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L'AFRIQUE EN DEUCHE JOUR APRES JOUR
Je vous raconte mon expédition en Afrique : C'était en 2004, 6 mois d'aventures, 6 pays de traversés ( Maroc, Sahara Occidental, Mauritanie, Mali, Burkina Faso et Sénégal). Une boucle de 22000 kms parcourus en 2 cv.
Il s'agit ici du journal de route . En rentrant j'ai écrit un livre "L'AFRIQUE EN DEUCHE" qui retrace cette épopée dans un style romancé.

Voici quelques liens qui parlent de ce bouquin.
- Le site des éditions annickjubien.net : http://perso.orange.fr/weboffice
- Un reportage sur la deuche et moi : http://www.quaidejavel.com/citroen-55/livres/a...
- Des extraits du livre : http://www.ecrivains-voyageurs.net/pages/dossi...
- Pour acheter le livre sur internet : http://perso.orange.fr/weboffice ou http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
:) :)
Il est bien sûr disponible en librairie et dans toutes les Fnac.
Et si vous le voulez dédicacé envoyez un mail à : aj.net@hotmail.fr


  • Lundi 16 août, nous nous séparons de notre guide

    et nous allons voir les hippopotames qui croupissent dans une mare à une soixantaine de kilomètres de Bobo. Nous roulons de nouveau sur une piste complètement défoncée et nous progressons lentement en évitant soigneusement les trous. En arrivant au village de Bala à une dizaine de kilomètres de la mare nous embarquons un piroguier qui nous emmènera voir les hippopotames de près. Deux kilomètres plus loin un violent orage éclate, nous sommes dans une forêt de teck, ce sont des arbres magnifiques. Le problème c’est que l’un d'eux est en travers de la route, impossible d’aller plus loin, nous sommes contraints de rebrousser chemin. L’orage s’est transformé en tempête et bientôt on se retrouve nez à nez avec un autre arbre qui nous bouche le passage, cette fois-ci c’est un arbre mort encore plus imposant que le premier. Nous sommes pris au piège et le piroguier nous dit que demain les villageois viendront dégager la route à coup de hache, il n’y en a qu’une seule au village. Nous attendons à l’abris dans la voiture tout en regardant devant nous l’obstacle qui nous paraît infranchissable, mais nos trois cerveaux s’additionnent et l’on cherche une solution. Si nous arrivions à raccourcir le faîte de l’arbre ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ), nous pourrions peut-être passer sur l’herbe. Comme l’arbre est mort les branches se cassent facilement et l’on enlève quelques arbustes pour dégager le passage. Je m’installe au volant et j’entame la manœuvre, mais les roues patinent sur l’herbe mouillée la voiture n’avance plus. Alors je tente le tout pour le tout, je fais une marche arrière, je passe en première, j’emballe le moteur et j’embraye. La deuche fait un bond en avant, aplatit tout sur son passage et se retrouve sur la piste de l’autre côté de l’arbre. Alexandre c’est le nom de notre compagnon, nous incite à repartir sans tarder car plus loin nous risquons de ne pas pouvoir franchir le « bas-f », la piste forme un creux qui se remplit quand la pluie tombe fortement, heureusement nous arrivons à temps et la 2cv passe sans problème. Peu après nous arrivons au village de Bala où Alexandre nous réclame son dû et disparaît. Bala est inondé l’eau dévale du haut du village et la rue principale ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )est transformée en torrent, impossible de passer, il faut attendre que l’eau baisse et la pluie redouble d’intensité. Une heure plus tard nous sommes toujours dans la voiture et nous envisageons sans enthousiasme de coucher sur place, Alexandre qui est revenu nous voir, flairant une bonne affaire nous dit que c’est possible, il nous propose de nous emmener chez une américaine qui vit dans le village. Enfin la pluie se calme un peu le niveau de l’eau descend tout doucement, jugeant que la traversée est faisable j’engage la Dyane dans les flots, encore cinq mètres et l’on arrive sur l’autre bord, le moteur est rempli d’eau et il cale. Régine appelle des villageois qui poussent la voiture hors de l’eau. Le moteur est noyé et il faut attendre pour repartir, petit à petit un attroupement se forme autour de nous, c’est partout comme ça au Burkina dès qu’un toubab est approché c’est pour demander une aide, de l’argent, un cadeau. Enfin le moteur redémarre, il faut maintenant rentrer à Bobo, il est 18h00, il reste encore cinquante kilomètres et la nuit est proche. La piste est gluante, Régine me guide en scrutant le terrain et me signalant les endroits qui lui semblent les plus durs. Il fait nuit, je roule en plein milieu sans essayer d’éviter les trous, la priorité c’est de ne pas s’embourber, première, seconde, première, le plus pénible c’est quand la piste monte à chaque fois on a l’impression qu’on n’arrivera pas en haut. Nous avalons les kilomètres, nous sommes à dix kilomètres de Bobo, quand tout à coup je distingue dans les phares à deux mètres du capot une crevasse avec de l’eau qui s’écoule en cascade. J’enfonce le frein, la deuche glisse sur la boue, se met en travers et s’immobilise à quelques centimètres du trou qui occupe un tiers de la piste. J’ai calé le moteur qui à son habitude refuse de redémarrer, il faut attendre. On se retrouve tous feux éteints au travers de la piste, un 404 pick-up et une mobylette passent mais aucun ne s’arrête. Quand le moteur est à nouveau sec, on peut repartir, lorsque nous arrivons à l’hôtel, il est 20h30, nous commandons une pizza et nous débouchons une bouteille de bon bordeaux.

