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Fille - 53 ans, Belgique


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Articles avec le mot-clé 'enfants' :


  • Axolotl

    Noooon, l'axolotl n'est pas une divinité aztèque.
    C'est la larve de l'amblystome, une salamandre de la région du Mexique.

    Elle présente la particularité d'être capable de se reproduire avant d'avoir atteint sa métamorphose. Malheureusement, dans ce cas, il est rare qu'elle atteigne son stade adulte.

    Et si les humains étaient les "larves" des Anges, cela expliquerait-il pourquoi on voit aussi peu d':)s par ici...???

    Pensez donc : Avec la violence éducative (ça passe mieux que "maltraitance", vous ne trouvez pas ? ) les humains ont beaucoup trop de chances de perdre leurs galons célestes avant même de les avoir gagnés... :)

    Certains d'entre vous ont sûrement déjà lu cet article.
    Ce qui compte, c'est la COMPARAISON et la leçon que nous pouvons tirer de cet exemple.

    Tout ce qui nous environne nous sert d'exemple, tant sur ce qu'il ne faut jamais faire, que sur ce qu'il faudrait faire.

    Nous avons tous nos propres valeurs.
    Certains ont des valeurs moins équitables que d'autres.

    Verront-ils qu'ils sont dans l'erreur ?
    Peut-on leur reprocher d'être responsables de leurs fautes ?
    Le peut-on, si on sait qu'ils n'ont rien appris d'autre ???

    Mais peut-on, pouvons-nous, tous ensemble, tolérer que ceux qui sont leurs victimes ne connaissent rien d'autre ???

    Je me pose très sérieusement la question si les psychologues connaissent ces mécanismes du conditionnement.

    Les personnes ayant subi la maltraitance dans leur enfance ne reçoivent une véritable aide que très exceptionnellement.

    Pire encore, ceux supposés les soigner leur parlent, envers et contre tout, de leurs "problèmes de personnalité", ce qui a, bien souvent, pour conséquence que celui qui cherche le soutien en tant que patient, commence à comprendre qu'avec la personnalité qu'il a, il est normal que ses parents aient été obligés de le traiter comme ils l'ont fait.

    Rares sont ceux capables de franchir le cap où ils acceptent la responsabilité de ceux qui les ont éduqués.
    Souvent, ce ne sont pas uniquement les parents, mais tous les intervenants de notre société.

    Ceux qui n'acceptent pas l'influence qu'ils ont subie sont, le plus souvent, ceux qui transfèrent sur les autres le pire de leur propre vécu.
    Progressivement, ils y trouvent un certain soulagement.
    Malheureusement, ce soulagement n'est jamais de longue durée, et plus ils répètent leurs actes ou répandent leurs mots de méchanceté, et plus ils se voient agressés, et plus ils ont besoin de se défendre...
    Ils ne voient pas combien ils sont blessants, ils blessent et se sentent sérieusement blessés eux-mêmes.
    Ils en deviennent vindicatifs, rancuniers... amers... de plus en plus habiles à ce jeu qui leur permet de vampiriser l'affectif de ceux qui les entourent.

    Leur esprit est mal renseigné à la base.
    Ils ont souvent été méprisé par des parents bien pensants, une mère qui ne se doutait pas qu'elle était abusive et non prévoyante, et qui, elle non plus, n'avait rien connu d'autre dans son enfance...
    Ils ont grandi avec le souhait de pouvoir enfin exister...
    Ils ont gagné le droit d'être adultes en se conformant au comportement de ceux qui les ont le plus marqués quand ils les ont éduqués...
    Ils ne peuvent pratiquement plus reculer...

    S'ils mettent des enfants au monde, ils reproduiront exactement ces conditions immondes...
    Mais un méchant papillon produit un méchant effet : celui de l'escalade...
    Chacun veut faire mieux que ses parents...
    Inondés de renseignements sur les mauvais enfants, abreuvés de la méthode pour permetre aux enfants de devenir grands, certains d'avoir fait le meilleur choix, comment pourraient-ils faire autrement que :

    - prendre pour base l'ensemble de ce qu'ils ont connu, cepuis l'enfance jusqu'à l'âge qu'ils ont
    - aggraver les conditions à partir de là, pour "mieux faire" que leurs parents

    ... comment pourraient-ils faire autrement ?
    Comment le pourraient-ils, si chacun, dans cette société leur enseigne, chaque jour de nouveau, que c'est vraiment ainsi qu'il faut comprendre les choses, et certainement pas autrement ???

    Juste une petite anecdote :

    Une mère accueille son enfant de neuf ans à son retour de l'école.
    "Aujourd'hui, j'ai cassé le bras à quelqu'un."
    "Ah, bon, dit la mère. A qui ?"
    "A Marco, un garçon de ma classe."
    "Et qu'avait-il fait pour que tu le lui casses, son bras ?"
    "Il m'a emmerdé pendant toute la récréation."
    "Es-tu allé te mettre à l'abri ? T'es-tu éloigné de lui ?"
    "Plusieurs fois. Mais à chaque fois, toute la bande venait me trouver. Et Marco me présentait des excuses pour que je revienne. Alors j'y retournais."
    "Et... ?"
    "A chaque fois, il remontait sur le muret, et à chaque fois, il recommençait à me dire des méchancetés. Alors j'ai disjoncté, je l'ai attrapé par un pied, je l'ai fait descendre du muret, et je l'ai fait tourner autour de moi. Il s'est cassé le poignet."

    Le directeur de l'école écrit à la mère, dans sa bonne conscience, qu'elle doit sanctionner son enfant pour lui apprendre à maîtriser sa violence.

    Cinq années plus tard, le garçon se souvient : "Tiens, j'avais oublié ça... Dans l'après-midi, on avait gymnastique, et le prof de gym m'a fait tomber, ma pris par un pied et m'a traîné trois fois autour de la salle de gymnastique pour que je comprenne ce que j'avais fait..."

    Notre mémoire est entachée autant de nos actes coupables que des souffrances qui nous ont profondément humiliés injustement et publiquement.

    Qui souffre le plus, selon vous ?
    Celui qu'on a provoqué jusqu'à ce qu'il perde le contrôle ?
    Ou celui qui a provoqué et a reçu une bonne leçon ?

    "Je deviens violent" pleurait ce même garçon, vers cette même époque où ce souvenir sinistre lui était revenu.
    En rentrant de l'école, en bus, par un trajet de près d'une heure, il avait subi les attaques d'une fille.
    Chaque jour, raconte-t-il, cette fille se choisit une autre victime.
    Et cette fois, c'était lui...
    Elle bombardait son épaisse chevelue avec des morceaux de papier mâché.
    Il lui a demandé de cesser, lui expliquant qu'avec sa tignasse de dread locks, qu'ils soigne affectueusement, il va en avoir pour une semaine entière à se débarrasser de ses acharnements.
    A plusieurs reprises, il avait gentiment, et avec humour, prié la jeune fille de le laisser tranquille...
    Rien n'y faisait, Yagoda continuait...
    Alors, le garçon a, une nouvelle fois, perdu le contrôle de soi...
    Il a saisi Yagoda par les cheveux, et lui a fait rencontrer le bus à plusieurs reprises...
    Est-il violent ???
    Yagoda, en tout cas, est intelligente, et aucun enseignant n'est intervenu entre ces deux jeunes gens.
    Ils se sont rapprochés depuis lors et sont devenus les meilleurs amis.
    Yagoda n'a plus jamais embêté personne, et tout le monde l'apprécie depuis lors.

    Un axolotl reste un axolotl...
    Un autre axolotl devient un amblystome...

    :)

  • Dont seul un psychologue pourrait parler...

    Tout ce qui se trouve sur ce blog provient de moi quand je n'ai pas écrit le nom de l'auteur en titre ou entre parenthèses.

    Quand j'invente quelque chose, je le mets à côté : "exemple fictif" ou "exemple imaginaire" ou encore "exemple composé à partir de plusieurs situations".

    J'ai lu quelque part sur un blog, où il était question de moi, que j'écris sur des sujets "que seul un psychologue peut faire des études sur".

    Ce que cette personne a oublié de mentionner est qu'il n'y a PAS que les psychologues qui font des études, et que certaines études proviennent de la vie des personnes.

    Mais si j'étais un écrivain, si j'écrivais des fictions, si je décrivais des personnages de telle manière qu'on peut s'y reconnaître, serais-je alors une personne autorisée à connaître, ces choses ?
    Et aurais-je eu besoin d'un diplôme pour les connaître, ces choses, que beaucoup trop de personnes croient réservées à une corporation ?

    Je suis devenue écrivain en même temps que j'ai appris à lire, ou presque.
    J'ai écrit une vie durant.
    J'ai toujours observé les gens, afin de ne pas mentir, dans mes fictions, sur ce que valent les gens vraiment, sur ce que sont leurs actes et paroles.

    Je ne l'ai pas fait exprès, qu'on ne me condamne pas : J'ai uniquement écrit une fiction pour supporter la maltraitance.
    Est-ce de ma faute maintenant, si je comprends tout ce qui, pour vous, n'a pas grande importance et devrait être laissé entre les mains de personnes qui ont étudié ce qu'elles ne connaissent même pas ou qu'elles nous décrivent différemment de ce que nous sommes et ressentons ???

  • Les uns et les autres…

    L’ensemble de nos existences est une succession de relations avec différentes personnes : des hommes, des femmes, des supérieurs, des inférieurs, des égaux, des amours, des chieurs, des créanciers, des mauvais payeurs, parfois même de vrais cerbères…

    Nous nous disons, puisqu’on nous l’enseigne ainsi, que chacun est différent par sa personnalité, et que c’est cette personnalité qui est à l’origine de nos réactions individuelles.

    Cependant, notre personnalité a souvent moins d’implication dans notre réaction que les mots, gestes, attitudes ou regards auxquels nous réagissons.

    Dans le feu de l’action, nous ne remarquons souvent pas nous-mêmes où sont nos propres réalités, parce que nous sommes entraînés dans le sujet qu’on nous impose littéralement.
    Il en va de même pour celui qui nous impose le sujet d’ailleurs, sauf que ce qui l’entraîne n’est pas exactement identique à ce qui nous entraîne, nous.

