jeanpierrejub
Trust Garçon - 65 ans
- Amis |
- Livre d'or
- | Photos
- | Blog
- | Marques
- | Groupes
- | Vidéos
- | Événements
- | Messages brefs
Blog 68
L'AFRIQUE EN DEUCHE JOUR APRES JOUR
Je vous raconte mon expédition en Afrique : C'était en 2004, 6 mois d'aventures, 6 pays de traversés ( Maroc, Sahara Occidental, Mauritanie, Mali, Burkina Faso et Sénégal). Une boucle de 22000 kms parcourus en 2 cv.
Il s'agit ici du journal de route . En rentrant j'ai écrit un livre "L'AFRIQUE EN DEUCHE" qui retrace cette épopée dans un style romancé.
Voici quelques liens qui parlent de ce bouquin.
- Le site des éditions annickjubien.net : http://perso.orange.fr/weboffice
- Un reportage sur la deuche et moi : http://www.quaidejavel.com/citroen-55/livres/a...
- Des extraits du livre : http://www.ecrivains-voyageurs.net/pages/dossi...
- Pour acheter le livre sur internet : http://perso.orange.fr/weboffice ou http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
Il est bien sûr disponible en librairie et dans toutes les Fnac.
Et si vous le voulez dédicacé envoyez un mail à : aj.net@hotmail.fr
-
Mercredi 23 juin, objectif Bamba,
première étape Ségou sur le bord du Niger où un faux dur qui se fait appeler «Cassius Clay», et qui nous prend pour des trafiquants, essaye de nous racketter. On l’envoie se faire voir.
Extrait du livre "L'AFRIQUE EN DEUCHE" :
"Lorsque je reviens vers le lieu où j’ai laissé Antoine, ils sont plusieurs assis en cercle autour de lui. Il a sorti une boîte d’allumettes de sa poche, il leur fait croire qu’il a un fluide qui lui passe dans les mains. Il peut ainsi faire sauter en l’air une allumette, sans qu’il ait besoin de la toucher. Ils regardent tous en silence, oscillant entre la crainte et l’admiration. Antoine est assis sur un banc, il pose une allumette sur le bord du siège, il approche une autre allumette sous la première. Effectivement l’allumette posée sur le banc exécute un saut périlleux sur elle-même. A chaque tour un murmure d'extase secoue l’assistance. Antoine a le triomphe modeste et déclare qu’en France il est marabout".
A suivre... http://www.priceminister.com/boutique/jpjub -
Dimanche 13 au mardi 22 juin, Bamako, capitale du Mali,
une ville où la pollution est telle qu’au bout d’une heure, vous avez du mal à respirer et les yeux qui piquent. Le centre-ville est une véritable fourmilière où s’activent voitures, mobylettes, vélos et piétons dans un brouhaha phénoménal. Heureusement il y a Niger, la première fois que je l’ai traversé, sur le pont des Martyrs, j’ai cru voir la Loire entre Tours et Saumur, c’est un fleuve majestueux aux rives verdoyantes. C’est la source de vie pour les Maliens, il sert à tout : on y fait sa toilette, on y lave son linge, on y fait la vaisselle, on y pêche des carpes et des capitaines, on boit son eau. C’est aussi une voie de transport où pirogues, pinasses et bateaux remontent le fleuve de Bamako à Gao.
Alain récupère doucement de ses fatigues de l’étape précédente, mais il supporte mal la chaleur ce qui l’empêche de dormir la nuit. On a installé son lit dehors sur une table avec la moustiquaire, ça lui permet de trouver le sommeil.
Pendant ce temps, j’explore les rives du Niger en visitant un village ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) de cases à quelques encablures du pont des Martyrs, je m’assieds près de trois hommes ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )qui boivent le thé à l’ombre, l’un habite dans le village, l’autre fabrique des pirogues, le troisième est un pêcheur. Devant nous les femmes travaillent, l’eau à mi-mollet, elles lavent le linge ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) puis le font sécher en l’étendant sur l’herbe. Au bout d’un quart d’heure nous avons l’impression de nous connaître depuis de longue date. L’autochtone me fait visiter le village et m’invite dans sa case. Elle est construite en terre avec un toit de paille, il y a une chambre et une pièce à tout faire, ils sont sept à vivre ici et leur nourriture est composée essentiellement de carpes qu’ils pêchent dans le Niger, de riz et du tô un plat à base de mil.En rentrant j’entends des bruits sourds qui viennent d'une grande case, j’entre pour voir. Il y a là une demi-douzaine d’hommes jeunes qui frappent de l’étoffe avec un gros maillet sur un tronc d’arbre. C’est la finition du bazin, il s’agit d’un morceau de tissus blanc qui est teinté de couleur plutôt sombre (indigo). En laissant des parties blanches (non teintes) on forme des motifs décoratifs. Puis l’étoffe est séchée et pour que la teinture soit bien fixée, on lui administre cinq cents coups de maillet.