  • Dimanche 15 août, le Burkina est un des pays le plus pauvre

    de la planète. Hier j’ai assisté à une scène que je revois encore, des hommes fouillent un énorme tas de détritus, l’un d'eux est complètement dévêtu avec seulement un morceau d’étoffe en guise de ceinture, il ramasse ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) des restes de nourritures et il les porte à sa bouche.
    Nous visitons la vielle ville avec Moussa un guide, mais on n’est pas satisfait car c’est plus un circuit des boutiques de souvenirs que d’une véritable visite guidée. En fin de journée, on assiste à la procession de la vierge noire, bien dans folklore africain.

  • Samedi 14 août, nous entamons notre séjour à Bobo-Dioulas

    ça fait du bien de retrouver le monde civilisé. Je trouve un mécanicien pour remettre la 2cv sur pattes, puis nous visitons le marché central et nous terminons la soirée aux Bambous pour assister à un concert donné par un groupe de musique traditionnelle « Lonko Bayelell » djembé, balafon, danses, Régine ne peut s’empêcher d’aller danser avec les musiciens et les jeunes burkinabés.

    Photo : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/exped...

  • Vendredi 13 août, la 2cv accuse 13 743 Kms

    au compteur lorsque nous quittons Léo, en inspectant la voiture je m’aperçois que l’étape d’hier a laissé des traces, il y a une fuite d’huile ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) sur l’amortisseur gauche. Je m’arrête au premier village, l’huile continue de couler, mais d’après le mécanicien nous pouvons continuer comme ça jusqu’à Bobo. Heureusement la route est belle, pour la première fois depuis trois jours nous sommes sur le goudron. Mais bientôt on retrouve la piste, Régine se met au volant et je la guide debout le buste au-dehors du toit ouvrant, c’est très excitant, on a une sensation ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) de vitesse et de faire corps avec la voiture. En fin de parcours un orage éclate avec une pluie très violente, de chaque côté de la piste les bas-côtés se sont transformés en torrents. Je roule doucement et je revois dans ma tête les images de la caravane emportée par les flots de Vaison-la-Romaine. Si l’eau continue à monter c’est toute la piste qui sera une rivière, heureusement la pluie se calme et nous arrivons dans un village. On tombe sur une barrière de pluie, c’est-à-dire que la route est fermée en attendant que l’eau s’écoule. Je discute avec le garde-barrière car la deuche a perdu ses deux phares avant et nous devons arriver à Bobo avant la nuit. Un billet de mille francs CFA et la barrière se lève et l’on peut continuer. La piste est à nouveau défoncée et très mouillée et en plus le moteur tousse, ça arrive fréquemment car l’essence burkinabée est de très mauvaise qualité. Nous arrivons enfin à Bobo, on se relaxe en regardant la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques à la télé de l’hôtel.

