<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<!-- generator="FeedCreator 1.7.2" -->
<rss version="2.0"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" >
    <channel>
        <title>Blog de jc</title>
        <description>Le blog de jc</description>
        <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog</link>
        <lastBuildDate>Mon, 30 Nov 2009 09:08:04 UT</lastBuildDate>
        <generator>FeedCreator 1.7.2</generator>
        <image>
            <url>http://fr.netlogstatic.com/p/tt/003/648/3648501.jpg</url>
            <title>jice85</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85</link>
            <description>jice85</description>
        </image>
        <item>
            <title>Les mots interdits ...</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3658934</link>
            <description>Saviez-vous qu'il existe des mots interdits sur Netlog ? &lt;br /&gt;Si si , je viens d'en faire l'expérience.&lt;br /&gt;Je voulais parler d'un célèbre tableau de Monet,dans une réponse à un commentaire. Vous savez ces tableaux célèbres où il a représenté des nénuphars. Mais il n'a pas appelé ces tableaux les Nénuphars mais d'un terme plus poétique, d'origine grec  &amp;quot;Les  Nym....    éas   &amp;quot;  qui désigne le nénuphar blanc ou lune d'eau (d'après le Robert (oups ! peut être que ce mot est tabou aussi !!! )&lt;br /&gt;Je ne cite pas le mot entier car je risquerais les pires ennuis de la part des modérateurs, ces jeunes gens très cultivés qui patrouillent dans le monde virtuel pour veiller srcupuleusement aux bonnes moeurs des netloguiens.&lt;br /&gt;S'ils lisent ce blog, aux moins ils patrouillerons moins c... au moins !</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sun, 22 Nov 2009 09:48:02 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Vengeance</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3656457</link>
            <description>Quand on interroge sa mémoire, on se rend compte combien le temps a paru long au cours de ces interminables années assis, comme on dit, sur les bancs de l’école. Il y a des années qui ont dû durer des siècles à une catégorie d’élèves, les souffre douleur. Il est vrai que les carrières de cancres ne sont pas mal non plus, rare étaient les instits qui les laissaient dormir près du radiateur. Mais ces élèves se rattrapaient à la récré. Ils avaient un charisme naturel et leur aura auprès de leurs camarades compensaient les moments pénibles où l’instit s’acharnait sur eux.&lt;br /&gt;Le souffre douleur, lui, n’avait rien. En classe, il était en général un élève assez médiocre et dans la cour alors la récréation avait tout de l’enfer. En général cet uniforme de bouc émissaire accompagnait le malheureux d’une année à l’autre. Sa seule échappatoire consistait à changer d’établissement., ce qui se produisait assez rarement : passage de l’école primaire au collège, passage du collège au lycée. Voire ! Il n’y avait pas de raison que les mêmes comportements se reproduisent et il n’était pas rare que la galère recommence avec d’autres camarades. &lt;br /&gt;Canard, c’était le sobriquet qu’on avait affublé à un de ces malheureux dans une classe de troisième. Pourquoi Canard plutôt qu’un autre animal de ferme, le mystère était entier. Le hasard sans doute. Il y a un moment comme ça où chacun se fait appeler par un nom bizarre et tout dépend de sa réaction.. Si l’intéressé n’y fait pas attention, alors tout le monde oublie très vite, mais il suffit qu’un élève un peu susceptible se rebiffe pour que le surnom soit aussitôt adopté par le reste de la classe.&lt;br /&gt;Une hiérarchie s’établit alors parmi les persécuteurs. Souvent il y a le harceleur en chef, avec lui tout une bande qui s’amuse à l’imiter. Parmi ces éléments, beaucoup sont trop contents d’avoir échappé au statut de souffre douleur, ce sont en général les plus féroces. Et puis il y a les indifférents. Ils n’ont pas envie de se moquer de leur camarade, mais ils n’iront pas non plus jusqu’à défendre l’infortuné.&lt;br /&gt;Georges était de cette bande de furieux. Il adorait se défouler quand arrivait la récré. Il suffisait d’une mauvaise note en maths ou en dictée et alors il se défoulait contre Canard pour oublier son infortune scolaire. Le pauvre palmipède se retrouvait au milieu d’un cercle de gamins déchaînés. Tous les quolibets y passaient, certains s’enhardissaient à lui donner des coups comme si les insultes ne suffisaient pas.&lt;br /&gt;La cour de récréation était pourtant surveillée mais les responsables, comme par hasard, regardaient ailleurs.&lt;br /&gt;Comment faisaient ces souffre douleur pour supporter un tel enfer ? Les mauvaises notes avec en prime le cauchemar à chaque récré. Une fois, même le prof de français s’y est mis. Alors qu’il l’interrogeait et que la réponse tardait à venir, il s’exclama : « il dort la tête sous l’aile » déclenchant une crise de fou-rire de toute la classe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouva que Georges, quinze ans après cette année déambulait dans les rues de Paris. Il fut interpellé par une voix qui lui était familière :&lt;br /&gt;-	Salut Georges !&lt;br /&gt;Stupeur de Georges qui, en se retournant, reconnut Canard. &lt;br /&gt;-	Ca me fait plaisir de te revoir, qu’est-ce que tu deviens demanda son ancienne tête de Turc.&lt;br /&gt;Georges, heureux que la conversation tournât de cette manière répondit très fier :&lt;br /&gt;-	Eh bien je travaille à la télé. Je réalise des documentaires, tu as peut-être entendu parler de moi ?&lt;br /&gt;-	Non, pas vraiment, je ne regarde jamais la télé.&lt;br /&gt;-	Ah bon. Et toi que fais-tu ? se crut obligé de demander Georges.&lt;br /&gt;-	Je suis inspecteur des impôts …&lt;br /&gt;Georges se décomposa sur place. Il avait l’impression que l’autre attendait ce moment depuis toutes ces années. Son heure de gloire avait sonné. Il semblait se délecter du trouble de son ancien persécuteur en prolongeant ce moment. &lt;br /&gt;-	C’est vraiment génial de se revoir comme ça reprit Canard. &lt;br /&gt;Georges fouillait sa mémoire. Il n’avait aucune idée du vrai nom du fameux Canard.&lt;br /&gt;-	Oui c’est vrai c’est super !&lt;br /&gt;-	Il faut qu’on se revoie, tu es marié, tu as des enfants ?&lt;br /&gt;-	Oui je suis marié et j’ai une fille.&lt;br /&gt;-	Je suis marié aussi répliqua Canard mais je n’ai pas d’enfant. Faut que vous veniez à la maison, ma femme serait ravie de connaître un de mes copains d’école. On va échanger nos numéros de téléphone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils se quittèrent comme ça.. Depuis Georges n’a pas cessé de gamberger. Sur le repas d’abord. Qu’est-ce que son ancien souffre douleur avait dans la tête. Il imaginait le genre  dîner de cons  avec, pourquoi pas, un véritable guet-apens ?&lt;br /&gt;De toute façon,  il devait s’attendre à un redressement fiscal de derrière les fagots.&lt;br /&gt;De retour chez lui, il n’osa rien raconter à sa femme, Ce faisant, il se mettait encore plus la pression : qu’est-ce qu’il allait lui expliquer quand l’invitation à déjeuner allait arriver ? Que dirait-elle quand elle apprendrait le comportement lamentable de son mari quand il était jeune ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les années passèrent, rien n’arriva. Ni invitation à dîner, ni redressement fiscal.. Canard en ne se vengeant pas concrètement s’était en fait vengé de la manière la plus intelligente.&lt;br /&gt;Quarante ans après, il n’y avait pas un jour où Georges ne pensait pas à Canard.</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Fri, 20 Nov 2009 16:58:37 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Un repas deux cent cinquante fois bon</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3637859</link>
            <description> Le magasin Lidl est juste en face de chez moi. C’est pratique pour faire les courses. Aujourd’hui, je parcours ses rayons, que je connais par cœur, avec un stylo et un petit carnet, car je ne suis pas là pour acheter.&lt;br /&gt;Il s’est passé quelque chose d’important dans ma vie. J’ai gagné au loto. Une somme rondelette : 120 000 euros. Nous sommes des petites gens, une telle somme, c’est un peu indécent.&lt;br /&gt;Avec Jean-Jacques, mon mari, nous nous sommes demandés ce que nous allions faire avec tout cet argent. On a pensé à un voyage, mais j’ai dit à mon mari :&lt;br /&gt;-	Tu sais bien que tu ne supportes pas l’avion. Et puis qu’est ce que tu vas faire pendant tout ce temps au bord de la piscine à rien faire . Tu ne te baignes pas, tu ne lis pas, mais mon pauvre ami, tu vas t’ennuyer comme un rat mort. Et puis, on n’est pas bien ici ? C’est la paradis, tu as ton jardin, ton boulot, il ne faut surtout rien changer …&lt;br /&gt;Jean-Jacques a reconnu que j’avais raison, forcément..&lt;br /&gt;Et puis, ce matin, à la radio, on a entendu cette info : La cour des comptes épinglait le Président de la République pour avoir organisé un repas de chefs d’états qui avait coûté 5000 euros par personnes. Alors j’ai dit :&lt;br /&gt;-	On va s’offrir un repas comme le Président.&lt;br /&gt;Au départ, mon mari n’était pas trop d’accord. Il pensait que c’était du gaspillage.&lt;br /&gt;-	Mais mon pauvre ami, on n’en a pas besoin de ces sous. On va inviter nos meilleurs amis et on mangera comme les présidents, ensuite nous nous en souviendrons toute notre vie.&lt;br /&gt;-	Mais alors, me dit Jean-Jacques, il va falloir qu’on dépense bien 5000  euros par personnes. On sera 6 ce qui fait pour ce repas la somme de 30 000 euros sinon notre repas sera raté.&lt;br /&gt;-	Si le Président a mangé pour 5000 euros, on n’est pas plus bête que lui. Je pense même que question repas, je ne crains personne, j’ai préparé tellement de gueuletons dans ma vie !&lt;br /&gt;-	Alors qu’est ce que tu proposes ?&lt;br /&gt;-	Pour ça, il faut procéder avec minutie. Je vais aller à Lidl avec mon carnet et je vais noter ce que je dépenserais si je préparais un repas du dimanche pour six personnes. Ensuite on essaiera d’ajuster le menu pour arriver à la fameuse somme de 30 000 euros.&lt;br /&gt;Donc, j’ai déjà noté les entrées : des crudités en barquettes : céleris rémoulade, carottes rapées, champignons à la grec, mon mari aime bien. Et puis des barquettes pour un sauté de veau aux carottes. Du fromage. Pour le dessert, j’avais decidé d’aller à la Pâtisserie des platanes. Et puis une bouteille de champagne, c’est un repas de fête quand même !&lt;br /&gt;De retour à la maison, avec mon mari, on a fait le bilan. Je fais souvent ce repas pour recevoir des amis, mais j’avoue que je n’avais jamais calculé le prix de revient&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Entrées                    12.60 &lt;br /&gt;Viande de veau       35,45&lt;br /&gt;Carottes                    5,18 &lt;br /&gt;Fromage                  14.70 &lt;br /&gt;Gâteau                     20,50&lt;br /&gt;Champagne             18,30 &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Total                    108.53 euros&lt;br /&gt;Alors il faut faire un petit exercice d’arithmétique. J’ai toujours bien aimé le calcul à l’école. &lt;br /&gt;Alors par personne ça fait 108.53/6 = 18.08 euros On va arrondir à 20, on prendra bien l’apéritif, avec des cacahouètes. Alors si je divise 500 par 20 j’obtiens 250. &lt;br /&gt;-	Tu te rends compte Jean-Jacques, on va manger un repas deux cents cinquante fois meilleur que le meilleur repas qu’on a jamais mangé !&lt;br /&gt;-	Je ne comprends pas très bien ce que ça veut dire. Deux fois, trois fois meilleur peut-être mais deux cent cinquante fois, c’est impossible. Tu crois vraiment que c’est une bonne idée ?&lt;br /&gt;-	Je pense que c’en est une de bonne idée ! Le président il l’a bien fait lui !&lt;br /&gt;Ca lui a cloué le bec à mon mari ! A son air, je voyais bien qu’il était découragé d’avance.&lt;br /&gt;-	Là on a pris que des produits Lidl, mais tu vas vois, on va acheter que du bio et des produits de luxe.&lt;br /&gt;-	Des produits de luxe, mais tu vas aller chercher ça où. Il n’y a pas de magasin Fauchon ici !&lt;br /&gt;-	Tu me fais rire avec Fauchon, c’est pas bon Fauchon. On va prendre le fromage au marché, les légumes chez le marchand bio et la viande à la campagne. On va refaire nos calculs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec mon mari, on a fait le marché avec notre carnet. Les commerçants ne comprenaient pas très bien ce qu’on voulait. Et puis mon mari m’a emmené chez un paysan qui vendait de la viande. Au lieu d’acheter du veau, on a hésité. Finalement on a noté les prix des pintades et de la viande de bœuf charolais.  On a refait nos comptes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette fois nous arrivions à 231,57 euros. On a arrondi à 250. Donc à diviser par 6 soit 41,66. Le repas à 42 euros, on était encore loin des 5000 euros . Il fallait encore que le repas soit 120 fois meilleur que ça !&lt;br /&gt;J’avoue qu’à cet instant j’ai eu moi aussi un grand moment de découragement. Il m’a fallu plusieurs jours pour me remettre au travail. J’en ai parlé à Elodie, ma meilleure amie. Au départ, elle a dit comme mon mari, qu’on n’y arriverait pas et qu’ils seraient très content qu’on les invite comme d’habitude. Mais j’ai insisté. Elodie a eu une idée.&lt;br /&gt;-	Je crois que je vois pourquoi ça ne marche pas. Tu nous invite chez toi.&lt;br /&gt;-	Oui bien sûr.&lt;br /&gt;-	Et c’est toi qui fait la cuisine&lt;br /&gt;-	Evidemment, tu sais bien que Jean-Jacques n’y connaît rien.&lt;br /&gt;-	Je ne parle pas de ton mari. Réfléchis. Tu crois que le président va faire la cuisine pour les autres chefs d’état. Tu imagines la scène :&lt;br /&gt;-	Je vous laisse un moment il faut que j’aille arroser ma pintade … &lt;br /&gt;J’éclatais de rire. Evidemment c’est bien sûr ! &lt;br /&gt;-	Et puis le président ne les invite pas chez lui, ils sont dans une salle qu’ils ont louée, décorée. Et ils se font SERVIR !&lt;br /&gt;-	Je n’y avais même pas pensé. J’ai toujours servi les autres, moi. Je n’ai pas l’habitude d’être servi.&lt;br /&gt;-	Tu vas aller te renseigner dans une restaurant. On se fera servir un excellent repas, voilà.&lt;br /&gt;-	Tu crois ?&lt;br /&gt;-	Oui, j’en suis sûre, renseigne-toi. Mais il ne faut pas aller dans des gargottes. Faut choisir un restaurant de luxe, un truc avec des étoiles. Achète le guide Michelin, tu verras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est ce que nous avons fait. On ne voulait pas quand même faire trop de kilomètres, ça aurait été un peu bête de se fatiguer pour aller manger très loin.&lt;br /&gt;Avec mon mari, on a trouvé un restaurant deux étoiles dans la guide, à 30 kilomètres d’ici. Bon c’était quand même un peu loin, mais on a appelé.&lt;br /&gt;Nous avons demandé les menus les plus chers. Ca me faisait drôle quand même car j’ai toujours fait l’inverse toute ma vie. A notre grand désarrois, on nous proposait des menus à 250 euros, pas davantage. En insistant un peu et en prenant des vins plus chers, on arrivait à 300 par personne. 5000/300 = 16. Il fallait encore que le menu soit 16 fois meilleur que ça, c’était décourageant !&lt;br /&gt;Je suis allé voir Elodie, elle ne fut pas très surprise.&lt;br /&gt;-	Tu te rends compte, c’est bien trop cher un repas à 5000 euros. !&lt;br /&gt;-	Mais le président, il l’a bien fait lui.&lt;br /&gt;Elle m’énervait un peu Elodie. J’avais besoin de quelqu’un qui y croit, c’est tout, au lieu de ça, elle n’arrêtait pas de me décourager. Je le lui dis d’une manière un peu séche. Elle se radouçit.&lt;br /&gt;-	Je sais ce qu’on va faire. On va se réunir tous les six. On va se creuser la cervelle tous ensemble.  Un brain-storming, quoi !&lt;br /&gt;-	Un quoi ? Je ne comprends rien à ce que tu dis&lt;br /&gt;-	Laisse tomber, c’est pas grave. On dit, chez moi demain soir, ça te va ?&lt;br /&gt;-	D’accord !&lt;br /&gt;Elodie avait bien préparé son invitation. Un apéritif dînatoire comme elle disait. Des canapés, ensuite des petits morceaux de quiche chaude, et puis des petits gâteaux, j’en arrivais à avoir des doutes, moi aussi sur l’idée même d’un dîner deux cents cinquante fois bon..&lt;br /&gt;On parlait de choses et d’autres, personne n’osait abordait le sujet qui nous réunissait ce soir. Il y avait Guy, le mari d’Elodie, Estelle et son mari Gérard.  