jeanpierrejub
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Blog / Mots-clés / juin
Articles avec le mot-clé 'juin' :
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Mercredi 30 juin Nous allons à Bamba en 4x4
un village à la lisière du Sahara, 245 kilomètres de pistes, de sable et de dunes. Une seule bourgade entre les deux, Bourem, sinon quelques tentes de nomades et des paillotes plantées dans le sable. Le meilleur transport dans cette région est l’âne et l’on voit sur le bord des pistes l’homme qui tire un âne tandis que la femme assise sur la bête tient dans ses bras son enfant, je me dis qu’ici rien n’a vraiment changé depuis Bethléem.
Extrait de "L'AFRIQUE EN DEUCHE"
" La deuche pénètre dans le sable comme une planche surfe sur les vagues. Par endroits le sol devient moins mou, je lâche l’accélérateur, puis immédiatement j’écrase le pied au plancher ; la voiture reprend de l’élan pour à nouveau s’enfoncer dans le sable. Les portions résistantes deviennent plus nombreuses et plus longues, la deuche prend de la vitesse, j’embraye en quatrième. Parfois les traces se séparent, je dois en délaisser certaines au profit de celles qui, il me semble, me ramènent vers la piste. La deuche roule à nouveau sur une piste en bon état, son allure est vive, je suis satisfait d’elle, je la complimente :
– Tu es la reine du désert.
J’arrive à une bifurcation, pour Bourem, c’est à droite ou à gauche ? j’arrête la deuche et je coupe le moteur. Tout en réfléchissant, je m’accorde une pause « pipi. » A gauche, il y a le fleuve, la piste y mène certainement, mais elle doit se terminer en cul de sac et je vais buter sur le Niger infranchissable. A droite, la piste va vers l’est, je vais la prendre en espérant, qu’un peu plus loin, elle oblique vers le nord, là où est Bourem. Au bout de quelques hectomètres, nouvel embranchement, j’emprunte celui qui semble se diriger vers le nord, la piste se détériore, les traces sont moins visibles, les bancs de sable sont plus rapprochés et de plus en plus longs. La deuche persiste, trouvant toujours des parties dures pour reprendre de l’élan. Jusqu’au moment où elle s’enfonce dans les gravillons, ses roues brassent le sable, elle n’avance plus que centimètre par centimètre, puis elle s’arrête vaincue. Je descends, je marche devant la voiture, je suis sur une piste qui n’est plus fréquentée, le vent l’a recouverte de sable. J’avance sur une centaine de mètres, le passage n’est plus marqué, un peu plus loin j’ai sous les yeux un champ de dunes. Mon salut passe ailleurs."
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Samedi 26 au mardi 29 juin, Gao la grande ville du Nord
du Mali.
je visite le tombeau des Askia ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ), la vielle ville de Saneye et je vais en pirogue jusqu’à la dune Rose. Au retour il fait nuit et je distingue dans la pénombre un hippopotame.
Le lendemain, je retourne sur les bords du Niger pour prendre des photos, brusquement un orage éclate et je me réfugie dans un village de pêcheurs. La pluie, le vent, tout vole autour de moi, sacs en plastique, bidons, chaises, etc… Je ne peux même pas rester debout tant le vent est violent et je suis obligé de m’accroupir parterre et me recroqueviller pour me protéger. En moi-même je me dis que je vais passer un mauvais quart d’heure, quand je sens sur mon épaule une petite main d’enfant, il me fait signe de le suivre dans une case non loin de là. La case est construite en banco (torchis) avec un toit en paille, elle mesure 4m sur 3 et elle est occupée ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )par trois femmes et une demi-douzaine d’enfants. Elle sert de cuisine et de chambre à coucher et elle est dénudée de meubles, seuls des tapis sont disposés à même la terre battue. Je m’assieds dans un coin et je commence à prendre des photos, les enfants sont très contents et ça les amuse beaucoup de se voir sur l’écran de l’appareil numérique. Je reste à l’abri plus d’une heure à attendre que la pluie se calme.
Pendant ce temps, Antoine souffre de la chaleur, il ne quitte pratiquement pas la chambre climatisée. Moi c’est le contraire la « clim » me donne des maux de tête et le matin la gorge me pique, je préfère la nuit dormir dehors à la belle étoile.
Photos :
Gossi, les chefs du village : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ...
Sidi : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ...