    Prenons un exemple…
    À l’école, deux enfants sont impliqués dans un conflit que l’enseignant tente de régler à sa manière.
    Disons que les enfants ont quelque chose comme huit ans.
    Le petit garçon se plaint que la petite fille l’ait griffé, et il arbore effectivement une écorchure qui prouve… non pas que c’est la fille qui lui a vraiment infligé cette blessure, mais uniquement qu’il est effectivement blessé.
    L’enseignant gronde la petite fille : « Qu’est-ce qui te prend de griffer ton petit camarade ? »
    Remarquons que l’enseignant pose une question qui semble demander à l’enfant une explication.
    « Il m’a donné un coup de pied, et quand il a voulu me boxer, j’ai uniquement levé mes mains pour me protéger le visage. »
    Ceci est ce que veut exprimer la petite fille, mais il faut bien se rendre compte que, devant l’enseignant qui l’accuse parce que le garçon l’a accusée, cette petite fille n’est pas aussi tranquille que le laisse supposer l’expression que je peux produire de la pensée qui est alors la sienne.
    Cette gamine bafouille, impressionnée, craignant peut-être déjà une punition, alors que c’est, pour de vrai, elle qui a été agressée en premier, et par plus fort qu’elle, qu’on s’en souvienne…
    Devant ses dénégations pas vraiment prononcées avec la cohérence voulue, l’enseignant ne peut QUE constater qu’elle est en train d’aggraver son cas par deux fautes de plus : en premier, elle essaie de se chercher des excuses, ce dont chacun sait que c’est interdit, en deuxième, elle se prend même à accuser son petit camarade, alors que, pourtant, c’est son camarade qui est blessé, ce qui prouve clairement que la petite agressive cherche à mentir…
    « Je ne te demande pas de me raconter ce que ton camarade a fait, mais de m’expliquer ce qui t’a pris, TOI, de le griffer ! »
    Devant l’insolence de la petite gamine, il est normal que le ton de l’enseignant monte, et le fait que le ton de l’enseignant monte ne peut avoir pour effet que d’intimider la petite fille encore davantage.

    Nous sommes des adultes.
    Nous comprenons, à la lecture, que cet enseignant est un authentique abruti.
    Mais plaçons-nous dans sa position, dans le feu de l’action, tout comme lui, et nous comprendrons qu’il n’est pas aussi abruti qu’il y paraît, et qu’il n’est même pas nécessairement méchant envers la petite fille, ni injuste d’aucune manière…

    Il a un programme à respecter, où ce détail d’une bagarre entre enfants n’est pas prévu.
    Il n’a pas de temps à perdre.
    Il a reçu une plainte d’un élève, et il doit donner une suite.
    La plainte semble justifiée, vu que le garçonnet est vraiment blessé, ce qui prouve la culpabilité de l’accusée, qui ne nie d’ailleurs même pas le fait, qui se cherche uniquement des excuses, alors que l’essentiel est, pour l’enseignant, de lui faire prendre conscience qu’elle a extrêmement mal agi envers son camarade, d’éventuellement la punir pour qu’elle n’ose plus, à l’avenir, agresser ainsi les autres enfants, et ensuite de retourner à ce programme, qui ne peut pas prendre de retard, parce que c’est toute la classe qui en serait défavorisée, sans compter les sanctions qui pourraient attendre l’enseignant à la fin de l’année…
    Le problème doit être réglé en quatrième vitesse.
    La coupable essaie de s’en tirer en accusant sa victime, c’est un coup classique, auquel il n’est nullement nécessaire de réfléchir, vu que les solutions existent déjà : Il faut uniquement scinder proprement les données, être rationnel, et donc rationner, ôter du contexte tout ce qui n’a rien à y faire, et focaliser l’attention et la réflexion de cette petite coupable sur ses propres actes, sur lesquels on lui a demandé une explication pour la faire réfléchir…
    Le cheminement de pensée de l’enseignant est rapide.
    L’heure passe…
    Il ne faut jamais trop écouter les boniments des enfants, surtout quand ils essaient de se tirer d’affaire alors qu’on a toutes les preuves en main contre eux. Il faut les empêcher de nier les évidences, un point c’est tout…
    On n’écoute que d’une oreille un enfant qui essaie uniquement de détourner l’attention vers autre chose, ça suffit largement, et ensuite, on lui rappelle que c’est de LUI qu’on parle, et non des autres.
    Cela le force à se concentrer sur lui-même et sur ses propres responsabilités, et cela finit toujours par le pousser dans ses derniers retranchements, où il découvre qu’il est coupable, où il prend conscience d’avoir mal agi, où il ne trouve plus rien à répondre, et où on n’a plus qu'à le punir, vu qu’il comprend pour quel motif il doit recevoir cette punition.
    Et on peut ensuite retourner au programme, où tous les autres élèves sont sanctionnés pour le temps que leur a fait perdre cette unique petite coupable, insolente, et qui accuse en plus ses petits camarades…
    Ensuite, l’enfant sera de mauvaise foi s’il tente de revenir sur le sujet pour encore en discuter, un problème que l’enseignant autant que les parents ont le moyen de régler en avertissant l’insolent qu’une nouvelle sanction l’attend s’il insiste encore…

    Ici, le texte est ÉCRIT, et nous pouvons tranquillement le relire autant de fois que nécessaire pour découvrir la FAILLE, ce petit extra, qui nous a échappé, mais que nous sentons encore derrière, et qui nous laisse un arrière-goût amer d’une injustice, bien que le cheminement de pensée suivi semble celui du raisonnement le plus juste…
    Dans le feu de l’action, il est difficile de se remémorer ce petit détail, une fois que d’autres détails ont été soulevés, prononcés d’un ton de plus en plus péremptoire devant l’insolence d’une gamine qui se cherche uniquement des excuses fallacieuses.
    Intimidée davantage par chaque haussement de ton, dirigée dans ce sur quoi elle doit se concentrer, la petite fille n’a pas le temps ni le moyen de se creuser la cervelle pour découvrir ce qui cloche dans sa situation…
    À la fin, elle découvre qu’elle a vraiment mal agi, commence à se sentir coupable parce que ce n’était pas ce qu’elle voulait… ou alors, elle a à l’intérieur la rage contre l’abus de pouvoir qui peut se permettre de la punir injustement parce qu’elle a été accusée et que personne n’accepte de même seulement l’écouter…
    Quoiqu’il en soit, à l’issue de cette histoire, elle aura ce que n’importe quel adulte est capable d’identifier sur un coup d’œil comme un comportement coupable : soit elle a agressé son camarade ; soit elle l’a agressé et se rebelle en plus contre sa juste punition.
    En tout cas, elle est menteuse en plus, de mauvaise foi, tricheuse, agressive, violente et elle refuse de reconnaître ses torts quand elle en a.
    Dans l’optique des adultes, qu’ils soient parents ou enseignants, cela implique qu’ils la tiendront de mieux en mieux à l’œil pour ne lui passer aucun écart de conduite…
    Dans l’optique des enfants, cela signifie qu’ils tenteront de se ranger du côté des adultes, et qu’ils se croiront sages et serviables à chaque fois qu’ils iront dénoncer leur petite camarade…
    On dira que les enfants sont cruels, si on constate que l’un ou l’autre des élèves accuse injustement cette petite fille, mais dans la réalité, il est beaucoup plus vraisemblable que l’on soit attendri de reconnaître les enfants sages des petits délinquants en puissance…
    Et chaque punition démontrera un peu plus que cette fille est coupable, sans repentir ni amélioration, ce qui forcera évidemment les adultes à augmenter toujours plus ses punitions…

    Quel était ce détail qui justifie notre rébellion interne contre cette situation… ? Ne relisez pas…
    Mettez-vous à la place de cette petite fille : Depuis l’accusation d’avoir agressé son camarade, elle a entendu plusieurs autres reproches, qui lui ont semblé injustifiés, ce dont on lui a prouvé le contraire… Elle en vient à la fin à ne plus savoir elle-même pourquoi elle s’estimait dans son droit d’avoir accidentellement blessé son camarade en voulant uniquement se protéger le visage d’un coup de poing…
    Elle ne sait plus quelle était son excuse valable, et l’enseignant n’a aucun motif de s’en souvenir, même si les mots de la fillette sont encore présents à son esprit, vu qu’il ne leur a jamais accordé le moindre crédit…
    Les camarades de classe voient une situation qu’ils peuvent observer régulièrement, parfois même à leurs propres dépens, que ce soit à l’école ou dans leur foyer…
    La plupart des adultes se conduisent de cette manière schématisée, où l’on anticipe sur les intentions de l’enfant sans même s’en assurer. On le fait généralement pour gagner du temps, et on n’en perd jamais pour accorder du crédit aux paroles que prononce un enfant…
    On croit qu’il en serait vraiment ainsi, mais le fait est que l’on accorde du crédit à l’enfant qui vient accuser, mais non à celui qui protesterait.
    La protestation est, en tant que telle, déjà une preuve de la culpabilité de l’enfant…
    Ils n’ont plus que leurs derniers retranchements, une fois qu’ils sont injustement accusés, parce que chacune de leurs petites réactions est à nouveau mal interprétée, du fait que les adultes partent trop souvent sur de fausses idées, en écoutant l’enfant qui accuse, en refusant du crédit aux dénégations de celui qui est injustement accusé…
    Devant des enfants, on obtient facilement raison, parce qu’ils ne sont pas de taille pour se défendre…
    Les adultes n’agissent pas ainsi par méchanceté mais par TRADITION.
    Ils ont effectivement tous appris de la même façon… depuis le temps où ils étaient eux-mêmes des enfants, qui n’avaient aucun pouvoir, surtout lorsqu’ils étaient accusés injustement.
    Et l’enfant auquel cela n’est jamais arrivé personnellement n’en a pas moins été le témoin sur d’autres enfants.
    Malheureusement, il arrive encore actuellement que, dans une classe, il y ait un souffre-douleur.
    Il existe également des enseignants qui ne prennent pas un souffre-douleur particulier, mais qui choisissent à la tête du client, en fonction des données de l’instant, celui qui sera la victime d’une vacherie, que l’enseignant prend pour une plaisanterie, mais qui fait mal à un enfant, et qui enseigne à tous les autres élèves comment on peut faire pour blesser quelqu’un…

    Que les enseignants ne se sentent pas personnellement visés.
    Ils ont eux-mêmes été des enfants, ils ont eux-mêmes grandi ainsi. Les parents ont grandi ainsi, et les adultes sans enfants ont également grandi ainsi.
    Si l’enseignant de l’enfant est un chic type, ça peut être le voisin de ses parents qui, sans aucun témoin, lui infligera cette sorte de blessure, où l’enfant aura honte d’en parler autour de lui…
    Si l’enfant devient enseignant, nous sommes déjà arrivés à ce que je tente d’exprimer ici.

