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mariaventurini

Fille - 53 ans, France


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  • Massages pour les chevaux

    Eh oui ! Je masse les chevaux. Ca vous semble un peu étrange...Mais je vous assure, ils adorent ça!!! Si vous voulez en savoir plus, lisez ce qui suis et...pour ceux qui sont cavaliers, essayez...Votre cheval vous en sera très reconnaissant. :).

    Le massage équin :

    Nouvelle thérapie pour les chevaux

    Une étude récente faite par l'Université du Pays de Galles indique que le massage permet de réduire le stress chez les chevaux.

    Les Bénéfices du massage

    Améliore l’étendue du mouvement : Une liberté de mouvement est ainsi obtenue. Un cheval qui a un meilleur mouvement aura une démarche plus active. Un cheval de dressage qui a une allure souple attirera davantage l’œil d’un juge. Sauter quelques centimètres de plus peut faire toute la différence dans une compétition de saut d’obstacles ou en concours complet. Un sauteur utilise la majorité de ses muscles lors de la phase ascendante et lors de la réception d’un saut. Des muscles souples et synchronisés assureront un travail efficace.
    Améliore l’endurance : Des muscles souples travaillant de façon optimum aidera le cheval à être plus efficace et à se sentir bien. Un cheval qui se sent bien et qui travaille de façon efficace aura une meilleure espérance de vie.
    Améliore la circulation : Le massage sportif favorise la circulation sanguine au niveau du tissu musculaire, réduit l’inflammation et minimise la formation de tissu cicatriciel. Tout ceci encourage une récupération rapide, améliore le tonus musculaire et aidera à l’élimination des toxines de la circulation sanguine.
    Réduit les risques de blessure : Un cheval qui bouge de façon libre et efficace a moins de risque de se blesser. Le massage peut agir rapidement au niveau d’un spasme ou d’une tension et aider à la prévention d’une blessure.
    Améliore le tempérament : Lorsque votre cheval a un changement dans son comportement c’est parfois parce qu’il veut vous dire quelque chose, qu’il y a peut-être un endroit qui est douloureux. Aussi, un cheval qui est plus détendu sera plus enclin à vouloir travailler.
    Aujourd'hui, certains propriétaires ont une réelle demande pour faire masser et étirer leur monture. Au même titre qu'un sportif humain, qui en plus du système médical a accès à des séances de relaxation et de massage, le cheval aussi peut être confié aux mains d'un expert du bien être. Le masseur aide donc le cheval à optimiser sa forme et permet également de prévenir des pathologies.

  • Isabelle Costa ma grande soeur de coeur

    Je vous donne le lien d'une association d'artistes qui marche fort. Elle se trouve dans le Sud de la France. Ma grande soeur, Isabelle Costa, en est la Présidente. Elle est également passionnée d'animaux et exerce le beau et dur métier de comportementaliste animalier.
    Et pour tout ceux et celles qui veulent faire découvrir leur talent de créateurs, il y a cette adresse : lezartsdusud.heberg-forum.net/.

  • www.sens-de-la-vie.com/

    Je vous recommande ce site extraordinaire dont voici le lien : www.sens-de-la-vie.com/
    qui vous fera découvrir des choses que vous n'imaginez même pas et qui vous fera réfléchir sur pas mal de sujets...
    Histoire de ne pas mourir idiot... :)

  • Jean-Michel Bartnicki

    Un ami du Nord de la France, auteur et parolier et également poète de talent, qui vient d'être édité.

    Pour voir son ouvrage, je vous donne le lien : http://jeanmichelbartnicki.jimdo.com
    .
    Envoyez lui un petit mot, ça lui fera plaisir.

    Merci pour lui.

    Pleins de :) à tous.

  • Extrait de mon premier roman : "Sables Brûlants&quot

    Marina, qui s'est égarée dans le souk de Marrakech, va faire une rencontre bien surprenante...