  • Jeudi 12 août, nous décidons de quitter le ranch

    de Nazinga car il pleut sans discontinuer et nous avons peur que la piste se dégrade. Ce matin il y a du soleil, c’est le moment de partir. La voiture refuse de démarrer, pas de contact et rien n’y fait, on a beau la pousser, l'a faire tirer ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) par un 4x4, elle refuse obstinément de démarrer. On appelle les mécaniciens du ranch qui mettent une bonne demi-heure à arriver. Au moment où ceux-ci arrivent, Régine qui est au volant m’appelle en me disant « y-a un fil électrique de débranché ! », Effectivement un des trois fils du neiman pendouille, c’est ça la panne et la Dyane démarre au quart de tour.
    Nous reprenons la même piste qu’à l’aller en sens inverse, il faut repasser les mêmes obstacles qui sont nombreux, deux barrages, une mare d’eau tous les Kms, des pierres, de la boue, des trous, par deux fois, je noie le moteur en franchissant un trou d’eau. Il faut s’arrêter, lever le capot et attendre que ça sèche, c’est l’enfer de Nazinga sur 55 kilomètres. Enfin nous sommes presque au bout, je négocie mal le dernier trou d’eau et c’est l’enlisement. La deuche ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) a les deux roues droites sur l’herbe et les deux autres dans l’eau, elle penche dangereusement et l’eau envahit l’habitacle. L’endroit semblait isolé, mais des enfants accourent de toute part, ils sont une vingtaine de tous ages. Ils repartent chercher chacun une pierre pour mettre sous les roues de la Dyane. Ils reviennent en portant une grosse pierre sur leur tête et, en quelques minutes la deuche est à nouveau sur le sec. Régine distribue des cadeaux ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) pour les récompenser. Nous prenons la direction de Léo sur une piste en bien meilleur état et l’on se croit tirer d’affaire pour aujourd’hui. Hélas à 35 Kms du but, on débouche sur une route en construction, les travaux ont détérioré la piste, il y a des passages difficiles et bientôt la deuche s’échoue ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) lamentablement, les deux roues avant se sont littéralement enfoncées dans la terre mouvante, c’est le moteur qui arrête l’enlisement. Cette fois c’est sérieux et l’on a beau recevoir de l’aide des villageois la deuche est bien embourbée et elle y reste. Heureusement les gendarmes passent par-là en jeep, nous dégageons la deuche avec une pelle et la jeep nous tire avec un filin. Ouf ! Les gendarmes qui vont également à Léo nous proposent de les suivre. C’est donc sous escorte que nous terminons l’étape du jour. Nous débarquons dans une auberge tous les trois complètements crottés et comme d’habitude nous sommes superbement accueillis. L'un lave notre linge, l’autre la voiture, on nous photographie, à chaque fois on a l’impression d’être les personnages les plus importants de la planète.

  • Mercredi 11 août, après un petit déjeuner très matinal

    nous partons en 4x4 ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )accompagnés d’un chauffeur et d’un guide pour observer les animaux sauvages. Au bout d’une heure après avoir vu quelques antilopes et beaucoup d’oiseaux la pluie menace et nous devons rentrer au ranch. Il pleut sans discontinuer jusqu’à 15 heures, ce qui ne nous empêche pas d’observer dans les arbres qui bordent l’hôtel toute une famille de singes. Nous profitons d’une éclaircie pour reprendre notre sortie en 4x4, cette fois nous rencontrons un éléphant ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )au bord de la piste, il est seulement à quelques mètres de distance et nous avons tout le loisir de le filmer et de le prendre en photo. Un peu plus loin c’est toute une famille d’éléphants que nous approchons ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) tapis dans des hautes herbes. Tout au long de notre promenade, nous en verrons encore d’autres, ils sont environ 700 à vivre dans cette réserve. En rentrant au ranch nous croisons deux phacochères qui détalent à notre vue, ils sont méfiants car ils finissent souvent dans l’assiette des chasseurs.

  • Mardi 10 août, nous quittons Ougadougou pour Pô

    dans le sud du pays après moult rebondissements. Régine a oublié le code de sa carte visa et se fait manger sa carte par le distributeur, il faut attendre toute la matinée pour la récupérer. Puis, je brûle un feu rouge, la police m’arrête et me retire mon permis sur-le-champ. Il faut toute la diplomatie de Régine pour que le jeune policier sous le charme me le rende. Nous arrivons à Léo où nous devons faire le plein d’essence, il n’y a pas de station et l’on se fait ravitailler avec des bouteilles. Il est 17 h 15 nous prenons la direction du ranch de Nazinga. Au début la piste est bonne, mais bientôt la première difficulté se présente. Il faut passer la rivière de Nazinga, un indigène nous fait comprendre qu’il faut rouler avec une roue sur le bas-côté et l’autre sur un monticule de pierres alignées et à fleur d’eau, après un véritable exercice de funambules, le premier obstacle est franchi, on peut continuer. La piste se fait de plus en plus difficile, la deuche enchaîne mares d’eau et passage dans l’herbe, on frôle l’enlisement plusieurs fois. A l’entrée de la réserve on nous détache un jeune pisteur pour nous accompagner, il ne nous est guère utile mais il rassure Régine, qui comme à son habitude a pris les choses en main. Debout elle me guide par-dessus la capote de la voiture comme un marin perché en haut de la vigie. Nous devons traverser un barrage à gué, j’arrête la deuche et je m’aperçois que des branchages ont arraché un phare qui pendouille par les câbles électriques. Pendant ce temps, mes coéquipiers sont allés mesurer la profondeur de l’eau, Régine revient inquiète et veut faire demi-tour, moi je pense qu’il faut passer car il se fait tard et la nuit tombe vite. La 2cv traverse impériale le barrage sans être impressionnée par le tourbillonnement des flots. Il reste 10 Kms pour arriver au ranch que nous atteignons sans encombre. Nous sommes accueillis comme toujours en Afrique avec beaucoup de gentillesse et nous racontons nos péripéties, on apprend que le 4 de ce mois une touriste a voulu faire demi-tour au barrage de Koudougou, sur le chemin du retour son 4x4 s’est embourbé et elle a dû passer la nuit sur la piste.