    Nous vivons dans une SOCIÉTÉ… !!!
    Cette société est un bouillon de culture, où tout le monde se contamine mutuellement, et où seuls les actes qui heurtent la sensibilité perdurent, parce que pour les actes de bonté, il faut faire trop d’efforts pendant trop longtemps, et qu’on n’en reçoit que rarement même un remerciement… Un coup de pied au derrière est nettement plus courant… et plus valorisant pour celui qui n’a ensuite plus de motif pour se souvenir qu’il devrait une revanche…
    Ce n’est pas qu’on attendrait de lui une quelconque revanche, mais lui, il se sent redevable, et il se sait incapable de rendre… Alors il réagit avec malaise, ce malaise se déforme progressivement en mépris, et subitement un ami peut devenir un véritable ennemi juré…
    Nous souffrons des valeurs que nous enseigne notre SOCIÉTÉ, à l’intérieur de laquelle les écoles ne sont rien d’autre que l’initialisation de la contamination, à un âge où le conditionnement est encore facile, vu que les enfants sont confiants et crédules, soumis aux adultes dont ils dépendent…

    Aucun de NOUS, actuellement, ne peut être tenu pour responsable de cette situation.
    J’ai examiné l’Histoire de l’Humanité jusque dans l’Antiquité, et il y existe à tous les niveaux des PREUVES que nous sommes MAL RENSEIGNÉS.

    Est-il à présent nécessaire de trouver un coupable pour que le problème puisse être réglé ?
    Peut-on prétendre que d’aller chercher qui, historiquement, a commencé à mal nous renseigner, cela apporterait l’une quelconque solution, l’un ou l’autre remède à notre situation ?

    Oh, bien sûr, on peut se voiler la face et prétendre que nous vivrions dans un monde de progrès et de civilisation, où les individus sont de plus en plus cultivés, de mieux en mieux renseignés et de plus en plus intelligents.
    La Vérité est que nous sommes en pleine INVOLUTION, et que cela ne cesse de s’aggraver, en partie à cause des écoles, par leur qualité de GRANDE MARMITE culturelle.
    Et je ne parle pas de la diversité des cultures, mais de la diversité des opinions, des traditions familiales, des comportements appréciables ou inacceptables qui s’y trouvent mélangés par une obligation sociale : la scolarité obligatoire.

    Je n’ai rien contre la scolarité, mais j’ai quelque chose contre le bouillon de culture forcé, où les pacifiques côtoient les brutes et deviennent leurs victimes ou y deviennent comme eux.
    Je n’ai rien contre les enfants qui reconduisent les comportements qui leur ont été enseignés, parce qu’ils sont venus au monde innocents et qu’on ne PEUT PAS leur reprocher ce que les adultes leur ont montré, seriné… souvent infligé…

    Je vois des vidéos sur Netlog, où d’autres que moi attirent l’attention sur le drame que représente l’exemple que les adultes donnent aux enfants.
    Ces vidéos sont de gentils petits clips, NÉCESSAIRES, mais trop succincts pour véritablement refléter l’exacte réalité.
    On peut voir un de ces clips où un homme malmène sa femme sous les yeux d’un garçonnet. Le clip se termine sur le garçonnet qui donne encore un coup de pied à sa mère, à terre…
    C’est irréaliste, en ce sens que, si je ne doute nullement que de tels cas existent, ils ne reflètent pas la majorité, le développement le plus courant, le plus régulier, le plus plausible, celui qui frappe comme une bombe à retardement : vingt ans après, quand personne ne connaît plus exactement les origines du problème, vingt ans après, quand un adulte a eu le temps d’apprendre à respecter ses parents, qu’il aime, et dont il est interdit, sociétalement, de dire du mal quand on est leur enfant…
    On a appris, en grandissant, qu’ils avaient raison et ne pouvaient pas faire autrement…
    Les enseignants, on ne suppose même plus qu’ils auraient été pour quelque chose dans notre éducation…
    Le voisin, on n’y pense même pas…

    Tous ont eu une interaction sur ce que nous sommes dans notre âge adulte, quand nous croyons détenir la vérité, quand nous nous imaginons avoir forgé nous-mêmes nos opinions, et quand nous sommes convaincus que nos qualités et défauts relèvent de notre personnalité, qui est innée, et contre laquelle on ne peut rien faire, parce qu’on est comme on est…

    En gros, si je suis une brute, il est inutile que je lutte, vu qu’ON NE SE REFAIT PAS…
    C’est aux AUTRES de m’accepter comme je suis et de veiller à leur comportement, afin de ne jamais avoir de problème avec moi.
    Après tout, moi aussi, je pense aux autres, par exemple lorsque je conseille à la petite voisine de se conduire correctement avec son père, PARCE QU’ELLE SAIT COMMENT IL RÉAGIT… C’est pour ELLE que je le lui dis. Je sais que son père risque de lui filer une torgnole, exactement comme je le fais avec les miens quand c’est nécessaire… C’est à EUX de faire en sorte que ça NE DEVIENNE PAS nécessaire…

    Ceux qui agissent ainsi ont NÉCESSAIREMENT cette sorte de raisonnement, sans quoi ils n’agiraient pas ainsi.
    S’ils raisonnaient autrement, ils n’attendraient pas des autres qu’ils respectent leur brutalité comme un fait incontournable, mais ils commenceraient à se demander pourquoi ils se fichent en pétard comme un diable quand ils sont pris d’une furieuse colère…
    La question ne conduit pas immédiatement à une illumination, même si, en la posant, on l’espère…
    La réponse se trouve enterrée sous une vingtaine d’années d’enfance, et sous je ne sais combien d’années d’adulte, où les opinions ont fléchi sous le poids des opinions imposées sous peine de punitions et de diverses exclusions…
    On a appris à se tenir à carreau, et une fois parent, on tente de l’enseigner à son enfant…
    Mais on doit quotidiennement se tenir à carreau, à peu près partout où on va, et plus on se tient à carreau quand les autres ne se tiennent pas à carreau, et plus on est gonflé à bloc, le soir, en rentrant chez soi, où on a un môme, qui se sait pas tenir en place alors qu’on voudrait enfin se reposer…
    On oublie que le môme aussi, il a dû se tenir à carreau toute la journée à l’école, puis à la garderie…
    On exige sa paix, et on oublie que tout, ici, impressionne les enfants et étouffe leur enfance en même temps que leur liberté d’esprit…

    De moins en moins les parents ont une chance de vraiment VIVRE AVEC LEURS ENFANTS.
    Ils travaillent tout en tentant de les éduquer, mais ils vivent à côté d’eux, et ils ne les connaissent plus vraiment, parce que, les parents de même, ont un programme à respecter, où il n’y a aucune place pour les discussions malsaines qui donnent aux enfants le sentiment d’avoir, eux aussi, quelque chose à exprimer…
    Les parents mettent la priorité sur la manière dont un enfant doit être éduqué…
    Dès qu’il parle, ils commencent à exiger de lui qu’il dise merci lorsqu’on lui donne quelque chose…
    C’est l’un des investissements d’effort complètement inutiles, où les parents se placent au-dessus de l’enfant, au lieu de profiter des relations qu’ils peuvent construire avec lui pour qu’il apprenne de telles pacotilles par leur propre comportement envers lui, plus rapidement et plus durablement que s’ils avaient insisté durant quatre ou cinq ans pour que cela devienne un automatisme pour lui…
    Évidemment, dans ce programme-là, il ne faut jamais qu’ils oublient de lui dire également merci…
    Pour cela, il faut qu’ils remarquent quand le « cadeau » est autre chose qu’un bouquet de fleurs pour la fête des mères.
    Ça peut être un petit service rendu, même lorsqu’il a été demandé…
    Mais une majorité d’adultes se comportent comme s’ils pensaient qu’une action commandée n’a pas besoin d’être remerciée ni rétribuée…
    Ils ne le font pas parce qu’ils sont ainsi, mais parce que c’est ainsi qu’ils l’ont appris par l’exemple de leurs aînés et, par la majorité qui les entoure, ils ne peuvent que trouver cela entièrement normal…

    Je n’accuse personne, j’espère uniquement que quelques rares pourront en prendre conscience.
    Car, tout l’ensemble conduit, pour l’instant, nos opinions des masses à prendre pour mensonge ce qui est vérité, et pour vérité ce qui est mensonge ; à prendre pour valeur incontournable ce qui est destructif et pour destructif ce qui serait valeur salutaire, si seulement on voulait l'accepter.

    En restant sur sa position de brute, un violent ne peut que devenir de plus en plus violent et intraitable.
    Il s'accorde, par là même, à lui-même un véritable permis de chasse sur ceux qui n'ont qu'à faire attention à sa manière à lui de réagir, au lieu de pouvoir exister nonobstant leurs relations avec lui...
    En tentant de comprendre que cette violence a une cause dans son existence, et qu’il n’y est, lui-même, pour rien du tout, il a une chance de redevenir l’enfant qu’il était, frais, innocent, nouveau-né, sans tache originelle, cette tache qui lui a été progressivement imprimée, jusqu’à ce qu’il parvienne même à croire que c’est de manière innée qu’il est violent…
    Trois kilos et une cinquantaine de centimètres de long… violent ??? capable de violence ??? d’après vous ??? personnalité innée ??? ou violence enseignée par l’inconscience de ceux qui n’ont pas appris mieux, et qui ne peuvent pas davantage se trouver sur le banc des accusés, vu qu'ils ont, eux aussi, pesé trois kilos et mesuré cinquante centimètres ???

