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  • la modification des constitutions en Affrique

    Le débat sur la révision des constitutions envahit de plus en plus l’échiquier politique de nombreux pays africains dont chacun des dictateurs contraints constitutionnellement à une alternance politique, étudie avec ses partisans, la « potion magique » qui leur permette de violer la loi fondamentale afin de se rassurer une conservation du pouvoir.
    En face il y a la majorité de chacun des peuples concernés qui eux, aspirent à la démocratie; donc au respect de la loi fondamentale en l’état afin d’obtenir une alternance démocratique dans la paix et la sécurité.
    Cet antagonisme de perception de la démocratie et du pouvoir, conduit à des « batailles » de phrases, de mobilisation, et d’actions dans chacun de ces pays concernés entre d’un côté, "les peuples épris de paix" et de l’autre, "des dictateurs criminels" partisans du pouvoir à vie.
    Afin de comprendre le fond de ces graves et dangereuses batailles, le Noyau politique de la Voix du Peuple Libre, a répertorié un certain nombre de ces premiers affrontements et dont le résultat dans chacun des pays reste sans appel, « en faveur » des peuples épris de paix.
    Burkina Faso
    Le 18 janvier 2014, à la suite des déclarations, quelques semaines avant, du président Blaise Compaoré sur la possible révision de la constitution, l’opposition qui est revigorée par des dissensions au sein du parti au pouvoir, le CDP, organise une « journée nationale de protestation » contre la révision de la constitution burkinabé et de son article « 37 ». Le président en difficulté et contraint de passer du statut du fin et grand médiateur à celui du petit négociateur pour rester au pouvoir, étudie sans succès la meilleure réplique pour faire reculer un peuple plus que jamais mobilisé pour obtenir l’alternance démocratique en 2015.
    Burundi
    Le 21 mars 2014, le CNDD-FDD, le parti de l’actuel président Pierre Nkurunziza, manque d’une petite voix à l’assemblée nationale, pour le vote d’une loi permettant de modifier l’article « 302 » qui devrait assurer à Nkurunziza de se représenter en 2015 à l’élection présidentielle. Un vrai camouflet pour l’homme fort de Bujumbura dont les partisans étudient la voie référendaire pour arriver à leur fin.
    Congo Brazzaville
    Le 24 mars dernier, juste 2 jours après les déclarations de ses laquais Justin Koumba et Pierre Mabiala lui demandant de réviser la constitution, le dictateur Denis Sassou Nguesso qui a peur de la contagion suite à la réaction des combattants du Niari pour la liberté, est contraint à la reculade et oblige ses griots de passer à la télévision pour retirer leurs déclarations. Cette réaction des combattants pour la liberté est considérée comme un tremplin d’organisation de la fronde contre la révision de la constitution congolaise et de ses articles « 57 et 58 ». Denis Sassou Nguesso dont la première stratégie était de s’appuyer sur le soutien de quelques sages et chefs traditionnels corrompus, étudie avec ses partisans si la voie référendaire ne serait pas la bonne pour arriver à son projet dangereux pour le pays. Ils auront vraiment en face d’eux la « colère » de notre peuple qui ne cesse de gronder dans le silence.
    RDC
    Ce 07 avril 2014, une pétition contre la révision de la constitution, lancée par la société civile du Katanga, vient de recueillir plus de 120 000 signatures, dépassant ainsi la barre des 100 000 requises pour sa recevabilité à l’Assemblée nationale. Le succès de collecte de ces signatures est considéré comme une première victoire du peuple congolais de la RDC, dont la détermination et l’obsession à l’alternance démocratique restent indestructibles. Le président Joseph Kabila qui n’a toujours officiellement rien dit sur cette question de révision de la constitution et de son article « 220 », saura-t-il entendre le message de ce peuple ? Ou choisira-t-il la voie de l’affrontement contre un peuple qui a tant souffert?
    Il est clair au vu des résultats de ces premières batailles que, ces différents peuples sont plus que jamais déterminés et engagés à exiger et obtenir l’alternance démocratique dans chacun de ces pays où des dictateurs égoïstes veulent par tous les moyens violer des lois fondamentales dont eux-mêmes et leurs partisans ont été concepteurs.

    Le score de ces premières confrontations est sans ambiguïté en faveur des peuples épris de paix et au détriment des assoiffés du pouvoir.

    http://mccdcongo.com/revision-des-constitution...

    MCCD : La Voix du Peuple Libre

    www.mccdcongo.com

  • Rencontre citoyenne du collectif des partis de l'opposition

    COLLECTIF DES PARTIS DE L’OPPOSITION CONGOLAISE, SIGNATAIRES DE LA DECLARATION DU 17 AOÜT SUR LES ELECTIONS LEGISLATIVES DE 2012

    PROPOS LIMINAIRE DE LA RENCONTRE CITOYENNE DU 23 MARS 2014

    Mesdames et messieurs ;

    Militantes, militants et sympathisants,

    Le Congo vit une crise profonde, multiforme, multidimensionnelle depuis le retour aux affaires du vainqueur de la guerre du 5 juin 1997. En effet, fidèle au dirigisme de l’ère monolithique, faisant fi de la réouverture du Congo à la démocratie, ce grand héritage que le peuple congolais tient de l’historique Conférence Nationale Souveraine de 1991 et, devant l’incapacité à se convertir à la démocratie, Denis Sassou Nguesso a déployé, depuis sa défaite électorale à l’élection présidentielle de 1992, une stratégie politique en quatre phases, à savoir :

    1. La reconquête du pouvoir par la force ;

    2. La transformation de la victoire militaire en victoire politique ;

    3. La conservation et la consolidation du pouvoir, à tous prix et par tous les moyens ;

    4. La monarchisation du pouvoir dans notre pays.

    Ce plan machiavélique, comme un rouleau compresseur, a mis à mal notre démocratie, broyant tout sur son passage, notamment le peuple congolais, ses droits et libertés fondamentales, fondement d’une existence décente et paisible.

    La reconquête du pouvoir par la force a été orchestrée par la guerre du 5 juin 1997 avec son cortège de drames subis par le peuple congolais.

    La transformation de la victoire militaire en victoire politique s’est opérée par l’adoption, en 2002, d’une Constitution taillée sur mesure et l’organisation, plus tard, d’élections aux résultats tronqués, préconçus et préétablis pour servir le clan et le projet de monarchisation du pouvoir.

    La conservation et la consolidation du pouvoir auxquelles nous assistons depuis 2002, s’opèrent par la mise en place d’une stratégie alliant puissance armée et malice politique, stratégie qui se démontre par les faits suivants :

    - L’achat massif d’armes de guerre et des munitions ;

    - Le recrutement massif des militaires et paramilitaires congolais et étrangers ;

    - La fidélisation des soldats de fortune issus des guerres et des rébellions sous régionales à l’instar des milices de Jean Pierre Bemba, des ex FAZ de Mobutu, des compagnons de Munene, des Hutus in interhamwé, des Enyelés, des tchadiens, des angolais, des mercenaires de toutes nationalités, notamment : des ukrainiens, des serbes, des kosovars, des membres des milices hezbollahs libanais, des syriens, des marocains et des iraniens aujourd’hui ;

    - L’appropriation par le clan au pouvoir des ressources nationales d’origine pétrolière, forestière, minière ainsi que celles des régies financières, appropriation à l’origine des épouvantables scandales économiques, dont le scandale de la tristement célèbre affaire des biens mal acquis ;

    - L’appauvrissement massif et le chômage de la majorité de la population, pour la dissuader de la contestation politique ;

    - L’extorsion et l’expropriation des biens privés au mépris des lois et de la protection de libertés publiques ainsi que les droits de propriété ;

    - La mise en place d’un système de peur, d’intimidation et de chantage au moyen des services de sécurité, de la propagande, pour annihiler tout risque de contestation ou de manifestations ;

    - La liquidation extrajudiciaire, les assassinats et les arrestations des éléments les plus engagés.

    La monarchisation du pouvoir et les manœuvres organisées en vue de la transmission héréditaire dudit pouvoir sont la preuve même du mépris pour l’alternance politique dans notre pays. En effet, étant donné les milliers de morts occasionnés par l’intolérance politique, les destructions, les spoliations ; étant donné la gravité et la qualification des crimes commis, le pouvoir en place n’a de recours que dans sa transmutation en pouvoir héréditaire.

    Ce processus prendra, dans un premier temps, l’apparence démocratique pour se muer in fine dans le totalitarisme. Pour ce faire, plusieurs mécanismes sont mis en œuvre dont le plus important est la mise en place d’un système électoral injuste, faux, déséquilibré au moyen d’une commission électorale partisane, d’une loi électorale scélérate, d’un découpage électoral injuste et inégalitaire favorisant les zones prétendument d’influence du pouvoir, d’un avilissement sans façon de la démocratie.

    Mesdames et messieurs ;

    Militantes, militants et sympathisants,

    La rencontre citoyenne de ce jour porte sur les points suivants :

    - le Recensement Administratif Spécial ;

    - la révision constitutionnelle ou le changement de constitution ;

    - le lobbying politique ;

    - le refus du dialogue ;

    - le passage en force.

    I. DU RECENSEMENT ADMINISTRATIF SPECIAL

    Au sortir de la rencontre de Dolisie, entre le pouvoir et son opposition choisie, le gouvernement avait crié victoire et demandé aux populations de participer massivement au soi-disant Recensement Administratif Spécial. Le Collectif, à l’époque, avait appelé au boycott de ce simulacre de recensement. Aujourd’hui, c’est le moment de remercier le peuple congolais d’avoir répondu massivement à l’appel de l’Opposition au boycott dudit recensement. Les résultats ont fini par nous donner raison, tel que cela ressort des données suivantes :

    Jusqu’à ce jour, les résultats du Recensement Administratif Spécial dans les départements autonomes de Brazzaville et de Pointe-Noire ne sont pas connus parce qu’en réalité, le recensement n’est pas fait ;

    Pour ce qui est des autres départements, les résultats officiels sont contestés par les commissions locales qui ont participé à cette opération, du fait de la manipulation des chiffres par les services du ministère de l’intérieur et de la décentralisation.

