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Solleille

Fille - 27 ans, Quebec, Canada


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Blog 9

Un texte magnifique datant de 1850, écrit par Éliphas Levis. Tiré du recueil '' Secrets de la magie''


  • Une Place Pour Chaque Chose et Chaque Chose À Sa Place!!!



    Ces derniers temps, j'ai eu à débattre sur l'utilisation de la science physique comme outil nécessaire lorsque l'on désire ''prouver'' un phénomène psychique ou métaphysique. Mon point de vue à ce sujet est que la science n'est pas en mesure de prouver les phénomènes extrasensoriels pour la seule unique et bonne raison qu'elle ne maîtrise pas le langage de ce monde ''surnaturelle'' qu'elle tente malgré tout désespérément de définir et de confiner dans des concepts matérialistes totalement inadéquats.

    Personnellement, si j'ai un problème de plomberie j'appellerai pas la couturière du troisième rang !! C’est un peu la même chose....

    Toujours fière d'être l'héroïne de son temps et la nouvelle doctrine sur laquelle le peuple peu avoir une foi aveugle (d'ailleurs on nous apprend de plus en plus à penser que les sciences (''dures'') ont toujours raison) la science physique se masturbe trop souvent devant sa propre image en refusant d'admettre qu'il existe certaine choses qui ne se quantifies pas en termes mathématiques et qui ne séduisent pas la réalité métaphysique pourtant bel et bien existante!....En contrepartie, la métaphysique n’aime pas les plaisir solitaires... Elle est vorace et n’hésite pas à déshabiller la science physique pour communier... C’est donc dire que la première évolue sans tenir compte de son ascendant abstrait, tandis que la deuxième ne pourrait admettre proposer des models solides sans avoir pris connaissance des données du monde physique.
    N'appréciant pas beaucoup tout ce qui entoure le concept d'extrémisme, je me questionne aussitôt quand à la réelle légitimité des méthodes scientifiques qui font totalement abstraction du domaine du senti. La différence fondamentale est ici que la métaphysique ne tente pas d’expliquer les théories physiques par son langage mystique alors que les sciences dures ont toujours tenter cet absurde exercice à l’inverse.
    Aux scientifiques qui tentent encore de prouver l'abstraction humaine par une formule mathématique ou un schéma ondulatoire quelconque je dis donc : «Au lieu de perdre votre temps, faites des folies, défoncer des barrières..,..profiter de la vie!!! parce qu'en ce moment ce que vous faites ne mène à rien.»

    Bon ... mon argumentation allait encore un peu plus loin car mon adversaire (et non pas mon interlocuteur j‘insiste!) était pour sa part convaincu que la science arriverait un jour à expliquer dans son langage systématique les fondements et aboutissants des concepts extrasensoriels et surnaturels... Holala qu'elle perte de temps..!.! Juste à côté de lui, des millions de scientifiques du domaine du senti ont déjà tout fait le travail à l'aide des bons outils et lui hurle qu'ils peuvent lui expliquer et lui démontrer la réalité d'une telle pratique.. mais le scientifique matérialiste et cartésienne moderne n'entend malheureusement souvent que l'écho de sa propre voix....

    Relativement à tout ça, je suis tombé sur un livre très intéressant qui faisait justement état de cette fâcheuse habitude qu‘on les hommes de sciences un peu trop imbus d‘eux-mêmes, à toujours vouloir expliquer la route à un anglais en chinois...
    Ce livre est arrivé dans ma vie par hasard, deux jours après une intense conversation philosophique épuisante qui n’avait alors aboutit qu’à de la frustration engendrée par l’incompréhension. Il arrivait aussi quelques semaines après que mon choix ce soit arrêté sur la construction sociale de la réalité comme sujet de thèse pour un travail de session.... Voilà donc qu’au hasard d’une librairie d‘occasion, mon regard s’est posé sur le premier livre près de la porte: À TORD ET À RAISON - inter critique de la science et du mythe .... Hahaha ... J’y croyais à peine ... La vie s’est bien faite pareil!!! Rien n’arrive pour rien!!! Quand j’ai eu fini de lire le chapitre 6, je rageais de n’avoir pas eu ce point d’appui pour alimenter mon argumentation devant le scientifique trop sur de lui que j’avais affronté... (Et oui cela avait été une confrontation plutôt qu’un processus constructif) ....Donc, quand j’ai lu le passage que je vais vous citer, j’ai été contente de voir que mes réflexions personnelles rejoignaient certaines réalités que d’autres avaient aussi saisies, analysées et de nombreuses fois vécues.