    Quelle serait la solution ???
    Changer les mentalités progressivement, quitte à me faire insulter, quitte à me faire littéralement traiter de pédophile, vu que, selon ma pensée, libre et absolue, on ne saurait être « POUR la pédophilie » sans être pédophile soi-même…

    Je m’adresse uniquement à ceux qui comprennent où sont les risques.
    Les enfants le comprennent, dans un langage approprié, où il n’est même pas nécessaire de les instruire ou de les informer, mais uniquement d’aborder un sujet et de les laisser s’exprimer.
    Seule une partie des adolescents est encore capable de comprendre, ce qui dénote, de deux choses l’une, soit que ma pensée est puérile et immature, soit qu’il existe non seulement une involution dans l’humanité globalement, mais également chez l'individu, une involution qui survient en grandissant…
    Or, nous prétendons que c’est le contraire : on devient adulte et mature et intelligent lorsqu’on a l’âge de l’être…
    Sommes-nous correctement renseignés et suis-je totalement à côté des réalités… ?
    Ou avons-nous tous appris à tellement scinder les valeurs, que l’ensemble n’a plus aucun sens pour aucun de nous, ce qui nous force à, chacun individuellement, nous concentrer sur notre propre petit confetti, en classant le reste du monde dans des stéréotypes desquels on ne laisse ensuite à personne une chance de s’évader… ???

    C’est très simple : Si on nous donne des formes géométriques à assembler, et qu’elles semblent impossibles à assembler, notre première réaction est de nous dire que nous nous y sommes mal pris…
    Selon la patience et la persévérance que nous y accorderons, nous pourrons monter et démonter notre puzzle plusieurs fois avant d’abandonner, faute de solution, faute de succès, faute de valorisation…
    Lorsque nous réfléchissons aux conditions d’existence dans notre société, nous faisons de même.
    Certaines données « doivent tout simplement » rentrer à l’endroit où elles sont supposées avoir leur place. Cela équivaut à prendre un marteau pour faire tenir un triangle entre deux cercles et deux carrés dans notre puzzle géométrique, et à constater après coup que les pièces sont parfaitement assemblées… !!!
    Et à d'autres endroits, rien ne s'emboite, même pas à coups de marteau, alors on décide qu'il ne faut pas trop se poser de questions...

    Si l’on prend le temps de réfléchir un peu à soi-même, on peut comprendre tout cela.
    Mais beaucoup trop d’obstacles nous bouchent littéralement la voie.
    Nous n’avons pas le temps : Nous avons tant de choses à faire, que ça fait belle lurette que nous ferons demain ce que nous aurions dû faire hier…
    C’est hier que nous aurions dû nous pencher sur nous-mêmes, mais hier nous n’en obtenions pas le droit, parce que nous devions apprendre que nous devions surtout nous concentrer sur les autres et sur ce que les autres nous disaient…
    Et demain, au lieu de nous pencher sur nous-mêmes, nous estimons avoir atteint l’âge de nous pencher sur les autres, et de leur présenter la note de ce qu’ils nous devraient…

    Cessons de nous leurrer : Nous étions tous des enfants, nous étions tous des Jeunes, nous avons tous encore le souvenir de l’une ou l’autre situation où nous étions « le sale Jeune » pour un adulte, qui se croyait permis de nous le faire sentir…
    Est-ce notre droit, aujourd’hui, de le faire payer aux « sales Jeunes » d’aujourd’hui, pour nous rembourser de ce que « nos vieux » nous ont pris, jadis… ?
    Ou était-ce plutôt une leçon de vie pour nous, qui devrait nous avoir enseigné ce qu’il ne faut jamais faire, plutôt que de nous renseigner sur ce qu’on peut se permettre, une fois qu’on est grand… ???

    Lorsqu’on y réfléchit vraiment, l’adulte est là pour protéger l’enfant, pourtant ils sont nombreux à soutenir que l’adulte est là pour apprendre le respect aux enfants…

    Imaginons à présent ce que sera le monde d’adultes que formeront ces enfants.
    Ne laissons de côté aucune des données impliquées.
    Sera-t-il meilleur ou pire que celui des adultes de maintenant ???
    Et quelle sera, dans ce monde, la vie des enfants ???
    Et quel monde vont-ils construire une fois qu’ils seront grands ???

    Tout a une cause, mais tout EST une cause également.
    Ne nous voilons plus la face, et cessons de prétendre que, dans le monde de demain, nous n’aurons pas à nous préoccuper des résultats de nos actes d’aujourd’hui, où le plus grand acte de bonté est immédiatement annihilé par un refus de seulement le constater, et où le moindre des actes mauvais va s’aggravant en un spectaculaire EFFET PAPILLLON, dont les conséquences seront récoltées par nos arrière-petits-enfants.

    Un enfant qui voit son père battre sa mère présente moins de risques de la battre à son tour que de battre un jour sa femme dans un éternel retour de ce que la mémoire a instauré dans les réflexes à une période où l’enfant était hautement réceptif, mais que la mémoire a refoulé avec le temps, parce que ça faisait trop mal de s’en souvenir avec l’émotion figée de l’enfant qui, ELLE, demeure, même lorsque l’enfant est grand, et qui déclenche des réflexes… où VOTRE petite-fille, celle que vous dorlotez aujourd’hui, sera peut-être un jour battue par LUI, qui ne connaît pas encore son existence maintenant, mais qui sera son compagnon quand ils seront grands…

    Tout est cause, et tout a une conséquence.
    Les anciennes causes peuvent nous permettre de comprendre. Elles peuvent également nous permettre de comprendre que de sortir de là à nouveau présente peu de chances, les mentalités étant trop figées.
    Je lutte depuis six années avec cette constatation toujours grandissante.
    Ici, sur Netlog, j’ai une intuition puissante qu’il existe vraiment des personnes capables de comprendre cette problématique différemment de ce qui est habituellement imposé à notre compréhension, par les priorités sur lesquelles on attire notre attention, où elle reste figée, parce que nous ne pouvons pas opposer notre propre raisonnement sain à des arguments d’adultes obtus et bornés, tout adultes que nous soyons nous-mêmes.
    Je n’ai pas encore baissé les bras, et ne je compte pas le faire.

    Mon objectif est d’éradiquer la violence et l’incompréhension de la Terre, en seulement deux générations, en m’en prenant à tout le monde, tentant de leur ouvrir les yeux, leur laissant leur libre arbitre, vu que j’ajoute aux thématiques sur lesquelles nous sommes accoutumés à nous concentrer uniquement de « nouvelles » données, celles dont notre attention se trouve habituellement détournée par la priorité à penser que nous indiquent ceux qui nous manipulent sans même que nous nous apercevions, et dès notre enfance, où nous ne sommes même pas en mesure de comprendre que nous ne sommes pas instruits, mais manipulés, par des consciences qui n’ont pas conscience de nous manipuler, vu qu’elles ont-elles-mêmes été manipulées de la même manière depuis des centaines et des centaines de générations…

    Chacun pour soi doit faire ce travail, ou PEUT le faire, plus exactement.
    Je ne forcerai personne. Les intelligences se constitueront, « intelligence » étant à comprendre dans le sens de « être en intelligence avec quelqu’un ».
    C’est une question de bon sens, et afin de n’être jamais celle qui influence, je récite également sagement ce que la société m’a ensAigné…

    Prendre conscience de nos réalités, c’est prendre conscience, progressivement, des réalités des autres.
    Il n’est pas entièrement faux de prétendre que « c’est pareil pour tout le monde ».
    Le cheminement logique est effectivement globalement le même : se comprendre, puis comprendre les autres.
    Par contre, pour ce qui concerne notre expérience individuelle de vie, nous sommes loin de pouvoir prétendre que « c’est pareil pour tout le monde ».
    L’une a pris des coups, un autre a été violé…
    Au fait, savez-vous qu’une majorité d’abus sexuels sur enfants est commise dans l’environnement immédiat de l’enfant… ?
    C’est souvent le père, un frère aîné, un oncle, un ami de la famille, un voisin, une personne, en tout cas, qui est fréquemment présente, et qui empêche, par sa présence, l’enfant d’avoir le courage de dénoncer son tortionnaire.
    Pire encore, cette proximité, doublée par cette terreur, donne à cette personne une emprise toujours plus grande sur l’enfant, qui n’osera pratiquement jamais contredire une telle personne, allant même généralement jusqu’à la défendre lorsque quelqu’un parle d’elle en mal… Ceci se forme progressivement au fil du temps…
    Mais tous les enfants ne réagissent pas pareillement… Certains s’interposent entre leur tortionnaire et une éventuelle future nouvelle victime, comme un petit frère ou une petite sœur…
    Ces enfants-là grandissent différemment de ceux qui ont uniquement été terrorisés…

    Certains enfants vivent les tortures de l’extérieur : ils ne les subissent pas, mais voient uniquement comment un autre les subit.
    Ces enfants souffrent de ce qu’ils observent, mais ce sont eux qui représentent le plus grand risque pour notre société de demain, puisque ce sont eux, les personnes qui sont le plus susceptibles de reconduire ce qu’ils ont vu sans en ressentir la douleur dans leur chair et dans leur affectif.
    Leur petit cœur s’est endurci, comprenant parfaitement les arguments de l’adulte, qui trouvait toujours à accuser lorsqu’il était celui que l’enfant forçait à le corriger ; le mécanisme est le même pour l’enfant qui voit son père battre sa mère avec des arguments construits, même si ces arguments sont totalement injustes.
    Leur cœur s’endurcit, et il leur est plus facile d’ingérer de telles règles, pour plus tard, pour leur vie future, que cela ne l’est pour celui que l’on roue de coups ou qu’on abreuve d’humiliations, ou les deux ensemble, ce qui est le plus fréquemment le cas.
    Une fois parent ou époux, un tel enfant peut devenir encore plus brutal que n’a été son père ou sa mère, parce qu’il s’est, sur son parcours, juré d’obtenir de meilleurs résultats qu’eux, et dans cette manière, il n’existe que l’aggravation pour « obtenir mieux » d’un enfant, qui est un libre penseur par nature, et qui se révoltera, toujours, dès le commencement, contre les injustices, qu’il n’apprend que progressivement comme étant « naturelles » à l’espèce humaine et à ce que les humains appellent un « excellent comportement ».