    A titre illustratif, en 2007, les départements de la partie sud du pays, à savoir : le Kouilou, le Niari, la Lékoumou, la Bouenza et le Pool comptaient 965 287 habitants selon le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) et avaient un corps électoral de 508 455 électeurs. Aujourd’hui, selon le Recensement Administratif Spécial, ces départements se retrouvent avec un corps électoral de 375 506 électeurs, chiffre largement inférieur à celui des départements de la partie nord du pays, à savoir : les Plateaux, la Cuvette, la Cuvette-ouest, la Sangha et la Likouala), arrêté à 465 041 électeurs alors qu’en 2007, ces départements n’avaient qu’un corps électoral de 328 622 électeurs pour une population définie par le Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH) à 643 487 habitants.

    Par quelle magie, les départements de la partie sud du pays observent-ils un phénomène de baisse préoccupante du corps électoral, passant de 508 455 électeurs en 2007 à 375 506 électeurs en 2013 ? Au regard de ce qui précède, nous pouvons constater que tous les départements de la partie nord du Congo ont vu leurs électeurs majorés tandis que ceux de la partie sud ont vu leurs électeurs minorés.

    Le gouvernement, dans son ensemble, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation en particulier, peuvent-ils expliquer scientifiquement ce changement abrupt et subit des chiffres, et de la population totale et du corps électoral ?

    Le point particulier du département de la Likouala est des plus ahurissants. En effet, en 2002, ce département avait un corps électoral le moins élevé avec 39 570 électeurs. En 2013, le gouvernement lui attribue le corps électoral le plus élevé des départements de notre pays, hormis Brazzaville et Pointe-Noire, c’est-à-dire 121 881électeurs.

    Quelle crédibilité peut-on accorder au Recensement Administratif Spécial de 2013 lorsqu’on sait que la Bouenza, qui était le département le plus peuplé du Congo avec 309 000 habitants en 2007, se retrouve en 2013 avec un corps électoral de 112 894 électeurs, nettement inférieur à celui de la Likouala qui affiche 121 881 électeurs pour une population de 154 115 habitants ?

    Dans le même ordre d’idées, comment peut-on justifier le fait que le seul département de la Cuvette, avec 121 213 électeurs pour une population de 154 115 habitants, ait approximativement le même corps électoral que le corps électoral du Niari (96 231) et du Kouilou (30 217) réunis, soit 126 448 électeurs ?

    Certains partis politiques, tant de la majorité que ceux qui se proclament de l’opposition modérée, qui avaient cru en la bonne foi du gouvernement, ont fini par être rattrapés par leurs propres illusions et, par conséquent, ils donnent raison aux populations qui ont cru bon de boycotter, une fois de plus, cette opération préélectorale aux résultats préconçus et préétablis.

    Il est avéré que le manque de volonté du gouvernement d’organiser le recensement est manifeste et il est établi que le ministre MBOULOU est incapable de réaliser une opération transparente de recensement. Le Collectif des Partis de l’Opposition avait déjà, à une certaine époque, exigé la démission dudit ministre pour incompétence.

    L’exigence demeure. Le corps électoral issu de ce faux Recensement Administratif Spécial qui va servir de base pour l’organisation des élections locales et sénatoriales que le pouvoir envisage en 2014, est destiné à constituer la base du corps électoral pour l’élection présidentielle de 2016. Il s’agit en réalité d’un gros complot ourdi contre la démocratie et la République. Tenant compte de la jurisprudence qui avait conduit le gouvernement à invalider, en 1997, les résultats du Recensement Général de la Population et de l’Habitat de 1996, le Collectif exige du président de la République l’invalidation pure et simple des résultats du Recensement Administratif Spécial de 2013.

    Il dénonce ce système de tricherie à ciel ouvert organisé par le pouvoir à travers son Recensement Administratif Spécial. Il appelle le peuple congolais à poursuivre le boycott de ce recensement, notamment à Brazzaville et à Pointe-Noire où il se poursuit et, à se tenir prêt pour le boycott des élections locales et sénatoriales de cette année.

    II. DE LA REVISION CONSTITUTIONNELLE OU DU CHANGEMENT DE CONSTITUTION

    En 2002, le pouvoir s’est donné une constitution à lui, dans le seul but de pénaliser les autres forces politiques, notamment leurs potentiels candidats aux futures élections présidentielles. Il s’agit :

    - De l’article 56 qui fixe la limite d’âge à la candidature à l’élection présidentielle à 40 ans minimum et 70 ans maximum ;

    - De l’article 57 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux seulement ;

    - Et l’article 185 qui verrouille les possibilités de révision de la Constitution sur le nombre de mandats, le caractère laïc et la forme républicaine de l’Etat.

    Aujourd’hui, pour le rendez-vous de 2016, le pouvoir se prépare à nous servir un scénario de révision ou de changement de constitution.

    Pour le justifier, l’organe de presse « Le Patriote » dont le propriétaire est un dignitaire du pouvoir, écrit dans sa livraison du 03 mars 2013 ce qui suit : « une constitution n’est pas immuable ». De même, Théophile Obenga, conseiller du président de la République, chargé du projet de la construction de l’université Denis Sassou-Ngesso à Kintélé, renchérit en déclarant dans un extrait repris par le journal L’œil neuf n° 10 du 03 mars 2014, nous citons : « La Constitution n’est pas un texte biblique ou sacré, mais selon la nécessité de l’histoire, elle peut être changée» – fin de citation.

    Non content d’avoir permanemment violé la Constitution de 2002 pendant tous les deux mandats présidentiels, le pouvoir prépare l’opinion à une énième et gravissime violation de la Constitution, notamment sa révision ou son changement, démontrant par-là le mépris pour le serment prêté solennellement deux fois de suite, le 13 août 2002 et le 14 août 2009, par le chef de l’Etat, le général d’armée Denis Sassou Nguesso, et illustrant de manière patente le non-respect des engagements pris, phénomène qui a caractérisé et caractérise encore la gouvernance congolaise actuelle.

    Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise rappelle que la limitation des mandats est un acquis de la Conférence Nationale Souveraine et, il réaffirme que l’article 185 verrouille toutes les possibilités de révision de la Constitution de 2002 sur les aspects qui préoccupent le pouvoir, à savoir qu’on ne peut plus se présenter comme candidat après avoir accompli ses deux mandats successifs aux fonctions de président de la République. Le pouvoir en place et son potentiel et inconstitutionnel candidat à l’élection présidentielle de 2016 devraient le savoir une fois pour toutes.

    Comme nous venons de le dire plus haut, le pouvoir s’obstine à préparer l’opinionnationale et internationale à la nécessité de réviser ou de changer de constitution. Il y procède par le travail de lobbying politique.

    III. DU LOBBYING POLITIQUE

    Ce travail de lobbying politique est organisé de la manière suivante :

    a. Sur le plan national

    La tâche est répartie entre le président de la République, lui-même, et les autres structures du pouvoir.

    - Le président de la République s’est investi dans les descentes dans les départements pour se créer un applaudimètre dans sa marche pour un troisième mandat en 2016.

    Le 08 mars 2014 été réservé aux soi-disants sages du département de la Likouala de l’accueillir en marge des activités organisées par la CEEAC. Du 10 au 14 mars derniers, il s’est installé dans la Cuvette. Au moment où nous tenons notre rencontre citoyenne, il séjourne dans la partie sud du pays, notamment au Niari et dans le Kouilou. Il séjournera prochainement dans la Cuvette-ouest, fort d’avoir créé de nouvelles organisations du genre : Conseil National des sages, Conseil national de la jeunesse, Force montante, Organisation des femmes du Congo.

    Tout ce périple aura été effectué pour susciter de la part de ces nouvelles organisations un soutien « populaire » l’appelant à se représenter de nouveau à la future élection présidentielle, soi-disant au nom de la paix dont il est pourtant le principal perturbateur, soit parce qu’il serait la seule planche de salut pour le Congo, soit parce qu’en dehors de lui, le Congo n’aurait plus d’autres intelligences pour

    assumer les fonctions présidentielles.

    - Du côté des autres structures, le PCT et ses démembrements, certains ministres sont aussi à l’œuvre pour la même cause. Devant toute cette agitation, on peut se poser la question de savoir que valent ces nouvelles organisations à côté de la Constitution du 20 janvier 2002 pour l’avènement de laquelle le tissu social congolais a été laborieusement déchiré entre juin et octobre 1997 ?

    b. Sur le plan international

    Le chef de l’Etat met à profit certaines retrouvailles familiales pour inviter ses pairs chefs d’Etat des pays amis, à qui il soumet ses préoccupations de rempiler en 2016. Toutes les manifestations organisées par le pouvoir sont devenues des lieux de corruption. Il en est de même de tous les forums et autres rencontres à caractère international où des dirigeants de plusieurs pays de par le monde viennent émarger au comptoir congolais de la corruption. Les trente mille Euros versés à certaines personnalités étrangères, lors de leur séjour au Congo dans le cadre du Forum Forbes Afrique, tenu à Brazzaville le 23 juillet 2013, en est la parfaite illustration.