    Bien qu'expliqué en mes mots plus haut, l'exposé qui suit est beaucoup plus éloquent sur le sujet!....voici donc l'extrait en question:

    « (...) ces questions sur la localité ou la non-localité de la réalité physique, sur l’existence ou non d’influences instantanées à distance, ne peuvent même pas être posées à l’intérieur de la physique. Ce sont des questions extra-physiques, exra-scientifiques. Parce que la science physique ne contient pas le vocabulaire et la grammaire permettant de les poser. Son langage physico-mathématique en son état actuel ne suffit pas: à l’intérieur de se langage, ces questions n’ont, rigoureusement aucun sens. Il ne contient pas les concepts (grandeurs, opérateurs et autres) qui permettent de les poser en relation non équivoque avec les autres concepts déjà formalisés de la physique mathématique. Mais, si ces questions ne peuvent pas être pausées par la physique, elles sont posées à la physique. Par l’homme de la rue qui ne veut pas renoncer , pour décrire la réalité, au langage naturel, malgré - ou à cause de - ses ambiguïtés; mais aussi par des physiciens qui ne veulent pas renoncer à l’homme de la rue qui est en eux; et peut-être surtout par les élèves physiciens, les étudiants à leurs professeurs avant qu’ils aient appris les règles du jeu où l’on ne doit pas vraiment prendre au sérieux, en physicien, ces questions.

    C’est pourquoi oscille-t-on en général entre deux attitudes
    : celle des physiciens qui refuses ces questions et n’acceptent que de parler en langage formalisé, opératoire, et celle de CEUX QUI NON SEULEMENT NE REFUSENT PAS CES QUESTIONS MAIS LEUR DONNE DES RÉPONSES. L’attitude des premiers est justifiée du point de vue de la science physique elle même: celle-ci, en son état, fonctionne parfaitement et elle est complète dans son domaine d’application légitime sans qu’il soit nécessaire d’apporter quelque réponse que ce soit à ces questions; donc sans qu’il soit nécessaire des les poser. Mais ils rejettent ces questions par la même occasion en tant qu’elles sont posées du dehors de la physique, à la physique. Et tout se passe donc comme si seules les questions scientifiques formalisées étaient des questions potables non seulement pour un physicien mais pour quiconque. À l’opposé, l’attitude des seconds peut être justifié s’il est clairement entendu que les réponses qu’ils donnent à ces questions métaphysiques ne peuvent être elles aussi que métaphysique, méta-scientifiques. (...)

    (...) Ces deux attitudes poussées à l’extrême, mais si fréquentes - celle du physicien qui fait comme si la condition humaine réflexive sur la «réalité» (y compris la sienne) se réduit à l’usage du langage formalisé de la physique mathématique, et celle du physiciens qui habilles ses présupposés métaphysiques dans un discours faisant usage (abusif) de ce même langage formalisé - ressortissent toutes les deux de la même confusion que nous avons signalée plus haut entre réalité physique et description de la réalité par la science physique.

    Pour les premiers, la seule réalité est celle posée par la science physique.

    Pour les seconds, la réalité physique dont ils ont à priori une intuition métaphysique ou même mystique - qu’elle s’exprime en spiritualisme ou en matérialisme - ne peut être décrite que
    par la science physique.