Gérard prit la parole :&lt;br /&gt;-	Je crois qu’il faut qu’on aborde le sujet qui nous rassemble. Nous avons jusque-là raisonné par rapport à ce que nous connaissons bien. Il faut qu’on se mette dans la peau d’un chef d’Etat. Ils ne vont pas se déplacer au restaurant, pendant un sommet tel que celui-ci, c’est le restaurant qui se déplace à eux. Nous devons faire la même chose. On va louer une salle, engager un chef étoilé avec toute son équipe. Un décorateur pour la salle. Guy, Jean-Jacques vous êtes libres demain pour qu’on fasse une évaluation ?&lt;br /&gt;-	Je peux me libérer répondirent en chœur Guy et Jean-Jacques&lt;br /&gt;Estelle n’était pas trop d’accord.&lt;br /&gt;-	Voilà, ce sont les hommes qui prennent tout en charge, ça te plait Martine ? me demanda-t-elle.&lt;br /&gt;-	On ne prend rien en charge se défendit Guy. On fait un devis, c’est tout, mais si vous avez une autre idée, allez-y …&lt;br /&gt;La tonalité de cette discussion ne me plaisait pas trop. Heureusement qu’Estelle plaisanta :&lt;br /&gt;-	Eh bien, nous les femmes, on va aller faire les boutiques demain, comme ça il ne restera plus un sou pour le repas.&lt;br /&gt;-	J’imagine les dessous affriolants qu’elles vont se payer dit Jean-Jacques.&lt;br /&gt;Et tout le monde éclata de rire, moi aussi, en rougissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne fit pas les courses. On se contenta d’aller prendre le thé chez Estelle, en attendant le retour des hommes avec impatiences. C’était la dernière chance, j’avais un mauvais pressentiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 9 heures, ils n’étaient toujours pas arrivés. Qu’est ce que ça voulait dire ? La conversation entre nous prenait un tour qui ne me plaisait pas du tout. Mes amis trouvaient un peu bizarre mon idée et ce repas n’avait pas l’air de leur faire trop plaisir.&lt;br /&gt;Les hommes arrivèrent. Je me retins de leur sauter dessus pour savoir, mais j’attendis.&lt;br /&gt;Guy prit la parole, ils avaient sans doute organisé leur rapport :&lt;br /&gt;-	Je crois qu’il vaut mieux que je le dise tout de suite, on a de mauvaises nouvelles à vous apporter. Nous avons fait notre possible et avec toutes les dépenses qu’on puisse imaginer pour un repas de grand luxe, nous arrivons à la somme de 2000 euros par personne. Pas moyen d’en rajouter. &lt;br /&gt;-	Bien sûr on pourrait rajouter des plats pour augmenter la dépense dit Gérard. Mais il faut que ce repas reste extraordinaire, n’oubliez pas «  un repas deux cent cinquante fois bon ! » Par exemple on aurait pu ajouter un saladier de caviar. Mais personne ici n’aime le champagne. Il n’y a que les riches, qui en ont mangé depuis qu’ils sont petits qui peuvent aimer ça.&lt;br /&gt;-	Oui c’est comme les Africains qui mangent des sauterelles ajouta Estelle.&lt;br /&gt;Ce fut Elodie qui me porta l’estocade :&lt;br /&gt;- J’avoue que je suis un peu soulagée. Vous imaginez ce repas. Tous les 6 dans cette grande salle avec tous ces serveurs en grande livrée au garde à vous, prêt à se précipiter pour nous verser du vin, s’occuper de nous toutes les deux minutes ; bonjour la convivialité ! Je ne serais même pas capable de dire un mot dans ces conditions.&lt;br /&gt;-	Alors c’est foutu dis-je. &lt;br /&gt;Les larmes envahissait mes yeux, je ne pouvais plus rien dire. &lt;br /&gt;-	Tu viens, Jean-Jacques, on rentre.&lt;br /&gt;J’ai eu un peu honte de ma réaction. Mes amis n’étaient pas responsables, ils avaient fait tout ce qu’ils pouvaient. Aussi, le lendemain, je les appelais pour m’excuser et les inviter :&lt;br /&gt;-	Dimanche à la maison, pour un repas deux cent cinquante fois moins bon, certes, mais on va se régaler. Un sauté de veau aux carottes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lundi matin, quand mon mari fut parti au travail, je pris une feuille de papier et écrivis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;M. Le Président de la République&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me permets de vous écrire car vous êtes le seul qui puisse faire quelque chose pour moi. Je voudrais savoir comment vous vous y êtes pris pour organiser un repas à 5000 euros par personne. &lt;br /&gt;Je vous remercie par avance de votre réponse et je vous prie de croire, Monsieur le Président à ma considération très distinguée.&lt;/em&gt;</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sat, 07 Nov 2009 21:47:05 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>lettre de motivation</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3629338</link>
            <description>Depuis le temps que je traîne chez moi à ne rien faire, en attendant un boulot, je suis content car j'ai enfin trouvé ma voie. C'est ma mère qui va être contente !&lt;br /&gt;J'ai envoyé ce matin cette lettre au maire de ma commune :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Monsieur le Maire de ….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me permets par la présente, de vous adresser  ma candidature au poste de jardinier de la ville dont vous êtes le maire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous explique. Je n’avais jamais éprouvé de velléité jardinière jusque là, enfin jusqu’à ce matin. En me promenant dans le jardin public dont vos administrés sont si fiers, je suis tombé sur un spectacle qui est à l’origine de cette vocation. Ce fut pour moi une révélation. Vous me voyez tel St Paul sur le Chemin de Damas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour d’un parterre s’affairaient quatre jardiniers. &lt;br /&gt;L’un d’eux - faudrait-il que je dise l’une d’eux ou d’elles puisque c’était une demoiselle fort bien de sa personne ma foi …  enfin je ne sais pas trop c’est un cas grammatical qui va bien au delà de mes capacités linguistiques ; je n’ai pas étudié le mélange des genres (j’étais peut-être malade quand on a abordé cette question, je ne sais pas) ? -  lançait un plant de fleur. Je l’appellerais le lanceur. &lt;br /&gt;Il y avait en face, le receveur-planteur dont la tâche, la plus complexe, consistait à attraper le plant, le placer dans le trou qu’il avait préalablement creusé, puis avec sa binette, préparer la cavité suivante en se repérant sur les marques qu’il avait dessinées sur le parterre d’après un plan complexe, et ainsi de suite... &lt;br /&gt;Et il y avait deux personnes qui regardaient, je les appellerais les observateurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M. le maire, en contemplant ces personnes travailler, j’ai ressenti une envie irrépressible de devenir observateur dans l’équipe de vos jardiniers. Je crois que j’ai toutes les qualités pour cette fonction sans vouloir me vanter. La preuve c’est que j’ai toujours aimé regarder par la fenêtre quand j’étais à l’école primaire. L’institutrice me rabrouait tout le temps d’ailleurs, vous pouvez lui demander, elle n’habite pas très loin de la mairie. Elle doit être en retraite maintenant cette chère Mlle Lavidure. C’est vrai qu’elle me l’a bien rendu la vie (dure).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au cas où vous n’auriez plus besoin d’observateurs, je pourrais éventuellement postuler pour emploi de lanceur. J’aime bien m’amuser sur la plage avec mon chien en lui lançant sa baballe. Je dois être assez doué parce qu’il la rattrape toujours du premier coup. Bon, il court c’est vrai et le receveur-planteur reste planté. Mais si j’arrive à envoyer sa balle à Youki en mouvement, je réussirais encore mieux en lançant vers un receveur fixe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement je ne possède aucune des qualités qui feraient de moi un bon receveur-planteur. Je dois avouer sans fausse modestie, que c’est un travail qui dépasse largement mes capacités tant physiques qu’intellectuelles. Mais je crois que c’est une qualité que de savoir reconnaître ses limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre ville a fièrement été décorée de la troisième fleur au concours des villes fleuries. Je me dois donc de faire à votre cité le don de ma personne pour contribuer à l’attribution de cette quatrième récompense qui couronnera tous vos efforts en matière d’embellissement florifère de votre commune.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne doute pas que cette lettre de motivation retiendra votre attention et en attendant votre réponse, je vous prie d’agréer, Monsieur le Maire de … l’expression de mes sentiments les plus fleuris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Votre dévoué&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;XXXXX</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Mon, 02 Nov 2009 15:14:46 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Hulotterie</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3614133</link>
            <description>Je viens de voir (de subir) le film de notre Grand Maître es écologie Nicolas Hulot :  &lt;em&gt;Le syndrôme du Titanic&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Le film, il est ce qu'il est, bon, mais ce que je regrette c'est les 6,5 euros que j'ai dû dépenser pour aller voir ce fatras de n'importe quoi. &lt;br /&gt;Si vous avez 6,5 euros à dépenser, allez vous acheter une glace à la vanille, un cornet de marrons chauds, donnez-les à un clodo, ou à une bonne soeur tout ce que vous voudrez mais pas à ces multinationales qui ont mécénné (faut pas dire sponsorisé) le film.&lt;br /&gt;Se repeindre en vert quand  on fait partie des principaux responsables du désastre décrit dans le commentaire lyrico-ridicule de notre aventurier ushuaïesque, voilà comment ce que ces criminels ont trouvé !&lt;br /&gt;Je dois dire que je suis un peu maso, je m'attendais à ce que j'ai vu, mais j'ai voulu de mes yeux voir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu !</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Fri, 23 Oct 2009 12:37:37 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>salauds de pauvres !</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3557218</link>
            <description>Après le &amp;quot;dérapage&amp;quot; d'Hortefeux sur les bougn ... ou (oups) ...enfin at ... les bougnats,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;déclaration de Balkany maire UMP de Levallois-Perret, piégé à la télévision dans un reportage jamais diffusé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&amp;quot;Nous n'avons pas de misère en France. Il n'y a pas ce que vous appelez les pauvres.&amp;quot;&lt;br /&gt;&amp;quot;C'est des gens qui gagnent un peu moins d'argent. Donc ils ont les même logements que les autres, sauf que eux les payent moins cher.&amp;quot;&lt;br /&gt;&amp;quot;Bien sûr, il y a bien quelques sans domicile fixe qui eux ont choisi de vivre en marge de la société. Et même ceux là, on s'en occupe.&amp;quot;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait pas s'il faut hurler de rire ou de colère. J'aime bien écouter Canteloup tous les matins, mais quand les originaux sont plus que leurs caricatures le pauvre humoriste va pouvoir prendre sa retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il parait qu'on a la classe politique qu'on mérite c'est peut-être vrai ! ?</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Wed, 16 Sep 2009 13:51:55 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>promesse</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3556309</link>
            <description>J'ai trouvé ce matin, en lisant un texte sur un site d'auteurs amateurs que j'aime bien, cette phrase énigmatique :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textAlign textAlignCenter&quot;&gt;&lt;strong&gt;« On ira nulle part, je te le promets. »&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce l'absurdité de cette promesse qui me plait tant ?</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Tue, 15 Sep 2009 20:36:56 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Les dangers d'internet</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3359625</link>
            <description>Après avoir lu cette article, je commence à réfléchir sérieusement à mes activités sur le net. Cette histoire fait froid dans le dos !&lt;br /&gt;En témoigne cet article paru dans &amp;quot;Presse Océan&amp;quot; : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Mis à nu par Internet&lt;br /&gt;[Cédric Blondeel avec Emmanuel Vautier - Presse Ocean - 14/01/2009]&lt;br /&gt;Des informations en accès libre sur le web ont permis à un magazine d’exposer au grand jour la vie privée d’un habitant de Saint-Herblain. Ses vacances, ses amis, son job. Un magazine a publié toutes les informations qu’il a diffusées sur la toile.&lt;br /&gt;« Quand j’ai appris l’existence de cet article, cela m’a fait sourire. Quand j’ai commencé sa lecture, cela m’a fait pâlir… » Deux pages pleines ! Le magazine Le Tigre dit tout – ou presque – de la vie de Fred (1), un Herblinois de 29 ans. Qui il aime ou a aimé, qui sont ses proches, où il travaille, quels sont ses goûts… Un véritable portrait brossé au millimètre près.&lt;br /&gt;Portrait à lire ici : &lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fle-tigre.net%2FNumero-28.html%23page_37&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://le-tigre.net/Numero-28.html#page_37&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;« Je te connais très bien »&lt;br /&gt;« Bon anniversaire Fred. Le 4 décembre 2008, tu fêteras tes 29 ans… Tu ne me connais pas, c’est vrai. Mais moi, je te connais très bien. C’est sur toi qu’est tombée la (mal) chance d’être notre premier portrait Google ». L’auteur de l’article paru dans ce bimensuel (2), prévient sa proie : « On prend un anonyme et on raconte sa vie grâce à toutes les traces qu’il a laissées, volontairement ou non sur Internet. » Facebook, Copains d’avant, Google, Flickr, Youtube… Autant de sites qui ont permis par exemple de savoir que Fred a joué dans un groupe de musique. Et s’est même produit en 2002 à l’Olympic, à Nantes, devant plus de 700 personnes. Fred a aussi un goût prononcé pour les voyages. Sont évoqués quelques-uns de ses clichés pris au Hard Rock Café de Bombay ou encore lors d’un week-end à Pondichéry.&lt;br /&gt;« J’ai perdu le sommeil »&lt;br /&gt;Salarié d’un cabinet d’architecture de la région nantaise, Fred a été alerté de l’existence de cet article par l’un de ses collègues. Et c’est là que le bât blesse. « L’entreprise pour laquelle je travaille est citée. Bonjour la discrétion… Je n’en ai pas dormi les nuits suivantes. Immédiatement, j’ai enlevé toutes les informations me concernant sur Internet. »&lt;br /&gt;Fred regrette la démarche de la revue. « J’ai appelé la rédaction pour dire ce que j’en pensais. » Lors d’un échange par mail, l’auteur s’est excusé d’avoir nommé son employeur. Mais ne regrette en rien d’avoir été au bout de son expérience : « Je n’ai travaillé qu’à partir de sources publiques. C’est bien tout le problème des informations que tu as publiées », écrit-il à Fred.&lt;br /&gt;Ses petites amies&lt;br /&gt;L’auteur justifie le moindre détail de la vie de Fred en citant sa source sur Internet entre parenthèses. Et comme pour enfoncer plus encore le clou, il a téléphoné à Fred en retrouvant son numéro de portable : encore pris dans la toile. Les affaires de coeur de Fred n’avaient même plus de mystères. Laura, Sandy pour ne citer qu’elles. Les goûts du garçon sont clairs : il apprécie « petits seins, cheveux courts et belles jambes… » Fred avoue avoir eu froid dans le dos. « C’est sûr, j’ai été un bon client car j’ai laissé beaucoup de choses traîner sur le Net. J’aurais seulement préféré que cela ne me tombe pas dessus. C’est une leçon à retenir. »?&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sat, 23 May 2009 18:47:49 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Allez un petit blog d'humeur !</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3234407</link>