    Voilà, entre autres, les œuvres pour lesquelles le chef de l’Etat congolais reproche à l’Opposition congolaise sa cécité. Le Collectif des Partis de l’Opposition lance un vibrant appel aux compatriotes qui se prévalent d’être sages dans notre pays, de ne pas tomber dans ce piège largement ouvert, entendu qu’en leur qualité de sage, ils devraient ne pas oublier que la situation nationale n’est favorable ni pour eux-mêmes, ni pour leurs enfants, petits-enfants et arrières petits-enfants qui ne manqueront pas de leur demander des comptes sur le manque d’emploi, le chômage endémique

    et la pauvreté de la majorité des populations congolaises, etc. Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise lance le même appel à la jeunesse congolaise de veiller à ne plus se laisser divertir par le grand battage médiatique du gouvernement qui visiblement a démontré sa fuite en avant, à

    travers les slogans du genre « Emergence d’ici à l’an 2025 », « Epargne pour les générations futures » ou « Force montante », etc…, alors que la jeunesse congolaise d’aujourd’hui est flouée dans sa quotidienneté. L’expérience de l’UJSC, après plus de 40 ans d’embrigadement, se solde aujourd’hui par un abrutissement total de plus de deux générations de jeunes Congolais.

    IV. DU REFUS DU DIALOGUE

    Le pouvoir n’a cessé de démontrer son incapacité ou sa mauvaise foi dans le règlement des crises politiques et sociales. Il a pris pour option d’organiser des concertations politiques avec des partenaires choisis et des dialogues sociaux permanents avec des directions syndicales également choisies, aux fins de faire croire à l’opinion nationale et internationale que les conflits politiques et sociaux trouvent véritablement solution au Congo, dans l’apaisement le plus total.

    Or, dans la réalité, la crise multidimensionnelle ne fait que s’approfondir. Les échecs des concertations politiques de 2009 à Brazzaville, de 2011 à Ewo et de 2013 à Dolisie sont, dans la présente espèce, l’illustration de la malice du pouvoir et son refus d’apporter les vraies solutions aux vrais problèmes qui se posent au pays, justifiant ainsi la thèse selon laquelle « au mauvais diagnostic correspond une mauvaise thérapie ».

    Le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise est convaincu qu’aujourd’hui, le pouvoir est obligé de se détourner des faux-fuyants tels la tricherie électorale, l’importation d’armes et munitions de destruction massive, le recours au mercenariat, l’entretien des milices et la corruption qui a atteint certains milieux diplomatiques dont le pouvoir tient absolument à émousser la crédibilité et la combativité. Il en est d’autant convaincu que la crise, dans ses toutes ses dimensions, ne fait que s’aggraver et ne peut trouver de solutions que par l’organisation des Etats Généraux de la Nation, ce vrai dialogue sensé réunir autour de la même table toutes les forces vives du pays.

    Plutôt que d’entendre la voix de la raison et de la sagesse en convoquant les Etats Généraux de la Nation, le pouvoir a opté pour le passage en force qui, en réalité, est une voie suicidaire pour lui, parce qu’il ne s’en sortira pas, et pour le pays qui en sera la principale victime.

    Le Collectif dénonce avec force les mesures liberticides et autres atteintes aux droits humains et libertés fondamentales, notamment :

    - les manœuvres d’intimidation ;

    - les manœuvres d’embrigadement des jeunes, des sages, des femmes et des organisations syndicales ;

    - les assignations à résidence ;

    - les atteintes à la libre circulation des biens et des personnes, notamment le refus opposé à messieurs Massengo Tiassé, Jean Martin Bemba, Guy-Romain Kinfoussia, Mathias Dzon, etc., dont les noms figurent sur une liste gérée avec parcimonie et discrétion aux frontières nationales ;

    - les emprisonnements arbitraires ;

    - les mandats de dépôt sous prétexte de participation à des complots ou coups d’Etat imaginaires ;

    - etc.

    Enfin, le Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise invite les démocrates, les patriotes, les intellectuels et le peuple congolais dans son ensemble à dire :

    - Non à la tricherie électorale, aux élections locales et sénatoriales de 2014 ;

    - Non à la corruption ;

    - Non à la répression ;

    - Non à la révision ou au changement de constitution ;

    - Non au troisième mandat pour Denis Sassou-Nguesso en 2016.

    Le Collectif les invite à se mobiliser massivement et avec courage à nous rejoindre, pour barrer, à travers un large FRONT DE REFUS, la route au passage en force que le pouvoir veut imposer au peuple congolais, conformément aux dispositions du préambule de la Constitution du 20 janvier 2002.

    Oui à l’alternance démocratique en 2016 ;

    Oui au dialogue inclusif ;

    En avant pour les Etats Généraux de la Nation !

    Vive la Démocratie !

    Vive le Congo !

    Fait à Brazzaville le 23 mars 2014

    Le Collège des Présidents du Collectif des Partis de l’Opposition Congolaise

  • discours de Massema Roger à la CNS de fev. à juin 1991

    http://youtu.be/PoelEfVCP88

  • Interview de Raph GOMA dans Journaldebrazza

    http://www.journaldebrazza.com/article.php?aid...

  • Aider nos chefs d’Etat à ne plus être otages de leurs cl

    De la même façon que les humains, pour leur épanouissement, ont besoin d’avoir une autorité morale au-dessus d’eux, pour les guider et les encadrer dans leurs choix, les nations ont aussi besoin de chefs peut-être pas toujours suprêmes, mais devant être obligatoirement garants de l’autorité de l’Etat, afin de les diriger, dans le but principal de les construire. Ceci dit, une nation avec un chef qui règne sans gouverner, car ayant perdu l’autorité requise pour mener les hommes, est vouée indéniablement au chaos. Dans une cacophonie assourdissante, chacun fait et dit sa loi.

    Cet Etat, arrivé au seuil d’une anarchie qui finit par devenir l’instrument des plus forts s’acharnant sur les faibles, se transforme inexorablement en une tyrannie, des fois assez sournoise, qui, arrivée au faîte de sa manifestation, déshumanise ceux qui en font usage, moins souvent de façon inconsciente.

    Seulement, cette situation émane des effets induits de l’attitude d’un chef, d’un leader qui, à force de subjectivisme, de sentimentalisme, a plongé dans un égocentrisme et un ethnocentrisme se manifestant par le favoritisme, la complaisance, la compromission envers ceux qu’il considère être les siens: cette fameuse «côte d’amour». C’est vrai qu’il est toujours préférable de faire confiance à des personnes dont on est sûr. Néanmoins, tout excès est nuisible. N’est-ce pas que toute âme est otage de ses actions? Pour ce faire, ces attitudes déviantes ont pour incidences directes le culte de la personnalité, le clientélisme, la jurisprudence, la corruption, les inégalités de tous genres et la plus grave de toutes, l’impunité, car ce type de dirigeant perd inévitablement son autorité et, avec elle, son pouvoir de décision. Albert Einstein disait: «Le monde est dangereux de vivre non pas à cause de tous ceux qui font mal, mais à cause de ceux qui laissent faire».

    De nos jours, ces maux s’étant enracinés, ils sont devenus les armes requises de ceux qui ont pris l’option de s’enrichir indûment, en boycottant le bien public au détriment des intérêts de la communauté et s’arrachant une notoriété qu’ils ont, malheureusement, du mal à valoriser. Possédés par ce démon qui est l’enrichissement illicite, ils sont friands de ces pratiques de gestion dysfonctionnelles et avilissantes, ne cessant d’œuvrer, à l’instar des manœuvres à la tâche, à la déstabilisation et la destruction de la machine d’Etat. En effet, ces procédés hors normes sont bien évidemment néfastes à l’instauration d’un véritable Etat de droit. Conséquence, les institutions d’un pays gangrenées de la sorte ne peuvent fonctionner dans le respect des textes qui les légifèrent. L’Etat est cassé, la République n’existe quasiment pas. Ce qui s’en suit, c’est une folle escapade démentielle de quelques citoyens qui font prévaloir des soi-disant droits qu’ils auraient en plus sur le reste de leurs compatriotes. Ces droits qui, semblent-ils, font d’eux des êtres supérieurs et leur accordent systématiquement tous les privilèges dont le principal est le pillage des richesses nationales dans tous les secteurs de la vie nationale. Ils se sont lancés dans une course effrénée vers une ligne d’arrivée qu’en réalité, ils n’ont nullement pris ni le temps, ni le soin de tracer, car ils se construisent et construisent les nations dont ils ont la charge à court terme. Les prévisions qui sont faites semble-t-il pour sécuriser les lendemains des populations sont irrationnelles. Dans leur euphorie, ils ne se rendent même pas compte qu’ils ont perdu déjà le cap. Ivres de pouvoir et d’argent dégoulinant sur leurs corps tout entier, ils semblent ignorer que demain, il risque de leur manquer même de quoi se nettoyer. Ils avancent, empreints d’un fatalisme dégradant, vers l’échec de leur pouvoir, les regrets de ce qu’ils auraient dû faire et de ce qu’ils auraient dû éviter de faire et, enfin, la nostalgie de ce qu’ils étaient au plus fort de leur règne.

    Les dirigeants sont les otages de ceux qui les soutiennent

    Ce tableau si obscure de la gestion d’une nation que nous venons de peindre ne relève pas du hasard, mais du fait que la plupart de nos dirigeants, notamment en grande majorité africains, sont les otages de ceux qui sont leurs soutiens. Aussi, pour plus de réalisme, nous allons nous pencher sur les différentes présidences que le Congo a connues. Toutes sans exception ont été otages de leurs soutiens tant nationaux qu’internationaux. Et, cet état de fait est l’un des facteurs ralentissant du développement de notre pays, parce qu’il a détérioré la machine d’Etat et a suscité les nombreuses crises sociopolitiques qui ont embrumé l’histoire de notre pays. Ensuite, pour une approche synthétisée et claire, nous allons nous appesantir sur les soutiens internes (preneurs d’otages) de nos dirigeants que nous répartissons en quatre grands groupes que sont:

    Le clan:

    Dans le clan, on retrouve la famille proche du chef que nous appelons aussi famille biologique, la famille éloignée dont font partie les oncles, les cousins, la parenté par alliance, les amis proches et fidèles (le pré-carré apparemment prêt à donner leurs vies pour leur égérie)…
    Ce groupe de personnes, du fait des liens de sang avec celui-là qui a la responsabilité de conduire les destinées du peuple, se prévaut d’avoir des droits non seulement sur ce dernier, mais aussi sur le peuple et ses richesses que leur parent-chef est juste censé gérer. Certains d’entre ces parents sont arrivés à croire que l’Etat est un patrimoine familial et, de ce fait, ils ont du mal à dissocier leurs comptes en banque d’avec les clés du trésor public. Ils sont en plein dans la personnalisation du pouvoir. Le clan pense qu’il a le droit de bafouer les textes et lois de la République (si encore elle existe) avec tout le mépris et l’arrogance qui ne sont pas permis, quand on a du respect pour son pays.

