Solleille
Fille - 27 ans, Quebec, Canada
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Blog / Une Place Pour Chaque Chose et Chaque Chose À Sa Place!!!
samedi 14 mars 2009 à 05:41
Ces derniers temps, j'ai eu à débattre sur l'utilisation de la science physique comme outil nécessaire lorsque l'on désire ''prouver'' un phénomène psychique ou métaphysique. Mon point de vue à ce sujet est que la science n'est pas en mesure de prouver les phénomènes extrasensoriels pour la seule unique et bonne raison qu'elle ne maîtrise pas le langage de ce monde ''surnaturelle'' qu'elle tente malgré tout désespérément de définir et de confiner dans des concepts matérialistes totalement inadéquats.
Personnellement, si j'ai un problème de plomberie j'appellerai pas la couturière du troisième rang !! C’est un peu la même chose....
Toujours fière d'être l'héroïne de son temps et la nouvelle doctrine sur laquelle le peuple peu avoir une foi aveugle (d'ailleurs on nous apprend de plus en plus à penser que les sciences (''dures'') ont toujours raison) la science physique se masturbe trop souvent devant sa propre image en refusant d'admettre qu'il existe certaine choses qui ne se quantifies pas en termes mathématiques et qui ne séduisent pas la réalité métaphysique pourtant bel et bien existante!....En contrepartie, la métaphysique n’aime pas les plaisir solitaires... Elle est vorace et n’hésite pas à déshabiller la science physique pour communier... C’est donc dire que la première évolue sans tenir compte de son ascendant abstrait, tandis que la deuxième ne pourrait admettre proposer des models solides sans avoir pris connaissance des données du monde physique.
N'appréciant pas beaucoup tout ce qui entoure le concept d'extrémisme, je me questionne aussitôt quand à la réelle légitimité des méthodes scientifiques qui font totalement abstraction du domaine du senti. La différence fondamentale est ici que la métaphysique ne tente pas d’expliquer les théories physiques par son langage mystique alors que les sciences dures ont toujours tenter cet absurde exercice à l’inverse.
Aux scientifiques qui tentent encore de prouver l'abstraction humaine par une formule mathématique ou un schéma ondulatoire quelconque je dis donc : «Au lieu de perdre votre temps, faites des folies, défoncer des barrières..,..profiter de la vie!!! parce qu'en ce moment ce que vous faites ne mène à rien.»
Bon ... mon argumentation allait encore un peu plus loin car mon adversaire (et non pas mon interlocuteur j‘insiste!) était pour sa part convaincu que la science arriverait un jour à expliquer dans son langage systématique les fondements et aboutissants des concepts extrasensoriels et surnaturels... Holala qu'elle perte de temps..!.! Juste à côté de lui, des millions de scientifiques du domaine du senti ont déjà tout fait le travail à l'aide des bons outils et lui hurle qu'ils peuvent lui expliquer et lui démontrer la réalité d'une telle pratique.. mais le scientifique matérialiste et cartésienne moderne n'entend malheureusement souvent que l'écho de sa propre voix....
Relativement à tout ça, je suis tombé sur un livre très intéressant qui faisait justement état de cette fâcheuse habitude qu‘on les hommes de sciences un peu trop imbus d‘eux-mêmes, à toujours vouloir expliquer la route à un anglais en chinois...
Ce livre est arrivé dans ma vie par hasard, deux jours après une intense conversation philosophique épuisante qui n’avait alors aboutit qu’à de la frustration engendrée par l’incompréhension. Il arrivait aussi quelques semaines après que mon choix ce soit arrêté sur la construction sociale de la réalité comme sujet de thèse pour un travail de session.... Voilà donc qu’au hasard d’une librairie d‘occasion, mon regard s’est posé sur le premier livre près de la porte: À TORD ET À RAISON - inter critique de la science et du mythe .... Hahaha ... J’y croyais à peine ... La vie s’est bien faite pareil!!! Rien n’arrive pour rien!!! Quand j’ai eu fini de lire le chapitre 6, je rageais de n’avoir pas eu ce point d’appui pour alimenter mon argumentation devant le scientifique trop sur de lui que j’avais affronté... (Et oui cela avait été une confrontation plutôt qu’un processus constructif) ....Donc, quand j’ai lu le passage que je vais vous citer, j’ai été contente de voir que mes réflexions personnelles rejoignaient certaines réalités que d’autres avaient aussi saisies, analysées et de nombreuses fois vécues.