Lisez L'AFRIQUE EN DEUCHE : http://www.priceminister.com/boutique/jpjub -
Mardi 8 au samedi 12 juin,
Nouakchott – Bamako, dur, dur
Extrait du livre "L'AFRIQUE EN DEUCHE" :
"Nous roulons jusqu’à la tombée de la nuit, continuer serait suicidaire. Dans une ligne droite, nous voyons quelques baraques construites au bord de la route, plus loin des tentes de nomades sont plantées dans le sable Nous arrêtons la Dyane, aussitôt des gamins s’agglutinent comme des mouches tout autour de la voiture. Bientôt la route est barrée par une mêlée d’enfants, qui exultent en encerclant cette auto orange, très inhabituelle pour eux. Nous avons beaucoup de mal à nous extirper de la deuche, un homme s’approche et disperse les enfants :
– Nous voulons manger et dormir ici.
L’homme nous fait signe que nous sommes devant chez lui et nous fait comprendre que nous ne pouvions pas mieux tomber, car c’est un hôtel restaurant.
La baraque se trouve en contrebas de la route, des poules, une chèvre et un mouton pataugent dans leurs excréments et tournent autour d’une grosse marmite toute fumante. En nous la montrant l’homme nous dit :
– Pour manger.
Antoine demande :
– Et pour dormir ?
L’homme désigne à côté sur la droite, en bordure de la route, une grande tente de nomade :
– Là c’est bon.
Rien à voir avec un établissement hôtelier, l’homme veut seulement se faire un peu d’argent. La nuit est tombée, nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter. On s’installe sous la tente et notre faux restaurateur nous apporte notre assiette. Nous n’avons pas fini d’avaler les quelques maigres morceaux de poulet accommodés de grains de riz guère plus nombreux, lorsqu’un autre homme arrive et entre en conversation avec notre hôte. Ils n’ont pas l’air d’accord et regardent de temps en temps dans notre direction. Nous comprenons que nous sommes l’enjeu de la discussion".
A suivre ... http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
Photos : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - -
Mardi 1er au lundi 7 juin, Nouakchott.
La première chose qui surprend dans Nouakchott c’est l’état du parc automobile, c’est une véritable casse ambulante. Un jour dans le quartier où nous logeons nous discutions sur le trottoir avec trois Mauritanien, quand vint à passer un taxi une R12 complètement déglinguée et devant notre étonnement de voir cette épave roulante, ils nous racontèrent cette histoire surprenante. « Le chauffeur du taxi habite non loin de là et comme il n’a pas assez d’argent pour investir en carburant, il ne se sert plus du réservoir et il a installé près de lui une bouteille en plastique qu’il a reliée directement au carburateur par un tuyau. De cette façon quand il prend un client, selon la longueur de la course, il met le carburant nécessaire. Et si par aventure le calcul s’avère mauvais, c’est la panne alors le client doit finir le trajet à pied. »
Alain est un fin négociateur et je lui laisse volontiers mener les marchandages car manifestement il jubile. La 2CV a souffert pendant la traversée du désert et elle a besoin de voir un mécanicien, Hassan nous y conduit, le mécano nous demande 30 000 ouguiyas (135 euros). Alain entame les négociations et l’on se met d’accord pour que la réparation coûte 28 000 ouguiyas. En rentrant au camping Pierre et Sylvain éclatent de rire et se moquent gentiment de nous, nous nous somme fait avoir, ça ne vaut pas plus de 8 000 ouguiyas. Alain est vexé et il me dit en aparté «, ‘ ils exagèrent ! ». Mais quand en fin de journée on va récupérer la voiture, il entraîne le mécanicien dans un coin isolé et le menace de ne pas payer le prix convenu en le traitant d’escroc. Le mécanicien reste de marbre et réplique « Tu es en Afrique tu dois payer le prix convenu ». Le ton monte et chacun campe sur ses positions, brusquement Alain se lève hors de lui et dit « Je vais chercher les flics » et il part sans qu’on puisse esquisser le moindre geste. Je retourne auprès de la voiture où il y a maintenant un attroupement et les discussions vont bon train, je les écoute sans donner mon avis. Alain revient dans une voiture de police et les flics embarquent le mécanicien pour que les deux antagonistes s’expliquent au poste. J’ai juste le temps de dire à Alain de ne pas aller trop loin dans sa démarche. Maintenant on me jette des regards plutôt sombres et je me tiens près de la deuche pour éviter des représailles sur la voiture. Enfin ils reviennent, Alain triomphant me lance « c’est 20 000 ! ». Je lui rétorque « non tu vas payer 28 000 ! ». Surpris, il me regarde sans comprendre et le silence se fait autour de nous, tout le monde attend les explications. Je dis « Tu as agi sans me consulter, je n’ai pas l’habitude de régler mes problèmes par flics interposés et nous avons passé un contrat avec ce mécano, tu dois payer le prix convenu ». Alain s’exécute, de retour au campement, on s‘explique et l’incident est clos.