    Pour le clan, les autres ne peuvent exister que lorsque eux ont fini de donner les preuves de leur existence. Les autres ne peuvent se servir que lorsque eux ont fini de se servir.
    Malheureusement, en agissant de la sorte, ils ternissent l’image de leur parent, le rendent impopulaire, précarisent toute son action et, donc, fragilisent son pouvoir. En se croyant très fort présentement, ils insécurisent assurément leurs lendemains. Au lieu du pouvoir du peuple au chef, c’est le pouvoir de la famille du chef.

    L’ethnie:

    Elle se dit détentrice du pouvoir via le natif de leurs terres qui est chef. Par les origines du chef, le pouvoir, ipso facto, en devient tributaire. L’ensemble des ressortissants de cette ethnie doit jouir de tous les privilèges liés au pouvoir, bénéficier de toutes les opportunités d’épanouissement offertes par le pouvoir. L’ethnie doit être aux premières loges du partage du pouvoir. Là où il s’agit de parler du pouvoir du peuple au chef, c’est le pouvoir de l’ethnie du chef.

    Le parti:

    Le parti au pouvoir devait être ce cercle de réflexion et de conception des stratégies de management du chef, mais il est devenu ce lieu où les uns et les autres se canardent à qui aura le meilleur des faveurs du chef, au point de mettre en péril ce pourquoi ils ont dû travailler avec ardeur et conviction, l’accession de leur leader à la magistrature suprême. L’appât du gain les aveugle, jusqu’à oublier l’essentiel: les idéaux qu’ils ont défendus et prônés; ce besoin de passer à autre chose, pour améliorer la situation du pays; cette ambition de réussir peut-être là où leurs prédécesseurs avaient échoué… A cause de leur cupidité, leur avidité nauséabonde, ceux-là même qui ont déployé tant d’efforts pour porter leur porte-drapeau au sommet, s’attèlent à l’y faire descendre pitoyablement. Ils oublient que la roue de l’histoire tourne et que ce qu’ils appellent leur règne n’est pas éternel et, donc, il passera de la même façon qu’eux même passeront. Ils doivent se faire violence pour comprendre que dans un Etat, surtout celui qui se dit démocratique, les affaires du pays doivent être traitées sous aucune influence dominatrice du parti duquel est issu le chef au pouvoir. Ce n’est pas un parti quelconque qui a été élu par le peuple, mais le leader d’une représentation politique, avec pour mission fondamentale la défense des intérêts du peuple, en incarnant l’autorité de l’Etat. Au lieu du parti pour les militants et le pouvoir du peuple au chef, c’est le pouvoir du chef pour le parti.

    La religion:

    Ce en quoi nous croyons relève de notre intimité, du privé. Le libre arbitre étant, la religion à laquelle on adhère est une question de choix personnel relatif aux raisons qui nous y conduisent. Alors, ça ne se discute et ne s’impose pas.
    Chacun devrait être en mesure de défendre sa foi, parce qu’elle est censée partir de certaines convictions. Là où il n’y a pas de convictions, il n’y a donc pas de foi.

    Qu’en est-il qu’aujourd’hui? On accepte la religion des autres, avec ou sans convictions, tout simplement parce que les opportunités d’épanouissement sociales ne sont offertes qu’à ceux qui partagent la même religion que celle des tenants du pouvoir. Pour pouvoir prétendre à un mieux-être ou se faire une place sous le soleil, il faut être de la religion de ceux qui sont aux affaires. Les avantages sociaux sont monnayés par l’adhésion à leur religion. Dès l’instant où vous acceptez de devenir leurs «frères» dans la foi qui est la leur, vous êtes classés prioritaires sur la liste des demandeurs de services de tous ordres, quand bien même vous n’êtes pas compétitifs professionnellement. Or, ce que semblent ignorer les adeptes de cette pratique, c’est qu’en agissant de la sorte, ils mettent à mal la construction du pays qui doit se faire avec toutes les compétences existantes. Le politicien qui gère l’Etat pour faire la vraie politique est, avant tout, un être pratique, pas un mystique.

    En outre, pour son développement, le pays a besoin de tout le potentiel humain dont il dispose. Aucun Congolais ne devrait se voir interdire, d’une quelconque manière que ce soit, la possibilité d’exprimer sa nature humaine dans la liberté des droits qui sont les siens. Dans son sens appréciatif, la pensée de Karl Marx, «la religion, opium du peuple», se justifie par le fait que comme le narcotique qui aide à soulager certaines douleurs physiques, la religion est pour le peuple cet opium qui lui permet d’atténuer, voire transcender ses souffrances et atteindre une certaine béatitude. Aussi, lui dicter la religion qui doit être la sienne, s’il n’y croit pas, c’est lui refuser le droit d’aspirer au bonheur. Le fanatisme religieux dans la gestion d’un pays est nuisible, car il affecte les capacités de discernement et de jugement de ceux qui en sont animés et contribue à détruire les valeurs morales que la religion, la vraie, devrait enseigner. Pour ce faire, cessons avec le pouvoir pour la religion du chef. A chacun sa religion et le pouvoir du peuple au chef pour tous.

    La bulle du pouvoir empêche souvent de voir la réalité en face

    Enfin, donnant suite à notre propos, nous disons à nos dirigeants qu’il n’est pas toujours aisé d’avoir à répondre des souffrances d’un peuple, car en réalité nous ne le dirons jamais assez, vous et les vôtres faites partie du peuple. Si présentement, le fait d’être dans cette bulle qu’est le pouvoir ne semble pas vous permettre de voir les défaillances de votre système de gestion, sachez que demain, lorsque vous allez devoir descendre du piédestal où vous vous trouvez, vous serez confrontés à cette triste réalité qu’est le délabrement dans lequel vous allez laisser le pays dont vous avez eu la gestion. Vous devrez faire votre bilan et c’est à ce moment-là que, bien qu’il soit déjà trop tard, vous admettrez que le clan, l’ethnie, le parti et la religion, en brillant dans la médiocrité, ne vous ont aidé beaucoup plus qu’à sombrer dans les méandres de l’insuccès et de la honte pour vous et votre descendance. De surcroit, lorsque que vous vous trouverez dans cette mauvaise passe, votre désarroi sera total avec la défection de la plupart de vos partisans, les plus proches d’ailleurs.

    Que les Congolais arrêtent d’idéaliser leurs leaders

    Nous Congolais, toutes catégories confondues, nous devons arrêter d’idéaliser nos leaders politiques au point d’en faire nos propriétés privées. Bien qu’étant à la tête de structures politiques, dès lors qu’ils ont été élus par le peuple pour conduire ses destinées, ils deviennent les leaders du peuple tout entier, sans distinction aucune. Aidons ces derniers à travailler pour l’intérêt communautaire, en élaborant des projets de sociétés réalistes et réalisables. Facilitons l’exercice de leurs fonctions, en respectant la législation de la République.

    Changeons notre conception de l’Etat et de sa gestion, nous aurons fait du bien à notre cher Congo. Ne nous fourvoyons pas, surtout ceux qui se disent proches du pouvoir, car nous sommes tous concernés. Ce que nous aurons gagné à valoriser comme idéaux sera profitable à tous. Alors, les uns et les autres qui nous sommes reconnus dans ce que nous osons appeler une leçon de morale, remettons-nous en cause, intériorisons cette leçon, appliquons-la pour un changement de mentalités. Le président français Jacques Chirac avait dit en son temps: «Le changement est d’abord un état d’esprit». Nous aurons œuvré à faire du Congo une nation unie, forte et indivisible. En sus, ce changement, nous le soulignons, est la condition sine qua non à laquelle le Congo doit se plier pour atteindre son émergence.

    Pour terminer, nous pensons que notre transformation mentale nous aidera à respecter les textes et lois en vigueur dans notre pays, donc à donner de la voix à notre Etat. C’est alors que nous serons devenus une véritable République et que nous pourrons clamer haut et fort: «Ne touche pas à notre président» en lieu et place du «Touche pas à mon président».
    Que Dieu bénisse le chef de l’Etat, qu’il bénisse les dirigeants du Congo, qu’il bénisse le peuple congolais, qu’il bénisse le Congo!

    Itoua EKAMBA ELOMBE

  • la stratégie de sassou va se refermer sur lui même en 2016

    Mercredi 4 décembre, le président Denis Sassou-Nguesso a reçu dans sa suite de l’hôtel Meurice, des journalistes de Paris Match pour un entretien.

    Question de Paris Match : Vous venez de fêter vos 70 ans et avez passé vingt-huit ans au sommet de l’État. Envisagez-vous votre succession?

    Réponse de Sassou Nguesso : ce n’est pas à l’ordre du jour.

    Ni départ à la retraite en 2016, ni tripatouillage de la constitution pour briguer un troisième mandat en 2016. Telle est désormais la nouvelle stratégie de l’homme d’Oyo. Comme nous le remarquons tous, Sassou Nguesso entretient le flou total, concernant son avenir politique avec sa stratégie de « ni-ni ». Le but de cette stratégie, c’est d’éviter de provoquer la colère des Congolais et de la communauté internationale avant la fin de son mandat. Mais une chose est sûre, plus les jours passent, plus sa stratégie montrera ses limites. Cette stratégie suffira-t-elle pour conserver le pouvoir après 2016 ?

