Sayuri999
Trust Fille - 24 ans, Une Okiya à Gion ^^, France
- Amis |
- Livre d'or
- | Photos
- | Blog
- | Marques
- | Groupes
- | Vidéos
- | Événements
- | Musique
- | Messages brefs
- | Sondages
- | Liens
- | Applications
Blog / Le système éducatif au Japon
jeudi 17 septembre 2009 à 08:30
Le système éducatif au Japon est caractérisé par une sélection importante des élèves avec des concours et la cohabitation de systèmes publics et privés. Il est géré par le Ministère japonais de l'Éducation, de la Culture, des Sports, des Sciences et de la Technologie.
Histoire
Le système éducatif au Japon contemporain fut créé ex nihilo dès le début de l'ère Meiji en s'inspirant du modèle anglo-saxon. Dès cette époque, il est déconnecté des instances aristocratiques et religieuses pour être considéré comme un instrument au service de l'État ; le nouveau régime a en effet besoin à la fois de main-d'œuvre qualifiée, d'un vaste corps de techniciens et d'une élite dirigeante issue des universités impériales.
« En moins de deux générations, l'ancienne stratification sociale fondée sur l'hérédité des statuts individuels, fit place à une stratification largement commandée par le niveau d'éducation. Mais entre éducation et endoctrinement, la frontière est souvent ténue, nous pouvons le constater également pour ce qui est de l'histoire du système éducatif français (patriotisme, révisionnisme). Au lieu d'apprendre à penser, l'école indiquait aux jeunes ce qu'il fallait penser. Elle formait des sujets dociles acquis à l'orthodoxie officielle. L'effort machinal de mémorisation nécessaire pour maîtriser le système d'écriture, contribuait en outre à développer la passivité d'esprit. Le Japon a le triste privilège d'avoir été le premier pays au monde à utiliser les techniques totalitaires de conditionnement mental et à transformer l'école en instrument du Pouvoir. »
Études primaires et secondaires
L'âge de l'élève, déterminant l'année de début de scolarisation, est déterminé par rapport à la date du 1er avril. Les élèves suivent successivement trois cours:
- l'école primaire (shōgakkō) qui dure six ans (élèves de 6 à 11 ans),
- le collège (chūgakkō) qui dure trois ans (12-15 ans)
- et le lycée (kōtōgakkō) qui dure également trois ans (16-18 ans).
Presque toutes les écoles publiques sont mixtes. Le port de l'uniforme est encore obligatoire dans une bonne partie des lycées et dans certaines écoles, mais cette pratique tend à diminuer, surtout dans les établissements publics.
Uniforme scolaire japonais
L'uniforme des lycéennes (sailor fuku) a d'ailleurs été rendu célèbre hors du Japon dans certains mangas puisqu'il est un objet de fantasme sexuel largement exploité. En réalité, les uniformes sont loin d’être sexy comme le montre les mangas, ils sont plutôt sage pour ne pas dire stricte
.
Voir article en cliquant sur ici
L'année scolaire comprend 210 jours d'éducation, auxquels nombre d'écoles ajoutent une trentaine de jours d'activité sportive, de festival ou d'éducation hors cursus (voyage scolaire). Il y a cinq jours et demi de classe par semaine.
Il n'y a pas d'orientation avant l'entrée en université.
Le système universitaire étant très élitiste, les écoliers travaillent dur depuis l'école maternelle jusqu'à l'entrée en université. Beaucoup d'écoles maternelles recrutent même sur concours, les questions étant bien sûr adaptées à l'âge des enfants (concernant les formes, les couleurs et des connaissances simples sur la nature). De plus, les cours du soir (juku) sont presque une règle pour les lycéens.
(Il faut savoir que la discipline et le respect, ici des professeurs, sont de véritables principes dans les écoles nippones et encore partout dans la vie en générale, attention, on ne badine pas avec ça !! Exemple, pour commencer, contrairement à nous, à l’exception de certains cours comme l’EPS ou la biologie/physique, les élèves ne changent pas de salle de classe, ce sont les professeurs qui se déplacent. A l’arrivée de celui-ci, on se lève, on le salut et on ne s’assoit que lorsque le délégué ou la déléguée de classe l’ordonne. Pratique qui a presque totalement disparu dans nos établissements scolaires de nos jours, au collège, je me souviens qu’en cours de musique, on devait attendre que la prof’ nous donnait la permission de nous s’asseoir. Si elle nous cassait les pieds, on lui cassait les oreilles !! Mdr !! ^^)
Le lycée se termine non pas par un examen mais par les concours d'entrée en université. Une année est découpée en trois parties, en accord avec les saisons. De durées variables à travers le Japon, la décomposition classique est à peu près :
- du 1er avril à mi-juillet,
- de début septembre à fin décembre
- et de début janvier à début mars.