    Photos :
    Ravitaillement en essence : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ...
    Nazinga : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/exped...
    Le barrage de Nazinga : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ...

  • Jeudi 5 au lundi 9 août, nous découvrons

    la capitale du Burkina en nous imprégnant dans l’ambiance de Ougadougou, visite du musée de la musique, dîners concerts, messe protestante chantée à l’Africaine, etc… Nous réglons également nos problèmes personnels, Régine avec Air France pour son retour en France et moi avec les autorités burkinabées pour mon visa. Pendant que Moussa un mécanicien s’occupe de bichonner la Dyane en vue de la prochaine étape.

    Extrait de "L'AFRIQUE EN DEUCHE" page 223

    Nous sommes très satisfaits de notre nouvelle résidence, comparée à celles de ces derniers jours, nous nageons dans le luxe et en prime nous pouvons prendre notre petit-déjeuner, dehors, devant notre chambre, au milieu des manguiers.
    Ouagadougou mérite bien un séjour de quelques jours, un peu de farniente nous fera le plus grand bien. Regina concocte une journée touristique : nous visitons le musée de la musique, nous dînons au « Maquis » et nous assistons à un concert au « Zaka. » Les distractions sont rares dans la capitale burkinabé et nous en épuisons rapidement la liste. Lorsque nous rentrons à notre demeure, nous tenons compagnie au gardien, il s’appelle Pierre, il est de confession protestante et il n’arrête pas d’implorer Dieu. Il fait chaud, même en pleine nuit et je m’étonne de le voir porter d’énormes moufles à ses mains.
    – Tu n’as pas chaud aux mains avec ces gants ?
    – Si, mais c’est pour ne pas me faire piquer par les moustiques.
    Pierre est marié, son épouse a accouché depuis peu d’une petite fille. Il a contracté le paludisme depuis longtemps, sa femme aussi. Il est inquiet, car elle a des crises de plus en plus rapprochées et les fièvres sont très fortes.
    – Demain, je l’emmènerai à l’hôpital.
    Sa voix est affligée, il sourit, mais son regard est attristé.
    – J’ai peur aussi pour ma petite fille, nous avons eu un premier enfant qui est mort du paludisme.
    Regina le réconforte, elle essaye de minimiser le risque, pourtant Pierre poursuit comme s’il n’avait pas écouté.
    – Dans ma famille, tous les couples ont perdu au moins un enfant en bas âge à cause du palu.
    Je me sens impuissant, inutile, je me lève, j’ouvre la portière de la deuche, puis, je reviens vers Pierre.
    – Tiens, je te donne ces gants, ils sont en toile, tu auras moins chaud aux mains.

  • Mercredi 4 août, nous entrons tôt le matin au Burkina

    et nous gagnons Ouagadougou sans problème, on s’installe dans une chambre à l’hébergement de l’Eglise évangélique.

    Extrait de L'AFRIQUE EN DEUCHE" page 222

    Nous sommes dans la patrie des hommes intègres, c’est la signification de Burkina Faso. Ils sont plus de treize millions de Burkinabé Cette ancienne colonie française, la Haute-Volta à cette époque, est un des pays les plus pauvres de la planète. La croissance démographique et l’aridité du sol poussent les hommes intègres à émigrer dans les pays voisins, ce qui provoque des tensions. En 2003, trois cent mille Burkinabé sur les trois millions installés en Côte d’Ivoire sont rentrés au pays.
    Charly le Lorrain, rencontré à Bamako, m’avait dit :
    – Si tu vas à Ouaga , je te recommande l’hébergement de l’Eglise évangélique, on y est très bien.
    Regina me guide à l’aide du plan que Charly m’a griffonné. Nous traversons la capitale du Burkina, la chaussée est envahie de motocyclettes en tout genre. C’est une vraie armada qui défile des deux côtés des rues, les engins se frôlent, s’évitent, rivalisent d’imprudence. La deuche doit rouler bien au milieu de la voie pour ne pas obstruer le flot humain qui se déchaîne sur sa droite. Je dois être vigilant à l’imprévisible qui risque de gicler comme une catapulte du rang venant en sens inverse. Pour croiser un autre véhicule, je m’en remets à ma bonne étoile ou à Dieu, mais lequel ?

  • Mardi 3 août, destination le Burkina Fasso

    en traversant la plaine Dogon, que des pistes ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )avec des trous d’éléphants, je conduis la deuche tandis que Régine navigue en anticipant les ornières. Nous arrivons épuisés à Koro près de la frontière où nous dormons dans un campement sur la terrasse à même le sol sous notre moustiquaire et sous le regard attentif des Maliens.

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