            <description>J’avais deux choses à dire sur « Agité du bocal 1er » , vous l’avez reconnu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon je commence par la citation :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Si y’en a qu’ça démangent d’augmenter les impôts, y z’oublient qu’on est dans une compétition ». (authentique je l’ai entendu de mes petites noreilles !)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le fond de cette phrase m’échappe un tantinet, mais je suis un piètre économiste je le reconnais.. Il me semble pourtant qu’augmenter les impôts permet aux moins favorisés de bénéficier gratuitement des prestations les plus élémentaires ;  l’enseignement, la santé. On pourrait étendre à l’énergie, l’eau, les transports, que sais-je ce ne serait pas scandaleux.  Bien sûr la recherche scientifique relève aussi  de cette utilisation des impôts. Ceux qui peuvent payer donne un peu pour le bien de tous, c’est ça la solidarité (Je ne supporte pas ces shows humanitaires, où des vedettes qui s’exilent pour ne pas payer d’impôts viennent nous culpabiliser, la honte !!)&lt;br /&gt; Et justement ce système est un bon moyen de lutter contre les effets dévastateurs de cette fameuse compétition …&lt;br /&gt;Passons, …  revenons sur la forme. Cette phrase a quand même été prononcée par le Président de la République. Je lui dis :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Si n’en a que ça dérangent de lire la &lt;em&gt;Princesse de Clève&lt;/em&gt;s z’y fr’aient mieux de le lire quand même, ça aide pour s’exprimer correctement ce qui devrait être un minimum syndical élémentaire d’une fonction aussi prestigieuse !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Bon, me voilà  défoulé, je passe à la deuxième remarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’était à la manif de jeudi. Une belle manif, soit dit en passant, à La Roche sur Yon. 15 000 personnes, elle avait de la gueule cette manif !&lt;br /&gt;Mais ce n’est pas de manif que je veux parler. &lt;br /&gt;En arrivant sur les lieux, en passant sous le pont de chemin de fer, je remarque plusieurs affiches où l’on voit notre cher président avec la mention :&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un président à la hauteur des enjeux.&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il y avait là un gars qui s’esquintait les ongles à arracher, enfin non, à enlever cette affiche, confetti par confetti …&lt;br /&gt;Je me suis retenu pour ne pas intervenir. Le pauvre ! J’avais envie de lui dire :&lt;br /&gt;« Va au super marché à côté et achète-toi un feutre. &lt;br /&gt;Sur l’une tu mets :&lt;br /&gt; &lt;em&gt;Les enjeux ne doivent pas être très hauts alors, c’est pas trop dur !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Sur l’autre tu mets :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Avec des bonnes talonnettes alors !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Sur la troisième :&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Pour ça, tu vas devoir enfiler les talons hauts de Carlita »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je suis sûr que bien lancé, il en aurait trouvé plein comme ça.&lt;br /&gt;Sans s’esquinter les ongles, dans l’heure qui suivait, il n’y aurait plus eu une seule affiche : ceux qui les avaient posées, les auraient eux-même enlevées se rendant enfin compte de la bêtise du slogan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on développait un peu l’humour dans les partis politiques, je prendrais ma carte tout de suite, mais je crois que ce n'est pas pour tout de suite ! &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Snif, me voilà sans carte ... et sans parti … resnif !</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Mon, 23 Mar 2009 22:48:48 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Une démonstration imparable !</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3122369</link>
            <description>Tous les matins, je me plonge avec délectation dans la lecture de mon journal favori (l’excellent Ouest France pour ne pas le nommer). &lt;br /&gt;Aujourd’hui je suis amusé à mettre en parallèle deux nouvelles. La première est le plan de relance économique de François Fillon. Je résume (on va dire que je caricature) En bref, travaux publics : constructions d’autoroutes, de ronds points, que sais-je, plein de trucs en béton, plus quelques milliards supplémentaires aux entreprises … on sait combien tout cet argent (des centaines de milliards d’euros quand même) a été profitable au pays depuis des années. Je me disais que la crise du capitalisme n’avait plus qu’à bien se tenir avec des dirigeants français aussi compétents (cons pétants … noooon ! ) . Des dirigeants que les Français on élu avec une belle majorité :53 %.&lt;br /&gt;Bon je viens à l’autre info, capitale celle-là,  intitulée : « Au golf faut pas trop réfléchir » dans laquelle il est expliqué que trop réfléchir nuit à la qualité du swing.&lt;br /&gt;Alors je calcule (j’aime bien ça, déformation professionnelle)&lt;br /&gt;Nombre de personnes ayant voté Sarkozy à la présidentielle 2007 : 53%, pour 80,4% de suffrages exprimés et 42 millions d’électeurs. Je pose mon stylo et je retiens mon souffle …, ça fait  …17.9 millions, bon … ,  on arrondit à 18 millions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;IL Y A 18 MILLIONS DE GOLFEURS EN FRANCE&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien, ça doit se bousculer sur les fairways, heureusement que je ne suis pas golfeur, moi qui ai horreur de la foule, l’ai échappé belle !</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Tue, 03 Feb 2009 10:42:04 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Complication d'une grippe</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3102856</link>
            <description> &lt;img src=&quot;http://fr.netlogstatic.com/p/oo/027/704/27704641.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longtemps le lieutenant Varegas s’était couché à point d’heure, tant pour des raisons professionnelles que privées. Mais en ce funeste mardi, il fut contraint de dire à Lefebvre, son principal collaborateur :&lt;br /&gt;-         Je rentre chez moi, je ne me sens pas bien.&lt;br /&gt;-         Ca n’a pas l’air d’aller très fort, tu es blanc comme un linge. Il faut que tu rentres te reposer.&lt;br /&gt;-         Mais non, je vais me débrouiller…&lt;br /&gt;-         Tu n’y penses pas ! Fais voir …&lt;br /&gt;L’enquêteur Lefebvre toucha le front de son patron.&lt;br /&gt;-         Tu es brûlant. Ca doit être la grippe. Tu n’es pas en état de conduire, je te ramène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Varegas fit semblant de bougonner mais bien fut bien content que Lefebvre s’occupe de lui. Il appréciait son collaborateur, depuis trois mois qu’ils travaillaient  ensemble. Les relations avec lui avaient été très vite excellentes. Bien que ce jeune homme sorte directement de l’école de police, ils s’étaient immédiatement sentis en phase. Comme quoi, le conflit de génération et tout ce qu’on raconte ne sont que bêtises. L’âge ne fait rien à l’affaire, il y a des gens avec lesquels on se sent bien et d’autres pas, c’est tout. Le lieutenant ruminait ces pensées, enfoncé dans le siège avant de la voiture de police.  &lt;br /&gt;-         Le docteur Kany passera te voir dans une heure dit Lefebvre et coupant son cellulaire. Il m’a dit qu’il contacterait une infirmière pour prendre soin de toi. Mon vieux, tu en as de la chance ! Quelques jours de repos, bichonné  par une jolie fille …&lt;br /&gt;-         Arrête de te moquer. Tu sais bien que je préfèrerais qu’il en soit autrement. &lt;br /&gt;-         Je suppose que tu as fait exprès de ne pas te faire vacciner.&lt;br /&gt;-         Et toi ? Tu n’es pas vacciné que je sache. Si tu ramasses cette saloperie, qui va enquêter sur l’affaire des foulards ?&lt;br /&gt;-         T’inquiète, je ne suis jamais malade.&lt;br /&gt;-         Qu’est ce que tu crois ? Moi non plus, … jusque-là.&lt;br /&gt;-         Te fais pas de souci pour moi, je continuerai l’enquête comme prévu. Je te tiendrai au courant des investigations. De toute façon, tu sais bien qu’on piétine en ce moment ; tu as bien choisi le moment pour faire ta pause&lt;br /&gt;-         Le bon moment pour s’abandonner aux mains expertes de ma beauté en blouse blanche.&lt;br /&gt;Lefebvre prit congé du lieutenant :&lt;br /&gt;-         Bon, je te laisse, je repasserai ce soir, il faut que j’aille interroger Marcel, depuis le temps qu’il moisit. Je t’appelle ce soir. A bientôt, et … pas de bêtises avec la garde-malade ! dit-il avec un clin d’œil appuyé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Varegas aimait bien l’humour de Lefebvre. Leurs relations le changeaient de son précédent collaborateur, l’enquêteur Winterstein avec lequel le courant n’était jamais passé. Ils en étaient arrivés à se haïr. Il n’appréciait pas du tout ses manières, et la façon qu’il avait d’en croquer, comme on dit.  Il avait suffit qu’il ose parler au commissaire Herman de son comportement de ripoux pour que son partenaire soit exclu de la police. Il s’en était un peu voulu de l’avoir dénoncé mais depuis qu’il se retrouvait avec Lefebvre, il se disait qu’il avait eu bien raison. &lt;br /&gt;Finalement, malgré l’état déplorable dans lequel il se trouvait, le lieutenant n’était pas fâché par cette interruption, peut-être à cause de la venue de cette infirmière. &lt;br /&gt;Le docteur Kany confirma le diagnostic. La grippe ! Le fameux enquêteur Varegas terrassé  par la grippe, ce n’était pas très sérieux. Le docteur, comme s’il lisait dans ses pensées, lui expliqua :&lt;br /&gt;-         Faut pas croire, mais une grippe doit être prise très au sérieux. Savez-vous que la grippe espagnole en 1918 a fait plus de morts que la Grande Guerre ? &lt;br /&gt;-         C’est rassurant ! &lt;br /&gt;-    Oui ; comme vous dites, alors pas de rigolade. Je signe un arrêt de maladie pour cinq jours. C’est très important de rester au chaud tout ce temps là. Il n’y a pas grand chose à faire d’autre qu’à attendre que ça passe, mais si vous ne voulez pas être raisonnable, il va vous arriver toutes sortes de complications des plus désagréables. &lt;br /&gt; Cet arrêt, Varegas pensa qu’il lui ferait le plus grand bien.  Sa vie privée était un fiasco et sa vie professionnelle pas très brillante. A Vesoul, pas trop de possibilités d’avancement. Le lieutenant n’était pas ambitieux, il aimait ce qu’il faisait et ne se voyait pas dirigeant une équipe d’enquêteurs. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lieutenant était endormi quand l’infirmière arriva.&lt;br /&gt;-         Bonjour lieutenant, je suis Patricia. Pas très en forme apparemment ! Je vais bien vous soigner, dans une semaine vous serez sur pied.&lt;br /&gt;-         J’espère bien ! Je compte sur vous. Enchanté !&lt;br /&gt;-         Je vais aller vous chercher vos médicaments et puis je vous ferai un bouillon.&lt;br /&gt;-         Si vous y tenez, mais je crains de n’être pas très affamé ce soir.&lt;br /&gt;Dès que l’infirmière fut partie, Varegas se rendormit. Sa fièvre était très élevée, il transpirait beaucoup. Epuisé par la fatigue, il n’avait pas pu observer Patricia comme il en avait envie. Une jeune femme assez quelconque se dit-il, il avait rêvé mieux surtout après ce que son collaborateur lui avait fait fantasmer. &lt;br /&gt;Il prit ses médicaments, de l’aspirine pour faire un peu tomber la fièvre, un demi bol de bouillon et il replongea dans un état comateux. Il n’entendit même pas Patricia s’en aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réveil fut difficile le lendemain, mal de tête, frissons, courbatures ; il avait droit à la panoplie complète du petit grippé. Cette pensée le fit sourire malgré son abattement . Il pensa à l’infirmière. Si elle pouvait au moins le soulager. Elle arriva :&lt;br /&gt;-        Alors comment on va ce matin ?&lt;br /&gt;Cette familiarité et surtout cette façon de s’adresser aux malades à la troisième personne  lui avait toujours été insupportable. Le lieutenant se radoucit après les soins très professionnels de son infirmière. Et puis la voilà qui s’immobilise devant lui, manifestement très gênée.&lt;br /&gt;-        Je suis très embêtée … bon enfin … est-ce que je peux vous demander un service ? &lt;br /&gt;Varegas n’aimait pas cette entrée en matière et surtout la manière de poser la question. Il essaya bien de résister mais il sentait bien qu’il était coincé .&lt;br /&gt;-        Enfin ça dépend du service répondit le lieutenant&lt;br /&gt;Patricia prit cette réponse comme un agrément et partit dans son explication :&lt;br /&gt;-        C’est mon copain … il a disparu !&lt;br /&gt;Varegas essaya surtout de rassurer son infirmière, en usant des traditionnels propos tenus par les policiers au départ dans ce genre d’affaire : il ne fallait pas s’inquiéter, il allait sans doute revenir, il avait peut-être une autre femme … Et surtout, pourquoi s’adresser à lui et pas à la police « officielle ». Il ne pouvait rien pour elle, retenu au son lit.&lt;br /&gt;-        Je ne veux pas que la police soit mêlée à ça, je suis sûre qu’il est en danger.&lt;br /&gt;-        Je ne comprends pas bien, je suis la police&lt;br /&gt;-        Mais, vous c’est pas pareil …&lt;br /&gt;Elle continuait à parler, à parler, le lieutenant ne l’écoutait plus, il était envahi  par une irrésistible envie de dormir, l’effet des médicaments se dit-il, avant de plonger carrément dans un sommeil profond. Il fut réveillé par Patricia qui rentrait après avoir fait les courses.&lt;br /&gt;-        Alors on a dormi un peu ?&lt;br /&gt;Varegas fut submergé par une bouffée d’adrénaline. Ce « on » l’exaspérait. Aussitôt,  Patricia  s’approcha et s’installa sur le lit pour continuer son histoire :&lt;br /&gt;-        Je m’attendais à ce que vous m’avez dit, mais dans mon cas, les circonstances  sont totalement différentes. Regardez !&lt;br /&gt;Elle sortit un appareil photo numérique, l’alluma et montra une photo sur le petit écran. On y voyait le bas d’un poteau électrique dans une rue déserte et une photo d’identité accrochée  à un cerclage métallique.&lt;br /&gt;-        Alors qu’est-ce que vous en dites ?&lt;br /&gt;Le lieutenant ne voyait pas quoi dire, il ne comprenait rien. Mais il ne voulait pas non plus passer pour un imbécile. Il fallait qu’il se montre à la hauteur de sa réputation d’enquêteur, enfin … Il n’était pas sûr d’avoir une réputation.&lt;br /&gt;-        Euh, oui … c’est intéressant …&lt;br /&gt;-        Intéressant ? C’est tout ce que vous trouvez à dire ! s’emporta Patricia.&lt;br /&gt;-        C’est votre ami, sur la photo ?&lt;br /&gt;-        Evidemment, ça prouve bien qu’il est en danger !&lt;br /&gt;Dans sa confusion, le lieutenant n’avait pas envie de réfléchir, ni même de porter la moindre attention à  cette histoire rocambolesque . Il fit pourtant un effort :&lt;br /&gt;-        Bon vous allez vous calmer et me raconter tout depuis le début.&lt;br /&gt;-        Mais vous me promettez de ne pas vous endormir cette fois !&lt;br /&gt;Patricia se lança dans sa narration des faits.  Souvent elle partait dans d’interminables digressions qui n’avaient rien à voir et le lieutenant essayait de lui poser une question pour recadrer le récit, avec toute la diplomatie dont il était capable. L’histoire était simple pourtant. La veille au soir, son ami n’était pas rentré. Jamais il ne s’était absenté sans la prévenir. Le matin, en venant chez le lieutenant, elle avait vu cette photo fixée au poteau. C’était à peu près tout ce qu’il y avait de concret dans son récit. La raison pour laquelle elle n’avait pas prévenu la police « officielle » c’était qu’elle craignait pour la vie de son ami. &lt;br /&gt;Le lieutenant réfléchit un peu. Il n’avait qu’une envie c’était qu’on le laisse tranquille, seul avec sa grippe. Mais Patricia n’était pas disposée à le laisser en paix. Voyant qu’elle avait du mal à susciter son intérêt, elle passa à des arguments plus… sentimentaux. Elle se blottit et pleura dans le giron du lieutenant. Evidemment elle obtint ce qu’elle souhaitait : Varegas promit qu’il allait la conseiller pour enquêter.&lt;br /&gt;-        Vous serez la tête, et moi l’exécutante dit Patricia soudain toute ragaillardie.&lt;br /&gt;Cette faculté de passer des larmes à l’enthousiasme aurait dû mettre la puce à l’oreille du lieutenant mais il avait hâte qu’elle cesse de l’abrutir avec le flot de paroles qu’elle n’avait pas cessé de déverser depuis qu’elle était rentrée. Il savait pourtant comment harceler  les suspects pour les faire craquer quand la fatigue commençait à les abattre après des heures d’interrogatoire, mais le lieutenant était loin d’avoir sa lucidité et Patricia l’avait très bien compris.