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Blog / ecrits de fin 2006

samedi 3 janvier 2009 à 14:11

je ressort de très vieux trucs de fin 2006/debut 2007 (époque qui a suivi mon premier lsd et où je psychotais au milieu des insomnies

Poèmes en soins intensifs

Ennui

Je trompe l'ennui
Infidèle que je suis
J’enchaine les lettres qui se suivent
Bourreau que je suis

Le temps m'a tant offert !
Et pourtant je suis tenté parfois
De lui voler le reste

Je n'avance plus au vert,
Amenez-moi un agent de circulation.
Quel sens ? Lui dirais-je
Où quelle direction peut-être

Des heures a attendre
Un jour, une année, une nuit,
Une vie !
Un court moment de bonheur
Ici et ailleurs, des idées tendres.

L’ennui c'est que je n'ai rien envie de faire
Sans ennemi cet ennui, cette nuit.

Give me a wing

Love no liver
I miss a letter
Now leave her
Leaves for hours
Twenty-five a day
Yes twenty-fifth
My number forever now
Alice's fever

Temps

Qui vous dit que l'aguille avance a cette cadence ?
Entre deux mouvements mon cœur dance
Dense de rouge
Le temps s'écoule plus lentement
Depuis que mon sablier est bouché
Pas le temps d'avoir le temps
Au temps pour moi.
Je me range
Las des ordres
Désordre organisé
Organique pensée

Naissance

Chaque naissance commence par une douleur
Un déchirement
Les moutons se suivent
Le coq les réveille
L’œuf est né de l'union d'un coq et d'une poule
La poule était donc la avant l'œuf
Qui s'est brisé pour laisser place au poussin
Se laisser tirer ou pousser
La charrue avant les bœufs
Le coq est né, henné, ainé
Comme le pêché originel.
Adam et Eve

La mort du coq

Il ne réveillera plus personne
Car il s'est assoupi, endormi
Réveillez donc ce défunt coq
Qui tue le temps et que le temps n'a pas tué
Il chantait à l'heure ou peu d'oreilles l'écoutaient
Le coq se meurt, réveillez le !

Le coq est né

Maintenant vous l'avez soigné
Il vous réveillera de bonne heure c'est certain
Et il fait la fête quand vous dormez
Il donne son temps,
Votre coq rythme votre vie.

L'hiver

Now live her
I'm a believer
Get my leaves
Live them
Winter fall

Les fleurs du mal

Bloc de cours
vide je fais la cour
Court instant,
Année
Fleur du mal
Fanées
Malfamées
Affamées

Le père

Ouvre ta main
Laisse-moi m'y planter
Tu la mettras en poing après
Tu te battras pour ton arbre
Ouvre-la, offre cet arbre
On en partagera les fruits

Silence

Certains mots ne se font pas dire
Mais se laissent caresser par une plume
Ou deviner par la brume
Certaines idées sublimées qui se font rire
Qui fanent
Ici on lance les dés
Mais on peut les relancer
Tu joue en diagonale
Mais si tu joue bien
Tu peux gagner la partie
Qui et où étais-je ce jour la ?
En attendant le nirvana
Dans la chambre des oliviers
Aux marronniers
Je goute à d'autres fruits que les miens
Belle nuit, beau matin
Inconnu lendemain
L’avenir m'a tendu une main
Ou seulement un doigt
Je lui ai volé son bras
Car je n'en avais qu'un
Perdu et garé quelque part
Dans un endroit inconnu de ceux qui n'y sont pas.

Envie de rien

En vie de rien
Ne vide rien ?
Moins que rien
Infini

Racines

Je creuse je creuse
Ma tête raisonne
Je m’entête
Pourquoi ce vide
Ma tête creuse sonne
Le glas, je suis de glace
J’attends le dégel
Avant même que la neige ne tombe
En somme je ne suis rien

Je creuse je creuse
Ou sont mes racines
Je m’enterre
Je sais qu’il n’y a plus de fruit
Je suis nu
Assommé par mes feuilles

Je creuse je creuse
Semence aux allures de démence
Enterrez-moi !
Je m’en sortirai
Habillez-moi d’habiletés

Prière

Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?
Pour que tu sois ivre de moi.
Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?
La vérité n’est pas dans les mots.
Qu’est-ce que tu veux que je te dise ?
Pour ne plus rien avoir à dire.

Les livres brulent

J’ai des souvenirs bien rangés
des devises embrasées
des idées sublimées
Je transpire de mots usés

J’agrée des sentences
des esprits rusés
des biens disposés
Je frôle la démence

J’embrase les langues
des lettre à envoyer
des maitres à noyer
Je goute tes mangues

Enfermé dans mon ambre
un enfant m’a sauvé
un père émancipé
La clé est dans la chambre
des autre portes fermées
de la prose aérée
J’admire a nouveau l’ambre.


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