La traversée du désert a laissé des traces pour la 2CV c’est vite réparé. Alain a accusé le coup et ça m’inquiète un peu, il paraît fatigué et il a mal a une jambe. On va voir le médecin de l ‘ambassade de France qui diagnostique une para phlébite et prescrit des médicaments. Comme ceux-ci sont introuvables dans les pharmacies, nous allons à la consultation de l’hôpital où nous rencontrons un médecin qui veut nous convertir à l’islam mais qui est rassurant quant à l’état de santé d’Alain, ça ira mieux dans quelques jours et il peut poursuivre le voyage sans danger.
Je rencontre au centre culturel français un directeur artistique qui s’occupe d’organiser des concerts. Je lui fais écouter le disque d’Abdelhadi, il trouve ça bien et il est prêt à prévoir trois concerts à Nouakchott, Nouadhibou et Attar. Il me donne également les coordonnées des CCF de Bamako, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, à suivre…
Initialement, nous avions prévu de séjourner en Mauritanie tout le mois de juin pour visiter le pays. Mais Antoine a du mal à supporter la chaleur et il semble qu’à l’intérieur du pays, l’air est torride par rapport à Nouakchott qui est sous l’influence de la mer. Pour cette raison, nous décidons de nous rendre au Mali plutôt que prévu.
Lisez L'AFRIQUE EN DEUCHE : http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
Photos : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - -
Dimanche 30 et lundi 31 mai Nouadhibou – Nouakchott
l’étape mythique, on fait la route avec Pierre, Sylvain et Rémi ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/renco... )
Extrait du livre L'AFRIQUE EN DEUCHE :
"Pas de route en vue, pas le moindre bruit de chantier ne vient troubler le silence du désert. Manu et Richard restent silencieux, mais on voit bien que l’inquiétude commence à les gagner. Nous décidons de grimper sur les sommets des dunes, pour scruter l’horizon et tenter d’apercevoir la route. Trois équipes sont constituées : Manu et Richard vont vers le sud, Antoine et Louis tentent leur chance à l’est et les deux Allemands à l’ouest. Moi, je suis désigné pour garder les véhicules. Au bout d’un temps, je vois revenir un à un les explorateurs, tous bredouilles. Néanmoins Manu décide logiquement qu’il faut continuer vers le sud.
La caravane se remet en marche avec son lot de nouveaux ensablements. Les pannes du camion se multiplient, la butée d’embrayage donne des soucis à Richard. Nous, nous essuyons notre seconde crevaison de la journée, heureusement que nous avons embarqué trois roues de secours. Pour finir dans un cul-de-sac, la piste ne débouche sur rien : que du sable, que des dunes".
A suivre...http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
Photos : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - -
Samedi 29 mai, Nouadhibou, préparatifs de la grande...
traversée du désert.
Extrait du livre L'AFRIQUE EN DEUCHE :
"Le soir au campement une fête s’organise pour marquer notre passage, il y a plusieurs invités dont « Commando » un Sénégalais qui a connu les tragiques affrontements ethniques de la fin des années quatre-vingt. En Mauritanie on tuait tout ce qui était sénégalais et à Dakar on pourchassait les Arabo-Berbères. « Commando » à cette époque vivait avec sa famille à Nouakchott, sa femme et ses enfants furent tués sous ses yeux. Il dut s’enfuir au Sénégal pour ne pas être tué lui aussi. La paix rétablie, il revint travailler néanmoins en Mauritanie. Depuis, il se promène toujours accompagné de sa bouteille de « choum-choum », un alcool comparable à l’absinthe. Il nous appelle, Antoine et moi, « papa » dans la bouche d’un Africain c’est une marque de respect".
A suivre... http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
Photos : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - -
Vendredi 28 mai, sortie musclée du Maroc...
et premiers contacts avec les pistes mauritaniennes.