    Voulant débrouiller cette confusion, nous sommes conduits à cette troisième voie qui consiste à accepter de poser ces questions de l’intérieur de la physique, ...EN SACHANT BIEN PAR AILLEURS QUE SI CE PROGRAMME RÉUSSIT, SI CES PROBLÈMES RÉUSSISSENT À ÊTRES POSÉS ET À FORTIORI RÉSOLUS DE L'INTÉRIEUR DE LA PHYSIQUE, IL NE S'AGIRA PLUS DES MÊMES QUESTIONS! » (***)

    Voilà je ne rajouterai rien... Selon mon point de vue, tout à été clairement dit... Maintenant à chacun sa vérité bien sur .... C’était la mienne, exposée avec brio dans les mots d’un autre.

    (***) : ATLAN Henri, À tort et à raison: intercritique de la science et du mythe, Éditions du seuil, Paris, 1986, 450 pages.

  • OSIRIS EST UN DIEU NOIR!! //...// Par Éliphas Levis

    OSIRIS EST UN DIEU NOIR!!! ......... LE COMPTE DU SABBAT

    C'est un désert tourmenté qui semble se reposer après la tempête. La lune ne paraît plus au ciel; mais ne voyez-vous pas danser des petites étoiles dans la bruyère? N'entendez-vous pas voler autour de vous des oiseaux gigantesques qui semblent en passant murmurer des paroles étranges? Approchons de ce carrefour dans les rochers. Une rauque et funèbre trompette se fait entendre; des torches noires s'allument de tous les côtés. Une assemblée tumultueuse se presse autour d'un siège vide; on regarde et on attend...

    Tout à coup, chacun se prosterne et on murmure: '' Le Voilà! Le Voilà! C'est lui! ''

    Un prince à tête de bouc arrive en bondissant; il monte sur le trône; il se tourne et présente à l'assemblé en se baissant, une figure humaine à qui tout le monde vient, cièrge en main, donner une saturation et un baiser, puis il se redresse avec un rire strident et distribue à ses affidés de l'or, des instructions secrètes, des medecines occultes et des poisons.

    Pendant ce temps, des feux s'allument, le bois d'aulne et la fougère y brulent pêle-mêle avec des ossements humains et de la graisse de suppliciés. Des druidesses couronnées d'ache et de verveine sacrifient avec des faucilles d'or des enfants soustraient au baptême et préparent d'horribles agapes.Les tables sont dressées: les hommes masqués se placent auprès des femmes à demis nues, et l'on commence le festin des Bacchanales; rien y manque exepté le sel qui est le symbole de la sagesse et de l'immortalité. Le vin coule à flot et laisse des taches semblables à celles du sang; Les propos obsènes et les flots de caresses commencent; Voilà toute l'assemblée qui est ivre de vin, de crime, de luxure et de chansons; On se lève en désordre et on court former des rondes infernales...

    Arrivent alors les monstres de la légende, tous les fantômes du cauchemar... d'énnormes crapauds embouchent la flûte à contresens et soufflent en se pesant les flancs avec leur patte; des scarabés boîteux se mêlent à la danse; des crocodiles font guimbardes; des écrevisses jouent des castagnettes; des éléphants et des mamouths arrivent vêtus en Lupedon et lèvent la jambe en dansant.

    Puis, les rondes éperdues se brisent et se dispersent... Chaque danseur entraîne en hurlant une danseuse échevelée...La lampe et les chandelles de suif humain s'éloignent en fumant dans l'ombre. On entend ça et là des cris, des éclats de rires, des blasphèmes et des râles...

    Allons!!! Réveillez-vous et ne faites pas le signe de la croix!!! Je vous ai remis chez vous et vous êtes dans votre lit. Vous êtes un peu fatigué, un peu brisé même de votre voyage et de votre nuit; mais vous avez vu une chose dont tout le monde parle sans la connaître: vous êtes initié à des secrets terribles comme ceux de l'antre de Trophonius:

    Vous avez assisté au Sabbat!!!

    Il vous reste maintenant à ne pas devenir fou, et à vous maintenir dans une crainte salutaire de la justice, et à une distance respectueuse de l'Église et de ses bûchers!!