Bien qu'expliqué en mes mots plus haut, l'exposé qui suit est beaucoup plus éloquent sur le sujet!....voici donc l'extrait en question:
« (...) ces questions sur la localité ou la non-localité de la réalité physique, sur l’existence ou non d’influences instantanées à distance, ne peuvent même pas être posées à l’intérieur de la physique. Ce sont des questions extra-physiques, exra-scientifiques. Parce que la science physique ne contient pas le vocabulaire et la grammaire permettant de les poser. Son langage physico-mathématique en son état actuel ne suffit pas: à l’intérieur de se langage, ces questions n’ont, rigoureusement aucun sens. Il ne contient pas les concepts (grandeurs, opérateurs et autres) qui permettent de les poser en relation non équivoque avec les autres concepts déjà formalisés de la physique mathématique. Mais, si ces questions ne peuvent pas être pausées par la physique, elles sont posées à la physique. Par l’homme de la rue qui ne veut pas renoncer , pour décrire la réalité, au langage naturel, malgré - ou à cause de - ses ambiguïtés; mais aussi par des physiciens qui ne veulent pas renoncer à l’homme de la rue qui est en eux; et peut-être surtout par les élèves physiciens, les étudiants à leurs professeurs avant qu’ils aient appris les règles du jeu où l’on ne doit pas vraiment prendre au sérieux, en physicien, ces questions.
C’est pourquoi oscille-t-on en général entre deux attitudes: celle des physiciens qui refuses ces questions et n’acceptent que de parler en langage formalisé, opératoire, et celle de CEUX QUI NON SEULEMENT NE REFUSENT PAS CES QUESTIONS MAIS LEUR DONNE DES RÉPONSES. L’attitude des premiers est justifiée du point de vue de la science physique elle même: celle-ci, en son état, fonctionne parfaitement et elle est complète dans son domaine d’application légitime sans qu’il soit nécessaire d’apporter quelque réponse que ce soit à ces questions; donc sans qu’il soit nécessaire des les poser. Mais ils rejettent ces questions par la même occasion en tant qu’elles sont posées du dehors de la physique, à la physique. Et tout se passe donc comme si seules les questions scientifiques formalisées étaient des questions potables non seulement pour un physicien mais pour quiconque. À l’opposé, l’attitude des seconds peut être justifié s’il est clairement entendu que les réponses qu’ils donnent à ces questions métaphysiques ne peuvent être elles aussi que métaphysique, méta-scientifiques. (...)
(...) Ces deux attitudes poussées à l’extrême, mais si fréquentes - celle du physicien qui fait comme si la condition humaine réflexive sur la «réalité» (y compris la sienne) se réduit à l’usage du langage formalisé de la physique mathématique, et celle du physiciens qui habilles ses présupposés métaphysiques dans un discours faisant usage (abusif) de ce même langage formalisé - ressortissent toutes les deux de la même confusion que nous avons signalée plus haut entre réalité physique et description de la réalité par la science physique.
Pour les premiers, la seule réalité est celle posée par la science physique.
Pour les seconds, la réalité physique dont ils ont à priori une intuition métaphysique ou même mystique - qu’elle s’exprime en spiritualisme ou en matérialisme - ne peut être décrite que par la science physique.
Voulant débrouiller cette confusion, nous sommes conduits à cette troisième voie qui consiste à accepter de poser ces questions de l’intérieur de la physique, ...EN SACHANT BIEN PAR AILLEURS QUE SI CE PROGRAMME RÉUSSIT, SI CES PROBLÈMES RÉUSSISSENT À ÊTRES POSÉS ET À FORTIORI RÉSOLUS DE L'INTÉRIEUR DE LA PHYSIQUE, IL NE S'AGIRA PLUS DES MÊMES QUESTIONS! » (***)
Voilà je ne rajouterai rien... Selon mon point de vue, tout à été clairement dit... Maintenant à chacun sa vérité bien sur .... C’était la mienne, exposée avec brio dans les mots d’un autre.
(***) : ATLAN Henri, À tort et à raison: intercritique de la science et du mythe, Éditions du seuil, Paris, 1986, 450 pages.
Commentaires 3 Trier les commentaires:
Jean-Francois Duchesne (dimanche 5 avril 2009 à 14:58)
- Solleille:
- Black_Phoenix_Nine:
Donc pourrions nous simplement envisager que de telles questions soi abordées par le domaine scientifique, plus précisément par une subdivision embryonnaire de la science...