    Notre monde a besoin de ton ouverture d’esprit pour forcer les portes de l’incompris…

  • Tout est relatif...

    Théorie aveugle :

    Supposons un problème "P".
    S'il existe un problème "P", il doit exister une solution "SP", et l'on s'efforcera de la découvrir.
    Si le problème "P" consiste en un comportement constaté chez une personne, il se peut que, très officiellement, la solution "SP" soit une punition infligée à la personne chez laquelle le comportement indésirable est constaté.

    Commentaire :

    Nous nous accordons généralement à dire que les punitions sont nécessaires pour que le problème disparaisse.
    Nous croyons que la punition nous "apprend" quelque chose.
    Mais, dans l'absolu, le risque de punition nous apprend surtout à louvoyer pour éviter la punition, non pas pour éviter le problème.

    Ce que cela représente est évident : Celui qui commet les fautes ne cessera pas de les commettre, mais trouvera des débouchés pour ne pas se faire prendre et punir, quitte à accuser un innocent de son propre méfait.

    Théorie borgne :

    Supposons que le problème "P" soit le cas d'un enfant qui ne mange pas sa soupe.
    Supposons un père qui sanctionne l'enfant s'il ne mange pas.
    L'enfant comprendra-t-il la punition et en tirera-t-il une leçon ?
    La comprendra-t-il s'il n'a tout simplement pas faim ?
    La comprendra-t-il s'il n'aime pas la soupe ?
    Aimera-t-il sa soupe une prochaine fois où il devra craindre la punition ?
    L'enfant comprendra-t-il la punition, s'il lui est interdit de quitter la table et de s'exprimer à table... et s'il n'a uniquement pas de cuillère... ???

    Commentaire :

    Cette situation peut sembler cocasse aux uns, irréaliste à d'autres.
    Soit. C'est une caricature de toute manière.
    Le problème "P" a une cause "CP".
    Si l'on cherche cette cause "CP", on peut la découvrir et trouver la solution "SP" en même temps.

    Pratique du passé :

    Une jeune fille de douze ans se trouve en visite chez une famille qu'elle connaît de l'école.
    Dans le salon se trouve un piano, où elle prend place avec le fils de la maison, pour une cacophonie à quatre mains.
    Subitement, le père du jeune garçon lui prend un sein et le tâte discrètement.
    Désespérément, la jeune fille regarde en direction de la cuisine, où l'épouse de l'insolent fait la vaisselle.
    L'homme comprend la menace que représente pour lui cette jeune fille, qui a regardé dans la seule direction à laquelle il ne faut surtout pas qu'elle pense pour l'instant.
    "Tu as un beau soutien-gorge" lui souffle-t-il à l'oreille sans que son fils l'entende...
    La jeune fille rentre chez elle et ne souffle mot de ce qu'il vient de lui arriver.
    Elle connaît son père, qui la punit au moindre écart de conduite, et qui ne tolère pas qu'elle accuse quelqu'un d'autre à sa place.
    Avouer qu'elle vient de se laisser tripoter par un homme marié, ça équivaut à entendre son père lui reprocher de s'être laissée faire, et sous peu, elle pourra même éventuellement l'entendre lui reprocher de faire le trottoir...
    Elle ne dit rien. Elle minimise. C'est pas grave. Un peu toucher... tant qu'il n'a pas touché la peau, ça passe... C'est pas grave. C'est elle qui est en train d'en faire un drame, parce qu'elle a beaucoup trop d'imagination, comme ses parents sont d'ailleurs toujours obligés de le lui reprocher...
    Elle se sent sale de mentir ainsi à ses parents, et elle se sait entièrement fautive, encore plus gravement, parce qu'elle sait pertinemment qu'elle agit aussi mal uniquement pour s'éviter une punition...

    Pratique d'un passé plus récent :

    Un garçon de douze ans fait une rencontre avec un garçon de dix-sept ans, qui lui "montre quelque chose"...
    Le garçonnet ne comprend pas ce qu'il lui est arrivé. Il a eu mal, il a eu peur, et il n'ose pas raconter à ses parents ce qui est arrivé, parce qu'il ne sait pas exactement lui-même si ce qu'il vient de faire le rend coupable...
    Plusieurs fois, il rencontre l'autre garçon, qui le menace et le force à le suivre à nouveau, et plus cela se répète, et moins le petit garçon ose en parler à ses parents...

    Un interlude de l'actualité :

    Marches blanches, des enfants tués, déshonorés, malmenés, abusés, mal nourris...
    La haine gronde de plus en plus puisamment...
    Une femme se demande quand les premiers pères en divorce seront victimes des premières fausses accusations pour attouchements sur leurs enfants...
    Quelques semaines plus tard, son enfant, une petite fille de neuf ans, recueille la confidence d'un homme en pleurs, auquel c'est en train d'arriver...
    La fillette, indignée, en fait le reportage à sa mère...

    C'est ici que tout se rejoint, car un seul fil relie toute cette histoire : moi.
    Moi à douze ans, prête à vraiment alerter l'épouse de l'insolent qui me tripotait sans vergogne, moi la mère de ma fille, qui a recueilli une confidence d'un de mes amis chers...
    Ma fille a emménagé, à dix-sept ans, avec un garçon qui a découvert l'amour physique avec elle, et qui a découvert, à vingt ans, qu'il s'est fait violer à répétition et sous la menace par un garçon de dix-sept ans quand lui-même en avait onze...
    Il rencontre encore régulièrement ce garçon, devenu un jeune homme, et qui lui jette généralement des regards moqueurs et méprisants...
    Il devient fou de douleur, il déprime, il désespère, il se croit homosexuel, il devient violent et bat ma fille, il clame qu'il veut devenir un transsexuel...
    Leur couple se brise et ma fille revient provisoirement habiter dans sa famille...
    Lui, il part à l'étranger, mais reste en contact avec quelques amis, dont l'un est en contact avec moi.
    Un soir, il lui a téléphoné d'une voix lugubre : "Devine ce que je fais. Je suis dans le parc. Je mate des p'tits culs."
    Son ami était choqué et inquiet en me le racontant.
    Mon ex futur gendre revient au pays, va au bal du samedi soir, témoigne d'une prédilection pour les 13-14 ans, qu'ils soient garçon ou fille. Il a vingt-six ans entre-temps...
    Devant son ami, il a dit à un garçon d'une douzaine d'années : "Je crois qu'il va falloir que je te donne une fessée", sur un ton lubrique qui vous glace le sang.

    On ne peut rien faire en matière de prévention.
    Personne ne peut le forcer à se faire aider, personne ne peut considérer que le problème serait réel, même la police est forcée d'attendre qu'il passe à l'acte... qu'on l'identifie et qu'on l'attrape... pour le punir...
    JE N'EN AI RIEN A FICHE DES PUNITIONS !!!
    Ce garçon-là, quand il passera à l'acte, ce qui est prévisible depuis deux ou trois ans pour au moins deux personnes - son ami et moi - ne sera rien d'autre qu'un vilain pédophile de plus.

    C'est un drame prévisible, possiblement multiple, mais qui pourrait être évité !!!

    Je prétends que, chez tous les pédophiles, la cause "CP" est repérable, et que les premiers signes de risque sont décelables.
    Les causes existent à divers degrés, depuis une éducation trop prude jusqu'à ce drame extrême dont fait état ce témoignage.

    OUI, le problème "P" est une tache dans notre humanité !
    NON, la punition ne représente pas la solution "SP".
    Elle met uniquement au réfrigérateur des bombes nucléaires à retardement.
    La solution absolue est de faire prendre conscience aux masses que ce problème "P" a une cause "CP", et qu'on ne devrait pas pouvoir être PUNI pour les conséquences d'actes qu'on a subis sans pouvoir en parler à personne.

    Le pire des gros salauds lubriques a été un enfant et a commencé timidement.
    Ce qui les rend aussi performants, c'est l'entraînement que notre système nous force tous à prendre pour nous prémunir contre les punitions que nous estimons, personnellement, injustifiées... comme moi, face à mon père, avec une histoire de soutien-gorge peloté...

    Voilons-nous la face... OU comprenons les causes des problèmes pour agir sur elles, au lieu de vouloir prendre une vengeance sur ceux qui ont déjà eu leur punition avant que de devenir des coupables avec lesquels notre monde ne connaît aucun pardon... !!!

    Si nous les comprenons, nous pouvons éradiquer le problème "P" et sauver TOUS les enfants.
    En refusant de voir cette réalité en face, nous encourageons notre société à en faire l'élevage.


    J'ai écrit cet article parce que j'avais la rage contre une nunuche qui m'a mise sur sa liste noire...
    Je lui avais laissé un commentaire sur une vidéo à ce sujet, où j'invitais à comprendre cette problématique, cette compréhension pouvant conduire à une solution définitive.

    Madame m'a citée, prétendant qu'en m'exprimant comme je le fais, je défends les pédophiles.

    Je lui ai répondu que sa haine bornée me désole, et que je "défends" également les parents qui maltraitent leurs enfants.
    Je lui ai déconseillé de lire mon blog, parce qu'il risque trop de la faire réfléchir un peu.

    Après tout, je ne parle pas dans le vide et n'invente pas mes arguments, que diable !!!

    Voici ce qu'elle me met sur mon livre d'or, où je ne le mettrai pas.
    Mais on ne dira pas de moi que je censure la critique saine et constructive...