    En effet, les pays occidentaux qui avaient cautionné son coup d’État contre Lissouba et le génocide dans le sud du pays, sont aujourd’hui en panne de croissance et, ils misent tous sur la forte croissance africaine, pour relancer leurs économies en crise. Ils ont d’ailleurs adopté une stratégie de croissance par rapport à l’Afrique. Parmi les éléments qui rendent possible cette stratégie, il y a : la fin des dictatures, l’installation des régimes démocratiques, le respect des constitutions en vigueur et le départ des dictateurs au pouvoir.

    Et, François HOLLANDE l’a bien répété lors du sommet de l’Elysée « …Mais l’engagement qui est le mien, l’engagement de la France, appelle aussi d’autres engagements venant de l’Afrique, et notamment des exigences de transparence et de bonne gouvernance. Chacun le sait ici. Ce sont les Etats qui garantissent le mieux les libertés – les libertés publiques comme les libertés économiques – qui attirent le plus l’investissement. C’est la démocratie, ce sont les droits de l’Homme qui constituent les meilleures armes pour la stabilité et la sécurité. Ils ne suffisent pas, mais ils sont aussi un moyen de répondre au désordre et également à l’inspiration des peuples.

    Depuis plusieurs années, le processus d’élections pluralistes en Afrique est devenu celui qui s’impose. Je le dis ici avec sincérité et franchise. C’est le seul possible. Il est irréversible et la France ne pourra pas admettre des régressions ou des manquements.

    De la même manière, les crimes les plus graves qui sont commis en Afrique, et il y en a. Je pense aux violences faites aux femmes, au crime organisé, à l’écrasement d’un certain nombre de peuples. Oui, il est légitime que les coupables puissent être jugés. Il y a une Cour pénale internationale, c’est son rôle, pour se prononcer sur de tels actes lorsque les justices nationales n’ont pas la capacité de le faire. Il faut faire confiance à la justice internationale…».

    Donc, maintenir Sassou Nguesso au pouvoir ne rentre plus dans leur stratégie car, ce dictateur ne garantit ni la démocratie et ni l’économie du marché souhaitée par les Occidentaux. D’ailleurs sa dictature ferme et décourage les PMI et PME des pays occidentaux à s’installer au Congo. Plusieurs barrières sont à l’entrée du marché congolais : il faut payer des droits à la famille Sassou Nguesso pour s’installer ou pour avoir les parts de marché.

    Ainsi, grâce à un méticuleux travail d’enquête, les policiers qui s’occupent du dossier des biens mal acquis de la famille Sassou Nguesso en France, ont pu découvrir, d’où venait l’argent qui a permis à Julienne Sassou Nguesso, fille du dictateur Sassou Nguesso de payer 8 millions d’euros, sans aucun recours à l’emprunt, un hôtel particulier à Neuilly-sur-seine. Un groupe égyptien au nom d’Orascom aurait promis aux autorités congolaises d’offrir 20% des parts du marché d’une valeur de 12 millions d’euros à Julienne Sassou Nguesso, pour s’installer au Congo (Libération du vendredi 16 décembre2016).

    Cependant d’après l’analyse biologique de l’Américain R. Vernon, les régimes politiques se comportent comme des êtres vivants et ont un cycle de vie. Il existe cinq phases de cycle de vie: conception, naissance, croissance, maturité et déclin. Sassou Nguesso n’est plus dans le plan des Occidentaux ; parce que, sa dictature et son état de santé sont dans une phase de cycle de vie que l’on appelle déclin. L’Europe en panne de croissance n’a plus besoin des dictateurs malades comme Sassou Nguesso.

    Aussi, Sassou Nguesso se trouve dans une phase de déclin sur le plan national, parce que la constitution de son pays l’empêche de briguer un troisième mandat successif :

    Article 57 : « Le Président de la République est élu pour sept ans au suffrage Universel direct. Il est rééligible une fois.»

    Article 58 : « Nul ne peut être candidat aux fonctions de Président de la République :…s’il n’est âgé de quarante ans au moins et soixante dix ans au plus à la date du dépôt de sa candidature…»

    Article 185 : «…aucune procédure de révision ne peut être en gagée ou poursuivie concernant le nombre de mandats du Président de la République…»

    Voila pourquoi, les Congolais demandent à l’opposition de mettre en place une offre politique qui répondra à cette amplification de la demande occidentale, afin d’accélérer la fin de la dictature et le départ de Sassou Nguesso en 2016. Nombreux dirigeants occidentaux affirment déjà que si Sassou Nguesso tripatouille la constitution pour un troisième mandat, c’est une vraie menace pour la démocratie dans la sous-région.

    Enfin, la stratégie de « ni-ni » adoptée par Sassou Nguesso ne changera rien. Les Occidentaux ont déjà changé leur stratégie. Le débat n’est plus sur le maintien des dictatures, mais sur l’installation des régimes démocratiques en Afrique, pour pouvoir bénéficier de cette forte croissance africaine. Pour la survie de leurs économies, ils misent sur la fin des dictatures en Afrique. Les priorités des Occidentaux ont changé. Une chose est sûre, plus les jours passent, plus sa stratégie de « ni-ni » montrera ses limites et, Denis Sassou Nguesso deviendra fragile.

    Par BISHIKANDA DIA POOL

  • Inventaire politique et economique du Terroriste sassou

    Sassou-NGuesso et le terrorisme d'état

    Un socialisme scientifique qui n'a pas de contre-révolutionnaire ou qui ne s'en cré pas n'a jamais existé. Cette expression est de Bernard Kolélas, le père de la démocratie congolaise. Elle illustre bien le parcours jalonné de crimes de Mr Sassou, adepte du pouvoir par les armes et du règne totalitaire.

    Sa soif de sang ne date pas d'hier. Sous Ngouabi, ministre de la défense et de la sécurité, Mr Sassou envoie des anzimbas (mercenaires) pour perpétrer des crimes dans la région du Pool. Ceci, hors de toute justification fondée. S'illustre ici que son aversion envers l'homme du sud.

    En avril 1973, il assassine Ange Diawara et Ikoko et leurs compagnons alors que ceux-ci a été transférés vivants par Mobutu en échange d’opposants à lui refugiés à Brazzaville. Entre révolutionnaires, se conclut des deals macabres car ces opposants subiront le même sort sur la rive gauche du fleuve.

    Le 18 mars 1977, Mr Sassou, chef d'état major, ministre de la sécurité et de la défense, assassine le président Marien NGouabi son mentor. Dans la foulée, il assassine l'ex-président Massamba Debat le 22 mars 77, et le Cardinal Émile Biayenda le 24 mars 78. Ces deux crimes sont perpétrés pour réaliser l'équilibre funeste sensé compensé la perte d'un fils du Nord selon sa conception ethno tribale de la politique. Dans les ondes, il accuse les bakongos d'avoir tué Marien ("bakongos ba bomi Marien" était l'expression officielle consacrée dans les médias d'état). Il organise un procès contre des innocents envoyés ensuite au pétit matin. C'est à dire, exécution ou élimination physique.

    Le 13 Août 1978, sous Yhombi, Mr Sassou, toujours ministre de la défense et de la sécurité du CMP, fomente une tentative de coup d'état imaginaire. Il utilise ce prétexte pour assassiner des opposants dont Milongo et Yves MFouna pour créer une psychose générale. En somme, ces actes sont les préparatifs du coup d'état contre le même Yhombi 6 mois plus tard.

    Au printemps 1984, c'est la découverte macabre dans la forêt de Moukondo des cadavres d'enfants vidés de leur sang pour les besoins fétichistes de Mr Sassou en lutte de leadership au sein du comité central du PCT, parti état.

    En été 87, Mr Sassou orchestre un attentat à la bombe à l'aéroport Maya-Maya de Brazzaville puis un autre au cinéma Star. Il accuse ensuite ses rivaux politiques dont Thysthère Tchicaya et les écarte du comité central.

    En septembre 1989, Mr Sassou est complice de l'attentat du DC10 d'UTA. Le camarade Bokamba Yangouma y perd sa fille. Le courroux de ce dernier l'amena à s'opposer à Sassou jusqu'à la Conférence Nationale Souveraine.

    En 1993-94, Mr Sassou battu démocratiquement, il organise les intrigues politiques pour déstabiliser la démocratie par son radicalisme politique contre Lissouba et utilisant l'opposant devenu allié Bernard Kolélas. Découvert, le diable à la longue queue fuit le pays et se refugie en France.

    Le 5 juin 1997, Mr Sassou refait surface par un coup d'état sanglant ayant causé la perte d'au moins 25000 morts sur 4 mois, avec son lot de méfaits dont le pillage de la ville puis des quartiers sud pour récompenser sa milice cobra. Après son coup d'état, il organise les exécutions dans les régions fief de Pascal Lissouba. Il détruit le domicile Bernard Kolélas.

    Le 18 décembre 1998, Mr Sassou organise des massacres contre les bakongos pour selon son expression "frapper Bernard Kolélas dans sa chair". Dans sa tête, le Pool représente la chair de Bernard Kolélas. La moitié de la ville sera déserte 8 mois entiers. Le pouvoir sanguinaire a nettoyé mètre carré par mètre carré ses occupants bakongos. Durant 3 ans, il détruit une région en empoisonnant les cours d'eau, détruisant les arbres fruitiers et les outils de production. Pour justifier son entreprise funeste contre le Pool, il positionne son homme NTumi comme alibi de rebellion. En réalité, sa guerre du Pool vise à niveller démographiquement le pays en exterminant les bakongos.

    En janvier 1999, des congolais refugiés en RDC (ex-Zaïre) sont rappatriés par le HCR. Arrivés au Beach de Brazzaville, Mr Sassou organise une raffle des jeunes sur une base tribale (bakongo) et les exécute. C'est l'affaire du Beach qualifié de crime contre l'humanité et instruit en France.