Les écoliers japonais choisissent de faire les concours de tel ou tel lycée ou université selon leur souhait et leur niveau. Juste avant l'entrée en université, c’est-à-dire lors des 11e et 12e années d'étude (tranche d'âge : 16-18), les lycéens de filière générale choisissent d'orienter leur cursus vers les sciences humaines (littérature, histoire) ou les sciences (physique, mathématiques).
A Tokyo, une directive d'octobre 2003 oblige les enseignants et leurs élèves à chanter le Kimigayo (hymne national) debout face au drapeau (Hinomaru).
Par ailleurs le système de notation au Japon est surtout axé sur les questionnaires à choix multiples (QCM) et beaucoup moins sur les contrôles. (Pas un brin feignasse ou impatients ces braves professeurs nippons ?
En même temps, les QCM c’est plus simple que des contrôles ^^ )
Études supérieures
Il y a deux types d'écoles d'enseignement supérieur : les écoles spécialisées (senmongakkō) et les universités (daigaku). Tandis que les écoles spécialisées fournissent une formation efficace en deux ans, les universités ont une vocation plus généraliste, et le premier diplôme ne s'obtient qu'au bout de quatre ans. La grande majorité des étudiants choisissent l'université. Pour presque tous les étudiants, il est nécessaire de passer un an, voire deux, en classe préparatoire privée avant de réussir le concours d'entrée en université. Cependant, ce n'est pas obligatoire, et certains étudiants parviennent à entrer en université dès la sortie du lycée.
Il est souvent dit des universités japonaises qu'il est difficile d'y entrer, mais facile d'en sortir diplômer. Après avoir réussi le concours, le rythme est nettement moins soutenu qu'au lycée ou qu'en classe préparatoire.
Il existe trois niveaux à l'université :
- la licence (gakubu, en anglais : bachelor, en quatre ans) ;
- le master (shūshi, anciennement maîtrise, en anglais : master, en deux ans) ;
- le doctorat (hakase/hakushi, en anglais : doctor's degree/PhD, en trois ans).
Il existe trois types d'universités : les universités nationales (kokuritsu), les universités privées (shiritsu) et les universités publiques (kōritsu).
Les universités nationales
Ce sont généralement les universités les plus prestigieuses. À un haut niveau, l'accent y est mis sur les connaissances fondamentales. Les plus célèbres sont :
- l'Université de Tokyo (Tokyo Daigaku) ou sa contraction Todai
- l'Université de Kyoto (Kyoto Daigaku) ou sa contraction Kyodai
Les universités privées
Ce sont les plus nombreuses, et il en existe de tous les niveaux. Cependant, les plus prestigieuses rivalisent avec les plus grandes universités nationales. La majorité des politiciens japonais sont issus des plus grandes universités privées, au rang desquelles :
- l'Université Keiō (Keiō Gijuku Daigaku) dans le sud de Tōkyō. Jun'ichirō Koizumi est diplômé de cette université ;
- l'Université Waseda (Waseda Daigaku), au centre de Tōkyō. L'ancien Premier ministre, Yasuo Fukuda, ou encore Yoshirō Mori sont diplômés de Waseda.
Les universités publiques
Bien que les universités nationales soient publiques, lorsqu'on parle d'universités publiques elles sont généralement exclues. Elles ont une réputation supérieure à la moyenne des universités privées. Il s'agit d'universités gérées par une instance locale. Deux d'entre elles sont :
- l'université métropolitaine de Tōkyō (Tōkyō Toritsu Daigaku) ou simplement Toritsu, célèbre en particulier pour sa faculté d'architecture ;
- l'université de la ville de Yokohama (Yokohama Shiritsu Daigaku), référence nationale en matière de médecine.
Élitisme
Comme exprimé précédemment, le système japonais est plutôt élitiste. Il faut toujours tenter d'aller dans la meilleure école, pour avoir le maximum de chances d'entrer dans le meilleur collège, puis lycée, puis université et entrer dans la meilleure société. Cela a deux conséquences principales.
La première est la prolifération des cours du soir, qui ont la double fonction de tenter d'augmenter le niveau scolaire et de rassurer les parents sur le fait qu'ils font ce qu'il faut pour leurs enfants. Ces classes sont très répandues dans les grandes villes.