    - nounouche09:
    non MADAME VOUS ETES POUR ET NOUS CONTRENT LA LIBRE EXPRESSIONS DE MES COMS Q EN FAITES VOUS ????????? J AI PARCOURUS VOTRE SITE ET J AI COMPRIS !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! salutations

  • J'me sens minable...

    Franchement, comment cela pourrait-il se dérouler dans les réflexions de celui qui se sent minable... ???

    Et d'abord, vu que tout a une cause qui peut être expliquée, comment se fait-il qu'il en soit venu à se sentir minable... ???

    Et bien, il A ÉTÉ INFÉRIORISÉ, ce qui est possible de différentes manières, dont je ne peux citer qu'une liste non exhaustive.
    - tu ne peux jamais faire les choses correctement, toi ?
    - dis donc, il faut réfléchir un peu !
    - vous ne pouviez pas faire attention ???
    - tu dois toujours faire les choses différemment de ce qu'on te demande...

    Il existe mille et une manières de donner à un individu pensant et sensible le sentiment de ne compter pour rien ni pour personne.
    Une seule personne lui parle sur un ton méprisant, deux personnes l'entendent, et l'une d'entre elles reprend la même chanson ; si quatre personnes l'entendent, elles seront deux au moins à la répéter.
    Il devient facile ainsi de complètement isoler un individu dans un sentiment que personne, en dehors de lui, ne pourra partager, parce que ceux qui le blessent n'ont pas conscience d'être ceux qui lui font mal, du simple fait qu'ils n'en ressentent aucune douleur, et qu'ils ont appris à trouver ce comportement normal.
    Ce qui semble anormal, c'est généralement le comportement réactif, celui qui n'est qu'une résultante de ce qu'un individu a subi.
    S'il proteste immédiatement, on trouvera qu'il exagère, s'il pleurniche, il sera juste un pleurnicheur, s'il s'offusque, il sera celui qui cherche des misères, s'il discute, il sera celui qui joue sur les mots ou qui se cherche des excuses, s'il cherche uniquement à se disculper, on l'agressera pour mieux lui faire comprendre qu'on ne le croit pas.
    Si, à la longue, il finit par se sentir minable, on lui dira qu'on le traite comme un minable parce qu'il est un minable, et tout le monde sera persuadé qu'il l'aura toujours été, parce que les mémoires de ceux qui heurtent leur entourage sont ainsi : il ne s'y trouve rien qui démontre leur culpabilité ni même leur implication, mais uniquement des données qui peuvent les justifier...

    Hélas, certains restent minables toute une vie durant, parce que cela leur disconviendrait d'employer les mêmes méthodes que tout le monde pour pouvoir l'être un peu moins...
    Trois fois hélas, certains sortent de leur condition de minable et entonnent la chanson de ceux qui heurtent pour démontrer par leur force que les minables, ce n'est jamais eux...

    C'est à partir de là seulement que l'on peut commencer à se représenter ce qu'il se passe vraiment dans la tête et dans les réflexions d'un supposé "minable", qui ne l'était pas autant, du temps où personne ne le prenait pour tel...

    Il rumine une vengeance contre sa vie, et il n'en veut à personne en particulier.
    Il sait qu'il n'est ni méchant, ni agressif, ni même, à juste titre, vindicatif.
    Il cherche uniquement à s'adapter, à s'intégrer à la société.
    Il sera attentif à tout ce qui aurait fait de lui un minable, et il le fera remarquer, exactement comme il aura toujours pu l'observer.
    Ses premières tentatives seront peut-être très peu remarquées, mais dès son premier triomphe, il sentira combien cela l'aura soulagé...
    Il deviendra méchant à force de s'accoutumer à ce triomphe et à toujours plus en désirer...
    Il deviendra cruel, à force de ne trouver plus personne pouvant le contrer, et qu'il ne pourrait pas blesser tellement vite, tellement fort et tellement gratuitement, qu'il ne serait plus un adversaire pouvant prétendre au titre de gagnant...
    Il deviendra ruminant, celui qui rumine des actes mauvais, celui qui verra le mal partout, mais le pire, ce sera que ce sera lui qui dénoncera tous ceux qu'il pourra repérer comme inoffensifs, il déclarera qu'ils voient le mal partout, qu'ils racontent du mal des gens, qu'ils blessent les autres...
    Il ne pourra plus s'imaginer gentil comme il l'était auparavant, du temps où il était minable et cherchait comment à ne plus l'être...
    Comment pourrait-il donc s'apercevoir à présent que, désormais, il l'EST VRAIMENT... ???

  • Complexe d'infériorité...

    Le complexe d'infériorité est communément admis comme un défaut de la personnalité ou du comportement, dont l'effet est de se sentir inférieur aux autres.

    J'ai toujours soutenu que tout a une cause, et il est donc évident, selon moi, que le complexe d'infériorité en a forcément une de même.
    Je considère également qu'il est "un peu facile" de prendre pour cause un défaut de la personnalité, ou d'aller même reprocher à l'intéressé un défaut ou un trouble du comportement.
    Quant à "soigner" ce complexe d'infériorité supposément inhérent à la personnalité, cela me semble peu vraisemblable...

    Lorsque vous vous trouvez dans un certain milieu, et que vous entendez l'une ou l'autre personne vous reprocher que vous semblez avoir un complexe d'infériorité, vous y réfléchissez d'autant plus que la remarque peut vous surprendre...
    Lorsque vous vous trouvez dans un certain autre milieu, et que vous entendez l'une ou l'autre personne vous faire remarquer que vous manquez d'humilité, vous vous demandez dans quel milieu les gens ont raison...

    Voilà toute mon histoire avec le complexe d'infériorité : c'est une question de relativité, et rien d'autre.
    Celui qui vous raconte que vous seriez affublé d'un complexe d'infériorité n'est souvent que celui qui en serait affublé s'il était à votre place. Il devient facile d'y reconnaître un soupçon de complexe de supériorité...

    De plus, voyons un peu de quelle manière on peut ressentir une remarque pareille, où vous êtes pratiquement déshabillé en public, pour que toutes les personnes présentes apprennent que vous avez un complexe d'infériorité...

    Que cette supposition soit exacte ou totalement déplacée ne compte pas. Ce qui importe, c'est le sentiment que vous aurez, lorsque dix paires d'yeux convergeront vers vous pour mieux constater ce complexe d'infériorité que quelqu'un vient de, totalement gratuitement, vous diagnostiquer...

    C'est humiliant...

    Et c'est souvent d'autant plus humiliant, que cela coupe l'herbe sous les pieds pour arriver à s'en sortir avec une pirouette, jetant la tête en arrière et faisant un geste de starlette, pour s'exclamer : "Oui, je suis ainsi assez modeste, et parfaîîîîîtement consciente de l'êêêêêtreuuuuu."
    Cela couperait au moins l'herbe sous le pied de la remarque...

    Mais, malheureusement, lorsqu'on se sent ainsi, par surprise, mis sur la sellette, on ne trouve justement pas toujours la remarque qui couperait court à d'éventuelles conséquences...

    Les conséquences peuvent être lourdes de signification, lorsqu'on les analyse.
    Dans les dix personnes ayant eu connaissance de l'information, la moitié au moins n'aura pas cherché à approfondir et sera désormais persuadée que vous avez véritablement un complexe d'infériorité...*

    Passons à autre chose...
    Dans notre société, certaines "valeurs" semblent être comprises de telle manière, par les masses, que de nombreuses personnes s'imaginent devoir et pouvoir corriger "ce qui ne va pas chez les autres"...

    Le complexe d'infériorité est de ces choses que beaucoup de gens s'imaginent pouvoir et devoir corriger au moyen d'infériorisations toujours croissantes, dont eux-mêmes n'ont généralement absolument pas coscience, mais que celui qui les supporte ne peut que trouver de plus en plus humiliantes...

    Constamment humiliée, une personne développe peu à peu un véritable complexe d'infériorité, surtout si ce n'est pas une seule personne qui, contre toutes les autres opinions, lui trouve l'infériorité marquante.

    Et c'est malheureusement ce qu'il se produit le plus souvent : ceux qui pensent que quelqu'un présente un défaut de la personnalité sont en majorité et voudront lui apprendre à vivre selon leurs propres supposées vérités...

    Avec ça, au début, on se rebelle contre leurs réflexions ; vient ensuite un temps où on se moque d'eux et de leurs convictions ; mais, progressivement, de manière imperceptible, leurs convictions agissent néanmoins sur celui qui finit par ne plus s'apprécier lui-même, du fait que personne ne l'apprécie...

    Vient alors l'heure de gloire de tous ceux qui trouvent soudain à lui reprocher de ne pas s'aimer lui-même, vu que c'est l'unique cause du fait que personne ne l'aime...

    Revenons à mes moutons, à présent...
    Que peut dire une personne que même ses parents n'ont jamais aimée, qui n'a jamais reçu aucun témoignage d'amitié, que les autres fuient parce qu'ils n'ont jamais vu personne s'y intéresser, que déjà dans l'enfance, tous les adultes détestaient... ???

    Pensez aux enfants mal aimés, dans leur famille, à l'école, par leurs voisins...
    Pensez à eux...

    Pensez aussi à ceux qui ont eu une mère abusive, qui ne cessait de leur répéter "tu n'es qu'un bon à rien", "tu finiras délinquant", "un jour, je te le prédis, tu iras en prison", ou même "tu ne veux jamais le comprendre autrement"...
    Pensez à eux...

    Pensez à vous aussi, vous ne faites vraisemblablement pas l'exception, dans une règle qui s'étend depuis des générations dans un terrible effet papillon.

  • Encore une histoire de chien dangereux...

    Nous nous laissons vite convaincre de ce que racontent les gens sur des histoires où un chien a défiguré un enfant, où ils ont été eux-mêmes mordus dans leurs enfance et où, depuis lors, ils ont peur des chiens...

    Prenez connaissance de ce qui suit, et dites-moi ce que vous en pensez.

    Quelques uns d'entre vous savent que j'ai un berger allemand, et qu'il est gigantesque, bien qu'il n'ait que 19 mois.
    C'est un gros bébé que j'éduque seule, et qui réagit merveilleusement à nos entraînements.

