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L'île des sentiments
Il était une fois une île sur laquelle vivaient tous les sentiments et toutes les valeurs humaines : la Bonne humeur, la Tristesse, la Sagesse... ainsi que tous les autres, y compris l'Amour.
Un jour, on annonça que l'île allait être submergée. Alors tous préparèrent leurs embarcations et s'enfuirent. Seul l'Amour resta, attendant jusqu'au dernier moment. Quand l'île fut sur le point de disparaître, l'Amour décida de demander de l'aide.
La Richesse passa près de l'Amour dans un bateau luxueux et l'Amour lui dit :
"Richesse, peux-tu m'emmener ?"
"Je ne le peux pas car j'ai beaucoup d'or et d'argent dans mon bateau et il n'y a pas de place pour toi."
Alors l'Amour décida de demander à l'Orgueil qui passait dans un magnifique bateau :
"Orgueil, je t'en prie, emmène moi."
"Je ne peux pas t'emmener, Amour, tu pourrais détruire la perfection qui règne dans mon bateau."
Ensuite l'Amour demanda à la tristesse qui passait par là :
"Tristesse, je t'en prie, emmène moi."
"Oh Amour" répondit la Tristesse "je suis si triste que j'ai besoin de rester seule."
Ensuite la Bonne humeur passa devant l'Amour, mais elle était si heureuse qu'elle n'entendit pas qu'on l'appelait.
Soudain une voix dit :
"Viens, Amour, je t'emmène avec moi."
C'était un vieillard qui l'avait appelé. L'Amour était si heureux et si rempli de joie, qu'il en oublia de lui demander son nom. Arrivés sur la terre ferme, le vieillard s'en alla.
L'Amour se rendit compte combien il lui était redevable et demanda au Savoir :
"Savoir, peux tu me dire qui est celui qui m'a aidé ?"
"C'est le Temps" répondit le Savoir"
"Le Temps ?", demanda l'Amour, "Pourquoi le Temps m'aurait-t'il aidé ?"
Le Savoir plein de sagesse répondit :
"Parce que seul le Temps est capable de comprendre combien l'Amour est important dans la vie".
Auteur inconnu -
Cher MAROC (YALHIB YAL MAGHRIB)
Maroc, doux pays de mon enfance
Combien de temps encore durera mon absence?
Depuis que je suis partie loin de toi
Je ne peux m’empêcher de penser à toi
Tu es enfoui dans mon cœur meurtri
Qui ne bat encore que pour son pays
Mon pays où j’ai vécu, grandi,
Entre ma famille et mes amis
Puis qu’un jour j’ai quitté
A la recherche d’une nouvelle liberté
Je sens encore ces odeurs, j’entends encore toutes ces voix
Qui ont peuplé ma vie là bas et me suivent jusque-là
RME, voilà ce que je suis maintenant
Et je le resterai encore un bon moment
La vie ici, c’est vrai, on finit tous par s’y habituer
Mais n’empêche qu’on aimerait être déjà au mois de Juillet
Heureux-malheureux, voilà ce que nous sommes
Luttant pour devenir de vrais femmes et hommes
Dans un pays où on se sent vraiment libre
Mais qui est si différent de ce qu’on lisait dans les livres
Pourquoi ? Telle est bien sur la question sans réponse
Et elle le restera pour toujours, je pense
Maroc, tu me manques, j’ai besoin de te le confier
Et j’ai aussi envie de te remercier
Pour m’avoir permis de grandir sur ta terre
De sentir ta chaleur et la brise fraîche de ta mer
Pour toutes les belles années que j’ai vécu
Pour tous les bons amis que j’ai connus
Et enfin, merci simplement d’avoir été et d’être toujours mon pays...
Extrait de la poete marocaine
Yasmine Etudiante - Lyon