    ÉLIPHAS LEVIS

  • Au Lecteur ...Par Charles Baudelaire



    La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
    Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
    Et nous alimentons nos aimaibles remords,
    Comme les mandiants nourrissent leur vermines.

    Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches,
    Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
    Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
    Croyant par de vils pleurs laver toutes nos tâches.

    Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste,
    Qui berse longuement notre esprit anchanté,
    Et le riche métal de notre volonté,
    Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

    C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!
    Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
    Chaque jour vers l'enfer nous descendons d'un pas,
    Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

    Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
    Le sein martirisé d'une antique catin,
    Nous volons au passage un plaisir clandestin,
    Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

    Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
    Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
    Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
    Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

    Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
    N'ont pas encore brodé de leur plaisant déssins
    Le canevas banal de nos piteux destins,
    C'est que notre âme, Hélas! n'est pas assez hardie.

    Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
    Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
    Les monstres glapissants, hulants, grognants, rampants,
    Dans la ménagerie infâme de nos vices,

    Il en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
    Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes nis grands cris,
    Il ferait volontiers de la terre un débris
    Et dans un bâillemet avalerait le monde;

    C'est l'Ennui! - L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
    Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
    Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
    - Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère!

  • L'homme qui cherchait ses yeux



    PERSONNAGES:

    1)- L'HOMME QUI CHERCHAIT SES YEUX(LQ)
    2)- L'INCONNU (LN)


    (LQ) « Mes yeux!!!!!»

    (LN) « Vos yeux!!! Quelle horreur!!!!! .... Comment avez vous fait pour les enlever?

    (LQ) « Ils sont tombés sans que je n'ai rien eu à faire et si vous m'aidez dans ma recherche je vous
    en donne un»

    - Belle affaire, se disait l'inconnu malicieusement, j'en retirerai donc un oeil de plus.

    (IN) « C'est d'accord, de quel couleur sont-ils?»

    (LQ) «De quelle couleur les imaginez-vous?»

    (LN) « Je les imagine comme ils sont»

    (LQ) « Alors c'est comme ça qu'ils seront»

    (LN) « Parfait !! Par ou commencerons-nous?... La boîte à vos pied peut-être?

    (LQ) « Oui, mais cherchez les vous, j'ai un mal de dos»

    L'inconnu s'abaissa à ses pieds et ouvri brusquement la boîte bien scellée.

    (IN) « Elle est vide»

    (LQ) « Nous chercherons donc ailleurs»

    (LN) « Cherchez un peu dans vos poches, ne sait-on jamais! »

    (LQ) « Malheureusement, je n'ai pas de main pour chercher.... cherchez vous! »

    L'air bougon, il lui montra ses bras coupés de moitié.

    (LN) « D'accord»

    Un peu contrarié, il parcouru les dizaines de poches....tous vides.....

    (LN) « Tous vides !!! »

    (LQ) « Nous chercherons donc ailleurs»

    (LN) « Je suggère le trou creusé près de vous»

    (LQ) « Hum....mon dos.... vous savez....!!?

    (LN) « Je chercherai! .... (à lui-même) et garderai le yeux»

    Il se pencha encore une fois et introduisit sa main dans le trou. Il était très profond. Bientôt il en sorti une paire de lunette.... «inutile» se dit-il.Il creusa plus loin et en ressorti un second trou qu'il posa à côté du premier. Il pénétra sa main jusqu'au fond et dévoila un foulard au bordure dor. Il le jeta par terre.

    (LN) « Je n'ai rien trouvé»

    (LQ) « Je suis épuisé.... ne cherchons plus»

    Marie-Soleil

  • Définir la réalité

    Ce que nous appelons vérité repose entièrement sur l’analyse des sensations. La sensation à proprement parler est inexplicable. Il faut donc dès lors se montrer très prudent dans la définition de la réalité. Certes, il existe «quelque chose» que nous pouvons appeler provisoirement «réalité», mais ce quelque chose est entièrement transformé et reconstruit par notre ordinateur cérébral. L’objet, ensemble des sensations, n’a plus qu’un lointain rapport avec ce qui lui a donné naissance.

