones: qu'il meritait bien un verre alors qu'il merite mieux que ça, que c'est agreable alors que cela l'est de moins en moins, qu'il n'est pas capable d'arreter alors qu'il pourrait probablement le faire avec de l'aide.
Que doit-il faire pour s'en sortir? Encore bien des points de vue differents !
Certains lui ont dit quil manquait d'habiletes sociales pour etablir des relations plus satisfaisantes. Il faut changer de gang, s'eloigner des mauvaises influences, apprendre a communiquer sainement, dire non, repondre aux critiques de facon positives.
Dautres qu'il lui manquait un reseau de support qui l'aiderait dans les moments difficiles. Il faut donc etablir des relations avec des gens fiables qui reussissent a vivre sans que l'alcool soit un probleme et qui seront la quand il en a besoin.
Certains lui ont dit qu'il fallait trouver d'autres facons de gerer le stress et de gerer ses emotions que l'alcool. Il faut donc apprendre a se distraire, se detendre, remplir son horaire d'activites agreables, regler ses problemes, exprimer les bonnes choses aux bonnes personnes avec la bonne intensite.
D'autres qu'il lui fallait trouver d'autres moyens d'occuper son temps et de gerer l'ennui. Il sait qu'il lui est dangereux d'avoir trop de temps libre. Il faudra donc avoir des activites diversifies et etre capable de se trouver des activits stimulantes meme quand il est seul.
Certains lui ont dit que l'alcool servait a remplir un vide qu'il devait plutot remplir par des contacts affectifs et des activites creatrices. Il faudra donc developper d'autres parties de lui-meme et developper des relations plus intimes.
D'autres qu'il lui fallait trouver d'autres sources de plaisir que l'alcool. Il faudra donc retrouver la capacite de profiter des plaisirs simples et developper sa capacite de profiter de la vie.
Certains ont affirme que son etat necessitait une abstinence totale (ce qu'il n'a jamais reussi a faire).
D'autres lui faisaient miroiter la possibilite de prendre le controle sur sa consommation (ce quil na jamais reussi a faire).
Certains l'invitent rechercher de l'aide des quil est tente de consommer en ayant recours a un parrain AA ou a des amis fiables. Son epouse a joue ce role a quelques reprises avant de le quitter.
Dautres suggerent de gerer sa consommation de facon securitaire en choisissant de consommer dans un contexte qui ne detruira pas ses biens et ses relations interpersonnelles.
Certains lui disent qu'il faut admettre son impuissance face l'alcool et remettre la solution entre les mains de Dieu. Jean Claude n'a pas la foi et il trouve difficile d'appliquer ces conseils religieux, meme en ayant recours a une vision tres generale d'un Dieu Bienveillant.
D'autres lui suggerent de remettre la solution entre les mains de son medecin. Il ne lui est pas facile de garder un contact regulier avec lui. Il oublie ses rendez-vous ou a trop honte pour se presenter.
Certains lui suggerent l'exercice et une alimentation saine. Un de ses intervenants lui a dit quil ne devait pas s'aimer beaucoup pour ne pas prendre soin de lui plus que cela. Il lui souligne quil merite mieux que cela et quil devrait se le prouver en cessant de consommer, en s'alimentant mieux et en etant physiquement plus actif.
D'autres lui disent qu'il doit analyser sa vie, faire une remise en question et repartir dans la direction qu'il choisira pour lui-meme. Jean Claude a constate que cela lu a fait du bien de raconter sa vie. Cela lui a permis de se voir de facon un peu plus positive. Il n'est pas un trou de cul . Il est un homme qui a son histoire, ses desirs, ses fantasmes, ses forces et ses imperfections.
Certains lui disent qu'il faut aller en therapie individuelle, conjugale, familiale, de groupe, en externe, en interne, en milieu ferme, etc. Il a tout essaye et a tout arrete parce qu'il y a toujours des reglements insignifiants a suivre. Cela le fache et il arrete la therapie. Ou il se met a avoir honte et il arrete la therapie. Submerge par un sentiment d'impuissance, de honte, de culpabilite, d'anxiete et la depression.
D'autres lui rappellent l'importance d'eviter les situations a risque et de se rappeler les consequences negatives a apprehendes, tout ce qui peut se produire de desagreable s'il se laisse dominer par sa consommation. Il faut apprendre ne pas se mentir a soi-meme. Jean Claude a pris conscience quil se mentait a lui-meme. Il vivait dans un monde illusoire dont il etait le heros. C'est en fonction de ces illusions et non de ses possibilites relles quil prenait ses decisions.