&lt;br /&gt;Le lieutenant résuma la situation en deux phrases. Patricia fut un peu déçue par cette brièveté. &lt;br /&gt;-        Je pense que vous devriez aller faire un tour à l’endroit où vous avez trouvé la photo. Interrogez les voisins. Je ne veux pas vous décourager, mais une affaire ce n’est pas comme à la télévision, ce sont des jours et des jours d’enquêtes aussi routinières que peu spectaculaires. Et puis il va falloir fouiller dans la vie de votre ami. C’est peut-être là que vous allez trouver les éléments les plus pertinents. Si vous voulez, donnez moi les coordonnées précises de … c’est comment son nom déjà ?&lt;br /&gt;-        Bastien. Mais non, je ne tiens pas à ce que vous fassiez faire des recherches, je vous ai dit que je ne voulais pas m’adresser à la police.&lt;br /&gt;-        Je ne comprends rien, je suis quoi moi ? &lt;br /&gt;-        Je vous ai dit que je ne tenais pas à une enquête officielle. C’est-à-dire que … j’aimerais pouvoir compter sur votre discrétion, voilà !&lt;br /&gt;Elle lui dit ces mots avec un ton ingénu propre à le faire craquer, et elle y ajouta un bisou. Il fallait que le lieutenant fût bien malade pour se laisser prendre à ce jeu grossier. &lt;br /&gt;-        Bon on commence tout de suite, je vais faire mon tour de quartier et je viens vous faire le compte rendu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Varegas ressentit un immense soulagement quand elle sortit. Et il eut un doute. Pour quelqu’un qui craignait pour la vie de son ami, elle se comportait étrangement de manière bien légère. On sonna, c’était Lefebvre. Le coup de sonnette irrita le lieutenant, mais il se détendit quand il vit arriver son collaborateur.&lt;br /&gt;-        Comment va le malade ?&lt;br /&gt;-        Tu ne vas pas t’y mettre toi aussi, grogna t-il&lt;br /&gt;Il expliqua à Lefebvre la façon crispante qu’avait son infirmière de lui parler à la troisième personne. &lt;br /&gt;-        Au fait comment est elle ? dit Lefebvre avec un petit clin d’œil.&lt;br /&gt;-        Pour voir la femme canon, il faudra que je prenne mon billet pour le prochain passage du cirque Bouglione.&lt;br /&gt;-        Mais à part ça ?&lt;br /&gt;-        Très professionnelle, c’est sûr mais quelque chose me tracasse. &lt;br /&gt;-         Mais je ne comprends pas, elle est bien ou pas ?&lt;br /&gt;-        Pas grave. Est-ce que tu peux te renseigner sur elle quand même ?&lt;br /&gt;La conversation continua sur l’affaire des foulards, Lefebvre prit congé en voyant que le lieutenant était très fatigué. L’infirmière revint, assura les soins du lieutenant tout en commentant le résultat de son enquête dans le quartier. Elle avait rencontré une voisine qui avait entendu du bruit : des cris et une voiture qui démarre en trombe. Elle n’avait pas pu voir la voiture. Patricia semblait très fière de sa réussite. Varegas s’étonna de la trouver encore plus guillerette que tout à l’heure, attitude bien peu appropriée pour une personne dont le petit ami venait de se faire enlever.&lt;br /&gt;Toute la nuit, le lieutenant fut assailli par des cauchemars.. Il se rappelait nettement s’être réveillé en sueur, haletant. Winterstein après avoir tué Lefebvre venait lui faire la peau. Il se leva tôt pour se faire un café bien fort. Lefebvre arriva très excité :&lt;br /&gt;-        On vient de trouver un cadavre dans le canal. &lt;br /&gt;Varegas pensa tout de suite au petit ami de son infirmière. Il sortit la photo d’identité du poteau électrique.&lt;br /&gt;-        Il ne ressemblerait pas à ça ton cadavre ?&lt;br /&gt;-        Alors là …. &lt;br /&gt;Le lieutenant lui raconta l’affaire de l’ami de l’infirmière prétendument enlevé.&lt;br /&gt;-        Elle ne tient pas debout son histoire. D’ailleurs, à ce sujet, je me suis renseigné sur ta belle nurse. &lt;br /&gt;-        Ah oui ? Je sens que cela va devenir captivant.&lt;br /&gt;-        Tu ne le croiras pas, elle vit avec Winterstein.&lt;br /&gt;-        Alors c’est qui le mec de la photo ?&lt;br /&gt;-        Le mort. On l’a identifié : un petit voyou minable qui fait du trafic d’héroïne.&lt;br /&gt;-        Une embrouille avec Winterstein, ça ne m’étonnerait pas de lui. Ils l’ont tué et ils ont inventé cette fable invraisemblable. Hier soir, j’ai eu un gros doute au sujet de Patricia, je savais qu’elle me racontait n’importe quoi. Attendons la, je sens qu’on va avoir à parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La sonnette de la porte d’entrée réveilla le lieutenant. « Saleté de grippe », pensa-t-il, pas  mécontent de sortir de ce nouveau cauchemar. L’infirmière entra.&lt;br /&gt;-        Bonjour, alors vous avez progressé dans votre enquête ? dit Varegas.&lt;br /&gt;-        Plus que vous ne pensez ! &lt;br /&gt;Le lieutenant entendit la porte s’ouvrir. L’homme du poteau, les mains attachées derrière le dos, fit irruption dans la chambre, poussé par Winterstein qui le  braquait avec un revolver.&lt;br /&gt;-        Tu vois, tu as toujours eu tout faux, c’est pourquoi tu as toujours été un lieutenant minable. Aujourd’hui, tu es tombé au champ d’honneur, tu vas avoir de l’avancement …  à titre posthume.&lt;br /&gt;Et il tira sur Varegas. Ensuite il tira sur l’homme avec un autre revolver. Il mit l’arme  dans la main du lieutenant et l’autre revolver dans celle de l’homme.&lt;br /&gt;-        Viens vite, dit-il à Patricia en enlevant ses gants, faut pas moisir ici. Félicitations, tu es une vraie pro !</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sun, 25 Jan 2009 20:31:37 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Bonne année à tous</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3047037</link>
            <description>Je souhaite une bonne année à tous ceux qui passent sur ma page&lt;br /&gt;C'est gentil d'être venu me rendre visite.&lt;br /&gt;J'offre même un café virtuel pour se réchauffer ! sympa non ?&lt;br /&gt; &lt;img class=&quot;smiley&quot; src=&quot;http://v.netlogstatic.com/v4.00/2460//s/i/smilies/biggrin.gif&quot; alt=&quot;:)&quot; /&gt;</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sat, 03 Jan 2009 15:06:04 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Musique douce d\'un soir de réveillon</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=3045350</link>
            <description>Cette nuit de réveillon s’annonçait très fraîche. Certains avaient fait le choix de mettre le feu aux voitures, histoire de se réchauffer un peu. On apercevait ça et là les lueurs tremblotantes de ces incendies. La tranquillité de la nuit était vrillée par les sirènes des véhicules de pompiers ou de police. Moi j’avais d’autres idées en tête. La bride de mon sac me sciait l’épaule. Le cadeau que je transportast n’était pas ce qu’il y avait de plus léger. Je l’avais choisi avec soin et emballé avec encore plus de méticulosité : un beau papier très coloré, une faveur rose donnait la touche finale à ce présent exceptionnel. J’avais glissé une petite carte sur laquelle je m’étais appliqué à écrire :&lt;br /&gt;Bonne et heureuse année&lt;br /&gt;Merci pour vos excellents  conseils &lt;br /&gt;J’avais décidé de faire la livraison de ce colis à pied. J’avais deux kilomètres à parcourir et la fatigue commençait à se faire sentir. Mais le perspective de faire un cadeau personnalisé qui serait forcément très apprécié me motivait pour faire abstraction des inconvénients de cette marche nocturne. Il faut dire que depuis deux mois, je pensais à ce moment. La date, je me la rappelle très bien  : c’est le fameux jour où je me suis connecté sur internet sur ce site boursier... &lt;br /&gt;Je m’étais toujours méfié des placements et comme de toute façon, mon salaire de modeste fonctionnaire ne m’avait pas permis de faire de substantielles économies, je n’avais avec ma banque que des relations distendues. Parfois, un employé me téléphonait, toujours à l’heure du repas, pour m’inviter à passer à l’agence pour discuter placements. Je raccrochais toujours poliment en promettant d’y penser.&lt;br /&gt;Mais le jour où j’avais fait un petit héritage et placé l’argent liquide, sur mon compte courant, j’avais été l’objet d’un véritable harcèlement. Il faut croire que les employés de ma banque passaient le plus clair de leur temps à éplucher mes comptes ; j’en étais assez interloqué. De guerre lasse, je pris un rendez vous avec un conseiller de ma banque, un certain  Jean-Paul Frich de la Fiduciaire de l’Ouest. &lt;br /&gt;Quand il se présenta, je réprimai un rire. Je n’osai pas lui dire qu’il aurait suffit d’un h en moins pour que son nom fût prédestiné. Il se félicita de voir que j’étais content de le rencontrer. Très professionnel, ce Frich ! Il m’étala des graphiques, tapant frénétiquement sur sa calculatrice pour me montrer que, sans aucun risque, mon capital allait gonfler comme un crapaud qu’on fait fumer. J’objectais timidement que cette expérience de biologie amusante se terminait par l’éclatement dudit crapaud, mais M. Frich n’écoutait pas, tout absorbé à taper des simulations, comme il disait.&lt;br /&gt;Il me présenta des papiers à signer en double exemplaires. Puis il me félicita pour avoir fait un choix que je ne regretterais pas. Il me gratifia d’un grand sourire, estampillé Fiduciaire de l’Ouest, en me posant la main sur l’épaule. Très sympathique ce M. Frich me dis-je en sortant de la banque.&lt;br /&gt;Toutefois peu de temps plus tard, j’eus quelques inquiétudes quand j’entendis à la radio des mauvaises nouvelles de la bourse : crise des subprimes, effondrement des marchés, malversations de l’ancien directeur du Nasdaq . Aussi je demandais un rendez vous à M. Frich. D’après lui, je n’avais aucun souci à me faire, mes placements n’avaient aucun rapport avec tous ces placements, le mien c’était du solide ! C’est ça, du solide, je me rappelle bien car il le répéta plusieurs fois.&lt;br /&gt;Je m’arrangeai quand même pour lui demander le code pour surveiller mes placements sur internet. Et là, … le monde s’écroula !&lt;br /&gt;Non seulement je n’avais plus rien, mais j’étais débiteur de plus de dix fois ce que j’avais versé : mon cher conseiller financier avait spéculé avec de l’argent que je n’avais même pas. Maintenant, je n’avais plus qu’à rembourser une somme phénoménale. Ma maison fut saisie et vendue pour une bouchée de pain et je n’avais plus qu’à travailler plus pour … payer ma dette.&lt;br /&gt;Un jour, en lisant mon journal, le seul extra que je m’autorisais depuis ma ruine, je fus frappé par un article s’étonnant que personne n’avait eu l’idée de balancer un pavé dans aucune succursale de banque.&lt;br /&gt;Le soir même, je partis en reconnaissance. Je trouvais une belle rue pavée pas très loin du refuge où je logeais désormais. Toutes les nuits, discrètement, j’extrayais deux ou trois pavés, le plus discrètement possible. Le plus dur était le premier, ensuite, c’était facile. Je me procurai un papier cadeau de bon goût et je fis le plus beau paquet du monde. &lt;br /&gt;Arrivé sur place en cette nuit de St Sylvestre, j’admirai la belle vitrine de la succursale de la Fiduciaire de l’Ouest.  Ils avaient mis le paquet : guirlandes clignotantes, sapin monumental, et autres pubs colorées vantant combien la banque était moderne et tout et tout !&lt;br /&gt;Quand j’étais jeune, je ne me débrouillais pas mal en lancer de poids, peu importait qu’en cette soirée mon poids ne soit pas précisément réglementaire. Je constatai avec plaisir que j’avais de beaux restes. Je pris mon élan ; la vitrine explosa dans un vacarme qui me fit passer des frissons dans le dos. Je regrettai aussitôt de n’avoir pas emporté un magnéto pour enregistrer cette musique magnifique. Je restai un moment pour admirer le résultat de ce cadeau à ma banque. J’aurais voulu gratifier Frich d’un présent personnalisé mais j’avais appris qu’il avait été muté quand j’avais voulu le rencontrer pour le féliciter pour sa clairvoyance.&lt;br /&gt;Revenu à mon foyer, je récupérai le petit magnéto que j’avais pris la précaution de mettre à l’abri de la saisie qui m’avait mis sur la paille. Je choisis avec d’infinies précautions, le plus beau pavé de ma collection et je me dirigeai vers une autre banque, celle dont la vitrine me parut la plus adaptée à ma prise de son. Je mis l’appareil en route et je m’élançais. Le résultat dépassa mes espérances. Cette rue assez étroite se révéla une caisse de résonance idéale.  Je vérifiai la qualité de l’enregistrement et rentrai tranquillement sans rencontrer personne, malgré le vacarme épouvantable de la sirène d’alarme. Il faut croire que les forces de l’ordre étaient trop occupées à poursuivre les crameurs de voitures.&lt;br /&gt;Je passais le reste de la nuit à transférer cet enregistrement dans mon baladeur MP3. Maintenant, quand j’ai un petit coup de blues au boulot, je me passe avec ravissement cette musique délicieuse à mes oreilles. J’ai le projet de la commercialiser, j’ai eu récemment des contacts fructueux avec des producteurs. Surtout que depuis cette soirée de réveillon, j’ai considérablement enrichi mon matériau sonore. Je me suis mixé une vraie symphonie en dégringolade de vitrines de banques.&lt;br /&gt;Je ne désespère pas de retrouver  Frich. Je le remercierai d’avoir révélé chez moi un vrai talent d’artiste. Je pense que je vais investir dans une belle tarte à la crème pour marquer nos retrouvailles.</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Fri, 02 Jan 2009 19:59:31 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Eléments d’une lettre</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2975698</link>
            <description>&lt;span class=&quot;textAlign textAlignCenter&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://fr.netlogstatic.com/p/oo/028/096/28096868.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textAlign textAlignCenter&quot;&gt;J’ai trempé ma plume dans un encrier de glaise&lt;br /&gt;Pour t’envoyer ces mots aux accents de terroir&lt;br /&gt;Aridité foncière accrochée aux cimaises&lt;br /&gt;Terre pétrie de mes mains dans le but d’émouvoir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je trempe ma plume dans cet océan limpide&lt;br /&gt;Pour soulever de sa lame ta pirogue diaprée&lt;br /&gt;Qui te submergera de ces désirs liquides&lt;br /&gt;A l’aube de ce jour aux évidences nacrées&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais tremper ma plume dans un ciel merveilleux&lt;br /&gt;Sur les ailes des anges &lt;br /&gt;Là où le vent fait entendre un chant mélodieux&lt;br /&gt;Dans cette symphonie qui chante tes louanges&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je tremperai ma plume dans un brasier ardent&lt;br /&gt;Crépitant de saveurs exquises et audacieuses&lt;br /&gt;J’y trouverai l’ardeur qui manque à mon talent&lt;br /&gt;Pour chanter à loisir ta douceur délicieuse&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Fri, 05 Dec 2008 09:29:52 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Parfums de rêve</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2941657</link>
            <description>&lt;img src=&quot;http://fr.netlogstatic.com/p/oo/023/420/23420891.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textAlign textAlignCenter&quot;&gt; Comme si le rêve se parfumait à l’éternel&lt;br /&gt;Comme si l’au-delà tressaillait de bonheur&lt;br /&gt;Comme si le torrent s’harmonisait de mille feux&lt;br /&gt;La vertu se couvrira d’éphémère&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si ce sentiment d’infini fleurait bon le lilas&lt;br /&gt;Comme si le silence bruissait d’étincelles&lt;br /&gt;Comme si la muse taquinait l’opacité&lt;br /&gt;L’arôme des jours se grisera de mots d’amour&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme si ce tintement, au loin, s’évanouissait&lt;br /&gt;Comme si ce paysage étincelait d’absolu&lt;br /&gt;Comme si au détour d’un improbable virage &lt;br /&gt;Une immobilité pressée se remplissait d’émotion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors il faudra contempler ces orages en suspens&lt;br /&gt;Abandonner l’ivresse du toujours&lt;br /&gt;Recueillir la délicatesse d’une rose délaissée&lt;br /&gt;Comme si l’amour remplaçait le pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jicé</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sat, 22 Nov 2008 14:49:28 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>lueur d'espoir</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2940095</link>