Le bac à Gao : http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... -
Vendredi 25 juin, nous couchons à Gossi
qui a la particularité d’être situé près d’un plan d’eau où les éléphants viennent boire, mais en cette saison ils ont migré au Burkina-Faso. Malheureusement pour nous, mais le villageois eux ne sont pas mécontents car les éléphants mangent les salades dans les jardins. Le lendemain matin avant de quitter Gossi, nous rendons visite aux chefs du village. ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )
Photos :
les abords de la route après l'orage ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )
la culture du mil ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )
les pleurs d'une petite fille ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )
Extrait du livre L'AFRIQUE EN DEUCHE :
" Le coin est désertique, pourtant j’ai à peine coupé le contact, qu’un homme s’approche de nous sur une bicyclette. Une petite fille est assise sur le porte-bagages, elle n’a pas plus de trois ans. Elle a une vilaine blessure, le dessus du pied, juste avant les orteils, a été profondément entaillé par un outil. La plaie est boursouflée et s’est infectée. Un morceau de tissu en lambeaux entoure son pied, il faut le retirer entièrement, pour cela Antoine est obligé d’entamer avec son couteau des morceaux de peau. La petite gesticule et crie, son papa la maintient difficilement. La scène est insoutenable, les cris d’horreur déchirent le silence du désert, buttent contre la montagne qui renvoie l’écho. Antoine a du mal à débarrasser la plaie de toute souillure et pourtant il le faut. Enfin le calvaire touche à sa fin, Antoine nettoie la blessure avec de la betadine et entoure le pied d’un pansement tout propre. Les cris diminuent, puis cessent, mais de grosses larmes continuent de couler le long des joues de la petite fille. "
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Jeudi 24 juin, nous atteignons Mopti
la Venise malienne ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ).
Extrait du livre l'AFRIQUE EN DEUCHE :
" Notre passager s’appelle Sego Touré, il habite à Sévaré, il veut absolument nous emmener voir sa famille :
– Venez voir ma femme et ma petite fille, elles ne savent pas que j’arrive en permission.
La maison est faite de briques en terre empilées les unes sur les autres. Le toit est plat et les ouvertures dans la façade sont fermées par de grands stores en bambou. Deux pièces sont accolées l’une à l’autre et font face à une cour qui sert à tout. Au centre trône un tas de terre argileuse, il faut constamment colmater les murs en banco et chaque année refaire le crépi, car en cette saison, il s’effrite à cause des pluies d’orage. Notre hôte nous invite à entrer. A l’intérieur tout est en terre, sol, cloisons, plafonds. Des petits tabourets en bois et des nattes en paille constituent le mobilier. Des seaux et des bassines en plastique, des plats en inox et des cuvettes en émail composent la vaisselle. Une vieille femme dort tournée vers un mur. A côté, assis sur une natte, il y a une ribambelle d’enfants, une fillette, la plus jeune qui depuis peu a fait ses premiers pas, se détache du groupe et se jette dans les bras de son papa :
– Voici « Oumo », nous dit fièrement Sego en attrapant la petite fille.
D’autres femmes entrent et sortent de la pièce, l’une d’entre-elles doit être l’épouse de Sego. C’est vraisemblablement celle qui nous apporte un repas servi dans deux plats. L’un est rempli de riz, dans l’autre il y a une viande de mouton bouillie et arrosée d’une sauce verdâtre faite avec des feuilles de baobab. Sego se sert de sa main droite comme d’une pince en prenant de la nourriture qu’il met en boule en la malaxant avant de la porter à sa bouche. Oumo imite pour manger le geste ancestral appris de son père. C’est la couleur de la sauce qui m’empêche d’apprécier le mets, d’autant qu’un poulet ne cesse d’enjamber le plat, ajoutant à la confusion. Antoine, lui, est plein d’appétit et il ingurgite avec abondance".
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Mercredi 23 juin, objectif Bamba,
première étape Ségou sur le bord du Niger où un faux dur qui se fait appeler «Cassius Clay», et qui nous prend pour des trafiquants, essaye de nous racketter. On l’envoie se faire voir.
Extrait du livre "L'AFRIQUE EN DEUCHE" :
"Lorsque je reviens vers le lieu où j’ai laissé Antoine, ils sont plusieurs assis en cercle autour de lui. Il a sorti une boîte d’allumettes de sa poche, il leur fait croire qu’il a un fluide qui lui passe dans les mains. Il peut ainsi faire sauter en l’air une allumette, sans qu’il ait besoin de la toucher. Ils regardent tous en silence, oscillant entre la crainte et l’admiration. Antoine est assis sur un banc, il pose une allumette sur le bord du siège, il approche une autre allumette sous la première. Effectivement l’allumette posée sur le banc exécute un saut périlleux sur elle-même. A chaque tour un murmure d'extase secoue l’assistance. Antoine a le triomphe modeste et déclare qu’en France il est marabout".
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Dimanche 13 au mardi 22 juin, Bamako, capitale du Mali,
une ville où la pollution est telle qu’au bout d’une heure, vous avez du mal à respirer et les yeux qui piquent. Le centre-ville est une véritable fourmilière où s’activent voitures, mobylettes, vélos et piétons dans un brouhaha phénoménal. Heureusement il y a Niger, la première fois que je l’ai traversé, sur le pont des Martyrs, j’ai cru voir la Loire entre Tours et Saumur, c’est un fleuve majestueux aux rives verdoyantes. C’est la source de vie pour les Maliens, il sert à tout : on y fait sa toilette, on y lave son linge, on y fait la vaisselle, on y pêche des carpes et des capitaines, on boit son eau. C’est aussi une voie de transport où pirogues, pinasses et bateaux remontent le fleuve de Bamako à Gao.
Alain récupère doucement de ses fatigues de l’étape précédente, mais il supporte mal la chaleur ce qui l’empêche de dormir la nuit. On a installé son lit dehors sur une table avec la moustiquaire, ça lui permet de trouver le sommeil.
Pendant ce temps, j’explore les rives du Niger en visitant un village ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) de cases à quelques encablures du pont des Martyrs, je m’assieds près de trois hommes ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... )qui boivent le thé à l’ombre, l’un habite dans le village, l’autre fabrique des pirogues, le troisième est un pêcheur. Devant nous les femmes travaillent, l’eau à mi-mollet, elles lavent le linge ( http://perso.wanadoo.fr/weboffice/africa/journ... ) puis le font sécher en l’étendant sur l’herbe. Au bout d’un quart d’heure nous avons l’impression de nous connaître depuis de longue date. L’autochtone me fait visiter le village et m’invite dans sa case. Elle est construite en terre avec un toit de paille, il y a une chambre et une pièce à tout faire, ils sont sept à vivre ici et leur nourriture est composée essentiellement de carpes qu’ils pêchent dans le Niger, de riz et du tô un plat à base de mil.En rentrant j’entends des bruits sourds qui viennent d'une grande case, j’entre pour voir. Il y a là une demi-douzaine d’hommes jeunes qui frappent de l’étoffe avec un gros maillet sur un tronc d’arbre. C’est la finition du bazin, il s’agit d’un morceau de tissus blanc qui est teinté de couleur plutôt sombre (indigo). En laissant des parties blanches (non teintes) on forme des motifs décoratifs. Puis l’étoffe est séchée et pour que la teinture soit bien fixée, on lui administre cinq cents coups de maillet.
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Mardi 8 au samedi 12 juin,
Nouakchott – Bamako, dur, dur
Extrait du livre "L'AFRIQUE EN DEUCHE" :
"Nous roulons jusqu’à la tombée de la nuit, continuer serait suicidaire. Dans une ligne droite, nous voyons quelques baraques construites au bord de la route, plus loin des tentes de nomades sont plantées dans le sable Nous arrêtons la Dyane, aussitôt des gamins s’agglutinent comme des mouches tout autour de la voiture. Bientôt la route est barrée par une mêlée d’enfants, qui exultent en encerclant cette auto orange, très inhabituelle pour eux. Nous avons beaucoup de mal à nous extirper de la deuche, un homme s’approche et disperse les enfants :
– Nous voulons manger et dormir ici.
L’homme nous fait signe que nous sommes devant chez lui et nous fait comprendre que nous ne pouvions pas mieux tomber, car c’est un hôtel restaurant.
La baraque se trouve en contrebas de la route, des poules, une chèvre et un mouton pataugent dans leurs excréments et tournent autour d’une grosse marmite toute fumante. En nous la montrant l’homme nous dit :
– Pour manger.
Antoine demande :
– Et pour dormir ?
L’homme désigne à côté sur la droite, en bordure de la route, une grande tente de nomade :
– Là c’est bon.
Rien à voir avec un établissement hôtelier, l’homme veut seulement se faire un peu d’argent. La nuit est tombée, nous n’avons pas d’autre choix que d’accepter. On s’installe sous la tente et notre faux restaurateur nous apporte notre assiette. Nous n’avons pas fini d’avaler les quelques maigres morceaux de poulet accommodés de grains de riz guère plus nombreux, lorsqu’un autre homme arrive et entre en conversation avec notre hôte. Ils n’ont pas l’air d’accord et regardent de temps en temps dans notre direction. Nous comprenons que nous sommes l’enjeu de la discussion".