    En face de chez moi se trouve une grande pelouse qui fait partie de bâtiments administratifs.
    Dès que les fonctionnaires sont partis, nous y allons jouer.
    Cet immense terrain est jouxté par un parking, où les automobilistes viennent se garer, où deux familles ou même plusieurs peuvent se rencontrer, à l'écart de la rue, avec leurs enfants, qu'ils laissent courir, et où l'école proche dépose les enfants qui reviennent d'excursions.

    Je suis rarement seule dans ce pré avec Mardouk. Il y a presque toujours quelqu'un dans le parking, dont Mardouk ne s'occupe absolument pas.
    Nous en revenons à l'instant.
    Nous sommes allés nous entraîner au lancer de bâton en ce qui me concerne, et au rapporter en ce qui concerne Mardouk.
    Ce jeu est une thérapie pour lui désapprendre à faire des trous dans la pelouse, et ça fonctionne très bien.
    Nous étions déjà sortis une heure plus tôt, mais deux enfants y jouaient avec un chien trop petit pour mon éléphant dans un magasin de porcellaine.
    Alors nous sommes revenus un peu plus tard.

    Deux voitures étaient là, loin de nous, deux familles, avec au moins quatre ou cinq enfants, dont au moins deux n'avaient - vu de loin - que quelque deux ou trois ans.
    Mardouk a commencé à tranquillement jouer, enfin "tranquillement" n'est pas trop à prendre au mot : il court, il fait trois fois le tour de la pelouse avec le bâton avant de me l'apporter, et il en est, depuis aujourd'hui, à deux ou trois mètres de moi pour le déposer à terre.
    Nous avons fait beaucoup de concessions mutuelles pour en arriver là.

    Voilà que j'entends une voix de très jeune enfant crier "regarde le sssien", mais personne ne lui répond.
    Il crie encore "regarde le sssien", mais personne ne prend garde à lui.
    Le parking fait une cinquantaine de mètres, et les deux voitures étaient garées à l'autre bout.
    L'enfant l'a traversé, une petite balle jaune à la main.

    Je l'ai vu approcher, j'ai rappelé Mardouk, l'ai pris en laisse et l'ai fait coucher.
    L'enfant approchait.
    "Ne l'approche pas. Il est trop fort pour toi" ai-je dit au garçonnet, qui n'avait pas plus de trois ans.
    Je n'ai pas peur que Mardouk le morde, mais un coup de patte, un coup de boule ou même un coup de dent est vite arrivé, et le risque est d'autant plus grand que Mardouk ne connaît pas d'enfants aussi petits.
    Je n'ai pas envie de devoir faire piquer mon chien parce que personne ne me croirait qu'il n'a pas mordu, si jamais il cogne quelqu'un avec une dent !!!
    J'ai moi-même régulièrement des bleus, parce qu'une fois qu'il joue, il n'est pas particulièrement prudent.
    C'est un chien, pas un humain adulte !

    Voilà donc ce petit bout qui me regarde, mais qui n'a apparemment pas compris ce que je lui ai dit.
    Il l'ance sa balle vers Mardouk, mais, heureusement, Mardouk préfère les bâtons.
    Je fais lever mon chien, nous faisons une vingtaine de mètres, je le fais coucher à nouveau.
    "Ne l'approche pas, s'il-te-plaît, parce que je ne veux pas qu'il te fasse mal."
    "Il est messant ?" demande le petit.
    "Non. Il n'est pas méchant. Il est trop fort pour toi. C'est encore un bébé."
    Ce n'est évidemment pas entièrement exact, parce que Mardouk est physiquement adulte, même si, d'après le vétérinaire, "il doit encore se remplumer un peu aux flancs".
    Mais c'est une masse de près de cinquante kilos, qui écraserait l'enfant s'il lui fonçait dessus...
    On peut aussi se casser une jambe ou un bras en tombant...
    Je pense toujours à tout, mais j'attends trop souvent des autres qu'ils en fassent autant...

    Quand ils avaient cet âge, mes enfants savaient qu'il est imprudent d'aller au-devant de chiens qu'on ne connaît pas.
    Mes enfants ne m'ont jamais posé de question sans obtenir de réponse, au moins "oui, attends, je suis à toi dès que j'ai fini de parler (ou d'écouter)".
    Je n'ai jamais manqué à ma règle de toujours revenir sur ce qu'un de mes enfants (ou n'importe quel autre en ma présence) m'avait demandé.
    Je n'aurais jamais perdu un enfant de vue au point de le laisser s'approcher aussi dangereusement d'un chien aussi immense, qui pourrait lui briser les os rien qu'en lui rentrant dedans...

    Je regardais désespérément vers les deux voitures, où plus de quatre adultes étaient réunis avec ces enfants...
    Aucune réaction d'aucune sorte...
    Par quatre fois, je me suis éloignée du gamin d'une vingtaine de mètres avec mon chien pour éviter qu'un accident arrive.
    Je voyais comme ça faisait plaisir au gamin, ce jeu à cache-cache, mais je ne pouvais pas me permettre de m'approcher des deux voitures pour demander aux parents de récupérer leur enfant, parce que le risque était, là-bas, encore beaucoup plus grand, vu le nombre d'enfants, et surtout vu la présence des adultes...
    Mardouk sent les agressifs potentiels avant que je ne les repère, et il ne manque jamais de leur aboyer dessus.
    Ensuite, les agressifs réagissent envers moi comme s'il les avait mordus.
    Et le jour où l'un d'entre eux s'approche un peu trop de nous dans sa fureur, je suis sûre que Mardouk me défendrait...
    Et ensuite... ???

    Donc, j'ai eu recours à une stratégie : j'ai longé le terrain en direction des voitures. Le garçonnet a traversé sagement le parking avec sa petite balle en main et est allé rejoindre sa famille.
    Quant à Mardouk, il en est encore essoufflé actuellement, où je termine d'écrire, vu qu'après le départ du petit, nous nous sommes bien éclatés tous les deux à frisbee et bâton combinés...

    Maintenant, je vous demande, à VOUS, ce que vous en pensez, de ces adultes, qui, à en juger d'après leur NON-attitude, n'auraient pas manqué de crier au chien dangereux s'il était arrivé quelque chose...

    Lâchez-vous dans les commentaires.
    Je ne répondrai pas, mais prendrai vos arguments pour base de nouveaux articles :):):)

  • Parole de jeune ; allez y jeter un coup d'oeil...

    :) :) :) :) :) :) :) :) :) :) :) :)
    Un de mes coups de coeur...
    Sur Netlog...

    :) :) :) :) :) :) :) :) :) :) :) :)
    De toute façon demain, il pleuvra.
    :) :) :) :) :) :) :) :) :) :) :) :)

  • Même sans violence familiale...

    Il ne faut pas croire qu'il serait nécessaire d'avoir connu la violence familiale au quotidien pour commencer à la pratiquer.

    L'enfant est un être naturellement doué d'empathie, l'empathie étant notre faculté de comprendre ce que ressentent les autres.
    Notre raisonnement et notre apprentissage se fait en grande partie par associations d'idées.
    Un enfant qui observe comme un autre enfant est mis à mal constate immédiatement les relations de cause à effet.

    Pour nous le remettre en mémoire, prenons un exemple que pratiquement tout le monde connaît : les élèves sont en classe, l'enseignant les teste à tour de rôle pour vérifier s'ils ont correctement appris par coeur leur récitation.
    L'un des élèves bégaie et l'enseignant se moque de lui, prétendant que s'il avait étudié la veille, ça ne lui arriverait pas aujourd'hui...
    L'enseignant ne songe à rien de mal, il ne fait que son métier, il ne fait que ce qu'il a appris...
    Prend-il conscience qu'il vient de désigner aux autres élèves un bouc émissaire ???
    Prend-il conscience que les autres élèves, selon l'âge qu'ils ont, voudront lui plaire, à lui, leur professeur, et que certains d'entre eux continueront ce que lui-même vient de commencer, qu'ils le continueront tout au long de l'année, et jusqu'à ce que tous les enseignants de l'établissement aient compris que cet enfant, auquel tout le monde a quelque chose à reprocher, est un enfant insupportable...?
    Qui songe au fait que cet enfant était peut-être uniquement intimidable, mais connaissait sa récitation mieux que les autres élèves ???

    Et qui songe au fait que les enfants sont toujours influençables par les attitudes des adultes, parce qu'ils ont tous besoin d'exister, qu'ils sont tous prêts à beaucoup d'efforts pour être appréciés, et qu'ils ne prennent nullement conscience que les exemples que les adultes leur ont donnés ne sont pas néccessairement agréables, ni justes, ni défendables ???

    Même un adolescent, jamais malmené, n'est pas à l'abri.
    Compréhensif et sensible à tout ce qu'il ne supporterait pas s'il le subissait, il prend sur lui les révoltes des camarades qui se confient à lui.
    On peut ainsi remarquer comme certains jeunes, de particulièrement civilisés, deviennent subitement insupportables, parce que l'un de leurs camarades leur a raconté sa vie, et qu'ils ne l'ont pas supporté.
    Mais, bien évidemment, comme personne ne prendra en compte cette sorte de détails, on parlera, parmi les adultes, tout simplement de la crise d'adolescence, et on ne chercherait jamais à comprendre quelles sont les causes sous-jacentes...

    Notre société met ensemble, dans une même marmite, les écoles, tous les enfants de notre société. Il s'y trouve des enfants aimés autant que des enfants mal aimés.
    Ils s'y côtoient tous, même s'ils ne se fréquentent pas parce qu'ils n'ont pas les mêmes valeurs.
    Ils y voient les autres agir et réagir, et les mieux considérés ne sont pas ceux qui se comportent le mieux en société, mais uniquement en apparence...

    C'est un Grand Mélange, où les adultes attendent déjà des enfants qu'ils prennent leurs responsabilités et qu'ils assument leurs actes, et les coupables y sont toujours ceux que les enseignants veulent bien sanctionner...

    Le problème de l'INJUSTICE n'est ainsi pas réglé, mais uniquement le fait qu'on risquerait d'en mentionner...