            <description>&lt;img src=&quot;http://fr.netlogstatic.com/p/oo/026/651/26651573.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme une lueur d’espoir&lt;br /&gt;Au bout d’un long couloir&lt;br /&gt;Pensées contradictoires&lt;br /&gt;Pour la  nuit dérisoire &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Rébellion des forces occultes&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Faut nettoyer ce dépotoir&lt;br /&gt;De ses intérêts à échoir&lt;br /&gt;Fin d’un processus expiatoire &lt;br /&gt;De ce délai exécutoire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’ai dû livrer bataille&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Qu’on le veuille ou non, c’est un souffle expiratoire&lt;br /&gt;Qui chassera des limbes ces souvenirs si noirs&lt;br /&gt;Soleil des justes qui célébreront leurs victoires&lt;br /&gt;Dans une mise en scène des désirs vibratoires&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Entre solitude et sentiment d’infini&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ces terres arides et hostiles&lt;br /&gt;Un brin d’herbe a élu domicile&lt;br /&gt;Solitaire&lt;br /&gt;Tellement fragmentaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Laisser l’infini m’emporter&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un baiser dissonant&lt;br /&gt;D’une infinie tendresse&lt;br /&gt;Avenir plaisant&lt;br /&gt;D’une infinie paresse</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Fri, 21 Nov 2008 21:56:28 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Chronique de linguistique appliquée sur le terrain.</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2939220</link>
            <description>Le matin, j’ai pris l’habitude de sortir à pied acheter mon pain et mon journal. D’ordinaire cette tâche est parfaitement anodine et routinière … jusqu’à ce matin.&lt;br /&gt;Dans la boutique du boulanger, j’entendis une voiture klaxonner. Mais pas un petit coup de klaxon, bref, non, un son ininterrompu propre à m’interpeller quelque part sur le plan de l’interprétation accousticienne que je pourrais en tirer.&lt;br /&gt;Je me suis dis « le pauvre » son avertisseur s’est bloqué, c’est vraiment la honte pour lui, comment les autres doivent le regarder et lui s’excusant, essayant de faire comprendre mais n’y arrivant pas, que ce vacarme était dû à une quelconque panne, ou autre dysfonctionnement.&lt;br /&gt;Le bruit continuait quand je suis reparti. Je marchais le long de la rue et le tohu-bohu s’amplifiait au fur et à mesure que je me rapprochais de la source sonore. La lenteur de ma progression m’empêcha de remarquer le décalage vers l’aigu d’un son se rapprochant de l’observateur, conformément à la théorie dite de l’effet Doppler. &lt;br /&gt;Jusqu’à ce que je vois l’automobiliste dans sa voiture, bloquée par un embouteillage, la main sur l’avertisseur.&lt;br /&gt;Le bruit étant devenu impossible à supporter pour mes pôvres petites noreilles , j’essayai de  faire comprendre au fauteur de troubles qu’il devait arrêter car j’avais mal aux tympans. Je ne dois pas être un as du langage des signes car ma tentative se révéla un échec cuisant.&lt;br /&gt;J’optais alors pour le langage de pieds. Oui vous ne connaissez pas, moi non plus d’ailleurs jusqu’à ce matin. Je donnai un grand coup de tatane dans sa portière. Et là, miracle ! Je pense que je vais breveter ma trouvaille : il comprit tout de suite ! Non seulement, il cessa son vacarme mais sortit de sa voiture en me traitant de tous les noms d’oiseaux que la décence me retient de retranscrire ici.&lt;br /&gt;Je m’éloignai assez rapidement, craignant qu’après ma démonstration, qu’il en vienne aux mains pour me faire comprendre son ire. N’ayant pas aucune velléité à poursuivre ce débat linguistique non verbal, je rentrai dans la boutique du marchant de journaux, pendant que la file de voitures reprenait son mouvement.</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Fri, 21 Nov 2008 17:24:50 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Horizons malsains</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2917388</link>
            <description>&lt;img src=&quot;http://fr.netlogstatic.com/p/oo/026/940/26940109.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class=&quot;textAlign textAlignCenter&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fleur de sel, en fleur de vent&lt;br /&gt;Ta conscience fout le quand&lt;br /&gt;En paraître et en devenir&lt;br /&gt;Quand le parfois refuse de partir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tu vogues au gré des embruns&lt;br /&gt;Porté par des flots diamantins&lt;br /&gt;En errance,  cadence en déshérence&lt;br /&gt;Des pleurs, des rires, quelle différence ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son sourire t’accompagne&lt;br /&gt;Présence qui te soigne&lt;br /&gt;Des angoisses, des peurs&lt;br /&gt;Des doigts accusateurs&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outrages aux bonnes mœurs&lt;br /&gt;En stand by, autoreverse&lt;br /&gt;Tu t’en iras sur la planète&lt;br /&gt;Des horizons malhonnêtes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les vents se lèveront&lt;br /&gt;Pour t’entraîner au fond&lt;br /&gt;De l’aube d’un nouveau devenir&lt;br /&gt;Ne finissant plus d’en finir&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudra bien que ça dure&lt;br /&gt;Ce temps des oripeaux en salissures&lt;br /&gt;Faudra-t-il nettoyer ces restes funestes&lt;br /&gt;De ce banquet aux délices indigestes ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qu’araignée m’a murmuré&lt;br /&gt;Un soir de pleine lune aux suavités emmurées&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Thu, 13 Nov 2008 19:04:10 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Et plus si affinités</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2902882</link>
            <description> Tout avait commencé par cette petite annonce :&lt;br /&gt;« Moi jeune femme et toi … et plus si affinités » suivie d’un numéro de portable 06 …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’étais installé à la terrasse d’un café au bord de la Méditerranée. Je lisais distraitement le journal tout en regardant les passants déambuler sur la promenade du front de mer. En cette fin du mois d’octobre, les quelques rares passants étaient des personnes plutôt âgées coulant une paisible retraite dans la douceur méridionale. Du haut de ma trentaine, j’avais même l’impression qu’ils me dévisageaient comme s’ils me reprochaient d’être là à ne rien faire au lieu d’être au boulot pour payer leur retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je  n’avais pas fait exprès de me retrouver en même temps seul et au chômage. Ma femme était partie il y avait trois mois et presque en même temps, l’entreprise parisienne où je travaillais depuis ma sortie des études m’avait licencié sous prétexte de problèmes économiques. Heureusement,  j’avais un bon ami. Il eut pitié de ma situation difficile et me proposa  séjourner dans sa villa de la Côte varoise. « Le temps de refaire surface » m’avait-il dit, J’avais apporté mon ordinateur portable et m’étais lancé dans une recherche intensive d’un nouveau job. CV, lettres de motivations envoyées tous azimuts. Mon rituel était bien précis. L’après midi je préparais les lettres que je portais à la poste le lendemain matin. Ensuite je m’offrais cette petite pose café-journal sur cette terrasse sur laquelle je me laissais aller, pendant une petite heure, à l’observation de mes semblables. Et il avait fallu que je tombe sur cette annonce ….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l’état de vacance où je me trouvais, il n ‘était guère étonnant que son contenu énigmatique attire mon attention et que ma curiosité me pousse à  composer le numéro sur mon portable. Je réfléchis un moment à l’accroche que j’allais bien pouvoir mettre en œuvre pour attirer l’attention de la dame.. Habitué à me vendre dans toutes les lettres de motivation que j’écrivais, je savais l’importance de ce premier contact. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je décidais de dire que des affinités je n’en manquais pas. Oui je sais, ce n’est pas génial mais j’avais beau tourner et retourner le texte dans ce brain-storming perso autant qu’improvisé, rien de transcendant n’en sortait. J’eus brusquement des doutes sur mes capacités de créativité, moi le publicitaire qui pouvait inventer sans cesse des slogans géniaux. (enfin je le croyais). Je fus envahi d’un sacré doute existentiel sur mes aptitudes à rebondir et à trouver un nouvel emploi. Je chassai ces idées noires et composai le numéro.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Allo » dit une voix féminine. Aussitôt, j’énonçais la phrase géniale que j’avais longuement mûrie.&lt;br /&gt;« Demain matin, sur le parking derrière le super-marché de Cavalaire, à côté du panneau publicitaire à 8h » et mon interlocutrice coupa la communication. Pas le temps de demander des précisions. Mais  en réfléchissant, je me dis que sur ce parking à 8h demain matin, il ne devrait pas y avoir beaucoup de monde et qu’elle aurait donc vite fait de me repérer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée s’écoula bizarrement, je ne pouvais pas m’empêcher de penser et de repenser à la voix que j’avais entendue. Une voix très assurée, bien timbrée mais douce en même temps. Au lieu de m’attacher à rédiger mes lettres de motivation, je passai mon temps à imaginer le physique qui allait avec cette voix envoûtante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’ai toujours eu horreur d’être en retard. Le lendemain matin, il était 7h30 quand j’arrivai sur le parking. Il ne me fallu pas longtemps pour trouver le panneau en question. Le super-marché n’était pas très grand, le parking était désert, comme je l’avais supposé. J’avais donc une demie heure à attendre la belle si elle ne me posait pas un lapin. J’avais envisagé cette hypothèse assez probable et décidé de l’attendre jusqu’à 9h. Ensuite je me proposais d’aller à la poste envoyer les quelques malheureuses lettres que j’avais réussi à écrire la veille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 8h pile, je sortis de ma voiture pour observer les lieux. A part quelques camions de livraison qui en brisaient la solitude, l’espace était désert. Je jetai  un coup d’œil aux alentours ; je sentais qu’elle était là quelque part, elle épiait.  Mais après tout, j’étais là pour m’amuser, pour sortir un peu de ma routine habituelle, alors, que m’importait qu’elle me trouve à son goût ou pas ? Je devais me  concentrer sur l’aspect ludique de l’expérience, je pense que c’était aussi son état d’esprit. Ce jeu du chat et de la souris n’était pas pour me déplaire. &lt;br /&gt;J’entrepris donc à scruter ce parking et à découvrir quel serait le poste d’observation idéal pour voir et ne pas être vu, en m’attachant à tous les détails. &lt;br /&gt;Il y avait bien dix minutes que j’observais, sans trop de résultats que sa voix me fit sursauter :&lt;br /&gt;-       Je ne vous dirai pas où j’étais, je préfère garder mes secrets …&lt;br /&gt;-       Dommage !, On fait quoi maintenant ?&lt;br /&gt;Suivez-moi, je vous offre un café chez moi, il est temps qu’on fasse connaissance et que vous me montriez vos …  affinités  Je suis garée pas loin, attendez-moi ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle disparut comme elle était arrivée. Une femme souriante, sublime, comme on n’oserait pas en rêver. Je me demandai brusquement si, justement, je ne rêvai pas. Mais dans un rêve, peut-on entendre aussi nettement un coup de klaxon ? Je remontai précipitamment dans ma voiture et me collai derrière son Audi blanche. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On roula un quart d’heure. A un moment, elle obliqua à droite et parcourut se gara sur un petit parking au bord de la route. Puis on continua à pied dans un lacis de petites rues qui descendaient vers la mer.  Elle s’arrêta devant une porte de garage, je compris que nous étions arrivés. Je trouvai très bizarre qu’elle se soit arrêté au bord de la route et n’ait pas continué en voiture jusque là, mais je ne dis rien. Elle entra dans une magnifique villa dont la terrasse dominait merveilleusement la mer. C’était étrange,  la porte n’était pas fermée à clé, je lui en fis la remarque :&lt;br /&gt;-       Je ne ferme jamais la porte, de toute façon, j’ai toujours perdu mes clés. Ne vous inquiétez pas, je n’ai jamais été cambriolée, la maison est gardé électroniquement et des voleurs n’iraient pas bien loin s’ils s’avisaient de vouloir tout rafler ici.&lt;br /&gt;Je fus que moyennement convaincu par cette explication. On s’installa dans des fauteuils.&lt;br /&gt;-       Thé ou café ?&lt;br /&gt;-       Café oui merci &lt;br /&gt;-       Tu as raison, moi aussi j’en prends un bien serré pour me réveiller le matin, j’ai beaucoup de mal à émerger.&lt;br /&gt;-       Alors pourquoi un rendez vous à 8h du mat ?&lt;br /&gt;-       Les bonnes choses demandent souvent un sacrifice.&lt;br /&gt;Je ne préférai pas répondre, la laissant aller préparer le café. Pendant ce temps je fis un tour du salon. L’ameublement était aussi cossu que la maison. Je me demandai quelles pouvaient être ses ressources pour vivre dans un tel confort matériel à son âge. &lt;br /&gt;Entre deux gorgées de café, j’attaquai bille en tête :&lt;br /&gt;-       Tu vas me dire un peu à quoi on joue ici ?&lt;br /&gt;-       Tu as parfaitement bien compris, tu es ici pour jouer. C’est moi qui connaît les règles, ou plutôt, c’est moi qui décide des règles au fur et à mesure du jeu …&lt;br /&gt;-       Elles sont où les caméras ?&lt;br /&gt;Ma remarque la fit éclater de rire. Son rire était tout ce qu’il y a de plus craquant. Je la regardais avec tant d’insistance qu’elle me fit brusquement atterrir.&lt;br /&gt;-       Ca va pas ?&lt;br /&gt;-       C’est vous qui me troublez.&lt;br /&gt;La voilà qui rit à nouveau et qui me perturbe encore plus !&lt;br /&gt;-       C’est mon jeu qui t’inquiète ?&lt;br /&gt;-       Oui, euh … non, pas du tout.&lt;br /&gt;-       Je te dois quand même une petite explication. Bon alors si tu veux, pour résumer,  le but du jeu est de tenir le plus longtemps possible avant que je te dise … mais au  fait on ne s’est pas présentés. Moi c’est Pénélope.&lt;br /&gt;-        Wouah !, Pénélope, je veux bien jouer ton Achille. Moi c’est Patrice.&lt;br /&gt; laisse tomber Achille, plutôt on le laisse là-bas dans ses îles. Toi tu fais parti des multiples prétendants. A un moment de la journée je te dirai «  Patrice, je suis enchantée de t’avoir connu » et je te serrerai la main et tu partiras. Ca voudra dire que soit tu commençais à m’ennuyer, soit tu as fait une gaffe. Voilà c’est tout. Il y a dans la journée un certain nombres de passages obligés où tu dois adopter l’attitude qui va me plaire. Voilà, avec en plus l’interdiction de toute gaffe rédhibitoires.. Jusqu’à présent j’avoue que tu t’en es pas trop mal sorti, mais on n’est qu’au début de la journée.&lt;br /&gt;-       Mais comment, le jeu vient juste de commencer ?&lt;br /&gt;-       Détrompe toi, il a commencé hier matin quand tu m’as téléphoné de la terrasse où tu prenais ton café.&lt;br /&gt; -       ?? &lt;br /&gt;-       Mon air ébahie la fit éclater de rire.&lt;br /&gt;-       Et puis, enchaîna-t-elle la voix. Si tu savais combien de prétendants j’ai éliminé dès cette première étape ?&lt;br /&gt;-       C’est quoi le record de durée, que je dois battre ?&lt;br /&gt;-       Je ne réponds pas à ta question si tu veux bien.&lt;br /&gt;-      Je ne veux rien de particulier. La suite ? Je suppose que tu as compris que je savais que tu m’observais sur le parking.&lt;br /&gt;-       J’ai vu que tu avais déjà compris pas mal de choses sur ce parking. Ton petit jeu m’a amusée, c’est pourquoi tu as réussi le troisième test.&lt;br /&gt;-       Le troisième ? J’en étais au deuxième.&lt;br /&gt;-       L’apparence physique, bien sûr, je ne vais pas passer la journée avec quelqu’un qui me déplaît quand même ! Bon donc le troisième c’est le comportement pendant le quart d’heure d’attente que j’impose à mes chevaliers servants.&lt;br /&gt;-       Je suppose qu’en ce moment je passe le quatrième test.&lt;br /&gt;-       Bon on oublie tout ça, là tu deviens lourd. Je te signale que j’accorde une vie sur ce jeu, tu viens de la perdre avec cette remarque, tu n’as plus droit à l’erreur maintenant.&lt;br /&gt;-       Bigre ! Très bon ton café Pénélope, tu es très perspicace, même pour savoir comment j’aime le café.