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Mardi 1er au lundi 7 juin, Nouakchott.
La première chose qui surprend dans Nouakchott c’est l’état du parc automobile, c’est une véritable casse ambulante. Un jour dans le quartier où nous logeons nous discutions sur le trottoir avec trois Mauritanien, quand vint à passer un taxi une R12 complètement déglinguée et devant notre étonnement de voir cette épave roulante, ils nous racontèrent cette histoire surprenante. « Le chauffeur du taxi habite non loin de là et comme il n’a pas assez d’argent pour investir en carburant, il ne se sert plus du réservoir et il a installé près de lui une bouteille en plastique qu’il a reliée directement au carburateur par un tuyau. De cette façon quand il prend un client, selon la longueur de la course, il met le carburant nécessaire. Et si par aventure le calcul s’avère mauvais, c’est la panne alors le client doit finir le trajet à pied. »
Alain est un fin négociateur et je lui laisse volontiers mener les marchandages car manifestement il jubile. La 2CV a souffert pendant la traversée du désert et elle a besoin de voir un mécanicien, Hassan nous y conduit, le mécano nous demande 30 000 ouguiyas (135 euros). Alain entame les négociations et l’on se met d’accord pour que la réparation coûte 28 000 ouguiyas. En rentrant au camping Pierre et Sylvain éclatent de rire et se moquent gentiment de nous, nous nous somme fait avoir, ça ne vaut pas plus de 8 000 ouguiyas. Alain est vexé et il me dit en aparté «, ‘ ils exagèrent ! ». Mais quand en fin de journée on va récupérer la voiture, il entraîne le mécanicien dans un coin isolé et le menace de ne pas payer le prix convenu en le traitant d’escroc. Le mécanicien reste de marbre et réplique « Tu es en Afrique tu dois payer le prix convenu ». Le ton monte et chacun campe sur ses positions, brusquement Alain se lève hors de lui et dit « Je vais chercher les flics » et il part sans qu’on puisse esquisser le moindre geste. Je retourne auprès de la voiture où il y a maintenant un attroupement et les discussions vont bon train, je les écoute sans donner mon avis. Alain revient dans une voiture de police et les flics embarquent le mécanicien pour que les deux antagonistes s’expliquent au poste. J’ai juste le temps de dire à Alain de ne pas aller trop loin dans sa démarche. Maintenant on me jette des regards plutôt sombres et je me tiens près de la deuche pour éviter des représailles sur la voiture. Enfin ils reviennent, Alain triomphant me lance « c’est 20 000 ! ». Je lui rétorque « non tu vas payer 28 000 ! ». Surpris, il me regarde sans comprendre et le silence se fait autour de nous, tout le monde attend les explications. Je dis « Tu as agi sans me consulter, je n’ai pas l’habitude de régler mes problèmes par flics interposés et nous avons passé un contrat avec ce mécano, tu dois payer le prix convenu ». Alain s’exécute, de retour au campement, on s‘explique et l’incident est clos.
La traversée du désert a laissé des traces pour la 2CV c’est vite réparé. Alain a accusé le coup et ça m’inquiète un peu, il paraît fatigué et il a mal a une jambe. On va voir le médecin de l ‘ambassade de France qui diagnostique une para phlébite et prescrit des médicaments. Comme ceux-ci sont introuvables dans les pharmacies, nous allons à la consultation de l’hôpital où nous rencontrons un médecin qui veut nous convertir à l’islam mais qui est rassurant quant à l’état de santé d’Alain, ça ira mieux dans quelques jours et il peut poursuivre le voyage sans danger.
Je rencontre au centre culturel français un directeur artistique qui s’occupe d’organiser des concerts. Je lui fais écouter le disque d’Abdelhadi, il trouve ça bien et il est prêt à prévoir trois concerts à Nouakchott, Nouadhibou et Attar. Il me donne également les coordonnées des CCF de Bamako, Ouagadougou et Bobo-Dioulasso, à suivre…
Initialement, nous avions prévu de séjourner en Mauritanie tout le mois de juin pour visiter le pays. Mais Antoine a du mal à supporter la chaleur et il semble qu’à l’intérieur du pays, l’air est torride par rapport à Nouakchott qui est sous l’influence de la mer. Pour cette raison, nous décidons de nous rendre au Mali plutôt que prévu.
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