La seconde est d'ordre financière. Les parents doivent en effet choisir une école pour leurs enfants. Ils vont généralement viser deux ou trois écoles, une qu'ils souhaiteraient obtenir mais pour laquelle l'enfant n'est pas sûr d'obtenir le concours, une de niveau plus faible et finalement, optionnellement, une faible. Mais nombre d'écoles moyennes voyant tous leurs meilleurs éléments potentiels partir avant la rentrée car ayant réussi à intégrer une école plus prestigieuse ont adopté un principe simple : elles choisissent des dates de confirmation d'inscription situées avant la publication des résultats des écoles prestigieuses. Ainsi, les parents sont obligés d'inscrire leurs enfants dans cette école, même s'ils espèrent ne pas avoir à les y envoyer. Si l'enfant réussit à intégrer mieux, il pourra se désinscrire de cette école, mais tout ou partie des frais engagés (assez élevés) resteront acquis par cette école, qui bénéficie donc de moyens substantiels comparativement à ses effectifs. Cela représente un sacrifice financier important pour les familles qui, tous les trois, quatre ans, doivent donc payer deux années scolaires pour assurer le meilleur avenir possible à leur enfant.
Une sacrée pression est mis sur les élèves et les étudiants, surtout pour qu’ils entrent dans les meilleurs écoles car (soit disant), meilleur prestige, meilleur chance de réussir et d’avoir une bonne situation professionnelle, … Bref, bonjour l’angoisse !! La même pression est mis dans les bureaux, vous vous rappelez de la publicité de la française des jeux avec le responsable qui hurle sur une collègue tandis qu’une autre se cache derrière une porte ? Ou bien, pour ceux et celles qui ont vu « Stupeur et tremblements » en film, avec Fubuki qui est humiliée par son supérieur hiérarchique ? Eh bien c’est la triste réalité… Le taux de suicide reste assez élevé parmi la population des jeunes.
Taux de suicide au Japon
Le Japon aurait l'un des plus fort taux de suicide du monde industrialisé (24 pour 100 000 habitants), bien que nettement inférieur à celui des pays baltes, de la Russie, de l'Ukraine, de la Hongrie et la Slovénie où le taux avoisine 30 personnes pour 100 000. Les suicides ont atteint le nombre record de 34 427 en 2003 (+ 7,1 % par rapport à 2002), contre 33 093 en 2007 (+ 2,9 %).
Trois quarts des suicidés étaient alors des hommes, et 60 % étaient sans emploi, alors que le taux de suicide des séniors était en forte augmentation. Seuls 81 suicides en 2007 seraient dus au surmenage ou au stress (karō-jisatsu), qui entraine plus généralement le karōshi (Voir ici) , mort naturelle par sur-travail.
L'individu au Japon se définit par rapport à la relation à l'autre. Lors d'un sentiment d'obligation ou de dette ne pouvant être acquittée, les sentiments de l'indignité et de la honte s'installent. La seule issue honorable est alors le suicide. C'est un suicide par auto-punition pour la dette que l'on doit à la société. Il permet alors de retrouver son honneur. Mais le taux de suicide des jeunes au Japon n'a cessé de baisser ces dernières années. En 2008, une étude du gouvernement japonais a révélé que près d'un Japonais sur cinq a sérieusement pensé à se suicider à un moment dans sa vie.
Le code d'honneur Bushido (voir ici le topic sur les Bushis) codifie précisément un suicide rituel appelé seppuku. Il existe également un suicide rituel réservé aux femmes : le jigai (Voir ici) , le seppuku étant réservé aux hommes.
Certains lieux sont réputés pour les nombreux suicides qui s'y produisent, tels que la forêt d'Aokigahara dans la préfecture de Yamanashi près de Tokyo, ou encore la falaise de Tōjinbō dans la préfecture de Fukui.
Un nouveau et triste phénomène partit du Japon à fait son apparition et commence peu à peu à se répandre dans le monde. Les candidats au suicide se contact via des forums pour se réunirent et se suicider ensemble, soit entre amis ou alors avec de parfaits inconnus...
(Je tiens à ajouter une chose et à le souligner, le suicide n'est pas une solution, il ne résout rien et ne laisse que des larmes, désolation et incompréhension auprès des familles, des amis, des proches... Bien que quelquefois la situation semble sans issue possible, il faut continuer à espèrer. La vie est trop belle. Quand une porte se ferme, une autre finit toujours par s'ouvrir à un moment ou un autre...
)
C'est tout pour l'instant, je sais pas pour vous, personnellement, on parle beaucoup des problèmes dans les facultés françaises, je trouve le système des entrées par concours pas mal, comme ça tout le monde est sur le même pied d'égalité!! J'aime bien aussi le truc des QCM!!
Enfin, on a aussi plus le temps de choisir son orientation aussi!!
Ce week-end, dimanche au plus tard, je mettrais en ligne un topic sur le manga "Zombie Loan"
(Source: Wikipedia)

Commentaires
Aucun commentaire n'a encore été posté en français...
Poster un commentaire: