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Blog 43

Bonjour :)
Comme vous trouverez ici des sujets variés au fil du temps, de mes envies et de mes humeurs....je fais un petit sommaire....ça me parait plus simple :) peut-être pour trouver un sujet qui vous intéresse plus qu'un autre.
Bonne lecture et merci à celles et ceux qui prendront le temps d'y laisser :)un petit commentaire (ou même un grand :).... :) bien sûr des commentaires dans le respect des règles qu'on se doit de trouver sur ma page ....(pas de grossièretés, insultes, discriminations etc. :))
Merci !!! :)

*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-*-
1) Le bonobo, paix, amour et société matriarcale :)
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2)"Les Ateliers Extraordinaires"....aidez-moi à la soutenir !!! :)
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3) Pour les amoureux des animaux et les zumains de bonté :)
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4) John Lennon, surveillé nuit et jour par le FBI....et assassiné :) :) :)
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5) Hommage pour le papa de Sylvie, (solaine93) :)
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=307...-

6)Dian Fossey.... des femmes comme elle....j'adore !!!! :)
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7) La violence, si tu te tais, elle te tue :)
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=308...-

8) 1 livre, 2 SDF, 3 Internautes et un voyage en France
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=308...-

9) Les Ateliers Extraordinaires, visite guidée en images....
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=309...-

10) Pour tous les amoureux, et pour le mien..... :)
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=309...-

11) Les quatre accords toltèques :)
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12) D'après M. Balkany : pas de pauvres en France : un scoop !!! :)
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=311...-

13) Les Ateliers ExtraOrdinaires - Exposition "Sur un fil de beauté":)
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=312...-

14) Vos enfants écoutent Skyrock ???? Ils encouragent un pédophile... :)
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=312...-

15) Le TPN, un droit pour les revenus modestes est mal appliqué :)
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=314...-

16) 25/02/2009 : encore des menaces chinoises sur le Tibet
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=317...-

17) Signification du drapeau tibétain
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=317...-

18) Manifestations de soutien pour le Tibet le 10 mars 2009
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=317...-

19) S.O.S. pour un S.D.F. en détresse
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=320...-

20) Ce que j'aime chez Picasso, ce n'est pas tant sa peinture.....
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=321...-

21) De l'Egypte pharaonique au Bouddhisme : une fleur....
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=324...-

22) M. Sarkozy serait il un menteur ?????
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=325...-

23) N. Sarkozy va laisser les massacres humains se perpétuer !!
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=326...-

24) Deux bonnes raison de vous procurer ce livre !!!
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=329...-

25) Goutte d'eau et grain de sable.
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=330...-

26) Ce Om (ou Aum) que j'aime tant.....
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=330...-

27) Sa Sainteté le Dalaï Lama à Paris, le 7 juin 2009
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=331...-

28) Le mandala, un outil de relaxation pour toutes et tous....
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=332...-

29) "Drôle de Zoo", le bestiaire de Franck Rouilly (sculpteur)
Voir : http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=332...-

30) La Salutation au Soleil, Surya Namaskar
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=333...-

31) Une belle idée de sortie pour venir en aide aux Sri-Lankais.
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=334...-

32) La loi du Karma, message d'un moine bouddhiste.
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=334...-

33) Que veux dire : Om Mani Padmé Hum????
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=336...-

34) Le paradoxe de notre ère.
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=338...-

35) Qu'est ce que la compassion ???
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=338...-

36) Ne restons pas sourds et muets face à la dictature !!!
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=339...-

37) "Milarepa - La Voie du Bonheur" film été 2009
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=343...-

38) Une des mes héroïnes : Alexandra David-Neel
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=343...-

39) Très belle visite aux châteaux de Bruniquel

40) Quelques idées reçues sur le Bouddhisme...
http://fr.netlog.com/franssoue1/blog/blogid=353...-


  • S.O.S. pour une petite association


    S.O.S. pour une association accueillant de jeunes déficients intellectuels

    En 2008/2009, l’association « Les Ateliers Extraordinaires » n’a malheureusement pas pu organiser son exposition annuelle faute de moyens financiers.

    C’est le bénéfice de la vente de cartes qui lui permet de couvrir les frais de ces expositions. Même si la salle est prêtée par une commune, il reste des frais importants à couvrir , comme la mise sous cadre, par exemple.

    Les Ateliers Extraordinaires ont quelques importants acheteurs de cartes telles que des sociétés. De plus en plus, ces dernières utilisent leurs propres logiciels afin d’envoyer leurs vœux de fin d’année. Ainsi, ce sont des milliers de cartes en moins vendues par les Ateliers Extraordinaires…

    L’idéal, pour l’Association serait de retrouver quelques sociétés- clientes (les cartes peuvent être éditées avec le logo de la société, le slogan ou un message spécifique).
    En attendant que ce souhait se réalise, et pour que cette année, une très belle exposition puisse avoir lieu fin 2010, nous comptons sur un élan de solidarité de la part des particuliers.

    La Collection « Oiseaux et Papillons » saura-t-elle vous séduire ??

    Ces 10 cartes doubles, de format rectangulaires (15 x 10,5 cm) imprimées sur papier brillant, avec enveloppes sont vendues au prix de 10€ le paquet .
    Les frais d’envois sont à ajouter :
    - 2,30 € pour un paquet
    - 3,10 € pour deux ou trois paquets (au-delà, nous consulter)

    Pour les acheter, rien de plus simple :

    Sur papier libre, adressé à :

    Les Ateliers Extraordinaires
    3, rue Molière
    78100 Saint Germain en Laye

    Merci bien vouloir me faire parvenir :
    (1,2,3.…) paquet(s) de la collection « Oiseaux et Papillons »
    À l’adresse suivante :
    Mme ou M. X
    Rue
    Code postal / Ville
    France

    Et joindre par chèque ou mandat :
    - 12,30 € pour un paquet
    - 23,10 € pour deux paquets
    - 33,10 € pour trois paquets

    Bien évidemment vous recevrez un reçu vous permettant de faire figurer cette dépense sur votre prochaine déclaration de revenus.
    Pour toutes informations complémentaires :
    ateliers.extraordinaires@orange.fr

    Un grand merci à tous et toutes celles qui auront bien voulu lire, transmettre cet article.

  • Balade avec mon amie Québécoise

    Bonjour :),



    Je t'avais dit que je t'écrirai aujourd'hui.... :)
    J'ai fait bien mieux que cela... :)

    Je suis allée me promener dans un parc, celui du château de Saint-Germain, tout près de chez moi, celui que je vois chaque matin, celui où j'aimerais aller papoter avec toi... :) :)

    Bon, tout à fait, anecdoctiquement, il s'agit du "château de François 1er" :) et aussi le lieu de naissance de ce très cher despote :) Louis XIV. Ce très cher, je l'aime quand même :) pour toutes les splendeurs qu'il nous a léguées et que je te ferai visiter quand tu seras là, près de moi.....et que je "t'attacherais" quelques temps à notre Vieux Continent.... :)

    Aussi, ma Carole, je n'avais pas mon appareil photos, mais seulement mon téléphone portable....je sais que tu verras bien au-delà de la qualité des images le message que je t'adresse aujourd'hui....


    J'taime gros ma Carole, tu m'es précieuse :) :)

    P.S. : la qualité de mon portable ne permet pas de lire l'indication du premier panneau, mais tu peux me croire, il y a écrit "Poissy 3,4 km". Un jour, tu verras ce panneau avec moi, nous serons en train de revenir de cette balade et ballade que je viens de faire avec toi :)

  • Un Lama qui me transporte vers la Lumière......

    Bonjour Vous :),


    Il y a tout juste dix ans, Lama Gyourmé et Jean-Philippe Rykiel signaient « Songs of awakening /Souhaits Pour L'Eveil » :). Cet album qui fait figure d'ovni dans le paysage musical de l'époque va connaître un succès aussi inattendu qu'exceptionnel dans de nombreux pays européens (plus de 200000 exemplaires vendus :)), particulièrement en Espagne (où il est certifié disque d'or :)), en Italie et en France. Il est depuis devenu un « classique », souvent imité, jamais égalé :).


    Pour célébrer cet anniversaire, Last Call et Taktic Music proposent une réédition remasterisée de « Songs Of Awakening » accompagnée d'un CD bonus d'enregistrements en public inédits à ce jour. Témoignages de moments exceptionnels vécus lors des tournées 1995/96/97 et 2000/2001, ces versions se distinguent des enregistrements studio par leur ampleur et par l'intensité du chant de Lama Gyourmé, soutenu par les claviers de Jean-Philippe Rykiel et Loy Ehrlich.

    Salles de concerts :), cathédrales :), théâtres :), festivals en plein air :), grottes (si :) si), chaque performance fut une aventure renouvelée dont « Roads Of Blessings » présente les plus beaux moments :) couvrant le répertoire de « Songs Of Awakening » bien sûr, mais également du deuxième album de Lama Gyourmé et jean-Philippe Rykiel, « Rain Of Blessings , enregistré en 2000 pour Real World Records à la demande de Peter Gabriel.


    Le packaging et l'artwork de ce double-album intitulé « The Lama's Chants : Songs Of Awakening/Roads Of Blessings » ont fait l'objet d'une attention toute particulière afin d'offrir à ces deux disques un écrin digne de leur contenu.

    Et le plus important :
    Ci-dessus, c'est du "copier/coller", mais pas là ..... :
    tous les bénéfices que fait Lama Gyourmé, absolument tout...., rien ne va pour son enrchissement personnel (je parle du pécunier, car la richesse intérieure de Lama Gyourmé est tellement grande, que rien ne pourrait la contenir :) ).
    Donc, tous les bénéfices sont reversés à des fins de bonnes actions.... :)


    Bon, bref, enfin, je suis raide dingue de respect pour lui :) :) :)
    alors si jamais le :) vous en dit de l'aider.... :), vous avez compris le message :) :)

    Bisous zen à tous ceux qui le méritent :) :) :)

  • Quelques reflexions au sujet de la pensée consciente ....

    Une personnalité qui se rigidifie est le plus souvent le résultat de pensées automatiques inconscientes :). Les catégories de la pensée automatique, peuvent naturellement correspondre aux seize connecteurs de la logique formelle. À partir de la psychologie, il est donc possible d’établir le rapport entre les pensées automatiques et la logique formelle :). La dynamique logique entre les pensées se forme à notre insu :), car elle est causée par les mouvements de la nature. Ces mouvements finissent par donner lieu à une conception du monde qui nous est propre, de même qu’à une perception de notre propre expérience. Sous chaque pensée, il y a une émotion qui lui est sous-jacente. Le langage est alors une traduction vers l’environnement, des pensées automatiques, de la perception, du sens et de l’émotion. Restructurer la pensée :) et la personnalité n’est donc possible que si on met en parallèle le sens logique du mouvement des pensées conscientes, leur enchaînement, puis les mouvements de l’émotion sous-jacents à ce sens :).

    L’expression du sens, des mouvements de l’émotion et de la logique interne sous-jacente à la pensée consciente, s’effectue par le choix des mots utilisés pour décrire le monde et ma relation au monde :). Et, ce choix ainsi que la qualité de ce choix :) détermine en retour les états du sens interne, puis la rationalité de mes comportements :). Ce sont les pensées automatiques inconscientes, le mouvement des émotions, puis les mots que j’utilise qui déterminent le sens que je donnerai à mes paroles et de mes actions :). Ma pensée inconsciente détermine donc mon langage et mes comportements, mais inversement mon comportement, mes émotions et mon langage déterminent ma pensée consciente.

    Ce qui détermine également ma pensée, c’est le langage dans mon environnement. Car c’est à partir de ce langage, que les autres me disent ce qu’ils pensent de moi, puis que je construis ce que je pense de moi-même. Et, même si je ne le fais pas consciemment, ce travail s’effectue de toute façon, automatiquement dans mon psychisme, par la nature et à mon insu :) par la pensée automatique inconsciente. Les catégories de la pensée automatique se constituent en une multiplicité de formes dans la pensée. Cette multiplicité se manifeste de façon simultanée lorsqu’elle est inconsciente ou unifiée lorsque l’une d’elles devient une pensée consciente. Pour que je puisse penser :), ma pensée doit donc être multiple. Mais comme le dit Aristote, pour que je puisse percevoir la multiplicité dans le langage, ma pensée doit pouvoir trouver son unité. Or, pour que ma pensée puisse trouver son unité dans la conscience, je dois posséder une conception synoptique du langage :). C’est ainsi, qu’à l’aide d’un système permettant une conception synoptique du langage, une pensée qui est inconsciemment multiple, pourra devenir unifiée et davantage consciente d’elle-même. Alors qu’au contraire, une pensée naturelle, trouvera difficilement son unité sans l’existence d’un moyen de synthèse. Or, une telle possibilité d’unification de la pensée, on la trouve dans une structure qui permet d’acquérir une vision synoptique du langage. Ainsi, donc, la pensée naturelle ne possède pas un tel système, et la diversité du monde dans lequel nous vivons n’aide pas dans ce sens. Au contraire, le monde tend plutôt à favoriser notre propre dispersion.

    Il s’agit d’une remontée aux fondements du langage qui a l’apparence d’une déconstruction. Mais cette déconstruction a pour but de mieux comprendre sa pensée consciente et son propre langage, tout en tentant de modifier indirectement, les pensées automatiques inconscientes. Dès lors, la construction du langage, ne s’opérera plus inconsciemment à l’intérieur de l’individu, mais au contraire, l’individu l’opérera d’une façon volontaire et en toute conscience. Ainsi, l’acquisition des mécanismes de la logique relationnelle et de la construction du sens à l’aide de celle-ci, permettra à celui ou celle qui le pratique, de développer une nouvelle habileté de penser par la pratique et la compréhension de ses propres mécanismes de construction du sens.

    Il en résultera une meilleure connaissance de soi et de la manière par laquelle chacun crée son propre sens de la vie. :) :)Tâchez d'être heureux, c'est très important pour vous et pour tous ceux qui vous entourent :)
    Bonne fin de journée à vous :)

  • Quelques idées reçues sur le Bouddhisme...



    Bouddha est Dieu :) :)

    - Non ! Tout être humain qui « éveille » complètement l’ensemble de son potentiel est appelé un bouddha, c’est-à-dire un « éveillé ».
    Lorsqu’on écrit « le Bouddha » (B majuscule), il faut comprendre le bouddha Siddhartha Gautama (-563/-483), le premier bouddha par ordre chronologique :) :). Depuis 2 500 ans, il y a eu des milliers de bouddhas ; beaucoup considèrent Sa Sainteté le Dalaï-Lama :) :) comme l’un des bouddhas vivant à l’heure actuelle. Lui-même se définit comme un simple moine :).

    Le bouddhisme est pessimiste :) :)

    - Le Bouddha constate certes que la vie est généralement pleine de frustrations, mais il affirme que ce n’est pas une situation inévitable et que nous pouvons y remédier :). En fait, l’essentiel de son message est de nous montrer de nombreuses voies pour arriver à ce résultat. Le bouddhisme, comme l’était le scepticisme grec, est une religion du bonheur. :) :)


    Le bouddhisme est nihiliste
    :) :)

    - Le Bouddha enseigne certes qu’il n’existe pas de « soi » permanent dans l’être, le sujet, et que pareillement, les objets n’ont pas d’être en soi (par exemple, une table n’existe pas indépendamment de son plateau et de ses pieds). Mais cela ne veut pas dire que rien n’existe : nous expérimentons le monde. Mais ce monde est un « processus » fluide et non pas un « être ».

    Le bouddhisme, panacée de tous nos problèmes

    - Grâce aux prières, enseignement et pratiques, le bouddhisme peut nous aider mais il serait peu éthique, voire déplacé, de croire que celui-ci pourra apporter des solutions à tous nos problèmes… Le principe du bouddhisme étant l’inéluctabilité des actes et leurs conséquences, rien ne se fera ni ne se produira sans la participation active et la transformation profonde de chacun :). Il convient de rappeler que le but réel d’enseignement du Bouddha est de centrer et de s’attaquer aux racines de nos maux et nos souffrances qui sont : jalousie :), attachement, désir, aversion, haine :), orgueil :), ignorance, et ce, par une somme de travail important effectué sur le plan individuel et collectif. On ne cherchera pas dans le bouddhisme à "normaliser" notre existence matérielle et samsarique, mais au contraire à trouver une possibilité réelle du franchissement du cycle vicieux de samsara.

    Nirvana / Samsara

    - Le nirvana n’est pas un paradis :) situé dans « les cieux ». C’est ce monde ci, une fois que les causes de notre confusion (le samsara) ont été complètement éliminées par l’étude et la pratique. L’élimination de cette confusion transforme radicalement notre perception du monde. Nirvana est l’état de transcendance totale de notre perception samsarique grâce à la réalisation de plénitude de son potentiel d’éveil. Délivrance ou cessation de souffrance sont les termes les plus appropriés pour qualifier le nirvana.

    Réincarnation

    - Elle intéresse beaucoup les Occidentaux, qu’ils soient journalistes ou lecteurs. Or, pour les Orientaux de toutes confessions, il s’agit d’une réalité tout à fait indésirable ! Bien que la réincarnation ne soit pas, à proprement parler, un enseignement du Bouddha, il se passera sans doute du temps avant qu’on puisse écrire sur le Bouddhisme sans en parler. Par ailleurs, "transmigration" convient mieux que "réincarnation" pour rendre cette idée liée au cycle des naissances et des morts.

    Dalaï-Lama, Dieu vivant du Tibet- Le Dalaï-Lama n’est pas un dieu. Il est d’une part le chef temporel du Tibet - cette position a été acquise par le Ve Dalaï-Lama en 1642 -, d’autre part, il est considéré comme l’émanation du bodhisattva de la compassion :). Il faut comprendre par là qu’il concentre de façon archétypale le potentiel de compassion qui se trouve dans l’esprit de chacun et non pas qu’il existe réellement une « personne » dans le « ciel » qui « s’incarnerait » sous forme humaine. Par contre, chaque Dalaï-Lama est considéré comme l’incarnation de son prédécesseur immédiat.

    La méditation est un repli sur soi / La spiritualité est un refus de la vie

    - Elles peuvent l’être en effet ! Le Bouddha en son temps critiquait déjà les Indiens qui concevaient la méditation comme une transe extatique et non comme une façon de faire face à soi-même et au monde avec précision et pertinence. L’être humain sous tous les climats cherche à se sécuriser et c’est le rôle d’un maître de méditation de lui montrer que la meilleure sécurité est de se jeter à l’eau. Si le maître est compétent, l’élève ne pourra pas rester longtemps dans une attitude de repli.

    Pratiquer c’est méditer

    - Non ! Pratiquer c’est vivre en étant libre de son conditionnement. La méditation sert à se préparer à vivre de façon plus exigeante. Bien sûr, ce n’est pas facile. Aussi faut-il parfois se mettre dans une situation de calme, de retraite pour faire ce travail de préparation. Il faut ensuite se tester en tentant d’appliquer dans la vie quotidienne.

    Le bouddhisme est une religion : le bouddhisme est une philosophie

    - Le bouddhisme n’est pas une religion :)car il ne s’agit pas d’une foi dans un principe transcendant et créateur. Ce n’est pourtant pas non plus une philosophie si l’on entend par là une théorie à propos des choses. En fait, le bouddhisme est une pratique qui, par l’étude expérimentale de l’esprit, se propose de nous amener au bonheur en nous libérant de nos conditionnements.

    Le karma c’est la fatalité
    - Le karma est le résultat des actions. La vie toute entière est un processus d’apprentissage, chaque situation modèle l’être de telle façon que dans le futur, il réagira instinctivement à telle ou telle situation plus ou moins identique. L’être n’est donc pas libre d’agir comme il le veut car sa volonté et son désir sont dépendants de la somme de son expérience. Ce n’est pas une fatalité, mais c’est bien un conditionnement. Le bouddhisme se propose par une prise de conscience de pouvoir ainsi arriver à une action vraiment libre.

    Les moines, les gens qui portent une robe sont les membres d’une secte[/b] (pfff :) n'importenawak :) )

    - Certains pratiquants bouddhistes, à l’égal de ce qui se fait dans d’autres religions, optent pour un statut monastique. Outre la pratique du célibat, ce statut se caractérise dans toutes les religions par le port d’un habit spécifique. Ces vêtements sont destinés à aider le moine ou la nonne à garder leur statut en les rendant peu désirables : formes voilées, crâne rasé, couleur uniforme qui n’aide pas à distinguer un moine d’un autre mais aussi doit signaler leur statut aux laïcs afin que ceux-ci ne les importunent pas (c’est pour la même raison que les gens mariés portent une alliance). A notre époque, le port de l’habit peut être une gêne plus qu’une aide.

    Le lama tibétain peut tout faire !


    - A l’instar des enseignants et religieux d’une autre discipline spirituelle, un lama tibétain est un guide spirituel pleinement qualifié. A ce titre, il montre le chemin authentique, d’abord par l’exemple de sa vie mais aussi par des enseignements formels. Par conséquent, les disciples sont sensés réunir un certain nombre de conditions et développer des qualités au premier rang desquelles, la compréhension juste du Dharma. Un lama tibétain peut certes répondre à nos interrogations et remédier à la situation. Mais c’est une grave erreur d’attribuer toutes sortes de qualités et de pouvoirs à un lama tibétain et d’attendre de lui des remèdes à tous les problèmes imaginables du monde ! Malgré le rayonnement du bouddhisme en Occident depuis plus de 50 ans, il est infinimment dommage qu’il y ait encore des gens qui voient en le lama tibétain, un sorcier, un guérisseur, un devin ou un marabout...

    Dans le bouddhisme, il n’y a pas de bien et de mal

    - Le bouddhisme nous enseigne que nous expérimentons le monde suivant nos projections de l’esprit, et que nous sommes foncièrement conditionnés par l’illusion du "je" ou de l’ego. Les dualités sont ainsi nées et elles seront là aussi longtemps que notre esprit restera prisonnier de l’ego et ses jeux. Le cheminement spirituel suppose un travail de longue haleine qui vise graduellement à se défaire de l’ego et à se libérer de son emprise pour atteindre la plénitude d’éveil. Il est donc bien naturel que, aussi longtemps que nous serons affectés par le bien et le mal, ces dualités compteront beaucoup dans notre vie et même nous aideront à nous faire évoluer sur le chemin. En effet, ceux qui ont effectivement atteint le nirvana ayant désormais franchis les contraintes des dualités, peuvent vraiment dire "il n’y a pas de bien et de mal". Pour les autres, le bien et le mal resteront encore valables.

    Source : Bureau du Tibet, à Paris

  • Très belle visite aux châteaux de Bruniquel...

    Août 2009, dans le Tarn et Garonne....

    Il s'agit de "deux châteaux en un" (eh oui, c'est possible :) - because, deux cousins ne s'aimaient pas du tout, du tout....) :).
    L'un date du 12 éme siécle, l'autre du 13éme, ils surplombent l'Aveyron et la Vère, dans le Tarn et Garonne.
    La légende veut que cela soit la reine mérovingienne Brunehilde qui construisit ce château au 6ème siècle. :)

    A l'origine, Bruniquel fut un château bâti pour surveiller la route de la vallée :), du Quercy vers l'Albigeois. Un village se forma près de lui et devint une cité prospère dont témoignent les demeures de notables :).


    Au fait, vous avez déjà sans doute vu ces châteaux ....Vous rappellez-vous du film "Le Vieux Fusil" avec notre belle et regrettée Romy Schneider ? (plus de 80% des prises de vues ont eu lieu à Bruniquel).

    Aujourd'hui, Bruniquel est le lieu d'un festival annuel consacré à Offenbach. Artistes professionnels qui vous enchantent dans l'un des plus beaux villages de France. Opéra et Opéra Bouffe dans le décor naturel des Châteaux de Bruniquel. Chant, Danse, Musique, Comédie... et les fameuses soirées "tables d'hôtes" où sont présents les artistes qui participent au festival.
    Voici l'affiche de cet été :

    ....et la scène, mais sans les artistes, seulement votre humble serviteur :) qui vous remercie d'être venue me lire :) :)


    Dans le périmètre des remparts du XIIIe siècle et de part et d'autre d'un donjon du XIIe, deux bâtiments se côtoient depuis le partage de l'enceinte entre deux cousins rivaux en 1484 (mais alors, ils ne pouvaient vraiment pas du tout se voir en peinture, il parait :)) .



    Le château vieux, sur des bases médiévales, montre un logis Renaissance. Brûlé pendant les guerres de Religion, il fut remanié au XVIIe siècle et au XIXe qui édifia l'audacieuse galerie surplombant le précipice.
    [photo]40411260[/photo]

    Voici donc, d'une manière très raccourcie l'histoire de Bruniquel. :)

  • Une de mes héroïnes : Alexandra David-Néel

    Née à Paris, Saint Mandé, le 24 octobre 1868, Alexandra David-Néel est décédée à Digne le 8 septembre 1969 à l'âge de 100 ans :)


    Cette longue vie, Alexandra David-Néel l'a tout entière consacrée à l'exploration et à l'étude, ses deux grandes passions qui, dans sa petite enfance, ont fait d'elle une enfant terrible :), dans son adolescence une contestataire :), dans sa jeunesse une anarchiste :), et dans sa vieillesse un des plus sages "penseurs libres" du XXe siècle :) :) :) :).


    Louise Eugénie Alexandrine Marie DAVID, fille unique née d'un père français, de souche huguenote, et d'une mère catholique d'origine scandinave, va très vite montrer les côtés les plus caractéristiques de sa personnalité qui tranchera sur ce milieu parental, bourgeois, austère et grave. C'est une enfant fière, farouchement individualiste, éprise de liberté :)qui pratiquera l'art de la fugue jusqu'à sa majorité :), abandonnant ce triste ménage qui ne s'aime pas :), pour des voyages lointains et initiatiques qui montrent en elle cette nécessité de partir, toujours plus loin, et qui ne se démentira jamais :).

    C'est ainsi que pour voir jusqu'où :) pouvait mener la route passant devant le jardin de ses grands parents, elle s'enfuit dès l'âge de deux ans par la porte restée entrouverte ! C'est bien entendu un bébé navré que ses parents affolés ont amené à la maison.

    A l'âge de cinq ans, elle récidive. Cette fois, c'est le bois de Vincennes qu'elle veut découvrir. Hélas, à la nuit tombante, un garde du Bois traîne jusqu'au poste de police :), où sa disparition avait été signalée, la petite Alexandra, horriblement vexée de voir où se termine sa première grande exploration.
    Etait-elle définitivement découragée :)? Certes pas ! En griffant de tous ses petits ongles la main du policier qui la reconduisait chez ses parents, elle jure de se venger :) un jour des ignobles grandes personnes qui empêchent les pauvres petits enfants de faire ce qu'ils veulent :)! Elle partira et rien ni personne ne la retiendra :).
    Alexandra a six ans. Sa famille s'installe au sud de Bruxelles, à Ixelles ; c'est là qu'elle passera la plus grande partie de sa jeunesse.

    Pendant la période des vacances, les David s'ingéniant à tuer le temps, Alexandra déplorait "l'inutilité d'un tel massacre" :
    "J'ai pleuré :)plus d'une fois amèrement, ayant la sensation profonde de la vie qui s'écoulait, de mes jours de jeunesse qui passaient vides, sans intérêt, sans joie :). Je comprenais que je gâchais un temps qui ne reviendrait jamais, que je perdais des heures qui auraient pu être belles. Mes parents, comme la plupart des parents-poules qui ont couvé, sinon un aigle de grande taille, du moins un diminutif d'aiglon épris de libre vol à travers l'espace, ne comprenaient rien à cela et, quoique pas plus méchants que d'autres, ils m'ont causé plus de mal que ne l'aurait fait un ennemi acharné."

    Malgré cette triste jeunesse, Alexandra ne perd jamais de vue son principal objectif : voyager :)! Et il est impossible de rapporter les nombreuses fugues de l'incorrigible Alexandra, qui n'a pas attendu de devenir grande pour tenir sa promesse. Tous les chapitres de sa longue vie peuvent commencer par : Elle est partie ! et se terminer par : Elle va repartir... :)

    Si pour elle, les voyages, c'est partir à la poursuite de l'horizon, contempler la nature :) que, si possible, rien ne dépare, c'est avant tout une recherche philosophique et religieuse :).
    A 6 ans déjà, elle ne s'endormait pas sans avoir lu et médité un verset de la Bible :).
    A 12 ans, son jeune cerveau se torturait pour s'expliquer le mystère de la Trinité :).
    A 15 ans, Epictète et les philosophes stoïciens nourrissaient ses pensées et déterminaient ses actes. C'est donc presque une adulte qui se rend seule, en Angleterre, en 1883, d'où elle ne reviendra qu'après avoir dépensé le contenu de sa bourse :).

    A 17 ans, elle accomplit ce qu'elle appelle un vrai voyage. Par un matin brumeux, en robe à frou-frou et bottines délicates, elle quitte Bruxelles, prenant un train en direction de la Suisse. Quelques jours plus tard, sa mère se rendra sur les bords du lac Majeur pour récupérer sa fille arrivée là sans un sou, après avoir traversé le Saint-Gothard à pied et visité les lacs italiens avec, pour tout bagage, un imperméable et le "Manuel d'épictète" :).
    En 1886, Alexandra a 18 ans. Sur une lourde bicyclette à pignons fixes, baluchon accroché au guidon, sans rien dire à ses parents, elle quitte Bruxelles où ils s'étaient installés, pour visiter l'Espagne :).

    A l'aller, elle fait un détour par la Côte d'Azur ! Au retour, un crochet par le Mont Saint-Michel ! Il semble qu'Alexandra ait fait le premier tour de France cycliste féminin :) !
    Pour aller d'un point à un autre, elle a toujours choisi l'itinéraire le plus long et le moyen de locomotion le moins rapide :).



    A la suite d'un séjour à Londres, Alexandra commence à étudier sérieusement les philosophies orientales :) tout en se familiarisant avec la langue anglaise. Ayant obtenu sa majorité le 24 octobre 1889, elle quitte sa famille, s'installe à Paris à la Société Théosophique et entreprend en auditeur libre des études en Sorbonne, aux Langues Orientales et au Collège de France. Alexandra visite sa ville natale dans les moindres recoins et, surtout, le musée Guimet :) (voir album photo "art" si vous souhaitez voir des clichés de ce musée) où, le plus souvent possible, elle "s'attarde dans la bibliothèque d'où des appels muets s'échappent des pages que l'on feuillette. Des vocations naissent" et, ajoute-t-elle, "la mienne y est née." :)

    En 1899, elle écrira un traité anarchiste préfacé par le géographe anarchiste élisée Reclus. Cependant, les éditeurs sont épouvantés et refusent la publication de ce livre écrit par une femme, tellement fière qu'elle ne supporte aucun des abus de l'état, de l'armée, de l'église, de la haute finance :) :).
    Pour suppléer ces refus, Jean Haustont avec qui elle vit en union libre depuis 1896, se fait éditeur et imprime lui-même cette plaquette. Celle-ci passera quasiment inaperçue au niveau du grand public, mais sera néanmoins remarquée dans les milieux anarchistes et traduite en cinq langues dont le Russe.

    Elle poursuit également des études musicales et lyriques et sur la scène de nombreux théâtres, elle obtient un succès certain en interprétant divers rôles : entre autres, Marguerite de Faust, Manon de Massenet et Carmen de Bizet. Cependant, après avoir rempli son contrat à l'opéra d'Athènes, Alexandra abandonne cette carrière qu'elle n'aime pas. Pourtant, celle-ci la faisait voyager ! mais de ville en ville, alors qu'elle aimait les déserts et dans le bruit des bravos, alors qu'elle préférait l'écho lointain de l'Angélus ! et plus encore, celui des gongs qui, là-bas, dans les monastères tibétains, appellent à la méditation :).

    Alexandra ne peut oublier, en effet, cette "prenante musique :)tibétaine" entendue pour la première fois au nord de l'Inde. C'est vers 1890-1891, grâce à un héritage légué par sa marraine, qu'elle a pu pendant plus d'une année parcourir l'Inde du sud au Nord et d'Est en Ouest :). Elle est fascinée :) par la magie de l'Inde, envoûtée par la musique tibétaine :), émerveillée par les sommets de l'Himalaya ! Elle y retournera :)!

    Le Potala à Lhassa (Tibet)

    Mais avant de repartir pour cette Asie qui, chaque jour, l'attire davantage, elle fait un "crochet" par l'Afrique du Nord. Elle veut entendre le Muezzin appeler du haut du minaret les fidèles à la prière :) ; surtout le soir, au soleil couchant, disait-elle. Bien entendu, Alexandra a aussi étudié le Coran :).

    Arrivée à Tunis avant le grand départ, la halte sera plus longue. Elle y rencontre un distingué et :) séduisant ingénieur des Chemins de Fer : Philippe Néel, qui la persuade de mettre fin à son célibat. C'est en 1904,Alexandra a 36 ans.
    Bien que féministe convaincue, elle accepte cette union qui, au bout de quelques mois à peine, la conduira au bord de la dépression :). Alexandra n'était pas faite, non plus, pour tenir le rôle de la femme au foyer :)!
    Philippe Néel comprend que le démon des voyages torture toujours sa singulière épouse. Les petites croisières :) à bord de son voilier baptisé "l'Hirondelle" ne lui suffisent pas. Il lui propose alors un lointain voyage. Enthousiaste, elle accepte la proposition. Mais avant de gagner l'Inde, elle fait un petit détour par l'Angleterre, car elle veut se perfectionner dans une langue qui lui est indispensable pour ses études orientalistes.

    Elle y restera de nombreux mois, retourne en Belgique dire au revoir à sa mère, visite la tombe de son père - ami de Victor Hugo et révolutionnaire de 1848 -, revient quelque temps à Tunis auprès de son mari et c'est, enfin, le départ :).
    Nous sommes en août 1911, sur le quai d'embarquement, Alexandra promet à ce "compréhensif mari" de regagner le domicile conjugal dix huit mois plus tard... Mais ce n'est que quatorze ans après, en mai 1925, que ces époux, liés par un contrat de mariage, mais aussi par une profonde et indéfectible amitié, se retrouvent... pour quelques jours seulement. En effet, l'adoption du jeune Lama Yongden, son compagnon d'exploration et preuve de son voyage à Lhassa (exploit qui la fit connaître au monde entier en 1924), amènera la séparation d'Alexandra et Philippe :).

    Il ne faut pas oublier qu'Alexandra vient de parcourir des milliers de kilomètres à travers l'Extrême-Orient et une grande partie de l'Asie Centrale, perfectionnant sa connaissance du sanskrit et, surtout du tibétain, ce qui lui a permis d'avoir accès aux plus grands gurus et de rencontrer les plus grands penseurs :). Elle a écouté, étudié, écrit, allant partout où il lui a été possible de pénétrer.

    Arrivée au Sikkim en 1912, où des liens de très étroite amitié l'ont liée à Sidkéong Tulku, souverain de ce petit état himalayen, elle a visité tous les grands monastères, augmentant ainsi ses connaissances sur le Bouddhisme et plus précisément sur le Bouddhisme tantrique.

    C'est dans l'un de ces monastères qu'elle a rencontré en 1914 le jeune Aphur Yongden dont elle fera par la suite son fils adoptif :). Tous deux décident alors de se retirer dans une caverne ermitage à 3900mètres d'altitude, au Nord du Sikkim.

    Alexandra David Neel et Aphur Yongden en compagnie du philosophe Ekaï Kawaguchi.

    Là, elle est auprès d'un des plus grands Gomchens (ermites) dont elle a le privilège de recevoir l'enseignement et surtout, elle est tout près de la frontière tibétaine, qu'envers et contre tous, elle franchira à deux reprises :). Elle pénétrera même jusqu'à Jigatzé, l'une des plus grandes villes du sud du Tibet, mais pas encore à Lhassa, qui en est la capitale interdite. A cause de ces incartades, Alexandra sera expulsée du Sikkim en 1916 :).

    Après avoir supporté les rigueurs de trois hivers himalayens, vexée, mais pas pour autant désarmée :), Alexandra suivie de Yongden, quitte son ermitage et poursuit l'aventure. Revenir en Europe en pleine guerre 14/18 était impossible. Ils resteront donc quelques mois en Inde et s'embarqueront ensuite pour le Japon.
    Du Paquebot "Taroba" au paquebot "Cordillère", Alexandra transbordera ses nombreux bagages... et sa nostalgie.
    Elle débarque au Japon qu'elle trouve joli, certes ! mais qui la déçoit. Dans un train qui s'éloigne de Tokyo, le 12 mars 1917, elle écrit à son mari :
    "Le Japon m'a déçue, mais sans doute tout m'aurait déçue dans mon état d'esprit. Je ne nie pas les sites charmants d'Atami ; durant mon retour en chemin de fer, j'ai traversé des régions montagneuses ravissantes, mais on peut en voir d'à peu près semblables dans les Cévennes, les Pyrénées, ou les Alpes ! tandis que les Himalayas sont uniques :).
    A vrai dire, j'ai le "mal du pays" pour un pays qui n'est pas le mien. Les steppes, les solitudes, les neiges éternelles et le grand ciel clair de "là-haut" me hantent ! Les heures difficiles, la faim, le froid, le vent qui me tailladait la figure, me laissait les lèvres tuméfiées, énormes, sanglantes. Les camps dans la neige, dormant dans la boue glacée, tout cela importait peu, ces misères passaient vite et l'on restait perpétuellement immergé dans le silence où seul le vent chantait, dans les solitudes presque vides même de vie végétale, les chaos de roches fantastiques, les pics vertigineux :) et les horizons de lumière aveuglante :). Pays qui semble appartenir à un autre monde, pays de titans ou de dieux :)? Je reste ensorcelée :) :).
    J'ai été voir là-haut, près des glaciers himalayens, des paysages que peu d'yeux humains ont contemplés, c'était dangereux peut-être et comme dans les fables antiques, les déités :) se vengent. Mais de quoi se vengent-elles ? de mon audace :) d'avoir troublé leurs demeures ou de mon abandon après avoir conquis une place auprès d'eux ? Je n'en sais rien :), pour le moment je ne sais que ma nostalgie."

    Alexandra va donc se réfugier dans l'étude et rencontrer dans ce but des orientalistes, des érudits, des mystiques. L'un d'eux, le moine philosophe Ekaï Kawaguchi va lui apporter une lueur d'espoir.

    Quelques années auparavant, sous le déguisement d'un moine chinois, il a réussi à demeurer quelque 18 mois à Lhassa. Prévenu des soupçons qu'il éveillait et sur les conseils d'un de ses amis, il dut prendre la fuite :).
    Cette histoire passionne Alexandra et lui donne des idées...
    Ils quittent donc le Japon, trop pluvieux et trop peuplé, refont les bagages et s'embarquent pour la Corée. Les montagnes, rassure-t-elle Yongden, vont lui rappeler le Tibet. Ils ne parlent pas le coréen, mais vont sûrement le baragouiner dans quelques mois, écrit-elle à son mari.