Justement! Ne parles-tu pas ici de la métaphysique? ... elle reste scientifique tout en abordant un domaine, ou un monde, que la science physique ne peut dépouiller à cause de la rigidité de son langage... Toute manière comment la science PHYSIQUE pourrait apporter des réponses pleinement satisfaisantes à un domaine qui ne relève exclusivement que de choses non-physiques?.,...Je crois que ton questionement est tout à fait juste, mais trop souvent les scientifiques n'Admettent pas que la métaphysique peut répondre à des questionnements qui ne les concernent pas, du moins dans la mesure ou ils ne parle que concrètement de tous les Mondes! La métaphysique serait donc une branche de la Science comme la Physique non?
Désolé pour le délais de réponse... Il y a longtemps que je n'étais pas venu ici lontemps... je dois dire que nos petites discutions phylosophiques commence à me manquer...
....
J'avoue que moi non plus j'ai quelque peu de la misère à honoré un délai de réponse qu'on pourrais qualifié de rapide..hahahah!! Parfois les études engouffre beaucoup de ressource!!! hihihihihi!!
Soleil (mardi 31 mars 2009 à 08:03)
- Black_Phoenix_Nine:
Donc pourrions nous simplement envisager que de telles questions soi abordées par le domaine scientifique, plus précisément par une subdivision embryonnaire de la science...
Justement! Ne parles-tu pas ici de la métaphysique? ... elle reste scientifique tout en abordant un domaine, ou un monde, que la science physique ne peut dépouiller à cause de la rigidité de son langage... Toute manière comment la science PHYSIQUE pourrait apporter des réponses pleinement satisfaisantes à un domaine qui ne relève exclusivement que de choses non-physiques?.,...Je crois que ton questionement est tout à fait juste, mais trop souvent les scientifiques n'Admettent pas que la métaphysique peut répondre à des questionnements qui ne les concernent pas, du moins dans la mesure ou ils ne parle que concrètement de tous les Mondes! La métaphysique serait donc une branche de la Science comme la Physique non?
Désolé pour le délais de réponse... Il y a longtemps que je n'étais pas venu ici lontemps... je dois dire que nos petites discutions phylosophiques commence à me manquer...
....
Jean-Francois Duchesne (dimanche 15 mars 2009 à 02:02)
N'y aurait-il pas la une approche un peu linéaire de la démarche scientifique en relation avec la conception de la réalité? En tenant compte de la vaste étendu des domaines scientifique couplé aux nombreuses discipline émergentes, nous pouvons tout de même élargir les champs d'applications et assouplir la matrice fonctionnelle d'une science nous paraissant moderne. La science est jeune, très jeune même, et nous ne pouvons pas, dans un contexte de relation objective avec la réalité, nous limiter à observer un nuage à travers le chas d'une aiguille. Bien sure la science physique, tel que décrite dans cet extrait, aura toujours une propension à la génération d'une attitude froide et plus ou moins ostentatoire. Néanmoins, nous ne pourrions considéré le survol comme étant complet sans tenir compte de la démarche scientifique, et je ne l'associe aucunement au château fort de la science physique, mais bien à l'essentiel du questionnement de l'être. Ne pourrion nous pas trouver à même la démarche "scientifique", un jeu de questionnement propre à chaque être, qui en fait, ne mettrait qu'en lumière une projection du potentiel latent propre à chacun. Évidement je fais encore ici un exercice de dépouillement d'un protocole par défaut, alors mon développement n'est que produit d'une sculpture aléatoire ayant pour média, la conception de la science comme un bloc calcaire.
Bon je m'arrête là, où je risquerais de m'égarer. Mais voilà, mon point résumé ne serait en fait qu'un questionnement sur une origine commune de la science, qui n'oublions pas, à un lourd bagage culturel. Donc pourrions nous simplement envisager que de telles questions soi abordées par le domaine scientifique, plus précisément par une subdivision embryonnaire de la science...
Par contre ne pense pas ici que je tente de revêtir le rôle du défenseur borné des Darwin de ce monde, loin de là. J'essaie simplement d'y voir plus clair, à la fois dans mon propre questionnement et dans la nature même de la conception que notre culture à dépeint de la science.
Alors si le coeur t'en dit, oriente moi un peu d'avantage sur tes propos, juste pour être certain de prévenir mon propre égarement...héhéhéhé!!!!
À plus.....
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