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L'AFRIQUE EN DEUCHE JOUR APRES JOUR
Je vous raconte mon expédition en Afrique : C'était en 2004, 6 mois d'aventures, 6 pays de traversés ( Maroc, Sahara Occidental, Mauritanie, Mali, Burkina Faso et Sénégal). Une boucle de 22000 kms parcourus en 2 cv.
Il s'agit ici du journal de route . En rentrant j'ai écrit un livre "L'AFRIQUE EN DEUCHE" qui retrace cette épopée dans un style romancé.

Voici quelques liens qui parlent de ce bouquin.
- Le site des éditions annickjubien.net : http://perso.orange.fr/weboffice
- Un reportage sur la deuche et moi : http://www.quaidejavel.com/citroen-55/livres/a...
- Des extraits du livre : http://www.ecrivains-voyageurs.net/pages/dossi...
- Pour acheter le livre sur internet : http://perso.orange.fr/weboffice ou http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
:) :)
Il est bien sûr disponible en librairie et dans toutes les Fnac.
Et si vous le voulez dédicacé envoyez un mail à : aj.net@hotmail.fr


  • Mercredi 1er septembre, Yaya me fait rencontrer ses copains

    à leur QG où ils se retrouvent chaque soir. À cette occasion, je revois Diabatté que j’avais connu à Tombouctou.
    Je visite la famille de Yaya bien dans la tradition malienne, il y a là « le vieux », 90 ans, ancien combattant de l’armée française, les frères, les sœurs, leurs conjoints et une ribambelle d’enfants, toute la tribu des Traoré vit au même endroit. Yaya me présente aussi son épouse et deux de leurs garçons.
    La Dyane orange ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) est connue dans tout le Mali, aujourd’hui j’ai été accosté (comme plusieurs fois chaque jour) par un Malien, comme je ne lui prêtais pas attention, il s’est fâché en me disant «, ‘ je ne suis pas un mendiant ». Je l’avais rencontré à Dienna le jour même de notre arrivée au Mali début juin. Cette scène s’est reproduite bien des fois et il suffit que je passe deux fois au même endroit avec la Dyane pour qu’on vienne me saluer et me rappeler l’endroit et la nature de notre rencontre.
    La deuche a aussi beaucoup de succès et chaque jour depuis que nous sommes en Afrique une, deux, trois (souvent beaucoup plus) personnes veulent me l’acheter, certains même me font stopper la voiture pour me poser la question. Inlassablement j’explique qu’elle n’est pas à vendre, que j’en suis propriétaire depuis 30 ans, etc.. et que je rentre en France avec. L’air effaré ils me répondent « avec ça ? ». et ils me regardent l’air de dire « ce toubab n’est pas comme les autres ».

  • Lundi 30 et mardi 31 août, je me réinstalle...

    à la mission catholique ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) de Badalabougou et je retrouve Yaya au mess des officiers. J’interroge ceux qui reviennent de la région de Kayes sur l’état des pistes, les nouvelles ne sont pas réjouissantes. J’apprends que les pistes sont fermées pour cause de barrière de pluie. Ceux qui tentent le passage s’en mordent les doigts, certains ont mis 15 heures pour faire 70 Kms pour finalement renoncer et faire demi-tour ou abandonner leur véhicule sur place. L’un me raconte qu’il a cassé sa 505 moteur bloqué et qu’il l'a donné à des indigènes pour finir à pied. Un autre me signale qu’en certains endroits les 4x4 passent avec de l’eau jusqu’au pare-brise. C’est le passage obligé pour gagner la Mauritanie où le Sénégal, les autres chemins sont encore plus pourris. Pour l’instant il n’est pas question que je quitte Bamako, il faut attendre….

  • Dimanche 29 août, je pensais que les 360 Kms

    qui relient Sikasso à Bamako seraient une formalité. En fait j’ai dû batailler dur tout le trajet sous la pluie et contre les trous. Jugeant mal la profondeur de l’un d’eux rempli d’eau, je néglige de l’éviter et c’est un pneu qui déjante ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ). Je rallie Bamako neuf heures après mon départ de Sikasso.

  • Samedi 28 août, je quitte le Burkina,

    je suis un peu déçu par le climat pesant qui règne dans ce pays et je ne suis pas mécontent de retrouver le Mali.
    Les gens ont peur, ceux qui n’ont rien sont miséreux et mendient leur nourriture, ceux qui se débrouillent sont pauvres et ils ont à leur charge toute une famille, parents, frères, neveux, etc…, Ceux qui travaillent se déplacent en mobylette, d’autres peu nombreux roulent en Mercédes. Si on leur demande ce qui ne va pas au Burkina, aucun ne répond. Un seul m’a dit pourquoi il avait peur « Mon frère s’est retrouvé un soir près du Palais de la Présidence, les gardes sont venus et l’ont tué ». La famille n’a jamais pu savoir ce qui c’était passé ce soir-là.
    J’arrive à Sikasso terme de l’étape du jour sous un véritable déluge. Je choisis l’hôtel Tata pour passer la nuit et comme j’ai du temps à perdre, je vais chez le coiffeur ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ).