    Les rencontres dans ce pays sont très intéressantes. Cependant, la nostalgie demeure ! Alexandra, Yongden et les bagages prennent le train pour Pékin... Là, au temple des Lamas se trouvent des érudits ; ils sont Tibétains ! Alexandra parle leur langue, tout va s'arranger. Hélas, pas tout à fait comme elle l'avait prévu. Au bout de quelques mois, ils refont leurs bagages.

    Tous deux, en compagnie d'un Lama très excentrique :) :), vont traverser dans de grandes difficultés toute la Chine d'Est en Ouest. Ils visitent le Gobi, la Mongolie et, après trois années d'études passées au monastère de Kum-Bum, abandonnant mules, yaks, domestiques et "les bagages", vêtue d'une robe de mendiante et pour Yongden de son habit de moine, empruntant le plus souvent des chemins inexplorés, ils franchiront, cette fois avec succès, la frontière de ce si mystérieux Tibet :).
    Après bien des péripéties - les plus dures probablement endurées au cours de leurs nombreuses pérégrinations - ils arriveront épuisés à Lhassa.
    Ils y séjourneront deux mois, durant lesquels ils visiteront la ville sainte et les grands monastères environnants : Drépung, Séra, Ganden, Samyé...

    Alexandra jouant toujours le rôle de la vieille mère effacée récitant le mantra "Om Mani Padmé Hum" et laissant à Yongden les tâches de marchander, de débattre toutes les questions matérielles. Le scénario était parfaitement au point !

    Cependant, Alexandra commet à Lhassa même une imprudence qui faillit lui coûter cher, celle de se rendre chaque matin à la rivière pour faire un brin de toilette en cette période hivernale. Ce fait inhabituel intrigue une de ses voisines à un point tel qu'elle le signale au Tsarong Shapé (le gouverneur de Lhassa). Celui-ci, absorbé par des préoccupations plus importantes, allait, quelques temps plus tard, envoyer un de ses hommes pour procéder à une enquête lorsque la rumeur lui apprend qu'Alexandra et Yongden viennent d'arriver à Gyantsé. Le gouverneur en a aussitôt déduit que la dame se lavant tous les matins ne pouvait être qu'Alexandra.

    Cette histoire, Alexandra et Yongden ne l'ont connue que quelques mois après, par des lettres de messieurs Ludlow et David Macdonald, l'agent commercial britannique qui, à Gyantsé, a stoppé leur avance. Ce dernier, avec son gendre le capitaine Perry, s'est occupé de leur procurer les papiers nécessaires, afin qu'ils puissent par la suite regagner l'Inde par le Sikkim.
    Après avoir vécu ces années inoubliables, après avoir porté si longtemps la robe aurore, couleur du détachement en Inde et la robe grenat au Tibet, contemplé les plus hauts sommets du monde et les immenses solitudes de l'Asie centrale, comment aurait-elle pu rentrer en France et se réadapter à une vie que, délibérément, il y a quatorze ans de cela, elle avait fui ?

    Alexandra se sépare donc de Philippe, parcourt la Provence, et c'est Digne qu'elle choisit en 1928 pour y bâtir Samten-Dzong, sa forteresse de la méditation. Certes, la Bléone n'est pas le fleuve Brahmapoutre ! Le pic du Couar n'est pas l'Everest ! Mais, le ciel est bleu, le soleil brille, Alexandra est séduite :)par la beauté de ces pré-Alpes, ces Himalayas pour Lilliputiens, comme elle se plaisait à le dire aux journalistes :). Elle, qui a parcouru une grande partie de notre globe, traversé des régions paradisiaques, respiré le violent parfum des forêts d'orchidées :) en fleurs, n'a à aucun moment regretté de s'être fixée dans cette cité parfumée de lavande. Elle y publie plusieurs livres :)qui relatent ses voyages et commente, avec succès, les théories des mystiques et magiciens qu'elle a approchés.

    Entre ces diverses publications - toujours accompagnée d'Aphur Yongden, le fidèle compagnon d'aventures, devenu légalement son fils adoptif - elle fera de grandes tournées de conférences en France et en Europe.

    Dix ans passent ainsi. Nous sommes en 1937. Alexandra n'a que 69 ans et conserve une persistante nostalgie de ces pays lointains.

    Elle obtient à nouveau des aides de divers ministères et touche des droits d'auteur. Philippe Néel, avec qui elle est parfaitement réconciliée et qui, durant son premier voyage, l'a aidée financièrement pendant la guerre de 14/18, alors qu'elle n'avait pas obtenu la reconduction de sa subvention, va de nouveau lui apporter son aide. En effet, Alexandra se retrouvera dans les mêmes pénibles conditions créées, cette fois, par la guerre Sino-Japonaise et la guerre civile :) en Chine. Elle restera donc une des principales préoccupations de Philippe Néel jusqu'en 1941, date de sa mort. En apprenant sa disparition, Alexandra dira : "J'ai perdu le meilleur des maris et mon seul ami :)...", ce qu'il était effectivement devenu pour elle, après les premières années très difficiles de leur union.

    Mais nous ne sommes qu'en 1937. Alexandra et Yongden repartent donc pour la Chine et, vu son grand âge, Alexandra pense que le voyage sera court... alors il faut en profiter. Elle remonte à Bruxelles par les petits chemins, vicinaux si possible ; prend le Nord Express qui la conduit à travers toutes les capitales d'Europe, jusqu'à Moscou. Puis, c'est le long parcours en Transsibérien. Arrivés en Chine, tous deux reprennent la vie errante, studieuse et quelque peu mondaine d'autrefois.
    Tout cela se passe sous les violents bombardements de la guerre sino-japonaise. Alexandra connaît les pires difficultés ; l'argent n'arrive plus d'Europe ; le froid est rigoureux :); la famine et les épidémies sont dramatiques ; sous ses yeux se déroule un spectacle d'horreur et en 1941, elle apprend la mort de son meilleur ami, son mari :) :).
    Fuyant alors les atrocités en charrette ou à pied, mais continuant à écrire et à étudier, Alexandra et Yongden, arrivent en Inde en 1946. Près de 10 années se sont écoulées, elle a 78 ans.
    A regret, elle rentre en France pour régler la succession de son mari et, de nouveau, s'installe à Digne où elle reprend la plume pour raconter ses nouvelles aventures.
    Elle publie de nombreux :) livres, traduits en plusieurs langues, fait des conférences en France et en Europe. A son retour, âgée de 82 ans, pour se reposer de ses fatigues, elle va camper au début de l'hiver au lac d'Allos, à 2240 mètres d'altitude.