De chaque episode de soin, Jean Claude a retenu un petit quelque chose quil tente d'utiliser a sa facon. Entre autre Toi seul peux t'en sortir, mais tu ne t'en sortiras pas tout seul.
Jean Claude sait bien ce que les gens pensent a son sujet. Il a l'impression que leurs regards trahissent leurs penses : vicieux , ivrogne , menteur , sans coeur , paresseux . Il sait bien que les gens croient que son chemin se dirige vers l'asile, la prison ou l'itinerance. Il craint meme d'avoir bruler toutes les ressources d'accueil et de compassion. Cela lui fait mal d'etre exclus.
Parfois Jean Claude devient decourage : il n'y a pas de reponse a ses questions sur la mort, le sacre, l'amour et la haine, la joie et la souffrance, le monde interieur et les rapports aux autres. Tout se vaut. Tout est de la merde.
Il a decroche des valeurs du systeme . De toute facon il ne reussit pas a gagner dans la course au pouvoir. Au diable la morale des gens au pouvoir. Au diable l'ideal de vie de ses parents. Il veut arreter de se battre, de faire des efforts. Mais parfois une petite partie de lui se reveille et lui rappelle qu'il aspire a une vie plus porteuse d'espoir et de valeurs que ce qu'il vit presentement.
Ce nest pas facile de changer. On se voit repasser constamment dans les memes chemins sans pouvoir en prendre d'autres.
Jean Claude est assez fier de ne pas consommer de drogue. Il a essaye par curiosite et parce quil croyait y prendre plaisir mais il a vu certains de ses amis se mettre a voler pour consommer cocaine et heroine et il avait peur du milieu. Cela lui a fait suffisamment peur pour quil s'en tienne a l'alcool.
Son epouse a tente de le sauver de son alcoolisme. Plutot que d'etablir une relation egalitaire, leur relation etait complementaire et inegale. Tantotelle le persecutait pour qu'il cesse de boire, tantot elle le sauvait de la decheance, tantot elle devenait victime de son style de vie. Et lui-meme tantot lui promettait tout ce qu'elle voulait entendre, tantot la rendait responsable de tous ses malheurs et tantot se presentait comme une victime impuissante de la maladie. Bien qu'il se sente souvent inferieur a sa compagne, Jean Claude ressentait une certaine fierté secrete a ce qu'elle ne reussisse pas a le guerir . De facon inconsciente, il combattait ce qu'une partie de lui percevait comme une prise de controle de sa vie. Personne ne l'arretera de boire; ni sa femme, ni la police, ni les juges, les psychologues, ni les AA Cest sa vie apres tout !.
Reussira-t-il? Personne ne le sait. Ce qu'il sait c'est que les faux departs ne sont pas vains. Il apprend quelque chose de chaque episode de soin. Ce qu'il sait aussi cest que les rechutes font partie integrante du parcours. La souffrance est inevitable. Cest la vie qui chemine. La souffrance d'etre un homme qui va mourir un jour. chaque fois qu'il sort sa boussole personnelle et qu'il se reoriente dans la direction d'une vie plus satisfaisante et plus conforme a ses valeurs les plus profondes, Jean Claude devient de plus en plus capable de s'inventer une suite heureuse a sa propre histoire.
Ceci est l'experience de Jean-Claude X , un anonyme parmis tant d'autres, ce texte
ressemble assez à mon histoire, c'est pourquoi je le retranscris brut de décoffrage !
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Lavilliers, dernier baroud à Beyrouth . . . (Janvier 2008)
Bernard LAVILLIERS, poète à la plume précieuse
, voix chaude et généreuse,nous entraîne dans les profondeurs de l'âme humaine et des pays de cette belle et petite planète en souffrance. Tout au long de son parcours,
il a su évoluer, surprendre avec des mots justes et percutants dans des styles musicaux différents. Enorme présence scénique ! Une belle rencontre musicale.
Un nouvel album de Nanar, 4 ans après son excellent dernier album
...Lavilliers je l'aime depuis mon adolescence: chanteur engagé d'un autre calibre que Renaud. Troubadour des mots, voyageur insatiable..
Le chanteur sort son 18e album aux rythmes chaloupés et aux textes parait-il toujours prenants.
"Samedi Soir à Beyrouth__________________________________________- ____________________
Un aperçu en vidéo . . .