    De 2002 à 2004 avec l'appui d'ONG, Mr Sassou va entretenir dans le Pool une opération dite de ramassage d'armes baptisée DDR. Mais lorsque l'ONU affecte de l'argent pour payer les ex combattants, Mr Sassou envoie cet argent au Nord pour des combattants imaginaires.

    Le 12 octobre 2005, Mr sassou cré la terreur urbaine en bombardant la maison qu'il avait lui-même attribué à son complice NTumi à Bakongo. En réalité, il fait une démonstration de force pour impressionner et intimider Mr Bernard Kolélas rentré au pays 5 jours plus tôt suite au décès de son épouse. Toute la ville est en émoi et Bakongo désert deux jours entiers. Les victimes se comptent par centaine.

    Le 4 mars 2012, l'explosion du dépôt d'armements de Mr Sassou destruit les quartiers nord de Brazzaville. Il accuse le colonnel Marcel NTsourou comme bouc émissaire, emprisonné, il sera traduit en justice mais le verdict ne le satisfait pas. Il cherche coûte que coûte à avoir la peau de ce colonnel, jadis son compagnon d'armes.

    Le 16 décembre 2013, Mr Sassou recré la terreur dans Brazzaville autour du domicile de NTsourou. Une centaine de victimes civils et militaires. L'opération s'arrête avec la réddition du colonnel NTsourou après négociations. Cette fois-ci, le colonnel croupie dans les geoles de Mr Sassou. Le terroriste a eu sa cible.

    Ce parcour criminel est impressionnant. Le régime totalitaire de Sassou est le plus dur qu'a connu et connait encore l'Afrique. Les familles des opposants assassinés au petit matin étaient interdites de veillée funèbre. Les maisons des opposants étaient transformées en "cases du parti". L'ordre stalinien règne au Congo depuis que Mr Sassou fait de la politique. Seul son départ réconcilliera les congolais.

    La disgrâce qui frappe le colonnel Marcel NTsourou n'est pas une nouveauté. D'autres l'ont précédé dans le Club des disgraciés.

    Par Né MPHUMU Madisu-Ma-Bimangou
    Paris Franc

  • La liberation du Congo en 2016

    TOUS EN ORDRE DE BATAILLE POUR 2016 CAR C'EST MAINTENANT OU JAMAIS !
    Comptons ensemble les jours qui nous rapprochent du pays que nous avons quitté, du soleil qui nous réchauffait et pensons encore marcher sur cette belle terre qui nous a tant bercés !
    Notre Congo, notre beau pays doit être libéré, arraché des mains des voyous le gouvernant actuellement pour retrouver ses lettres de noblesse. Notre Congo mérite mieux dans ses valeurs, sa grandeur, ses mérites, ses talents, ses compétences car il a tout pour se hisser au niveau des Etats les plus performants de la Planète. L'argent, nous en avons puisque Sassou en distribue à tous les Etats du monde. Puisque sa femme est venue dépenser plus de 1 Million 500 euros soit 1 milliard de nos Francs rien que pour son anniversaire, les enquêteurs à Paris retrouvent chez chaque enfant de Sassou aux prises avec le dossier des "Biens mal acquis" autant des Millions sous leurs lits (8 Millions d'euros sous le lit de Nguesso soit plus près de 5 Milliards de nos francs, tous ses enfants en ont autant sous leurs lits, à Paris, à Brazzaville, à Pointe-Noire, à Oyo et partout dans le monde entier où ils ont placé nos sous en cachette. Lui-même, n'en parlant pas. Il se croit tout permis. C'est lui qui décide de la vie ou de la mort des congolais que nous sommes. Nous sommes devenus ses sujets qu'il peut disposer à son aise. Ses ministres nous connaissons et savons ce qu'ils détiennent un peu partout, en Afrique du Sud, au Maroc, au Bénin, au Congo Kinshasa et plus particulièrement en France. Nous les avons à l’œil. Nous savons ce qu'ils étaient hier, comment vivaient-ils, qu'est-ce qu'ils avaient et quelle vie mènent-ils aujourd'hui.
    Pendant qu'ils ne sont même pas à mesure de donner au peuple congolais, le premier droit de l'homme: l'EAU, eux se goinfrent allègrement. Mais ce n'est plus pour longtemps. On ne se fait aucun souci du sort qui leur sera tous réservé. Il faut qu'ils se rassurent qu'ils ne nous échapperont pas où qu'ils voudront bien aller se cacher; eux-mêmes et leurs progénitures. Que ceux-ci se rappellent du chasseur des nazis, qui a traqué tous ceux qui avaient brisé la vie des juifs jusqu'à leur dernier retranchement. Les bourreaux nazis n'ont jamais eu de répit. Ils avaient beau changé leur identité, leur visage, les pays les accueillant Wiezel était toujours là, les traquant comme des bêtes de somme. Chez nous c'est tata "mpéssé" alias le cafard. Il a beau se vautrer dans de la farine ou du caca, la mère poule ne l'épargne jamais. Elle le mange toujours.
    2016 doit impérativement être le tombeau de tous nos imposteurs, nos fossoyeurs, nos voleurs, nos pilleurs. Mettons-nous dès ces instants en ordre de bataille pour préparer notre riposte démocratique et patriotique. Que ceux qui aiment le Congo lèvent la main et se joignent à nous pour faire et créer un bloc infaillible et impénétrable. Nous devrions libérer notre pays, l'arracher des mains de ces fous dangereux qui nous affament, nous assoiffent tous les jours, nous traitent pour leurs sujets sans valeur contre qui ils refusent tout bonheur pendant qu'eux-même vautrent dans l'opulence.
    Voyez-vous, nous sommes comme à la veille de 1988 quand nous réclamions la tenue de la Conférence Nationale dans les rues de Paris. Personne ne nous donnait gagnants, à commencer par l'ancien Député Maire de Brazzaville, Jean Jules Okabando qui criait sur tous les toits du Congo et du monde ; ceux à qui voulait l'entendre que : "de leur vivant, (eux le Parti Congolais du Travail jamais et leur Pouvoir) il n'y aura jamais de multipartisme au Congo". Pendant qu'il vociférait à Brazzaville, il ne connaissait pas, il n'avait jamais imaginé, la force de frappe, la forte détermination de MOUDILOU en France. Il n'avait jamais, même dans ses pires cauchemars penser que le ciel congolais leur tomberait dessus à partir de Paris. Paris que nous avions investi, Paris dont nous avions occupé les rues depuis un bon bout de temps. Paris où Jean Marie EWENGUE, Oncle de Sassou, Ambassadeur de notre pays, n'arrivait plus à respirer. Ne pouvant pas vaquer à son lieu de travail aussi normalement que possible, car MOUDILOU et sa Coordination, l'en empêchant !
    Aujourd'hui comme hier, le peuple congolais est comme un éléphant blessé. Nous sommes le fleuve Congo qui déborde. Le Président Marien Ngouabi se trouvant devant une telle impasse : des grèves partout, dans les écoles, les lycées, l'Université. Devant ce dilemme, nous sommes le 23 novembre 1971 à la Place de la Liberté, à la Gare de Brazzaville. J'y étais (car élève) devant les élèves en colère, il nous déclarait : "Il faut percer l'abcès. D'abord tous ceux qui croient au Socialisme Scientifique, au fétichisme, à la franc-maçonnerie ou à toute autre idéologie bourgeoise, doivent être éjectés. Ensuite tous ceux qui se sont retrouvés là par un concours de circonstances doivent déguerpir du Parti congolais du Travail. Ensuite, tous ceux qui ont été hissés très vite et très haut et qui se sont trop élevés doivent descendre. Ensuite et ensuite, tous ceux qui jouent à la tortue : d'un côté la carapace, de l'autre la carapace; ceux-là doivent réviser leur position à moins qu'ils servent autre chose autre chose que le peuple congolais. Et puis, tous ceux-là qui, par leur attitude ou comportement, ont montré qu'ils ne pouvaient pas changer, doivent refaire leur école à la base".
    Je compte sur vous, grand peuple qui a toujours été au devant de toutes les revendications et les luttes qui ont jalonnées notre belle histoire combattante.
    Vive notre Congo, débarrassé de toutes ces sangsues, se gavant de notre sang et s'éjectant l'instant d'après !
    Le Premier ministre du Gouvernement congolais en exil.

  • La SAGESSE AFRICAINE

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  • LES RAISONS D'UNE RUPTURE CONSOMMEE

    LES RAISONS D'UNE RUPTURE CONSOMMEE
    Par le Colonel Marcel TSOUROU

    Nous vous proposons le texte fondateur du combat que mène le Colonel Marcel NTSOUROU, ceci, en réponse à Monsieur Albert NGANKABA, porte-plume de Jean François NDENGUET qui, dans un article intitulé ‘’Qui sauvera le soldat Marcel NTSOUROU’’ croyait atteindre le moral du Colonel et de ses ‘’Amis’’. En voici l’intégralité du texte.
    Non Monsieur, votre titre <<Qui sauvera le soldat Ntsourou>> est tout ce qu’il faut en moment tragique que traversent la Nation et le peuple congolais. Si le mot est pris dans son véritable sens, je suis vraiment un soldat et un soldat solitaire en lutte contre la pire espèce que la nature n’ait jamais créée en ce début de siècle et contre un système arbitraire et inique que cette espèce a pu tisser dans notre cher pays presque deux décennies durant.
    L’histoire a donné à l’armée congolaise l’occasion d’élever les meilleurs de ses fils et cadres
    Oui, vous dites vrai, il est pénible de m’accommoder du galon de Colonel pour la simple raison qu’en lieu et place des valeurs intrinsèques des individus méritant ces palmes d’honneur (le grade de Général), cette espèce a préféré faire le choix du clientélisme tribal au sein des siens et d’une absence des valeurs militaires dans les contrées des autres, si ce n’est une absence totale de choix, créant ainsi un déséquilibre tant quantitatif que qualitatif dans ce genre d’exercice, comme il n’a jamais été le cas dans ce pays. Vous ne le savez peut-être pas et je vais vous le dire : la frustration dans ce domaine au niveau des cadres formés dans les grandes écoles et qui très souvent ont été meilleurs que les siens, est à son comble du nord au sud, est à l’exception du département de la Cuvette qu’il veut présenter par ses choix tribaux comme le centre de l’intelligence militaire au Congo, il n’en est rien ! C’est en cela qu’il m’est pénible de m’accommoder les galons de Colonel. L’histoire a donné à l’armée congolaise l’occasion d’élever les meilleurs de ses fils et cadres. Mais, peu de ceux qui ont été mis à l’évidence préféraient sillonner les rues et fréquenter les buvettes de Brazzaville, lorsque ceux qui sont aujourd’hui répondent présent à des tâches dans des conditions extrêmement complexes.