    Mais c'est là la dernière fugue d'Alexandra, car les rhumatismes dont elle souffre s'aggravent et, bien plus grave encore, en 1955, elle perd son compagnon de voyage. Celui qui, pendant 40 années, l'avait suivie fidèlement et qui, logiquement, devait lui survivre - il avait trente ans de moins qu'elle - avait commis l'impudence, disait-elle, de partir avant elle. A 87 ans, pour oublier sa solitude et sa persistante nostalgie du Tibet, Alexandra s'est remise au travail, obstinément, jusqu'au 18ème jour avant le départ pour son dernier grand voyage - elle allait avoir 101 ans - elle a étudié, écrit, et exprimait encore son désir de retourner là-bas, probablement pour y poursuivre ses études... :)

    C'est ainsi qu'Alexandra David-Néel, à 100 ans et demi, à l'étonnement de Monsieur le Préfet des Basses-Alpes (aujourd'hui Alpes-de-Haute-Provence), a fait renouveler son passeport :).

    Le 15 octobre 1982, puis du 21 au 26 mai 1986 Sa Sainteté le XIVème Dalaï-Lama :)est venu à Digne visiter sa maison "Samten-Dzong" rendant ainsi hommage au courage d'Alexandra David-Néel qui, par son oeuvre, a fait connaître aux occidentaux le haut pays des neiges. C'est à Bénarès, le 28 février 1973, que les cendres de l'exploratrice :) :)du Tibet et de son fils adoptif le Lama Yongden ont été immergées dans le Gange.

  • "Milarepa - La Voie du Bonheur" film été 2009


    UNE AVENTURE HUMAINE INOUBLIABLE !


    Milarépa vécut au XIe siècle au Tibet. Son destin exceptionnel nous révèle la Voie du Bonheur. Le parcours initiatique de cet homme ordinaire, sur le chemin qui va de la vengeance aux remords, est un inéraire exemplaire où la compassion finit par l’emporter sur la colère.

    L’histoire de Milarépa est un joyau du patrimoine spirituel mondial, empreint de sagesse millénaire.

    “Il est important de percevoir combien votre propre bonheur est lié à celui des autres. La révolution spirituelle que je préconise ne dépend pas de conditions extérieures liées au progrès matériel ou à la technologie. Elle naît de l’intérieur, motivée par le désir profond de se transformer pour devenir un meilleur être humain.”
    Sa Sainteté le Dalaï Lama

    UNE INVITATION A UN VOYAGE INTERIEUR

    Dans un monde où l’injustice et les inégalités sont des sujets quotidiens, l’éthique et la spiritualité s’offrent comme alternatives réalistes et efficaces. La vie de Milarépa nous montre que nous avons tous la capacité et la possibilité d’accéder à cette voie. La persévérance et la motivation en sont les clefs. Le film donne une réponse provocante aux cycles de violences et châtiments qui pèsent sur notre quotidien.

  • Ne restons pas sourds et muets face à la dictature !!!

    Femme, prix Nobel de la paix, aux mains de la junte birmane

    De nouveau en prison pour avoir braver les dictateurs Birmans, j'ajoute à l'article que j'avais fait il y a quelque temps pour l'anniversaire d'Aung San Suu Kyi, une pétition (d'Avaaz.org) très importante à signer d'urgence :
    http://www.avaaz.org/fr/jail_the_generals/?cl=...

    MERCI DE BIEN VOULOIR PRENDRE LE TEMPS DE LIRE L'ARTICLE ET SI VOUS LE VOULEZ BIEN DE FAIRE PASSER A VOS AMI(E)S CE BLOG OU LE LIEN DE LA PETITION.
    GRAND MERCI A VOUS


    En ce jour d’anniversaire d’Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991, Amnesty International a l’honneur de s’associer à Jane Birkin pour présenter la chanson qu’elle a écrite pour elle. Depuis sa rencontre avec Aung San Suu Kyi il y a une dizaine d’années, Jane Birkin soutient inlassablement le peuple birman. Cette chanson émouvante et militante est une plaidoirie pour le combat que mène Aung San Suu Kyi pour la démocratie au Myanmar (ex-Birmanie).


    Aujourd’hui, Aung San Suu Kyi a 63 ans. Elle a passé plus de 12 des 18 dernières années de sa vie soit en prison, soit en résidence surveillée, le plus souvent coupée du monde par la Junte birmane. Son parti, la Ligue Nationale pour la Démocratie avait gagné les élections en 1990, mais la Junte a ignoré les résultats et s’est maintenue au pouvoir par des violations systématiques et à grande échelle des droits humains. Elle a réduit les Birmans à vivre sous les menaces et dans la peur.

    Pays riche et peuple réduit à la misère, enfants sous alimentés et parfois contraints à être soldats, jeunes emprisonnés et torturés, censure qui empêche les journalistes étrangers de rentrer dans le pays pour témoigner des turpitudes de la Junte, journalistes locaux et défenseurs des droits humains muselés. Voici le triste mais véridique tableau des souffrances du peuple birman.

    (attention images violentes)

    Indignée par la répression des moines et de la population birmane à l’automne 2007, Jane Birkin a écrit cette chanson et l’a interprétée depuis sur les scènes du monde entier. La chanteuse militante vient de terminer à Paris l’enregistrement en studio de cette plaidoirie en faveur d’Aung San Suu Kyi, dont le texte reprend des informations diffusées par Amnesty International.

    Le clip est réalisé par Jeremiah. La musique est de Franck Eulry et les paroles de Jane Birkin.
    Source : Amnesty International.

  • Qu'est ce que la compassion ???

    Jiddu Krishnamurti (12 mai 1895 - 17 février 1986) fut un auteur et un orateur bien connu sur les sujets philosophiques et spirituels fondamentaux.

    Après avoir publiquement renoncé, à l’âge de 34 ans, à la renommée et au statut de Messie qu’il avait gagné en étant proclamé la nouvelle incarnation de Maitreya Bouddha par la Société Théosophique, il passa le reste de sa vie à voyager autour du monde en expliquant aux gens le besoin de se transformer par eux-mêmes au travers de la connaissance de soi. Il a soutenu qu’un changement fondamental dans la société peut émerger seulement par un changement radical de l’individu, puisque la société est le produit des interactions entre individus. Bien qu’il ait été très sensible aux questions contemporaines aux cours des décennies, ses réponses étaient enracinées dans sa vision intemporelle de la vie et de la vérité. En tant que tel, il a essayé de transcender toutes les frontières artificielles de la religion, de la nationalité, de l’idéologie, et du penser sectaire.


    Refusant de jouer le rôle de gourou, il a exhorté ses auditeurs à observer les questions fondamentales de l’existence avec honnêteté, persistance et ouverture d’esprit.
    A l’âge de 91 ans il s’est adressé aux Nations-Unies sur le sujet de la paix et de la conscience, et s’est vu décerner la médaille de la paix des Nations-Unies pour l’année 1984.

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