    La sensation (malgré certains essais de mesures plus ou moins aboutis au cours du XIX è siècle) est essentiellement subjective. Comme telle, elle est évanescente et soumise à de multiples facteurs de distordions : la fièvre, l’absorption d’une drogue peuvent complètement altérer les sensations ordinaires. Où est le réel pour le sujet dont les facultés de perception sont modifiées?


    Pr. RÉGIS DUTHEIL & BRIGITTE DUTHEIL
    1991 L’homme «Superlumineux», Édition Libre Expression.

    Donc la grande question que soulève se passage pour moi est : Qu’est ce que la réalité?

    La seule réalité tangible, s’il en est une, est sans doute celle des objets matériels. Par contre, même les choses matérielles représentent une réalité différente pour chaque personne qui la regarde. Du coup, il n’y a plus de réalité mais seulement que de multiples réalités.

    Un exemple simple : Une table. En regardant une table, chacun peut faire sa propre interprétation de la réalité de cette table; si elle est ronde, certain la compareront à celle des chevaliers, si elle est carré, elle rappellera peut-être à un autre les soirées interminables dans la cuisine de la grand-mère alors qu’il n’avait que 5 ans; pour un artiste, la table peut automatiquement se transformer en lit ou en armoire….

    Il y a donc la table en elle-même, le sujet qui la regarde et la modifie et finalement le résultat de cette modification, en soi la réalité personnelle de chacun.

    Donc, si chaque personne qui regarde la table y perçoivent tous une réalité différente, la réalité universelle, l’essence de départ, existe-t-elle?

    Dans le passage que j’ai cité, l’auteur se questionne à savoir où ce trouve le réel pour le sujet dont les facultés de perception sont modifiées par la drogue ou la fièvre!

    Moi je me demande simplement où se trouve le «réel commun» de tous les hommes, puisque les perceptions de chacun sont toujours modifiées par la subjectivité de l’existence personnelle et non pas seulement par l’absorption de substances illicites ou par le poids d’une fièvre. Si tout le monde se créer sa propre réalité, c’est que le réel que nous tentons de définir n’existe pas.

    Pour moi il n’y a donc pas de réalité mais seulement des réalités.

  • Les manuscrits de Nag Hammadi

    Et oui.... Après des années de travail, voici les manuscrits de Nag Hammadi traduits pour la première fois du copte au Français par une équipe dirigés entre autre par Paul Huber Poirier (mon prof de Syriaque durant un an) de l'université Laval à Québec, assisté par une équipe européenne. Cette collection vient de parraître à Paris (malheureusement pas encore au Québec) aux éditions Gallimard: Français régalez-vous avant nous!!!!!!

    Ce textes gnostiques furent écrit entre le 2ème et le 3ème siècle de notre ère. Ils furent retrouvés en 54 manuscrits tous réunnis en 13 livres reliés de cuivre dans un état de conservation assez respectable pour permettre la lecture et la traduction de leurs lignes. Les originaux sont présentement exposés au musée du Caire en Égypte.

    Voici comment Monsieur Poirier (un extraordinaire linguiste) définit le gnostisme: « Ce que l'on trouve dans les textes gnostiques, est une réinterprétation radicale des écritures juives en ce qui concerne la création du monde et de l'homme».

    Ces textes font référence aux écritures hermetiques (Hermes dieux gréco-romain de la sagesse)
    « La littérature hermétique, souligne le professeur, est apparentée à la gnose et a eu un certain rayonnement dans l'Antiquité»

    Alors pour tous ceux qui s'interessent à la philosophie Juive Kabbalistique, ne manquez pas de prendre connaissance de ces manuscrits puisqu'ils composent un corpus très près de son histoire d'origine.