    La salubrité publique devrait commencer par lancer un appel pour le départ sans condition ni négociation de l’instigateur de ce complot

    Devant une telle ingratitude dont d’ailleurs il est coutumier, il n’est pas sérieux de parler d’ironie. Le sort d’un homme accusé à tort, et cela de manière expresse d’un crime aussi odieux que l’incendie de l’ECCRAMU et dont monsieur YOKA exige la condamnation à mort par le truchement de monsieur DELIVERT, heureusement avocat étranger devenu soudain fou, relève du dramatique. Et, il n’est pas question ici de dédramatiser. L’ironie dans ces conditions relève du sadisme. La salubrité publique à laquelle vous faites allusion devrait commencer par un appel à débarrasser le Congo de la vermine que représentent tous ceux qui ont instruit contre les intérêts du peuple congolais cette affaire macabre. La salubrité publique devrait commencer par lancer un appel pour le départ sans condition ni négociation de l’instigateur de ce complot. Car, si complot il y a eu, c’est celui qui a consisté en une conspiration, à ne pas dire la vérité au peuple congolais. La véritable conspiration est celle-là. C’est pour cela que je vous dis que devant un geste si grave relevant de la haute trahison vis-à-vis du peuple et même du parjure, tant il est établit qu’il a été sciemment décidé d’induire le peuple congolais en erreur en embarquant des officiers, des ministres, des magistrats de toutes le juridictions dans une affaire si honteuse : la personne qui se sent seule aujourd’hui c’est le Président SASSOU. Car, tout ce monde qui l’a entrainé dans cette conspiration en parle et me parle aujourd’hui. Le Président SASSOU m’a toujours dit qu’il connaît les cadres congolais. Je pense que fort de cette connaissance, il ne peut être surpris qu’après l’échec d’un complot, ces cadres qui n’assument jamais, parlent. Et il ressort de leurs propos que c’est lui qui a été à la base de tout et bien évidemment toutes les ficelles de ce complot, contre les intérêts du peuple congolais remontent directement à lui et à lui seul comme instigateur et commanditaire principal. Le Président SASSOU le sait maintenant que pour ce qu’il m’a fait, il payera le pris le plus lourd et que ses tentatives d’instrumentaliser la force publique, l’administration et la justice ne sont plus que le chant d’un cygne mourant. Le peuple congolais, la force publique congolaise, le corps administratif et le corps des magistrats sont scandalisés par tant de bassesse et d’ignominie et le repousse comme la pire des gangrènes.

    Le Président SASSOU sait qu’il ne peut plus rien contre lui. Il sait que le prochain coup appartient à NTSOUROU et lui sera fatal

    Oui, le 4 mars 2012 ne s’est pas achevé comme il a voulu l’exploiter. Oui la tentative maladroite de se servir de mon anniversaire comme un tremplin pour rebondir et renaître comme un phénix devant le peuple congolais avec celui qui a vaincu la catastrophe, a empêché la conspiration, a découvert les <<coupables>> d’un incendie criminel, a lamentablement échoué face aux arguments massues exposés par le Colonel NTSOUROU, devant le peuple congolais, et, qui l’on convaincu de la manigance programmée et mise en œuvre par Denis SASSOU N’GUESSO. Le procès qu’il a voulu de tous ses vœux, malgré une bataille de procédure sans merci qui a duré, oh ! du jamais vu au Congo, près de 17 mois et suite auquel il est arrivé à son but en marchant sur toutes règles du droit instituées par le code de procédure pénale au Congo et en recourant avec monsieur LENGA ; à la tricherie la plus vile qu’est connue jusqu’alors la justice congolaise, a été un véritable échec pour lui, malgré les injonctions de YOKA Emmanuel et la corruption des jurys. Un échec qu’il peine à digérer jusqu’aujourd’hui et qu’il a voulu tout rectifier en recourant à des manœuvres administratives honteuses, puériles, non réglementaires, non statutaires et illégales contre ma personne. Il apparait que de toute évidence que les âmes des morts du 4 mars 2012 le poursuivent pour sa responsabilité dans cette tragédie et que la tentative éhontée et irresponsable de la transférer à des gens innocents, le consumera jusqu’à la fin de son règne et les véritables tribunaux qui seront installés après son départ feront la part de vérité. Ainsi l’histoire condamnera ou acquittera les uns et les autres. En voulant brûler NTSOUROU sur l’échafaud de ses propres erreurs, il a aujourd’hui le retour des flammes. Acquitté par le Procureur Général, libéré par la cour criminelle, NTSOUROU apparait aujourd’hui devant lui comme un monstre qui a déjoué toutes ses manigances. Le Président SASSOU sait qu’il ne peut plus rien contre lui. Il sait que le prochain coup appartient à NTSOUROU et lui sera fatal. Alors, il panique et dans cette panique, envisage maladroitement toutes les options. Toutes lui semblent bonnes mais lui paraissent en même temps des pièges. Alors il gesticule par des petites manœuvres d’intimidation, brandissant tantôt la répression par la force publique, qu’il emploie désormais comme un instrument personnel en violation de la constitution ; tantôt il menace ma carrière que je dois à d’autres personnes, le Premier André MILONGO et le Président Pascal LISSOUBA, et à laquelle il n’a rien ajouté 16 ans durant. Mais tout ceci n’est que le fruit d’actions désordonnées d’un homme désemparé qui a trahi sa fonction, la nation congolaise et le peuple. Et qui, dans un parjure inédit, a refusé la vérité au peuple congolais. Bien sûr qu’en ce qui me , sorti indemne de ce piège mortel, totalement blanchi par le procureur général qui exerce les poursuites au nom du peuple congolais, fort de ces atouts, je suis en position de démontrer au peuple congolais la forfaiture d’un homme qui a voulu utiliser le drame qui a lui-même généré pour organiser sa propagande personnelle et se hisser sur les cadavres de ses victimes (nous autres ) ; se présentant comme le défenseur absolu de la nation, de ses valeurs et pour certainement exiger à travers cette action symbolique la poursuite de son <<œuvre salutaire>> au-delà de 2016. Quel que soit le choix que monsieur SASSOU fera concernant 2016 pour échapper à ce qui lui reste de son destin, il est conscient qu’il court vers un échec retentissant. L’affaire du 4/03/2012 s’est amorcée comme celle de sa fin. Dans tous les cas, le Colonel NTSOUROU ripostera à n’importe qu’elle action qu’il envisagera. Avec peu de moyens, mais avec une terrible efficacité.
    Monsieur, votre délire sur mes réseaux dormants, sur mes partisans et amis, sur la communauté internationale induite en erreur, relève du traumatisme d’une âme hantée par la responsabilité d’un drame et la volonté de l’étouffer. Votre esprit malade voit des commanditaires cachés, voit la tribu téké fidèle à la République et ses institutions, interprète l’esprit du Kwembali, vous la voyez reprouver la théorie de la ristourne tribale au pouvoir. Vous voyez des alliances tribalo-politiques qui ne sont pas constituées et leur connexité que vous connaissez. Dans votre fièvre mentale, vous voyez un peuple imaginaire (peut-être le peuple Mbochi) qui les dénonce et vous parlez de deux guerres civiles de triste mémoire, probablement celles de 1997 et 1998, en oubliant que leur principal instigateur est le Président SASSOU.