&lt;br /&gt;-        Ne me flatte pas trop quand même, c’est un conseil gratuit, en tout cas, merci quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je commençais à réfléchir, un peu trop d’ailleurs. Je me dis que si je commençais à faire attention à tous mes faits, gestes et paroles, c’était le meilleur moyen de me faire disqualifier sur le champ.&lt;br /&gt;-        Je te vois réfléchir, je te sens troublé …&lt;br /&gt;-        On le serait à moins, dans la compagnie d’une femme aussi charmante…&lt;br /&gt;-        Bon je suppose qu’il va falloir prendre des initiatives, on va pas rester toute la journée sur ces fauteuils à  siroter des cafés , trop de café c’est pas bon pour le cœur.&lt;br /&gt;-       Qu’est ce qu’il a ce petit cœur ? Il est robuste, il est tout jeune !&lt;br /&gt;Encore un éclat de rire. Je n’arrivais pas à savoir si j’étais vraiment devenu si spirituel ou si ses rires relevaient d’un tic. Je me lançai, après tout qu’est ce que je risquais ? :&lt;br /&gt;-       Alors je vais te dire ce que j’ai envie de faire ce matin. Il fait très beau, j’aimerais qu’on aille marcher sur le sentier côtier et qu’on se baigne dans la petite crique du côté du cap Lardier.&lt;br /&gt;-       Bingo ça marche ! On va prendre des serviettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dis que j’avais franchi avec succès une nouvelle étape. Et comme je me faisais cette remarque, elle me regarda et comprit. Elle me fit un petit clin d’œil avec son sourire toujours aussi séduisant.&lt;br /&gt;Elle monta dans ma voiture. On roula quelques kilomètres avant de se garer sur la plage de Gigaro. Elle m’avait donné un petit sac à dos pour ranger les serviettes. Nous partîmes sur le petit sentier un peu escarpé qui longe la mer. C’était un délice de marcher avec elle, il y a une heure je ne la connaissais pas et là nous partagions une formidable complicité. On riait comme des fous, on s’amusait à se poursuivre, s’attraper. Je n’ai pas vu le chemin passer, nous étions déjà arrivés à la petite crique où j’avais prévu qu’on se baigne..&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous assîmes sur la plage à contempler la mer, sans rien dire. Je pense que nous étions totalement en phase pour partager ce moment enchanteur. La lumière était très douce, une chaleur, étonnante pour un mois d’octobre, nous enveloppait. On ne se disait rien mais on communiquait parfaitement sur le bonheur d’être là, de partager cet instant, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis elle se leva, il était temps de se tremper. Elle se déshabilla et en un instant fut dans l’eau. Moi qui ai beaucoup de mal à entrer dans l’eau froide, je souffris le martyr en me jetant dans l’eau, ce que je déteste faire d’habitude. La fraîcheur de l’eau me saisit, je dus me lancer dans un crawl effréné pour me réchauffer. Elle accéléra un peu et me laissa sur place, son style était bien supérieur au mien. &lt;br /&gt;-       Tu as fait de la natation en compétition ? lui demandai-je tout essoufflé essayant sans succès de la rejoindre.&lt;br /&gt;-       Un petit peu quand j’étais jeune dit-elle avec une feinte naïveté &lt;br /&gt;Et elle accéléra pour me laisser sur place. Elle m’attendit ensuite un peu plus loin. Elle s’affirmait ainsi la maîtresse de cérémonie, prenant un malin plaisir à être supérieure dans tous les domaines : intellectuel aussi bien que physique. &lt;br /&gt;Nous regagnâmes la plage côte à côte dans une brasse tranquille. Sur la plage, enroulée dans sa serviette, elle me demanda de la sécher. Je lui frictionnai énergiquement le dos. Mais ça ne lui suffit pas :&lt;br /&gt;-	Partout, … il faut me sécher partout !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me dis que peut-être j’avais une deuxième vie dans ce jeu, car là j’aurais dû normalement être éliminé. J’entrepris donc de frotter à travers la serviette tous les endroits de son corps y compris les plus intimes. Et puis c’est elle qui s’y colla. Nous commencions à atteindre un niveau d’excitation qui, je le pensais allait nous conduire à faire l’amour sur la plage. Le moment était propice en cet endroit désert, dans cette lumière du matin. Et pourtant, tout à coup elle se détourna et partit se rhabiller. Devant mon air piteux elle me dit, avec son grand rire :&lt;br /&gt;-	N’oublie pas que c’est moi qui décide. C’est moi qui fixe les règles du jeu, l’aurais-tu oublié ?&lt;br /&gt;Non, je n’avais pas oublié, je me consolais en me disant que j’aurais pu être éliminé par ma dernière gaffe et que le « jeu » continuait après tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous repartîmes vers ma voiture. Le trajet de retour fut très doux. A un moment, je lui pris la taille, elle se laissa faire. Je lui fis un bisou sur la joue, elle cala sa tête sur le creux de mon épaule. Nous nous arrêtâmes un moment à contempler la mer. Et puis tout à coup elle se détacha de moi et partit en courant. Elle riait : &lt;br /&gt;-	Tu ne pourras pas me suivre … la la lère !&lt;br /&gt;Et elle disparut. J’ai eu beau démarrer comme un fou, je ne la retrouvai plus. Je passai par tous les états possibles, puis je me calmai. Je me dis qu’elle voulait me donner une leçon. J’étais dans un jeu, je ne devais jamais l’oublier, le petit geste tendre que j’avais eu n’était qu’une réaction attendue, pas un vrai moment de tendresse. Je devais oublier tout ce que je connaissais jusque-là sur les étapes de la séduction, c’était assez compliqué, trop pour moi sans doute. Je comprenais quand même que ses réactions qui n’étaient là que pour me tester et rien d’autre, c’était dur mais c’était le jeu que j’avais accepté de jouer avec elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand j’arrivai à la voiture, elle m’y attendait, appuyée au capot, avec son grand sourire. Ses cheveux blonds prenaient la lumière dans le contre jour du matin, elle était magnifique !&lt;br /&gt;-	Je propose qu’on aille manger un petit morceau à Cavalaire me dit-elle.&lt;br /&gt;-	Tiens, c’est toi qui prend les initiatives maintenant ? &lt;br /&gt;-	Et pourquoi pas ?&lt;br /&gt;-	Oui, après tout pourquoi pas. Tu sais où tu veux aller ?&lt;br /&gt;-	Roule, je te guiderai quand nous serons arrivés.&lt;br /&gt;Avec ses indications nous arrivâmes sur le port. Nous nous achetâmes deux sandwiches et elle m’entraîna dans la boutique d’un loueur de bateau.&lt;br /&gt;-	J’ai toujours aimé faire du bateau, me dit-elle, je suppose que tu sais manier un voilier ?&lt;br /&gt;-	Ca va je me débrouille, fis-je d’un ton que je voulais modeste mais qui faisait exactement l’effet inverse.&lt;br /&gt; Je m’en rendis compte, j’eu l’impression de rougir. Elle me vit et éclata de rire.&lt;br /&gt;-	Alors on y va !  lança-t-elle.&lt;br /&gt;Il y avait une bonne brise dans la baie. &lt;br /&gt;-	Cap sur l’île du Levant, dis-je.&lt;br /&gt;-	Voilà une initiative qu’elle est bonne répondit-elle.&lt;br /&gt;-	J’en ai plein mon sac depuis que je suis passé au syndicat éponyme. C’est comme les affinités !&lt;br /&gt;-	Méfie-toi pourtant. Dans la situation où on est, il me suffirait de dire « bon alors Patrice, enchanté et cætera » et tu rentres à la nage. Je te signale qu’on est un peu loin du rivage !&lt;br /&gt;Nous mouillâmes dans une petite crique de l’Ile du Levant, qu’elle avait l’air de bien connaître, mieux que moi en tout cas qui n’avais jamais navigué dans ce coin. On s’assit sur la plage pour manger nos sandwiches. Je me demandais comment on allait occuper l’après midi. Fallait-il que je propose une activité ? Mais là je ne voyais pas trop quoi inventer. On avait nagé, on avait fait de la marche à pied ce matin, alors que trouver dans cette île où je mettais les pieds pour la première fois ? Je me faisais tout un tas de scénarios catastrophe. C’était là qu’elle mettait fin au jeu et repartait toute seule sur le bateau. La perspective de me débrouiller pour rentrer sur le continent ne me réjouissait pas plus que ça, je dois dire. Heureusement elle prit l’initiative.&lt;br /&gt;-	Viens, je veux te monter quelque chose.&lt;br /&gt;Elle me prit la main et m’entraîna vers le centre de l’île. Le chemin n’était pas très praticable, les ronces nous accrochaient constamment.&lt;br /&gt;-	J’espère que ce que tu veux me faire voir vaut le coup dis-je. &lt;br /&gt;Me rendant compte aussitôt énoncé, que ce genre de remarque était ce qu’il fallait dire pour qu’elle me fasse sur le champ jouer les Robinson ! Heureusement elle fit semblant de ne pas avoir entendu. Je me dis que quand même elle n’était pas très rigoureuse avec les règles qu’elle avait édictées. Mais après tout, n’avait-elle pas dit que ces règles pouvaient évoluer au fil de son bon plaisir ? Après dix minutes de marche un peu éprouvante, nous arrivâmes dans une petite chapelle. Elle me conduisit l’intérieur. &lt;br /&gt;-	Tu es croyante ? lui demandai-je ?&lt;br /&gt;-	Non, pas au sens catholique, apostolique et romain mais dans cette petite chapelle je ne peux pas m’empêcher de ressentir le plus grand trouble, quelque chose de l’ordre du cosmique. C’est pour voir si tu ressentais cette perception particulière que je t’ai emmené ici. Assied-toi, et laisse-toi envahir pas le charme de ce lieu.&lt;br /&gt;Elle s’assit à côté de moi. Elle attira ma tête sur son épaule.&lt;br /&gt;-	Ferme les yeux, maintenant, tu vas sentir quelque chose de fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un long moment, il ne se passa rien. Je me disais que cette situation faisait encore partie du jeu.  Fallait-il être sincère et dire que je n’avais rien ressenti ou alors faire semblant que quelque chose d’extraordinaire m’était arrivé. Et puis je m’endormis. Peut-être une micro seconde, peut-être un quart d’heure, je ne sais pas, je n’ai pas voulu lui demander. Tout ce que je sais c’est qu’au réveil, je n’étais plus moi-même. Je ressentais une chaleur étonnante, et puis je me sentais serein, en communication avec toutes les forces de la nature, j’avais l’impression que tous les mystères de la vie, j’en avais la clé. Cette impression dura très peu de temps, je retombais ensuite dans mon état habituel avec la certitude d’avoir fait une expérience qui allait me marquer tout le reste de ma vie. Je la regardai, muet, elle me souriait, elle ressemblait à une madone des tableaux de la Renaissance.&lt;br /&gt;Nous revînmes au bateau sans dire un mot. J’avais l’impression que les ronces s’écartaient sur notre passage, je finissais par me demander si mon état mental n’était pas devenu préoccupant.&lt;br /&gt;Et puis on repartit. Le vent s’était calmé, nous avancions faible allure. J’étais à la barre, elle s’était calée contre moi et s’était endormie. Ce moment était délicieux &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivés sur le port, le jeu reprit après cette pause :&lt;br /&gt;-	On fait quoi maintenant ? me demanda-t-elle&lt;br /&gt;-	Peut-être rien, tout va dépendre de ma réponse, je suppose. Alors, je ne vais pas faire dans l’original. On va dire qu’on va aller dîner quelque part, ensuite …. &lt;br /&gt;Je marquai un arrêt. &lt;br /&gt;-	Pourquoi pas aller danser ? Et ensuite j’imagine que tu m’inviteras à boire un dernier verre.&lt;br /&gt;-	C’est un peu classique, non ?&lt;br /&gt;-	Oui sans doute, mais bon, je n’ai pas envie d’être très novateur. La situation dans laquelle on se trouve est assez hors norme.&lt;br /&gt;-	Pas mal !. Et pour le dîner, tu me proposes quoi ?&lt;br /&gt;-	Là je ne sais pas. Je ne connais pas assez la région, je te laisse choisir.&lt;br /&gt;-	Mais si tu connais. Réfléchis…&lt;br /&gt;-	J’ai compris. Là où je prends mon café tous les matins.&lt;br /&gt;-	Tu vois bien quand tu veux ! Il faut tout te dire.&lt;br /&gt;-	 A part consommer des cafés, je n’ai jamais mangé chez eux.&lt;br /&gt;-	Alors il faut bien un début. On y va ?&lt;br /&gt;Et voilà. C’est tout elle ça. Pas compliquée, je l’adore ! &lt;br /&gt;Pendant le repas, une question me brûlait les lèvres, mais je tournais autour du pot. J’avais toujours l’angoisse de me faire débarquer brutalement bien que ce sentiment commençait à s’atténuer. &lt;br /&gt;-	Si tu veux pas me répondre, tu n’es pas obligée …&lt;br /&gt;-	Oh là ! Patrice deviendrait-il prudent ? Attends que je devine.&lt;br /&gt;Elle réfléchit longuement. La serveuse vint débarrasser. Je me disais, ça y est, c’est terminé, et puis elle continua.&lt;br /&gt;-	Tu veux savoir comment j’ai fait pour t’observer alors que tu n’avais pas encore répondu à mon annonce.&lt;br /&gt;J’opinais sans rien dire.&lt;br /&gt;-	C’est mon secret, je ne vais pas tout t’expliquer non plus ! Sache que je ne veux pas prendre de risque. Tu comprends bien que si je me basais sur le hasard pour faire ce genre de rencontre, je perdrais mon temps avec des gars pas très intéressants. Le déchet serait beaucoup trop important. Alors je choisis. Voilà ! Je t’avais … sélectionné.&lt;br /&gt;-	Mais j’aurais pu ne pas téléphoner ?&lt;br /&gt;-	C’était une possibilité en effet. Mais la probabilité était assez faible, ça valait le coup d’essayer.&lt;br /&gt;-	Je ne parviens pas à comprendre.&lt;br /&gt;-	On ne peut pas tout comprendre, c’est tout, il faut que tu l’admettes. En tout cas, je te félicite d’être arrivé jusqu’à ce moment du jeu. Bon, on continue à jouer tu veux bien ?&lt;br /&gt;Elle me regarda avec son air ingénu. Je souris un peu bêtement.&lt;br /&gt; - Tu prends quoi comme dessert. ? Tiens , je vais prendre la même chose que toi. Si je n’aime pas …. &lt;br /&gt;Et elle éclata de rire. Il y avait longtemps. Je me mis à rire moi aussi. Je me réjouissais de notre complicité, j’étais content, la suite serait plus facile. J’avais décidé de ne plus être sur mes gardes. Arriverait ce qui arriverait. Je savais que je lui plaisais et qu’il aurait aussi difficile pour elle comme pour moi d’arrêter comme ça, brutalement. Nous étions presque sur le même pied d’égalité.&lt;br /&gt;-	Profiteroles aux chocolat dit elle. Décidément tu ne fais vraiment pas dans l’originalité ce soir. Mais j’en raffole ! un bon point décidément !&lt;br /&gt;Après le repas, on alla danser. Elle m’emmena dans une boîte qu’elle avait l’air de bien connaître. On passa un merveilleux moment, nos deux corps évoluaient en parfaite harmonie.. Là encore je trouvais qu’on formait un couple bien assorti. Je m’enhardis à lui en faire la remarque.&lt;br /&gt;-	Puisque tu le dis. On était faits pour se rencontrer, n’est-ce pas, mais tout le mérite m’en revient ? Non ? Bon, il se fait tard, que dirais-tu d’un dernier verre ?&lt;br /&gt;Nous partîmes chez elle. Je m’assis sur le canapé. Elle s’éclipsa et revint avec des coupes et une bouteille de Don Pérignon qu’elle me tendit pour que je l’ouvre.&lt;br /&gt;-	A nos amours, donc ! me dit elle. &lt;br /&gt;Et puis on s’embrassa fougueusement, et puis on fit l’amour et puis on revint boire du champagne, et puis , et puis …Un tourbillon !&lt;br /&gt;Ce fut mon téléphone qui me réveilla. C’est elle qui m’appelait, mais … rien au bout du fil. J’allumais. Il était 6 heures du matin. Sur la table de nuit, il y avait un petit mot et une lettre. Le petit mot disait :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Patrice&lt;br /&gt;Je crois que tu ferais bien de déguerpir en vitesse. J’ai squatté cette villa et tu ne vas pas tarder à être embarqué par les flics. J’ai fait attention en la choisissant de prendre le minimum de risques mais on ne sait jamais. Pour la lettre, ne la lis pas tout de suite. Qu’en penses-tu de demain matin vers 10 heures à ta terrasse de ton café ?&lt;br /&gt;Bises&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me hâtai à partir. Je compris brusquement les raisons du stationnement loin d’ici, la porte ouverte... En plus, je savais inconsciemment tout ça. On est bête quand même quand on ne veut pas voir la réalité. Je revins chez moi pour faire un brin de toilette et j’attendis avec impatience l’heure de la lecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m’installai à ma table habituelle. C’est fou ce qu’on peut prendre très vite des habitudes. La serveuse m’apporta mon café sans que j’ai eu besoin de le commander. A 10h précise, j’ouvris la lettre.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Mon cher Patrice&lt;br /&gt;Il est clair  que si je t’annonce que tu as gagné brillamment le jeu tu n’en seras pas autrement étonné. Mais ce n’est pas un jeu vidéo. Tu ne peux pas rejouer. Mais de toute façon, un jeu ne présente plus aucun intérêt une fois qu’on la mené à son terme.&lt;br /&gt;J’ai le regret de te dire que tu ne me reverras plus. Même si  moi je te vois encore un peu pendant la lecture de cette lettre, j’ai un petit avantage sur toi. Mon privilège d’organisatrice, il en faut bien un. &lt;br /&gt;Tu sais que je suis la femme de ta vie, toi tu es bien l’homme de ma vie, mais ça n’a plus d’importance. J’ai une famille, je ne veux pas en changer. Je m’accorde de temps en temps un moment comme celui que tu as vécu. Mais jamais je n’avais rencontré quelqu’un comme toi. Le jeu s’était toujours arrêté dans la journée. Une seule fois, un autre est parvenu  jusqu’au « Don Pérignon ». Je l’ai largué à ce moment-là. Je me suis aperçu qu’il n’aimait pas le champagne … rires … ( désolée, je sais que tu aimes m’entendre rire, mais tu n’auras pas de mal à m’entendre dans ta tête). &lt;br /&gt;Le jeu s’arrêtera là également  pour moi. Je crois que je me suis fait piéger, mais je connaissais les enjeux.&lt;br /&gt;Maintenant, Patrice, tourne- toi vers la mer, et fais moi un coucou. &lt;br /&gt;Bisous, adieu.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me levai, et adressai à la mer un petit signe de la main. Et je la vis fugacement, au loin sur le front de mer, qui répondait à mon geste. Et puis elle disparut. Je savais qu’il était inutile que je cours la rejoindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me rassis. Mon téléphone fit entendre le signal de réception d’un SMS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Patrice, je suis enchantée&lt;br /&gt;de t’avoir connu &lt;br /&gt;Game over »</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sat, 08 Nov 2008 21:49:26 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Un histoire édifiante</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2635487</link>