Extrait du livre L'(AFRIQUE EN DEUCHE :
"C’est moi qui suis au volant, quand en pleine nature, je vois un panneau « stop » planté sur le côté de la route. Une chaîne traîne par terre à peine visible, tant elle est recouverte de sable. Je marque un arrêt et ne voyant personne, ni à droite, ni à gauche, ni devant, j’embraye et la deuche redémarre doucement. Un peu plus loin sur notre gauche, nous distinguons un baraquement et sur le pas de la porte, un homme qui nous fait des signes de la main. Il n’est pas le premier qui exprime des marques de sympathie, au passage de la deuche et je réponds à son salut. Nous poursuivons notre parcours et tout à coup la route se termine en cul-de-sac, une barrière baissée nous barre le passage et au-delà ce sont des dunes, du sable, des cailloux à perte de vue. Nous restons dubitatifs, mais pas longtemps, car dans le rétroviseur, je vois arriver en trombe un 4x4, des policiers en sortent précipitamment et encerclent la deuche. Ils semblent excités et menaçants, ils nous intiment l’ordre de sortir de notre véhicule et nous plaquent contre les portières, en nous visant les jambes avec leurs fusils-mitrailleurs :
– Pourquoi avez-vous forcé le poste de douane ?
Je réponds avec sincérité :
– Ah ! c’était la frontière ? "
A suivre ... http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
photos : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - -
Jeudi 27 mai, nous parcourons les 600 Kms
qui séparent Laayoune de Dakla entre les deux une seule bourgade Boujdour
Extrait du livre L'AFRIQUE EN DEUCHE :
"Nous roulons entre Laayoune et Dakla, nous ne rencontrons que du sable pendant six cents kilomètres. Seulement quelques cabanes de pêcheurs recouvertes de bouts de tissus que le vent fait virevolter. Nous traversons une seule bourgade, Boudjour. La route est belle et récente, la vitesse est élevée, il y a peu de circulation. Nous longeons la mer, le vent violent qui vient de l’Atlantique pousse par l’arrière la deuche. Nous sommes constamment obligés de lever le pied de l’accélérateur pour la freiner, sinon le compteur de vitesse s’emballe. L’air s’engouffre dans la galerie au-dessus de la capote et fait un bruit de soufflerie qui amplifie l’impression de vitesse. On se croirait sur un trimaran rugissant dans les vagues. Il y a maintenant de chaque côté de la route des dunes de sable qui sont balayées par le vent. En certains endroits, le bitume disparaît sous le sable formant des chicanes, comme sur un circuit de course automobile, pour limiter la vitesse des compétiteurs. Nous apercevons sur le bas-côté de la route dans les cailloux une Mercedes sur le toit, nous stoppons pour porter secours aux occupants. Il y a trois blessés allongés à l’ombre de la voiture, l’un ne peut plus bouger, il souffre du dos, l’autre a une vilaine blessure au genou, le troisième semble moins atteint, il a mal à l’épaule. Il nous raconte qu’un pneu a éclaté et que la voiture a quitté la route. Les secours ont été prévenus, ils attendent mais Dakla est très loin. Nous nettoyons la plaie du genou et nous leur laissons de l’eau, puis nous continuons notre route".
A suivre ... http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
Photo : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - -
Mercredi 26 mai, à Laayoune, il est temps de faire la
révision des 5000 Kms sur la Dyane.
Extrait du livre L'AFRIQUE EN DEUCHE :
"Lorsque nous arrivons à Laayoune, la Dyane a atteint les cinq mille kilomètres et selon le carnet d’entretien, nous devons faire la révision du moteur. Nous repérons un garage, notre demande est à peine exprimée qu’un mécanicien se glisse sous la voiture, qu’un autre ouvre le capot et que leurs collègues se penchent comme un seul homme sur le moteur. Quand j’assiste à cette scène, je pense aux deux jours que nous avons dû attendre dans le Sud-ouest de la France, avant qu’un garage Citroën veuille bien nous faire la grande faveur de glisser la deuche entre deux réparations.
C’est l’effervescence autour de la voiture, on se croirait dans un stand de formule 1, l’un part à la recherche d’un filtre à huile, pendant que d’autres commencent le démontage. La carrosserie est nettoyée et passée au jet d’eau, je charge le laveur de trouver un rétroviseur droit à l’identique du gauche, je pensais que c’était mission impossible, pas du tout, un peu plus tard, je le vois affairé à fixer le rétroviseur sur la portière de la Dyane.
D’ailleurs au Maroc on vous répond toujours « Y a pas de problème ! » Et quand vous demandez votre chemin on vous affirme. « C’est tout droit ! » "
A suivre... http://www.priceminister.com/boutique/jpjub
Photos : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... - -
Mardi 25 mai, pour moi les 25 mai seront noirs désormais,
il y a un an Annick mon épouse décédait des suites d’un cancer, c’était le jour de la fête des mères. Aujourd’hui, je pense à Elle, à mes enfants, à sa mère, Elle nous manque terriblement. Je reste allongé toute la journée sur la plage, je ne peux pas retenir mes larmes derrière mes lunettes de soleil.