>http://fr.netlog.com/go/explore/videos/videoid=...-
Quatre ans après l’album Carnets de bord, marquant, entre New York, Kingston, Paris et Toulouse, les retrouvailles avec le percussionniste Mino Cinelu, Bernard Lavilliers revient avec un disque adéquat - écriture, mélodies, arrangements et mixage au cordeau. Enregistré exclusivement à Memphis (Tennessee) et à Kingston (Jamaïque), chez Rita Marley, il rappelle que la langue de l’alexandrin se décompose de plusieurs façons, sur un 4/4 bien binaire, ou sur un 12/8 ternaire. En mélangeant bien, on peut faire un reggae mâtiné de soul - avec deux reggaes caribéens de Jehro. Alors, si la musique n’est pas un cri qui vient du ministère de l’Intérieur, Bernard Lavilliers peut laisser glisser sa plume.
Echos. Cela fait quarante ans qu’il a débuté. Et trente ans qu’on oublie d’écouter ce qu’il dit sur la société à force de s’attarder sur ses pantalons en cuir. Trente ans d’allers-retours avec les musiques du monde, reggae, salsa, et autant d’échos avec les thèmes de l’isolement, du fou, de l’étranger.
Le premier tube de Samedi soir à Beyrouth se trouve en quatrième plage. Sur un swing gainsbourien, Bosse renoue de manière narquoise avec les chants de la Commune du Stéphanois. Refrain : «Il faut qu’tu bosses.» Plus loin : «Ils ont séquestré le travail.» «Ils vont le trouver où, le travail ?, s’indigne le chanteur. Je bosse depuis mes 14 ans, mais c’est pour mon père que ce genre de discours est le plus méprisant. Après avoir fait la guerre, s’être tué à la tâche…»
Le monde ouvrier a muté depuis Fensch Vallee (1976). Délocalisations, sociétés parallèles : Beyrouth était donc symbolique pour planter ce décor transitoire, avec ses clans, ses non-dits, ses reconstructions perpétuelles et ses multiples religions. «C’est une ville littéralement souterraine, que je ne reconnais jamais. Depuis mes premières visites en 1982, elle n’arrête pas de changer, elle semble toujours en guerre. Il y a une réalité tangible et une réalité invisible. Comme pour l’écriture, il y a ce qu’on dit et ce qu’on ne dit pas. Le plus important se trouve souvent dans cet entre-deux.»
Deux vers accueillent tout le propos de ce 18e album - dont l’écriture a littéralement été esquissée un samedi soir à Beyrouth en plein embouteillage, quand tout le Golfe s’y retrouve pour ses alcools et music-halls qui se transforment en boîtes à minuit : «Femmes voilées-dévoilées/ Bloquées sur l’autoroute/ Dans leurs voitures blindées.» Il y avait un type dégarni à cheveux blancs qui chantait ce genre de prophéties. Le chanteur voyageur ne s’y compare pas mais ses mots sont dans sa bouche.
En septembre 2006, Lavilliers a revisité Ferré pour douze concerts. Aujourd’hui, dans un café parisien de la rue Oberkampf où il a son QG, il cite toujours le vieil anar de mémoire («Les coquillages figurant sous les sunlights cassés liquides/ jouent de la castagnette tant qu’on dirait l’Espagne livide») entre un mot d’ordre situationniste («Nous ne voulons pas échanger la certitude de ne pas mourir de faim contre celle de mourir d’ennui») et un proverbe brésilien («Les gens raffinés, c’est une autre histoire, mais les gens d’une autre histoire sont d’une autre distinction»).
Journaliste. Nous tenons là un rescapé du monde d’alors, qui emploie des mots comme «anarchiste», «romantique», «solitaire». Ils sont dans le titre d’ouverture de l’album, Rafales, une chanson sur le vent. Drôle de thème… « Les romantiques, les poètes, c’est toujours plein de vent. C’est un anarchiste absolu. On ne peut pas lutter contre. C’est donc un personnage démoniaque et indispensable. Il naît dans le désert. Et, une fois passé les dunes, c’est un moteur pour les bateaux, l’eau, la pluie. Il est devenu plus fort qu’il y a vingt ans.»