            <description>&lt;img src=&quot;http://fr.netlogstatic.com/p/oo/021/454/21454977.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était une fois, en Ardèche un producteur de fromage de chèvres. Sa chèvrerie était un peu à l'écart de la route qui monte au col de l'Escrinet. Pour vendre ses fromages, il avait installé un panneau sur la route du col, mais aucun touriste ne venait acheter ses fromages et il commençait à se désespérer. Un ami lui dit que son panneau manquait d'originalité et qu'il était la cause de cette désaffection. Le chevrier eu l'idée de fabriquer de fabriquer une chèvre porte enseigne avec des matériaux de récupération. Il installa son oeuvre à la place du minable panneau. Cette installation fonctionna immédiatement, de nombreux visiteurs s'arrêtèrent pour acheter du fromage, jusqu'au jour où des touristes hollandais lui rendirent visite. Un quiproquo linguistique s'installa rapidement car les bataves ne connaissaient pas notre langue. Après moultes palabres, notre ami s'aperçut que ses visiteurs ne voulaient pas de fromage. Puis au bout d'un moment assez long, il finit par comprendre que c'était sa statue qui intéressait les Hollandais. Il finit par accepter en se disant qu'ayant été capable de la fabriquer, il pourrait sans problème en faire une autre à l'identique. Il eut rapidement un autre acheteur pour son nouvel porte drapeau. Ses statues se vendaient si bien qu'il devait partager ses journées entre production du fromage et fabrication des oeuvres d'art. Comme cet emploi du temps devenait trop lour, il a décidé de se consacrer à plein temps à son travail d'artiste, puisqu'il avait toujours été un vrai artiste il avait obtenu un deug d'art plastique étant jeune.&lt;br /&gt;Il a eu beaucoup de commandes ensuite : la ville de Vals les bains, Antraigues (une femme assise sur un mur sur la place du village : une merveille de sensualité dans cette oeuvre de ferraille)&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://fr.netlogstatic.com/p/oo/021/560/21560142.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;Si vous avez l'occasion de passer par le col de l'Escrinet, ne manquez pas d'admirer ses oeuvres.&lt;br /&gt;Un site à visiter en attendant :&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.netlog.com/go/out/url=http%3A%2F%2Fwww.artdeche.com%2Fchipon.htm&quot;target=&quot;_blank&quot; rel=&quot;nofollow&quot;&gt;http://www.artdeche.com/chipon.htm&lt;/a&gt;</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Thu, 14 Aug 2008 14:22:41 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Une liqueur très réussie</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2632099</link>
            <description> &lt;em&gt; Une des spécialités de Luçon, est le Kamok : liqueur au café. Une visiteuse de netlog s'étonnait que je n'en parle pas. Je vais aujourd'hui réparer cet oubli. Je vais publier ici, en exclusivité un manuscrit inédit et resté secret (le dernier chapitre du fameux &amp;quot;Voyage au centre de la terre)  de Jules Verne qui raconte l'histoire ce cette célèbre liqueur &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce jour du 30 octobre 1865 marquera comme l’un des plus funestes de mon existence. Il eût mieux valu que je restasse dans mon lit et que je fisse la sourde oreille quand mon oncle, le célèbre professeur Otto Lindenbrock m’apostropha, dans un état d’excitation que je lui avais rarement connu:&lt;br /&gt;-	Axel, vite, prépare-toi, nous partons aujourd’hui à Luçon.&lt;br /&gt;-	Qu’allons nous faire là-bas mon oncle ? Je ne sais même pas où est située cette ville.&lt;br /&gt;-	Je t’expliquerai quand on sera dans le train. Il te reste une demi-heure pour préparer tes affaires, le train n’attendra pas.&lt;br /&gt;A peine avais-je eu le temps de dire au revoir à ma chère Graüben, aussi interloquée que moi par ce départ précipité, que nous étions dans le fiacre qui nous emmenait à la gare de Hambourg. Si mes bagages n’étaient constitués en tout et pour tout que d’une petite valise, je constatai que mon oncle se déplaçait avec une quantité impressionnante de malles. Tout cela était bien étrange et je n’étais pas de très bonne humeur. Mon oncle, lui, était toujours aussi impatient, il regardait sa montre très souvent comme s’il avait la hantise de rater le train. Plusieurs fois il interpella le cocher pour lui dire d’accélérer. Il n’était pas question dans cette situation que j’en apprenne davantage sur les mystères de ce départ.&lt;br /&gt;-	Tu te rends compte Axel, me dit mon oncle, quand nous fûmes installés dans le compartiment, nous allons être parmi les premiers voyageurs de la ligne Nantes-Luçon.&lt;br /&gt;C’était bien mon oncle de s’enthousiasmer ainsi sur l’arrivée du train à Luçon alors que je ne savais même pas où cela pouvait bien être, ni ce que nous allions y faire.&lt;br /&gt;-	Allez-vous enfin m’expliquer pourquoi nous partons là-bas?&lt;br /&gt;-	Nous allons avoir tout le temps pour cela, mais je dois aller vérifier que les malles sont bien installées dans le wagon à bagages.&lt;br /&gt;Mon oncle disparut à la recherche du contrôleur. Je commençais vraiment à perdre patience. J’aurais cru qu’après notre expédition au centre de la Terre, mon oncle, tout auréolé de son prestige international, s’assagirait un peu. L’année qui suivit notre retour fut consacrée à des voyages dans tous les coins du monde pour donner des conférences dans toutes les sociétés savantes que la terre pouvait porter. Naturellement il m’emmenait toujours, et il n’était pas question que je refuse. Puis il est parti deux mois, seul. Il ne m’a pas dit où et il est rentré sans aucune explication. Je profitais de ces deux mois pour apprécier une vie tranquille à la maison avec ma chère Graüben avec laquelle je venais de me marier. Et voilà que les folies recommençaient. J’aimais bien mon oncle mais tous les mystères dont il entourait son comportement commençaient à m’exaspérer.&lt;br /&gt;Mon oncle refit son apparition dans le compartiment, enfin rassuré sur l’embarquement de ses bagages. Le train partit à l’heure au grand plaisir du professeur qui commença à me vanter la ponctualité des trains allemands. Il avait hâte de découvrir le fonctionnement des trains français. Je l’arrêtai bien vite et renouvelai mes questions sur ce départ précipité. Alors que le train filait dans la campagne rhénane, mon oncle commença son explication:&lt;br /&gt;-	Tu te rappelles notre expédition au centre de la terre?&lt;br /&gt;-	Comment ne pas me la rappeler ?&lt;br /&gt;-	Si tu m’interromps tout le temps, je ne vais pas y arriver.&lt;br /&gt;Mon oncle était reparti dans ses travers, je ne pouvais plus le supporter quand il retombait dans sa mauvaise humeur.&lt;br /&gt;-	Je vous écoute.&lt;br /&gt;-	Tu te rappelles la forêt des champignons au bord de cette grande mer souterraine? Je ne t’en ai rien dit à ce moment-là, tu étais tellement émerveillé par le paysage que tu n’as pas remarqué que je m’intéressais aux spores de ces cryptogames.&lt;br /&gt;-	Vous êtes également botaniste ?&lt;br /&gt;-	Tu me sous-estimes Axel. Tu devrais savoir que toute le science m’intéresse.&lt;br /&gt;Je remarquai que ces spores étaient assez étranges. Elles avaient une odeur extraordinaire, qui ne ressemblait à rien de ce que j’avais pu sentir jusqu-là. Je ne pus me retenir de passer ma langue sur l’une d’elles pour goûter.&lt;br /&gt;-	Vous avez pris des risques considérables, vous n’ignorez pas la toxicité de certaines espèces de champignons terrestres. Au cas où cette expérience aurait mal tourné, aviez-vous pensé à moi et à Hans si vous vous étiez empoisonné?&lt;br /&gt;-	Tu as raison Axel, je fus assez inconscient. N’empêche que je n’ai pas regretté. L’effet de ces spores était assez particulier.&lt;br /&gt;-	Quel effet    hallucinogène ?&lt;br /&gt;-	En quelque sorte, mais je préfère ne pas en parler tout de suite.. Donc de retour à la maison, je me livrais à des expériences sur les spores, mais dans le plus grand secret, tu comprendras quand tu sauras de quoi il s’agit. Les études confirmèrent mes intuitions. Je me décidai donc à me lancer dans une aventure à plus grande échelle. Il fallait que je revienne au bord de cette mer et que je rapporte une quantité suffisante de spores pour passer au stade industriel.&lt;br /&gt;-	C’est donc pour cela que vous vous êtes absenté mystérieusement pendant deux mois.&lt;br /&gt;-	Tu comprendras facilement que l’industrie n’est pas la science. Il fallait que je m’entoure du plus grand secret pour que cette expérience ait une chance de réussir.&lt;br /&gt;-	Mais c’était très risqué ; nous avions failli passer plusieurs fois lors de notre première exploration!&lt;br /&gt;-	C’est vrai, mais j’avais quand même l’avantage d’avoir des repères précis. Mais je te raconterai cette expédition plus tard, ce n’est pas le sujet qui t’intéresse pour le moment.&lt;br /&gt;Pendant cette conversation, je n’avais pas vu passer le temps. Nous étions déjà à bien des lieux de Hambourg. Il était temps de déjeuner. Nous allâmes nous installer au wagon restaurant pour continuer la conversation. J’espérais que mon oncle allait en venir bientôt aux faits car il avait l’air de tourner autour du pot. Il me cachait quelque chose, pourquoi était-il aussi gêné pour en parler. Je n’insistais pas et je relançai seulement la conversation :&lt;br /&gt;-	Pourquoi allons-nous à Luçon ?&lt;br /&gt;-	Tu sais que le secret industriel est fondamental. Je n’avais pas envie que des concurrents me devancent, c’est pourquoi je voulais m’installer dans un endroit discret loin de Hambourg. J’ai pensé àmon ami Hyacinthe Dumaine. C’est un docteur qui habite une charmante maison qui donne sur un superbe parc. Je l’ai rencontré il y a quelques années lors d’un congrès et on avait sympathisé. Il m’a invité dans sa maison et j’avais passé quelques jours très agréables. Je lui ai récemment exposé mon projet et il a aussitôt pensé à son ami Henri Emile Vrignaud un industriel luçonnais&lt;br /&gt;-	Oui mais vous ne m’avez toujours pas dit de quel projet il s’agit, je n’y comprends plus rien : les spores de champignons puis la liqueur, quel est le rapport ?&lt;br /&gt;-	Il s’agit de fabriquer une liqueur qui développerait au maximum les propriétés des spores du centre de la terre.&lt;br /&gt;-	C’est d’un médicament qu’il s’agit ?&lt;br /&gt;-	Tu sais la différence n’est pas grande entre un médicament et un produit apprécié par le public.&lt;br /&gt;-	Je crois que là vous n’allez pas pouvoir tergiverser, il va falloir m’expliquer les propriétés sur lesquelles vous fondez tant d’espoir.&lt;br /&gt;-	Je suis désolé pour toi mon cher neveu, mais il va falloir être patient car le repas est terminé et tu sais que je fais toujours une petite sieste après le déjeuner.&lt;br /&gt;Voilà que mon oncle se dérobait à nouveau. Que pouvait bien être ce secret qu’il s’évertuait à me cacher depuis le début ? Je soupçonnais quelque chose d’un peu honteux car ce n’était pas dans les habitudes de mon oncle de ne pas aller droit au but.&lt;br /&gt;La sieste fut la plus longue que je lui ai vu faire, si bien que Paris n’était pas très loin quand il se réveilla. A la gare de l’Est, il fallut trouver un fiacre et embarquer les bagages. On s’installa à l’hôtel de Bretagne qui faisait face à la gare Montparnasse. Mon oncle devait profiter de son passage à Paris pour rencontrer un collègue géologue. Il me laissa plusieurs heures pendant lesquelles j’en profitais pour visiter Paris. Je dînais seul à l’hôtel, mon oncle rentra assez tard.&lt;br /&gt;Le lendemain, nous partîmes de bonne heure pour Nantes. Mon oncle était assez bougon, il n’avait visiblement pas envie de reprendre notre conversation. Enfin, à midi il se décida à tout me dire lors du déjeuner au buffet de la gare.&lt;br /&gt;- Je te demanderai la plus grande discrétion sur ce que je vais te dire. Les spores ont des vertus, comment dire, aphrodisiaques. Voilà me dit-il en rougissant.&lt;br /&gt;Je n’osais penser qu’il avait testé ce produit sur lui même, je n’eus pas le courage de lui demander de me raconter ses expériences pour ne pas le gêner encore davantage.&lt;br /&gt;- Si j’ai bien compris, nous allons à Luçon pour fabriquer une liqueur à base de ces spores de champignons souterrains?&lt;br /&gt;- Exactement, fit mon oncle, soulagé que je ne lui pose pas de questions embarrassantes.&lt;br /&gt;Il devint alors beaucoup plus disert sur le processus de la fabrication.&lt;br /&gt;- Nous commencerons par torréfier les spores. Par percolation nous élaborerons une infusion.&lt;br /&gt;- Comme on fait du café.&lt;br /&gt;- Exactement. Nous ferons ensuite macérer ce “café” dans de l’alcool.&lt;br /&gt;- Quel alcool?&lt;br /&gt;- J’hésite encore, il faudrait essayer plusieurs recettes. J’ai fait commander par M. Vrignaud du vin charentais que nous distillerons.&lt;br /&gt;-  Ces opérations se dérouleront-elles dans la fabrique de M. Vrignaud?&lt;br /&gt;- Non. Nous ferons ces opérations dans le jardin de mon ami Dumaine dans une vaste salle qu’il a fait creuser. Pour masquer nos activités, la sortie est cachée par une grotte en pierres. Nous travaillerons la nuit pour plus de discrétion. Nos opérations dégageront beaucoup d’arômes qui risqueraient d’alerter la population. Pendant leur sommeil, les habitants ne s’apercevront de rien surtout que les Luçonnais ont la réputation d’être des gros dormeurs. On s’éclairera avec les lampes de Ruhmkorff qui ont si bien fonctionné pendant notre descente dans les profondeurs de la terre.&lt;br /&gt;Je ne comprenais pas pourquoi mon oncle s’entourait d’autant de précautions pour fabriquer une simple liqueur, je dois avouer que j’étais bien naïf à l’époque.&lt;br /&gt;Nous repartîmes de Nantes sur la toute nouvelle ligne inaugurée il y avait seulement trois semaines. Jusque-là mon oncle s’était déclaré très satisfait des chemins de fer français, n’ayant rien à redire sur une ponctualité qui n’avait rien à envier à celle de leurs homologues allemands. Mais cette partie du trajet fut plus mouvementé. Notre locomotive choisit Clisson pour tomber en panne. Heureusement on n’était pas très loin de Nantes, et on put nous envoyer une nouvelle motrice. On perdit quand même deux heures. Ensuite, à trois lieux de Montaigu, un troupeau de vaches se retrouva sur le ballast. Notre mécanicien freina à temps pour ne pas percuter les bovins mais on fut bien secoué lors de cet arrêt brutal. On arriva enfin à La Roche-sur-Yon. On apprit alors qu’on ne pourrait pas repartir avant le lendemain matin ; un train de marchandises avait déraillé sur le pont qui enjambe la route des Sables d’Olonne et la voie était obstruée. Nous dûmes prendre notre mal en patience et faire une étape non prévu à l’Hôtel des Voyageurs à La Roche. Mon oncle était furieux de ces retards et fulminait contre la compagnie qui nous transportait, mais je le soupçonnais d’être dans le fond ravi que tous ces incidents le confortassent dans son opinion que les trains allemands étaient les meilleurs au monde.