    ( Les citations sont tirées de l'article paru dans le journal universitaire " Au fil des évènements, Volume 43, numéro 17, 17 Janvier 2008)

  • Science Versus Mysticisme

    Est-il juste de distinguer la science du mysticisme? Personnellement je crois que non. Croire aux ''f orces '' qui ne se mesurent pas concrètement n'impose pas une contradiction avec le fait de croire et de pratiquer la science. En fait, les grands courants mystiques tel la Kabbale et différents cultes antiques dont ceux des égyptiens (pour ne nommer que deux exemples) ont vu naître les grandes lignes de leur philosophie mystique à l'intérieur même de certains concepts scientifiques. Les grands courants asiatiques ont aussi connus le même sort:

    '' les lois de la physique moderne confirment les concepts qui régissent les mystiques de l'Asie: hindouisme, bouddhisme, taoïsme ''
    ( Fritjof Capra: extrait du Tao de la physique) Une lecture que je recommande à tous ceux qui s'interesse au sujet.

    Le malaise contradictoire que nous ressentons lorsque deux choses, comme la science et le mysticisme, semble cohabiter en parfaite harmonie, ne traduit pas une réalité antagoniste entre ces deux concepts, mais traduit plutôt un malaise qui résulte du fait que malgré ce que notre culture nous enseigne (culture judéo-chrétienne j'enttends), nous les savons indissociables.

    Intuition et rigeur scientifique doivent-ils absolument être dissociés? Que serait la science sans cette petite touche intuitive qui pousse les essaies jusqu'à la réussite? Est-il juste de penser que les sciences et les philosophies mystiques ont évoluées indépendemment l'une de l'Autre?

    Il convient de se poser ces question avant de pouvoir affirmer qu'il est contradictoire de voir un scientifique pratiquer le taoïsme ou d'entendre un homme de Dieu nous parler de la Kabbale (comme c'est le cas d'Éliphas Levy entre autres).

    En quelque sorte, croire en la science c'est croire en Dieu (au sens large du terme) et croire en Dieu nous apprend la science. Tous les jours les scientifiques nous expique Dieu! Il faut de défaire de la vision caricaturale que nous avons de lui pour comprendre que le caractère imminent de sa présence ne résulte pas seulement en une forme de foi aveugle, mais aussi en certains concepts scientifiques de base que nous refusons d'interpréter en tant que réalité mystique, tant nous nous conditionnons à croire que ce que l'on qualifie de '' Dieu '' n'a rien à voir avec la science!!!

  • À tous les fous de ce monde!!!

    Il y a de cela quelques semaines, j'ai fais la lecture de '' Échantillon de civilisation'' de Ruth Benedict. L'idée générale de cet article était de démontrer que les ''anormaux '' de notre société, les asociaux et les cas que nous considérons comme étant des cas psychiatriques, ne sont que des imprévus de la culture : des individus qui n'ont pas trouvés de réponses suffisantes au sein de leurs institutions. Selon Benedict, ce sont en effet les institutions qui répondent le mieux au besoins d'une culture, en offrant des cadres adéquats et forgés sur mesure pour la majorité de ses membres. Il est vrai que les normes de civilisations et les institutions qui la régissent sont en grande partie fixés en fonction de ce que la majorité des membres de chaque culture consédèreront comme étant bon ou mauvais, normal ou anormal.

    Comparativement à il y a de cela 50 ans, nous sommes aujourd'hui généralement en mesure de savoir apprécier la diversité culturelle de toutes les traditions existantes ainsi que la diversité individuelle au sein de notre propre société. Pour cause, nous devrions être en mesure d'admettre que dans une société donnée, les institutions, ayant été théoriquement misent sur pied pour répondre aux aux besoins de ses membres, ne répondent pas adéquatement à tous les types d'individus. Dire le contraire serait sans conteste faire des généralisations en faisant abstraction de plusieurs choses que nous savons être vraies!