Près d’un siècle après le Front populaire, Bernard Lavilliers, musicien journaliste, questionne le désir et le temps sur un groove laid-back black. Parce qu’il est moins facile d’être libre aujourd’hui ? «Non, la liberté a toujours été difficile à prendre. Il faut être lucide, mature, responsable. Mais, chaque jour, de nouvelles lois nous infantilisent. La liberté dans la transgression uniquement, est-ce encore de la liberté ? Vais-je me sentir plus libre de fumer maintenant dans ce café, alors qu’il y a quinze jours je le pouvais, que je ne suis pas mort depuis et que l’Etat continue de taxer à 80 % le tabac ?»
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Oscar Peterson , le roi du Jazz...
Montréal, début des années 1940. Un jeune pianiste de jazz, Oscar Peterson, fait sensation. À cette époque, la ville bat au rythme de cette musique venue du sud des États-Unis, et Peterson est un de ceux qui la fait vibrer. Soixante ans plus tard, le jeune virtuose est devenu un monument à la hauteur des Charlie Parker, Art Tatum et autres Thelonious Monk. Un grand parmi les grands du jazz.
Oscar Peterson commença à apprendre la trompette et son père lui apprit à jouer du piano à l'âge de cinq ans, mais vers l’âge de sept ans, il se consacra au piano après avoir passé presque un an à l'hôpital, victime de la tuberculose. Son frère succombera à ce fléau. Il gagna rapidement une réputation de pianiste techniquement brillant et de pianiste de jazz mélodieusement inventif, et devint un invité régulier des radios. Il apparut la première fois au Carnegie Hall en 1949.
Il joua et enregistra entre autres accompagné par Ray Brown, Herb Ellis, Ed Thigpen, Niels-Henning Orsted Pedersen, Louis Armstrong et accompagna Ella Fitzgerald, Clark Terry et Joe Pass.
Un des grands tournants de sa carrière son engagement par l’imprésario Norman Granz au sein de l'écurie Verve Records, grâce auquel il put jouer avec les artistes de jazz les plus importants du moment.
Ses premières influences furent Teddy Wilson, Nat King Cole, James P. Johnson et le légendaire Art Tatum, avec lequel beaucoup essayèrent plus tard de le comparer. En fait, Oscar s’imprégna des talents musicaux d'Art Tatum assez tôt, lorsqu’il avait dix ans, et quand son père lui fit écouter un des disques de cet artiste, il fut si ému par ce qu’il entendit qu'il ne toucha pas le piano pendant plus d'un mois.
De 1991 à 1994 il fut chancelier à l’université d'York à Toronto. Il était aussi franc-maçon .
En 1993, Oscar fut victime d’une sérieuse attaque qui affaiblit son bras et sa main gauche et qui le rendit inactif pendant deux années. Cependant, il surmonta cette infirmité et poursuivit ses tournées, enregistrant et composant comme il l’avait toujours fait.
Il meurt chez lui, dans la banlieue de Toronto le 23 décembre 2007 des suites de complications rénales.
RIP gentleman . . .
Vidéo/the Theme/Oscar Peterson Trio;
>http://beta.fr.netlog.com/go/explore/videos/vid...-
Photo de O.Peterson;
>http://beta.fr.netlog.com/SYL2Oh/photo/photoid=...-
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Citations d' Alexander Calder
« Pourquoi l'art devrait-il être statique ? En regardant une œuvre abstraite, qu'il s'agisse d'une sculpture ou d'une peinture, nous voyons un ensemble excitant de plans, de sphères, de noyaux sans aucune signification. Il est peut-être parfait mais il est toujours immobile. L'étape suivante en sculpture est le mouvement. » (1932).
« Je suis entré dans le champ de l’art abstrait après avoir visité l’atelier de Piet Mondrian à Paris en 1930. (…) Je fus particulièrement impressionné par des rectangles de couleur qu’il avait collés au mur. (…) Je lui dis que j’aimerais les faire osciller ».
« La forme qui soustend mon œuvre est le système de l’Univers ».
« Je me suis pour l’essentiel limité au noir et au blanc, les plus dissemblables des couleurs. Le rouge est la couleur qui leur est le plus radicalement opposée – et ensuite les autres primaires. Les couleurs secondaires et les teintes intermédiaires n’apportent que confusion et désordre à la netteté et à la clarté de l’œuvre ».
« Je suis sculpteur pour éviter les histoires ».
le Cirque de Calder
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L' EXPO -
Jean Jaurès dans la tourmente...
Jean Jaurès mène une vigoureuse campagne contre la loi des Trois Ans de service militaire, votée en 1913 : Ainsi, il mobilise les idéaux de fraternité et d’internationalisme de la Commune pour conjurer les périls grandissants d’une guerre impérialiste.
Le 20 mai 1913 craignant des débordements antimilitaristes, le gouvernement interdit la manifestation annuelle à la mémoire des communards qui devait se dérouler au Père-Lachaise. Pour contourner cette décision, la SFIO appelle à manifester le dimanche 25 mai au Pré-Saint-Gervais, un lieu de rassemblement déjà connu des militants, mis à disposition par le maire socialiste de la ville
. Jaurès dans ce fameux meeting du Pré-Saint-Gervais, regroupant 150 000 personnes, haranguant la foule sous un drapeau rouge, rend hommage aux Communards et lance un vibrant appel contre la guerre.
1914 semble apporter de nouvelles raisons d’espérer : la guerre dans les Balkans est finie, les élections en France sont un succès pour les socialistes.
Mais les événements se précipitent.
L’assassinat de l’Archiduc François Ferdinand à Sarajevo le 28 juin 1914 n’est ressenti comme un événement dramatique qu’avec l’ultimatum autrichien à la Serbie du 23 juillet 1914. Jaurès tente d’infléchir dans un sens favorable à la paix, la politique gouvernementale.
La guerre qui se profile, il le sait, va écraser toute une jeunesse et avec elle une partie de l’espérance des peuples. Il se prépare à écrire un article " décisif " sur ce sujet quand il est assassiné à Paris par Raoul Villain, nationaliste exalté, au café du croissant, le 31 juillet 1914.http://fr.netlog.com/SYL2Oh/photo/photoid=10941...-
Jaures Jacques Brel
Hommage à Jean Jaurès 1859-1914.
"Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire, c'est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe et de ne pas faire écho de notre âme, de notre bouche et de nos mains aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" [citation]
Jaurès est à l'écart de la vie politique nationale quand, en 1892, éclate la grande grève des mines de Carmaux.
La compagnie des mines, dirigée par le baron Reille, l'homme fort de la droite tarnaise, et son gendre le marquis Ludovic de Solages, député de la circonscription, venait de licencier un de ses ouvriers, Jean Baptiste Calvignac, leader syndical et socialiste, ouvrier mineur, nouveau maire de Carmaux depuis le 15 mai 1892, pour s'être absenté à plusieurs reprises afin de remplir ses obligations d'élu municipal. C'était remettre en cause le suffrage universel et les droits réels de la classe ouvrière à s'exprimer en politique.
Les ouvriers se mettent en grève pour défendre ce maire dont ils sont fiers. La République envoie l'armée, 1500 soldats, au nom de la « liberté du travail ». La République semble prendre le parti du patronat monarchiste contre les grévistes. En France, on est en plein scandale de Panamá [...] -
Victor Hugo par Ousmane Sow ;
« Pour avoir moi-même exercé pendant trente ans en milieu hospitalier, dans des conditions sanitaires supposées normales, j’éprouve une grande compassion pour les problèmes rencontrés par les acteurs de Médecins du Monde. Ces derniers accomplissent leur mission, parfois fatalement inutile, dans des conditions extrêmes,. Et sans connaître, la plupart du temps, la reconnaissance de leur travail.
Je connais les difficultés du métier de soignant. Et je sais que, sur les terrains où ils opèrent, elles sont démultipliées.
Victor Hugo fait partie, au même titre que Gandhi ou Mandela, d’un collège d’hommes que j’admire et qui me font encore croire en l’humanité. Ils sont pour moi comme des amis auxquels j’aurais aimé ressembler.
Si j’ai choisi de représenter Victor Hugo pour incarner l’image de la misère, c’est qu’il n’y a pas, dans la vie, que la misère physique : il y a la misère morale. Victor Hugo l’a connue. Elle l’a poursuivie depuis une enfance malmenée, tiraillée entre des parents qui le renvoyaient d’une maison à l’autre, jusqu’à son interminable exil.
Cet infatigable combattant a connu aussi la misère indicible de se sentir impuissant, parfois, au cours des batailles qu’il a menées. Cela aurait pu le pousser au désespoir. Or, il n’a jamais baissé les bras. C’est parce qu’il savait ce qu’était la misère qu’il a su parler aussi fortement des misérables. »
Ousmane Sow -
Jean Genet peint par Alberto Giacometti
Qui d’Alberto Giacometti ou bien de Jean Genet me fascina le plus ? Apprenant un jour l’existence de ce tableau, je fus ravi de savoir que le sculpteur ait voulu portraiturer le poète.
Ses hommes qui marchent, squelettiques tandis que les femmes se dressent debout face à l’adversité, me bouleversent.
Ils incarnent la menace que des hommes portèrent sur d’autres hommes tout au long du vingtième siècle.
Le poète de Notre Dame des fleurs et du Condamné à mort est assis dand un siège. Ni debout, ni marchant, il rayonne dans le halo d’une lumière grise, projeter vers nous dans une rigidité inquiétante.
Je sui frappé par la noirceur du portrait. Puis il me revient une anecdote raconter sur Giacometti. Il fumait sa cigarette en prenant soin que la cendre ne tombât jamais jusqu’à ce qu’elle se soit consumée entièrement. Puis il laissait tomber l’amas de cendre dans le noir de son café serré et avalait d’un trait le curieux mélange.
>http://fr.netlog.com/SYL2Oh/photo/photoid=10671...-
> http://fr.netlog.com/SYL2Oh/photo/photoid=10941...- -
Paï _Whale rider de Niki Caro (2003 )
"La légende Maori du Whale Rider raconte l’histoire de l’esprit gardien qui veille depuis la mer sur son peuple. Il est dit qu’il arriva sur leur île (Aotearoa dans la langue indigène) en premier sur le dos d’une baleine depuis la terre mythique du Hawaïki. Depuis, tous les chefs sont ses descendants, de sexe mâle, et premiers de chaque lignée. "
Après avoir survécu à son frère jumeau et à sa mère, morts lors de l'accouchement, la jeune Paï supporte seule le poids de la culpabilité. Elle se doit de rompre la tradition ancestrale, où seul le premier mâle d’une famille noble peut prétendre devenir chef et perpétrer le culte de Paikea.
Précédé par une réputation flatteuse et couvert de prix divers, Paï est une œuvre aux riches vibrations. L’histoire parvient à entremêler subtilement des thèmes aussi variés que la condition de la femme, ou les mythes et coutumes du peuple Maori. A l’instar de L’Ame des guerriers de Lee Tamahori, Paï avance un dur constat sur la situation ethnique néo-zélandaise. Niki Caro choisit pourtant de ne pas s'attarder sur l'aspect social pour se focaliser sur la fable formant la fibre de son récit. Sa limpidité apparaît au gré d'images magnifiques des côtes néo-zélandaises en apportant une certaine poésie visuelle basée sur le bleu et le vert; la rencontre de l'océan et de la terre. L’essentiel de l’histoire est contenu dans l’espace qui sépare, et rapproche, les deux personnages principaux (Paï et son grand-père). Le vieil homme, déchiré entre le respect de la tradition et l’amour filial qu’il éprouve pour sa petite-fille, porte la lourde responsabilité de transmettre l’héritage spirituel et historique d’un peuple. Alors que la jeune fille ne cherche rien d’autre que l’amour inconditionnel de son grand-père, pour qui elle voue une admiration sans borne. Toute la subtilité de Paï est contenue dans cette relation ambivalente.
Paï demeure un film sensible, doux, passionnant, illuminé par la musique de Lisa Gerrard, et ébloui par les qualités du jeu de son interprète principal, Keisha Castle-Hughes.
Laissez-vous transporter par ce beau film !
Retrouvez cette chronique dans le clan
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"Carnets de Voyage" (le Film)
J'avais délaissé le film à sa sortie en pensant lire le livre d' Ernesto "Che" Ghevara -"Voyage à motocyclette :Latinoamericana" avant,histoire de comparer les 2 oeuvres puis rien ne c'est fait,le temps a passé...Cette semaine j'ai vu "Carnets de voyage" de Walter Salles et j'ai adoré ! Road-movie à travers l'Amérique du Sud des années 50,le périple débute sur une vieille moto Norton baptisée "La puissante", ,de superbes images ,une bonne musique néo-folk,ambient, un régal permanent ! Panorama d'un continent où cohabitent et s'ignorent copieusement Indiens et Blancs, riches et pauvres...D'une simple quête d'aventure de 2 amis , on passe au souffle de l'épopée et à la transformation d'un étudiant en médecine en témoin des inégalités criantes, blessantes, hurlantes qui assomment les pays traversés. Jamais mièvre ou didactique, remarquablement interprété, un vrai beau film .
Finalement je crois que je lirais le livre d' Alberto Granado (le fameux compagnon de voyage);"Sur la route avec Che Guevara" .
Bon film & pourquoi pas , bonne lecture !
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