    Faites taire les victimes de viols ou de cambriolages de la même manière, faites taires les créanciers comme vous faites taire les enfants malmenés, et vous l'aurez, votre Société de Droit, celle du Plein Droit de la Loi du Plus Fort et du plus Violent...
    Comprenez ce que je veux relever ici :
    L'enseignant ne punit évidemment que les élèves qui l'ont mérité. Ce fait est connu, communément admis.
    Il est inconcevable qu'un enseignant puisse faire une erreur et sanctionner un élève injustement, surtout s'il le sanctionne à répétition.
    La punition est donc une preuve indiscutable de la culpabilité de celui qui a dû être sanctionné.
    Et si l'enseignant s'est quand même trompé, aucun scandale ne saurait arriver, vu que le fait qu'un élève soit sanctionné est une preuve que l'élève l'avait mérité.

  • L'innocente victime est toujours celui qui subit la blessur

    Cela se passe dans une cour de récréation, où s'ébattent des enfants entre six et onze ans.
    Les élèves âgés de neuf ans sont réunis près d'un muret, où ils discutent pendant la récréation.
    L'un des élèves est juché sur le muret.
    Il n'aime pas l'un des autres élèves, qui se trouve, comme par hasard, à portée de son pied...
    Il commence à balancer ses pieds, jusqu'à toucher cet élève.
    L'élève lui demande de faire attention, et il lui répond qu'il n'avait qu'à pas se trouver aussi près.
    L'autre élève recule d'un pas.

    Celui qui est assis sur le muret commence à lui dire des choses blessantes, et l'élève visé se retire, traverse la cour, et va se mettre, en solitaire, près d'un autre mur.
    L'élève sur le mur ne supporte pas cette lâcheté. Il descend de son perchoir et va le trouver.
    Les autres élèves le suivent pour voir ce qui va arriver.
    L'élève du mur provoque l'autre garçon, qui ne se départit pas de son calme et lui dit clairement qu'il exagère, et qu'il n'a aucun motif pour se montrer aussi agressif...

    L'élève du mur lui dit de revenir auprès des autres, lui assure qu'il n'a pas besoin de se sentir visé...
    Tous les garçons retournent près du muret, et l'élève aux coups de pied y grimpe à nouveau.
    Il recommence à provoquer l'élève qui était allé se mettre à l'écart.
    Ce dernier y retourne d'ailleurs, après avoir demandé deux fois de suite d'arrêter ces provocations.

    Tout le monde, en bande, retourne le rechercher.
    L'élève du mur, où il est à nouveau juché, devient de plus en plus agressif, de plus en plus blessant, de plus en plus méchant, de plus en plus humiliant...
    L'élève visé commence à se moquer des coups de pied. Il entre dans la conversation, répond aux insanités...
    Je rappelle que ce sont des garçonnets de neuf ans...
    Subitement, l'élève visé pique une colère et attrape son agresseur par le pied, le descend du muret, où il demeure perché.
    Il le tient par ce pied, le fait tourner autour de lui deux ou trois fois...
    Subitement suvient un cri, un hurlement de douleur...
    Les enseignants accourent...
    L'élève qui a brutalisé son camarade est vertement réprimandé par plusieurs d'entre eux, pendant que deux enseignants s'occupent du pauvre blessé, qui est à terre, et qui a, visiblement, le poignet fracturé...
    L'enfant coupable est emmené dans le bureau du directeur, où le corps des enseignants lui fait la morale sur son comportement violent.

    "Maman, aujourd'hui, j'ai cassé le poignet d'un garçon à l'école. Il n'arrêtait pas de m'agacer, je me suis éloigné, ils sont tous venus me rechercher. Deux fois même. Et quand je n'en pouvais plus, j'ai pris l'autre par le pied pour le descendre du mur, et je l'ai fait tourner autour de moi. C'est là qu'il s'est cassé le poignet."

    Madame,
    Aujourd'hui, pendant la récréation, votre fils a violemment agressé l'un de ses camarades.
    Je vous prie de veiller à ce que cela ne se reproduise plus.
    Vous devez faire comprendre à votre enfant qu'il doit contrôler sa violence, sans quoi nous nous verrons forcés de l'exclure de notre établissement.
    Je compte sur votre compréhension pour que de tels actes de violence ne se reproduisent plus jamais.
    Signé : le Directeur.

    Un garçon de quinze ans discute avec sa mère... d'une très vieille histoire, qui lui était arrivée à l'école, voilà déjà très longtemps...
    Et, subitement, il se souvient d'un détail, dont il n'avait jamais parlé...
    "C'est marrant que je m'en souvienne seulement maintenant... Mais c'était pendant la récré de midi... Ils m'ont embarqué chez le dirlo, qui m'a engueulé... Après-midi, on avait gym, et le professeur de gymnastique m'a traîné par un pied autour de la salle en diant que c'était pour me faire comprendre ce que ça fait..."
    La mère prend note, scrupuleusement de cette confidence, parce qu'elle enquête sur le phénomène de l'oubli des détails qui prouvent ce qu'on n'arrive pas toujours à prouver dans la réalité, dans la pratique...

    Un garçon de dix-neuf ans réfute de s'être jamais souvenu de ce témoignage...

    Une femme de quarante-cinq ans se souvient subitement d'un incident de son enfance...
    Elle avait huit ans, et elle était la bête noire de toute l'école depuis qu'elle la fréquentait...
    Souvent, les autres élèves la brutalisaient. Elle graignait surtout les coups de pied avec des semelles renforcées, mais l'imagination de ses camarades était sans limite...
    Un jour, la horde de pratiquement tous les garçons de l'école a choisi de l'attaquer...
    Elle se trouvait sous le préau, à proximité de l'enseignant de surveillance, afin que rien ne puisse lui arriver...
    La horde a foncé vers le préau, l'enseignant s'est écarté...
    La horde est arrivée sur elle, les poings en avant, des garçons défigurés par la rage avec laquelle ils semblaient tous s'efforcer d'imiter les mimiques de John Wayne à la télé...
    Elle a levé le bras pour protéger son visage de leurs coups de poing...
    Après la récréation, son enseignante l'avait appelée au tableau...
    L'un des garçons qui avaient foncé sur elle avait été blessé au visage par l'un de ses ongles à elle.
    "Oui, mais ils me fonçaient tous dessus."
    "Je ne t'ai pas demandé ce qu'ils faisaient, eux, mais pourquoi tu a fait ça, toi !" est la réplique sévère de l'enseignante.
    "Je ne l'ai pas fait exprès."
    "Tu mens. C'est une excuse que tu te cherches. Pose ta main sur le bureau, à plat, paume vers le bas."
    L'enseignante lui avait planté deux de ses longs ongles pointus et rougis au vernis dans la peau, puis elle avait tourné la peau qu'elle pinçait, regardant la fillette droit dans les yeux.
    La femme se souvient de cet instant, comme si elle le revivait...
    Elle savait qu'elle n'avait pas le droit de pleurer, parce que c'était lâche et malpoli de pleurnicher.
    Elle se retenait, mais plus elle se retenait, et plus l'enseignante pinçait fort et tournait un peu plus.
    "Tu comprends maintenant ce que ça fait quand on griffe ses petits camarades ?"
    La fillette fait oui de la tête, mais ça ne suffit pas à l'enseignante, qui tourne plus fort et accentue le pincement.
    "Je t'ai demandé si tu comprends maintenant ce que ça fait quand on griffe tout le temps ses petits camarades ?"
    La fillette fait oui de la tête en retenant ses larmes, mais ça ne suffit pas à l'enseignante, qui tourne plus fort et accentue le pincement.
    La fillette sent comme ses larmes veulent monter malgré elle et sortir par ses yeux, elle se fait de plus en plus violence, l'enseignante la pince de plus en plus fort, l'enseignante tourne de plus en plus puissamment, et sans la quitter des yeux, de sorte qu'elle ne peut même pas se permettre d'essuyer rapidement une larme qu'elle laisserait couler.
    "Vas-tu enfin me répondre, espèce de petite têtue ? Je te demande si tu as maintenant compris ce que ça fait quand on griffe tous ses petits camarades tout le temps !!!"
    La fille fait encore oui de la tête. Elle a peur que, si elle ouvre la bouche pour parler avec sa voix, ses larmes ne pourront plus être contenues et s'entendront, et que tout le monde se moque d'elle pour ça...
    "Je n'ai rien entendu !!!" hurle l'enseignante, qui ne supporte plus que cette petite fille brutale, menteuse, agressive et beaucoup trop fière et orgueuilleuse ose ne même pas lui répondre.
    "Oui, j'ai compris !" hurle la fille dans un sanglot qu'elle ne parvient plus à retenir.
    "Alors va maintenant présenter tes excuses à l'élève que tu as agressé. Et dépêche-toi !!!"
    "Je ne sais pas lequel c'est."
    "Pour ton insolence, tu vas m'écrire deux cents fois : "Je ne dois pas griffer tout le temps mes camarades, et je dois être polie avec mon enseignante."
    Cette fille-là, elle avait au moins des parents corrects, auxquels il n'aurait pas été vain que le directeur envoie une lettre pour leur enjoindre de faire comprendre à leur enfant qu'il devait mieux se comporter à l'école et mieux respecter élèves et enseignants.
    Les parents de cette fillette, en prenant connaissance de la punition, qui décrivait par elle-même les délits commis, n'ont pas manqué de corriger leur fille et de sévèrement la punir pour ce qu'elle s'était permis à l'école.

    Supposez que ces histoires sont vraies...
    Mais supposez quand même que c'est une fiction, que je me suis inventée pour vous démontrer comment les choses POURRAIENT se passer.
    Nous savons, tous, évidemment, que de telles choses ne se produisent jamais...
    Alors supposez simplement que cela se serait passé sur une autre planète, dans un autre pays, que sais-je, mais supposez que ces récits sont authentiques, et lâchez-vous un peu, dites-moi ce que vous en pensez.

    Si vous voulez savoir si c'est vrai, demandez-moi ou écoutez votre propre coeur après avoir pris connaissance du texte...

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