    Cet article m'a beaucoup fait réfléchir sur le fait qu'en quelque sorte, nous fabriquons nous-même nos inadaptés sociaux. Cette fabrication en marge de certains individus et de certains comportements est rendue possible grâce au manque de tolérance et de compréhention dont nous faisons preuve face à ce qui est contradictoire aux croyances et aux bienscéances majoritairement acceptés.

    Les grecs avaient-ils tort? La démocratie ne traduirait-elle qu'une généralisation certes rassurante, mais inadéquate! lol

    Tout est relatif!!! Une idées faisant consensus dans une culture sera marginalisée dans une notre.

    De la même manière mais à plus petite échelle, nous savons que la diversité individuelle nous ramènera toujours à cette question: comment parler d'une définition globale d'une culture distincte sans que certain de ses membres ne s'en sentent que plus marginaux????

    Un bon exemple est celui des esprits extatiques : '' L'esprit extatique est quelques chose d'anormal dans notre société. Même un mystique innofensif est égaré dans notre civilisation occidental'' Quel place prendra-t-il alors dans la définition de notre culture? Puisque par choix ou par escence il n'a pas adhéré aux balises préfabriquées que sa culture lui offrait, sur quoi pourra-t-il consciemment ou inconsciemment s'appuyer en son univers immédiat dans la formation de ses idéologies, de ses valeurs et dans la pratique de ses actions quotidiennes.

    LA QUESTION EST DONC (finalement!!!) Comment une personne distincte peut, dans sa marginalisation, faire valoir le fait que la culture est un phénomène individuel avant d'en être un communautaire? La culture ''communautaire'' n'étant que la somme de toutes les cultures individuelles.

    Il faut nous résigner à accepter que la somme de nos volontés individuelles ont vite fait de hiérarchiser l'idée de la '' bonne culture'' en établissant ouvertement ce que nous serions supposés considérer comme étant bon, en vertu d'une majorité atteinte (moyenne des volontés individuelles)

    VOILÀ COMMENT, selon moi, CERTAINES CULTURES INDIVIDUELLES SE VOIENT OCCULTÉES PAR LA RÉUNION DE PLUSIEURS INDIVIDUALITÉS CHERCHANT LE RÉCONFORT DANS LA RESSEMBLANCE.

    Si les margianux sont réellement des imprévus au sein de leur culture, toutes les cultures du monde devraient admettre ques les concepts premiers qui les définissent ne peuvent donner de réponses adéquates à tous leurs membres, justement à cause du fait que ces concepts ne sont définis que par ce qui est majoritairement admis et qui n'englobe automatiquement pas tous les aspects existants.

    Aussi, quel rôle aura une culture sur la formation sociale individuelle de quelqu'un qui ne s'y identifie pas? Il est impossible de nier l'apport de la culture sur le développement de chaque personne.

    Si la culture communautaire entre en contradiction avec notre culture personnel, nous sommes automatiquement étiquetés et, illico, les esprits extatiques, les mystiques et même les psychopates de ce monde sont reliés au banc des oubliés, ceux que la grammaire ne prend pas en compte quand elle s'évertue à définir ce qu'est la culture occidentale. Mathématiquement donc, c'est la définition même de cette culture, établi selon les valeurs et les idées majoritairement partagées, qui fabriquent et donc définissent ceux faisant partie de la marge.

    C'est pouquoi je crois que certains innaptés sociaux ne sont que le résultat de la grande visibilité d'une majorité bruyante et intolérante.

    Marie-Soleil Bruyère

  • 3 Le triangle de Salomon (plenitude vocis. Binah. Physis)

    Toute parole à trois sens, toute action une triple portée, toute forme une triple idée, car l'absolu correspond de monde en monde avec ses formes. Toute détermination de la volonté humaine modifie la nature, intéresse la philosophie, et s'écrit dans le ciel. Il y a donc deux fatalités, l'une résultant de la volonté de l'incréé d'accord avec sa sagesse, l'autre résultant des volontés créées et d'accord avec la necessité des causes secondes dans leur rapports avec la cause première.

    (selon Éliphas Levy dans Dogme et Rituel de la Haute Magie)