    Le véritable complot est celui qui a été fabriqué par SASSOU contre TSOUROU

    Vous parlez d’un nouveau procès qui aura lieu dans l’affaire du 4/03/2012. J’ose croire que ce sera avec une cour suprême débarrassée du trio infâme : LENGA, BOUKA et AKIERA qui ont perverti la justice congolaise au sommet. Avec une cour criminelle composée de magistrats non instrumentalisés et des jurys auxquels il ne sera pas donné des millions pour mal lire le droit, et, qu’à cette occasion, YOKA ne sera plus ministre de la justice pour commenter dans les médias les réquisitions du Procureur Général près la Cour d’Appel. Que NDENGUE, OBARA, OBOUANDE et KOUNI seront en ce moment-là en prison pour tortures. Une véritable commission sera mise en place et ne sera pas dirigée par SASSOU. Des personnalités et institutions garantissant la transparence seront mises en place. OKO NGAKALA ne sera plus procureur de la République ou juge d’instruction. ITSA ne sera plus Président de la chambre d’accusation. Que les nouveaux cadres seront installés par une commission indépendante du Président SASSOU. Et alors, nous saurons réellement ce qui s’est passé le 4/03/2012. Ce n’est que dans ces conditions de transparence totale, avec des cadres d’autres ethnies à des postes clés de responsabilité, qu’un pareil procès pourra être tenu, et ce, après uns instruction raisonnable du dossier. Votre esprit enflammé se contredit dans ses propos. Tantôt vous dites que mes ‘’Amis’’ n’existent pas, tantôt vous dites qu’ils ont peur d’aller jusqu’au bout du complot (donc ils existent), parfois vous dites que je suis seul et craignez quand même d’approcher mon bunker tenu par un seul homme ! Ensuite, vous parlez de l’opinion internationale et vous arrivez jusqu’à parler de la justification contre le droit de réserve, le droit à la parole d’auto-défense pour un officier mis à la disposition de la justice pour s’expliquer. Est-ce vrai ou faux ? Vous entourez le 4/03/2012 d’une nébuleuse de complot. Mais qu’en a-t-il été réellement après 17 mois de procédure et un mois d’audience, complètement transparente ? Quel seul argument prouvant ce que vous dites a été apporté par les avocats de l’Etat, le ministère public sous les ordres du brillant MOUKALA MOUKOKO ? Rien ! Il a été reconnu, et ce, même par les avocats de l’Etat, qu’il n’ y a aucune preuve. Alors d’où viendra tout ce qui est caché après tant de temps et pourquoi cela n’a-t-il pas été présenté lors du procès ? Aussi, pourquoi ceux qui, soi-disant, détiennent la vérité de cette affaire ont-ils refusé de se présenter à ce procès, NDENGUE, OBARA, OBOUANDE et KOUNI, alors qu’ils avaient été cités par les avocats de la défense ? Tout ceci n’est que du vent ! Ceux qui ont présenté au peuple congolais de la poudre à la place des billets de banque, ceux qui n’ont jamais présenté aucune arme, ceux qui ont présenté les documents du commandement des écoles des FAC à la place des documents du complot, pourront-ils présenter autre chose ? Alors de quel complot parlez-vous dont la trame est si évidente ? Alors que ceux que vous vouliez présenter comme les complices de ce complot ont tous été acquittés par votre propre justice. Dès lors, le véritable complot est celui qui a été fabriqué par SASSOU contre le Colonel NTSOUROU et qui apparaît aujourd’hui de toute évidence au regard de toutes les manigances, qu’il organise dans l’ombre, pour essayer de le faire aboutir malgré son échec patent. Les morts que le Congo pleure aujourd’hui sont des morts provoqués par le Président SASSOU !
    Oui ne répondez pas à une vérité toute transparente ! Ne répondez pas aux manigances d’un monarque se croyant au-dessus de l’homme mortel et qui, idéalisant sa personne, se croit doter par Dieu de capacités extraordinaires au point d’oublier que comme le plus simple des mortels, il a des tares de complexe, jalousie et haine jusqu’à en user contre celui qui ne se soumet pas à sa soi-disant grandeur. Ceux qui encensent et placent le Président SASSOU au-dessus des hommes doivent savoir que ce n’est qu’un mortel avec toute sa vulnérabilité de mortel. Il n’est ni Dieu, ni son ange. Il n’a rien d’extraordinaire, ce n’est qu’un homme ordinaire. Les Dieux sont aux cieux et sur terre, il n’y a que des mortels.
    Oui ne répondez pas ! Le premier des congolais à qui l’on attribue la grandeur, la noblesse et le poids de sa charge est plus à plaindre qu’a encensé. Sinon, comment peut-on parler de grandeur lorsqu’on confie à un subordonné des faux billets pour mener une enquête dont on a les résultats. Lorsqu’on a reçu ce collaborateur dans son salon en pleine nuit et que l’on a critiqué avec délectation l’auteur de cette contrefaçon, puis ensuite, quand ces faux billets posent problème, on a l’honnêteté de demander à la commission d’enquête de laisser tomber cette affaire, mais que pire, dans l’ombre, comme le plus vulgaire des intrigants, on ordonne à ladite commission de la mettre à la charge du subordonné ! Quelle grandeur y a-t-il dans un tel homme ? La noblesse consiste quant à elle à respecter son honneur au point même d’aller en duel pour la garantir. Quelle noblesse y a-t-il à tisser des complots contre ses collaborateurs ? A exiger des magistrats, même les plus hauts, à recourir à la forfaiture ? Comment peut-on descendre si bas et parler de noblesse ? Non monsieur, votre poésie lyrique est certainement bonne à lire, mais difficile à digérer pour nous qui avons vécu les actions sombres et perfides d’un monarque vieillissant et en perte de vitesse.

    Laissez le peuple tranquille !

    Laissez le peuple congolais tranquille, lui qui subit tous les jours la trahison d’un homme qui accumule à l’étranger des milliers de milliards et qui, lorsqu’il est assailli par la justice étrangère, au lieu de se taire, distribue de l’argent au peuple pour applaudir ses forfaits. Laissez le peuple tranquille, lui à qui on a toujours refusé la vérité, lorsqu’il y a des crimes de masse dans ce pays, crimes qu’on met toujours sur le dos des innocents. Ne parlez pas de paix au peuple, un slogan qui, en réalité, est une terreur pour l’empêcher de faire toutes sortes de revendications. La paix n’est pas l’œuvre de SASSOU. Mais celles des centaines de congolais qui, pendant des années, jour pour jour, ont travaillé pour qu’elle s’accomplisse. Ne parlez pas de progrès au peuple, les écoles sont sans tables bancs, sans maîtres ni professeurs partout au Congo. Les hôpitaux sans médicaments et médecins sont le pire exemple de la régression de la nation, au-delà des projets éminemment couteux et dont la durée de vie n’excède pas 3 ou 5 ans. Les routes maintes fois faites et refaites sont l’exemple patent. Ne lui parlez pas d’unité de la nation, car, elle n’est que de façade. Des congolais appartenant à une seule région se vautrent dans l’opulence et d’autres se morfondent dans la frustration. Non ! Il ne sert à rien de répondre parce que je suis un congolais qui a vécu de près toutes ces injustices. En me demandant si je suis à la hauteur des défis que l’histoire complexe du monde pose aux congolais et au Congo pour viser le sommet je dis : De quoi ne serais-je pas capable lorsque les plus incapables des hommes ont été hissés au sommet de l’Etat ? Pour mener le processus de modernisation d’un Etat, faut-il des hommes du passé ? Sachez que ceux qui vivent sous le clair de lune ont toujours ignoré que la lumière du soleil existe. Dégagez la lune et son obscurité (Sassou) et vous verrez apparaître le soleil et la lumière du jour (Ntsourou). Si vous, vous voulez que le Congo reste dans la pénombre, moi, je veux que le soleil resplendisse au-dessus de cette nation tant aimée.

    Je serais vainqueur au nom de la légalité ou martyr de la légalité

    Non ne me répondez pas monsieur le Ministre de la justice car vous n’êtes pas capable de me répondre. Dans cette affaire du 04/03/2012, vous avez simplement été odieux. Cette procédure est illégale. Non ne me répondez pas, messieurs LENGA, AKIERA et BOUKA car vous avez sali, à tout jamais, le renom de la justice congolaise. Le premier en inventant des textes qui n’ont jamais existé. Le second juge rapporteur, en déformant le contenu de l’article 558. Le troisième, Procureur Général, en sillonnant le palais de justice avec de l’argent à proposer, aux magistrats pour corrompre leur intime conviction et obtenir ma condamnation. Non ! Ne me répondez pas messieurs OBARA, OBOUANDE, vous qui avez enfreint les articles de la constitution en torturant de jeunes gens et qui devrez absolument être jugés pour cela. Non ! Ne me répondez pas messieurs ESSAMY NGATSE et OKO NGAKALA, magistrats instrumentalisés, à la solde de la tribu et qui, avez avec un zèle rare dans l’accomplissement de ce qui est illégal, ordonné des perquisitions le 02/03/ à mon domicile pour le premier, et, pour le second créer des infractions à partir de Pointe-Noire. Vous n’avez rien à me répondre tant la trahison de votre serment est sans égal. Quant à NDENGUE que vous encensez particulièrement et qui est en réalité le commanditaire de votre article. Sachez que le niveau de connaissances que vous lui reconnaissez et les qualités comme brillantes que vous lui attribuez feraient tordre de rire le plus simple des policiers ou des militaires. Vous lui attribuez une qualité stratège, stratège de quoi ? Depuis octobre 1997, j’ai personnellement été aux postes que j’occupais, témoin des tribulations d’un officier caricatural, porté plus vers le désordre et le crime que vers la sérénité et la loi. Vous dites que son nom et sa présence rassurent. Mais ils ne rassurent point les milliers de parents ce ceux qu’il a assassinés ou fait assassiner en prétendant remettre de l’ordre. Je ne me le suis jamais caché et je lui ai toujours dis, et il le sait. En ce qui me concerne, je n’ai jamais eu à parler de moi, si vous ne me connaissez pas, interrogez les militaires congolais, ils vous diront ce que je suis. Quant aux bonnes œuvres accomplies par cet individu, j’en veux pour exemple que les tortures infligées aux jeunes gens, injustement appréhendés dans la procédure du 04/03/2012. Un officier qui se dit Général du peuple et qui recourt allègrement à ce que la Constitution de la République du Congo (la loi suprême) a prohibé, ne mérite aucune considération, surtout, lorsqu’il s’agit de crimes contre l’humanité. Et, lorsque cet officier fuit de venir s’expliquer devant la justice de son pays, ne fut-ce qu’en tant que témoin, au cours d’un procès dont vous exigez de tous vos vœux la reprise, cet officier, vous en conviendrez, n’a rien de grand. Vous demandez que je vienne répondre devant votre justice instrumentalisée, mais vous comprenez que votre héros, lui-même, a refusé de s’y présenter, me donnant alors raison. Alors, que vous voulez-vous en fin de compte.
    Non, monsieur ! Cette parodie de justice n’en vaut pas la peine. L’arbitraire dans ce pays a suffisamment connu des jours de gloire. La Constitution du Congo demande de s’y opposer. Elle a été votée par les femmes et les hommes de ce pays qui, de ce fait, sont d’accord avec moi. Devant cette réalité, je suis prêt à passer pour un martyr. Je laisse le choix des moyens à vous et à vos commanditaires. Quel que soit le moyen par lequel vous voudrez faire triompher l’illégalité et l’arbitraire, je m’y opposerai et c’est un devoir constitutionnel de tout citoyen. Je serais vainqueur au nom de la légalité ou martyr de la légalité.

    Marcel NTSOUROU

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