  • Vendredi 27 août, quand je quitte Ouagadougou

    il est pile 11 heures et le compteur de la deuche affiche 15 000 Kms tout ronds. En fait aujourd’hui j’entame ma lente remontée vers la France, première étape Bamako. J’arrive à Bobo-Dioulasso que nous avions quitté, il y a tout juste une semaine, je m’installe au même hôtel Pacha ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) . Avant de dîner, je fais une promenade et je m’enfonce dans les rues reculées, là où les touristes ne vont pas. Comme dans tous les pays, il y a des enfants qui jouent dans les rues, insouciants et indifférents à la misère qui les entoure. Les gens sont paisibles et pas du tout agressifs, il n’y a qu’à les regarder et leur sourire pour que leur visage s’éclaire d’un rire à pleines dents. Je perçois un son musical qui provient d’une coure, je m’approche et j’entre, il y a là une centaine de personnes rassemblées qui écoutent des griots, plusieurs femmes dansent en rythmant les sons des balafons et des djembés. Un musicien me fait signe de venir m’asseoir avec eux et il me tend une baguette, cela signifie qu’ils vont jouer en mon honneur. Je reste là une bonne heure et je discute avec un musicien, j’apprends qu’il est venu jouer en France et qu’il a enregistré un cd. Je l’invite à venir me rejoindre plus tard dans la soirée au « Pacha » pour me faire écouter sa musique.

  • Mardi 24 au jeudi 26 août, c’est toujours la galère

    pour retirer de l’argent avec la carte visa, je suis à court et je dois attendre pour quitter Ouaga que le distributeur veuille bien me donner quelques billets.
    Je participe à un dîner donné par des amis de Gérard Bourgeot (que je salue au passage), c‘est une occasion pour moi de côtoyer le monde des expatriés. Le mari de la maîtresse de maison est un directeur de banque, il y a un homme d’affaire libanais, une commerçante d’origine grecque, un couple, une Française mariée à un Burkinabé et des Français en visite à Ouagadougou. La cuisine est très recherchée et les vins sont de qualités, les discussions sont intéressantes. J’apprends que le salaire mensuel d’un employé est de 100 000 FCFA (150 euros), qu’un cadre touche 500 000 FCFA (762 euros), ce sont des classes favorisées par rapport aux Burkinabés que j’ai l’habitude de rencontrer. Par comparaison, Joseph le cuisinier où je loge à Ouaga m’a dit qu’il gagnait 10 000 FCFA (15 euros) par mois, que dire des vendeurs à la sauvette qui essayent de grappiller quelques sous aux touristes, des plus démunis qui nous demandent de quoi manger ou des enfants qui rôdent le soir près des restaurants fréquentés par les blancs pour finir les assiettes.
    Je renonce de continuer mon périple africain par le Bénin, il semble que c’est très compliqué de trouver un embarquement pour moi et la Dyane ensembles et comme on ne veut pas se quitter… Je demande et j’obtiens un visa pour entrer au Mali.

  • Dimanche 22 et lundi 23 août, je travaille

    à la mise à jour du site. Je fais la connaissance d’un couple d’enseignants français qui viennent régulièrement à Ouaga. Ils s’occupent d’une ONG et ils sont propriétaires ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/renco... )d’une Dyane qu’ils laissent à demeure au Burkina. On se raconte des histoires de baroudeurs.

  • Vendredi 20 août, retour à Ouagadougou, boîte de vitesse

    cassée.
    Samedi 21 août, au saut du lit, je trouve Moussa le mécanicien qui attend près de la Dyane. Je lui fais faire la révision des 15 000 Kms et il change un pignon de la boîte de vitesse. Le soir, j’accompagne Régine à l’aéroport, vacances terminées, elle rentre à Paris.

  • Jeudi 19 août, nous visitons la région de Banfora

    où nous quittons le goudron pour prendre une piste qui nous mène au lac de Trangréla ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ). Un piroguier nous promène sur le lac à la recherche d’hippopotames, peine perdue ces petites bêtes restent invisibles.

  • Mardi 17 et mercredi 18 août,

    nous reprenons nos esprits et l’on ne fait rien, farniente complète. Nous devenons des habitués « des Bambous » où nous écoutons chaque soir des concerts ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) de musique traditionnelle africaine.

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