&lt;br /&gt;Hyacinthe Dumaine nous attendait à la gare. Hyacinthe ne parut pas surpris par notre contre-temps, pour lui ces incidents étaient normaux pour une ligne toute récente. Cet homme avait une confiance aveugle dans le progrès technique et il se mit à imaginer des trains électriques à grande vitesse qui relieraient Luçon à Nantes en une demi-heure au vingtième siècle.&lt;br /&gt;Hyacinthe Dumaine était un homme très sympathique et un vrai savant. Je comprenais pourquoi, il s’entendait si bien avec mon oncle. Tous les sujets de nature scientifique étaient l’occasion de discussions passionnées entre eux. Il n’y avait que sur les mérites respectifs des trains allemands et français que leurs opinions divergeaient.&lt;br /&gt;Henri Emile Vrignaud nous rejoignit à l’heure du dîner. Cet industriel fondait de grands espoirs sur la réussite de sa collaboration avec mon oncle et espérait que la nouvelle liqueur qu’ils allaient mettre au point serait promise à un grand avenir. Il discutèrent un moment sur le nom de cette nouveauté. Selon M. Vrignaud, il était très important qu’une entreprise communiquât sur le nom de ses produits. C’était un homme visionnaire dans son domaine et il impressionnait beaucoup mon oncle. Des noms furent proposés dont le Cryptoc qui faisait allusion aux champignons dont la liqueur était issue. J’émis l’avis que ce nom fût trop compliqué pour le grand public. Mais mon avis n’eut pas l’air de beaucoup les intéresser.&lt;br /&gt;Après un excellent dîner, nous nous transportâmes dans la salle souterraine où nous devions faire nos préparatifs. On s’engagea dans une allée bordée d’ifs. Puis nous arrivâmes dans un vaste espace au centre duquel était installé un bassin avec des jets d’eau.&lt;br /&gt;- Ma parole c’est Versailles ici, m’écriai-je !&lt;br /&gt;Ce compliment réjouit beaucoup notre hôte. Nous nous enfonçâmes par un petit chemin qui menait vers une pièce d’eau sur laquelle nageaient des cygnes. Un petit ruisseau venait se déverser dans ce lac en chutant sur un amoncellement de cailloux. En regardant mieux, je vis que cette cascade cachait une grotte. Nous entrâmes à l’intérieur, c’était l’accès secret à la salle souterraine.&lt;br /&gt;Cette salle était impressionnante. Elle disposait d’une machine à torréfier, d’un alambic et de grandes cuves dans lesquelles devait macérer la précieuse liqueur. On apporta les malles contenant les spores que l’on commença à torréfier. M. Vrignaud commandait la manoeuvre. L’alambic était déjà en chauffe et commençait à produire l’alcool.&lt;br /&gt;Les effluves que dégageaient la torréfaction commencèrent à me faire un étrange effet. Je ne me sentais pas très bien quand on alla se coucher le lendemain matin. Je fis des rêves assez perturbants de sorte que quand je me réveillai je commençais à avoir un peu peur de la tournure des événements.&lt;br /&gt;La nuit suivante on moulut les grains torréfiés et on fabriqua le café spécial. On le mit à macérer dans les grandes cuves en cuivre. Cette opération devait durer plusieurs jours.&lt;br /&gt;Arriva le moment où nous devions goûter la liqueur que nous avions produite et qui avait été mise en bouteilles. On se retrouva pour ce grand moment, le soir après dîner, dans la salle souterraine. Je commençais à redouter le pire, et j’étais loin de la réalité.&lt;br /&gt;Notre produit était particulièrement réussi. Trop réussi. Il fit son effet très rapidement. Nous allâmes assouvir le feu qui brûlait nos sens vers le lupanar luçonnais proche de la propriété. C’était une maison de style mauresque du plus bel effet. Mon oncle avait pris quelques bouteilles qu’il fit déguster aux charmantes pensionnaires. Nous menâmes un tel train que les voisins appelèrent les gendarmes qui embarquèrent tout le monde.&lt;br /&gt;Quand les gendarmes s’aperçurent qu’ils avaient à faire à des notables de la ville ils nous firent sortir mais ils ne nous libérèrent pas de la honte et l’opprobre qui s’abattaient sur nous. On décida d’un commun accord que cette invention était trop dangereuse et Henri Emile Vrignaud cacha les bouteilles dans son usine, elles doivent s’y trouver encore. Hyacinthe Dumaine fit boucher le passage qui conduisait à la salle souterraine et s’exila à Nice pour se faire oublier ; il y passa les dernières années de sa vie. Il légua à sa mort sa propriété et les Luçonnais apprécièrent beaucoup le jardin transformé en parc public.&lt;br /&gt;Henri Emile Vrignaud, en industriel avisé, eut l’idée géniale de remplacer le café aux spores de champignon par du café d’arabica. Sa liqueur eut un beau succès. Il reçut grâce à elle des récompenses industrielles aux premières expositions qui eurent lieu en France. Évidemment elle avait perdu ses “vertus” tellement particulières.&lt;br /&gt;Nous rentrâmes à Hambourg. Mon oncle se calma et ne donna plus que quelques conférences. J’avais tellement honte, que ma Graüben me trouva un drôle d’air au retour, mais je restai vague sur nos frasques en terre pictonne. Je ne sais pas si mon oncle avait récupéré quelques bouteilles du Kryptoc, il m’a toujours assuré que non, mais je ne l’ai jamais cru.&lt;br /&gt;Vous comprendrez aisément que Jules Verne se soit arrêté dans le récit de nos aventures au retour du centre de la Terre et qu’il ait passé sous silence notre aventure luçonnaise.</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Wed, 13 Aug 2008 12:54:30 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>La maison des Shetland</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2623013</link>
            <description>La vieille bâtisse découpait l’horizon quand le crépuscule pointait … Laissée à l’abandon peut-être et surtout au fracas incessant des vagues qui grignotaient les contrebas de la falaise. D’aucuns disaient, qu’à la tombée de la nuit, l’on entendait des cris ou bien toutes sortes de musiques inquiétantes … Mais tous étaient bien ignorants … Moi, je savais …  &lt;br /&gt;Je savais la clameur, je me nourrissais du grondement. Ce soir j’avais débarqué avec mes noirs bagages. J’espérais les laisser sur place, afin que la maison les dissolve …&lt;br /&gt;Toutes ces sombres pensées dont ma tête était remplie, je ne peux même pas en parler, j’aurais l’impression d’activer un processus dont je n’étais pas maître. Il me semblait que la moindre étincelle aurait suffi à faire exploser toute cette dynamite qui logeait au fond de mes neurones. &lt;br /&gt;La barque qui m’emmenait dans cette île était ballottée par les vagues. Le trajet, jusque-là, avait été très éprouvant. Ce bout de terre désolé de l’archipel des Shetland ne se laissait pas aborder sans effort. On approchait de la plage où j’allais débarquer et on distinguait à peine le vieux manoir ruiné,  par ce temps sombre et tempétueux. .&lt;br /&gt;Je remerciai mon passeur et je me dirigeai vers la bâtisse. J’avais l’impression de retrouver un ami que je n’avais pas vu depuis longtemps. Je connaissais le rite. Je m’installai sur la terrasse, au dessus de la mer. La pluie qui redoublait me cinglait le visage. J’avalai une gorgée de whisky les yeux fermés.&lt;br /&gt;Je m’enfonçai ensuite dans le bâtiment. Le vacarme de le tempête s’atténua un peu. Les coups de boutoir des vagues devinrent plus sourds. Ils se mirent à ressembler à des battements de cœur. Je connaissais le parcours, les escaliers interminables qui s’enfonçait au centre de l’édifice. Je repérai le mur, la lueur de ma torche balaya les pierres. Je trouvai le mécanisme qui déclencha l’ouverture d’une porte. J’entrai dans la petite pièce si familière. J’étendis mon duvet sur une niche creusée dans le mur. Je m’allongeai, nue sur cette couche et attendis que la maison vienne me prendre…&lt;br /&gt;J’éteignis ma torche, et dans cette obscurité dense, je me laissai aller. C’était la troisième fois que je venais ici, toujours dans des conditions dramatiques. J’avais un peu froid, j’essayais de me concentrer sur les martèlements réguliers qui m’évoquaient maintenant une respiration, comme une présence à mes côtés. Je sentis une douce chaleur m’envahir. Les membres, le ventre, la poitrine, une impression délicieuse. Puis cette présence commença à pénétrer mes pensées. La maison me racontait son histoire, chassant du même coup la mienne. Le départ de Patrice, la mort de maman, mon désespoir me quittaient, laissaient la place à une terrible évocation : des massacres, des incendies, des destructions. Cette histoire n’était pas linéaire mais composée de flashes superposés La maison avait pris mon passé, je me laissais envahir par le sien. Comme si chacun avait le pouvoir de laver les souvenirs de l’autre, de leur enlever leur pouvoir malfaisant.&lt;br /&gt;Je m’endormis un temps indéterminé. Je me réveillai doucement. Je ressentis une grande plénitude. Mes souvenirs étaient là, apaisés. Débarrassés de leur pouvoir de nuisance, ils m’appartenaient, c’était tout.&lt;br /&gt;J’avais su la maison, mais toute son histoire avait quitté mon cerveau. &lt;br /&gt;J’étais apaisée …&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt; il s'agit du texte que j'ai proposé pour un concours : la première phrase est imposée&lt;/em&gt;</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 13:46:13 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>bilan</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2602563</link>
            <description>&lt;em&gt; Les anciens disent avec raison qu'un homme ne doit jamais s'enorgueillir de ce qu'il a fait : puisqu'il l'a fait, c'est qu'il pouvait le faire&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;J'ai trouvé cette citation de Bernard Gorsky,  en exergue d'un livre que je lis en ce moment. Je pensais être d'accord, mais finalement je ne partage pas entièrement ce point de vue.</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Sun, 03 Aug 2008 07:42:45 UT</pubDate>
        </item>
        <item>
            <title>Vacances au bord de la mer</title>
            <link>http://fr.netlog.com/jice85/blog/blogid=2495043</link>
            <description>&lt;em&gt;Il est 20h30, j’ai roulé toute la journée. La femme de chambre m’ouvre la porte de la chambre 12. Il fait nuit en ce mois de janvier, dehors la tempête se renforce. Ma chambre donne sur le port , j’ouvre les volets qu’une bourrasque de vent m’arrache des mains. La marée est basse, les cordages, en tapant sur les mâts, accompagnent les bruits de la mer et du vent dans une symphonie qui m’enchante. Je vais laisser les volets ouverts, pour admirer la nature indignée.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle l’avait rencontré sur internet. Elle s’était inscrite sur le site sur une invitation de son amie Corinne. Au début elle avait un peu pataugé, elle n’était pas très experte avec son ordinateur. Fallait qu’elle fasse comme tout le monde, toutes les copines au boulot lui disaient qu’elle devait s’y mettre. Célibataire à 38 ans, il y avait urgence. Ses enfants avaient grandi, elle n’avait jamais pu rencontrer un autre homme d’une façon sérieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il faudrait que j’essaie d’aller dîner. Je n’ai même pas pris le temps de m’arrêter à midi. Je suis folle, qu’est ce que je fais ici , à 900 km de chez moi ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle voulait par ce acte fou lui prouver qu’elle l’aimait. Aimer, ça veut dire quoi ? Peut-on aimer quelqu’un avec lequel on s’écrit par le biais de msn tous les soirs ? Tous les soirs à lire qu’elle est la plus belle, la plus si, la plus ça. Toutes ces choses que chacun a envie d’entendre il le lui disait. Il lui disait qu’il l’aimait que bientôt ils seraient ensemble. Elle l’a cru, il s’appelle François.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;« Adieu Lucie » qu’il m’a dit et puis plus rien, le néant. Il a tout bloqué, il m’a bloquée, moi qu’il aimait ! Il faut que je lui parle, c’est pas possible, c’est un malentendu, il m’avait dit qu’on serait ensemble et qu’on s’aimerait.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle a mangé une salade, mais elle a du mal à l’avaler, elle se sent mal. Elle a demandé à la serveuse si elle connaissait François. Mais elle n’était là que depuis quelques jours, alors elle a demandé à la patronne. Ce nom ne lui disait rien, il faudrait qu’elle attende le lendemain, pour demander à Armand, le pêcheur. Il connaît tout le monde, lui.&lt;br /&gt;Lucie ne peut pas dormir. Elle s’est installée devant la fenêtre, elle observe la tempête. Derrière le port, on devine les vagues. Le port est désert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Il verra que je l’aime, je lui ai prouvé en venant ici, le retrouver dans cette Bretagne à laquelle il tient plus que tout … plus que moi ? Il n’aura pas à choisir, je resterai ici avec lui, je ne serai pas encombrante.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Quand ses jambes lui font trop mal, elle s’étend sur le lit. Elle se tourne, se retourne. Elle se remémore tous les mots si doux qu’il savait lui dire. Des mots si doux …on ne peut pas dire de tels mots si on n’est pas sincère. Elle a bien senti sa fracture, elle a su apaiser sa douleur. Il avait été marié deux fois, divorcé deux fois. Il tenait plus que tout à sa liberté. Sa liberté. Elle n’a pas compris, liberté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle ne peut pas dormir. Elle se rhabille pour sortir, cette tempête l’attire, elle y retrouve tous les bouillonnements qui envahissent son crâne. Elle est sortie tête nue, elle veut sentir sur sa tête les trombes d’eau que le ciel déverse généreusement. Elle se promène le long de la digue. Elle cherche à recevoir une lame qui l’emportera dans cette obscurité grondante. Une vague la recouvre, elle se retrouve par terre, liquéfiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Je me réveille sur mon lit, il fait jour. Je prends une douche. Au petit déjeuner, la serveuse de l’hôtel me raconte qu’avec la patronne, elles m’ont récupérée trempée sur le port la nuit dernière. La honte ! A peine débarquée, je fais des miennes, qu’est ce qui m’a pris ? La patronne vient me dire qu’elle m’emmènera voir Armand dans la matinée. J’ai de la chance, avec la tempête, il n’a pas pris la mer ce matin.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant, elle se tient devant la fenêtre. Qu’est ce qu’elle cherche, à scruter interminablement le même paysage ? Elle est debout, elle ne pense plus à rien …Elle ne pense à rien même pas à lui !&lt;br /&gt;Armand le pêcheur ne le connaît pas, il ne l’a jamais vu ici. Elle avait une photo qu’il lui avait fait passer par internet. Le pêcheur connaît tout le monde, même ceux qui ne sont pas d’ici et  qui viennent passer l’été. Il lui avait pourtant dit qu’il était né là, que toute sa famille avait habité dans cette maison dont il avait hérité. &lt;br /&gt;Elle lui montre la maison, il connaît la maison. Les propriétaires sont des anglais qui viennent au mois de juin tous les ans. Ils viendront s’installer là quand ils seront à la retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;A quoi riment tous ces mensonges ?Il n’est sûrement jamais venu ici. Mensonges comme quand il disait qu’il m’aimait ! Je suis quand même la dernière des imbéciles ! Je pleure, le pêcheur essuie mes larmes. Il est gentil. Il me dit que ce n’est pas grave, que cette histoire m’aura au moins permis de connaître son village.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’aime bien ce village, son port, ses habitants. Je vais rester un peu, le souvenir de François se dilue dans l’eau du port …&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle est restée deux semaines, puis elle est rentrée. Elle a fini par s’installer au Guilvinec, elle en était tombée amoureuse !</description>
            <author>jice85</author>
            <pubDate>Tue, 24 Jun 2008 19:48:41 UT</pubDate>
        </item>
    </channel>
</rss>