    ...Tout à coup, elle en eut assez. Assez de tout ces gens. De se faire insulter. Du regard des hommes. Elle n’avait qu’une envie. Retourner à l’hôtel et se débarrasser de la sueur et, surtout, de l’odeur putride qui imprégnait sa sa peau.
    Mais le souk n’en avait pas encore fini avec elle...
    Comme elle repartait à la recherche d’une autre calèche, elle se heurta à un cheval noir qui obstruait la ruelle. Surpris et effrayé, celui-ci se cabra de toute sa hauteur et elle fit un bond en arrière pour éviter les dangereux sabots qui s’agitaient sous son nez. Le premier instant de stupeur passé, elle examina le splendide animal. D’habitude, elle n’avait pas peur des chevaux. Mais celui-là semblait d’humeur si belliqueuse qu’elle préféra se tenir à distance. Son caractère ombrageux n’avait d’égal que sa beauté. Jamais, elle n’avait contemplé pareille splendeur. Tout, chez lui, n’était que perfection, que pureté. Aussi bien dans les lignes, que dans les proportions. Les naseaux frémissants, il « goûtait » son odeur, la dévisageant avec colère, comme s’il lui reprochait d’être là, d’oser se trouver sur son chemin. L’encolure puissante, arquée comme un col de cygne, il encensait furieusement en secouant sa crinière. L’âme d’artiste de Marina ne put résister et en deux secondes elle fit une esquisse mentale de la tête fine et racée au chanfrein convexe, caractéristique des chevaux de race arabe, des longues jambes musclées et sèches, de la robe d’ébène douce et satinée qui se paraît de reflets de bronze à la lueur du couchant, de la crinière qui retombait en longues ondulations soyeuses jusqu’au bas de l’épaule, telle une flamme…Une véritable œuvre d’art. L’occasion était vraiment trop belle d’immortaliser ce merveilleux coursier du désert. Elle fit le geste de saisir son appareil photos et s’arrêta net...en découvrant le cavalier.
    Elle n’avait pas tout de suite fait attention à lui, tant elle était subjuguée par le cheval. Pourtant, il était très original et semblait sortir tout droit d’un film d’aventure avec son chèche, dont il avait rabattu un pan devant sa bouche, son pantalon et sa tunique bleu indigo aux manches larges. Ce bleu si particulier que portent les Touaregs. D’un seul regard, elle engloba la selle entièrement brodée de fils d’or et incrustée de clous d’argent, savamment agrémentée d’arabesques bleues et dorées, qui reposait sur plusieurs tapis de différentes couleurs frangés de cordelettes terminées par des pompons. Sans doute une selle de cérémonie. Les pieds du cavalier étaient chaussés de sandales de cuir et elle nota le large étrier d’argent, typiquement oriental, de même que le long sabre à lame recourbée, dont le manche, en argent ciselé, était négligemment passé à sa ceinture. « Ce doit être un personnage important ou un guerrier, pensa-t-elle, pour oser exhiber une arme aussi redoutable ».
    D’une main ferme, il retenait son cheval. Ce dernier semblait s’être un peu calmé. Sa robe était encore parcourue de longs frémissements, témoins de son agitation intérieure, mais il ne se cabrait plus.
    Puis, leurs regards se croisèrent...et ce fut le choc.

  • Mon ami le dauphin

    Mon ami le dauphin



    De son sourire mutin, il t'accueille dans la drague
    Son long corps fuselé, semblable à une ogive
    Te frôle, feu-follet, souple et fendant la vague
    T'emportant vers le large, te rendant à la rive.

    Ce n'est pas un requin, juste une ressemblance
    Gentil et facétieux, le nez comme un bélier
    Il fonce vers l'abîme pour y chercher pitance
    Et remonte en surface pour mieux y respirer.

    Intelligent et doux, il te parle son langage
    Petit frère des enfants, grand ami des humains
    Oubliant que là-bas, l'océan faisait rage
    Avant que de tourner en rond dans un bassin.

    Il soigne tes douleurs et panse tes blessures
    Quand tout auprès de lui tu voudrais te confier
    Il t'entraîne avec lui au cœur de l'onde pure
    Pour noyer le chagrin de ton âme esseulée.

    Animal mythique, venu d'une planète
    Pour t'aider à comprendre ce qu'est le grand secret
    De l'amour qu'il célèbre chaque jour comme une fête
    De la vie, de la mort, de ton humanité.

    Maria
    Avril 2006

  • Qui a volé le Saint Suaire?

    Synopsis d'un roman que j'ai l'intention d'écrire...un jour.

    « …jusqu’au 22 Octobre 2000, a lieu la 5ème exposition du XXème du Saint Suaire, dans le dôme de Turin… ».

    C’est en lisant cet article paru dans le « New York Times » que Stéphanie a comme une illumination. Ca y est ! Elle a enfin trouvé le moyen de sauver son petit Arnaud. L’enfant, âgé maintenant de sept ans, a été blessé au visage, lorsqu’il était petit, par une projection d’huile bouillante. Malgré les nombreuses greffes, il reste à jamais défiguré. Depuis ce jour terrible, Stéphanie n’a qu’une idée en tête : redonner à son fils un visage décent. Le pire, c’est qu’elle se sent en partie responsable de l’horrible accident. Elle a entendu dire que le Saint Suaire avait déjà fait des miracles. Pourquoi n’en ferait-il pas un pour son fils ?
    N’écoutant que sa foi et son courage, elle confie l’enfant à sa mère et réserve une place dans le premier avion en partance pour l’Italie. Mais une fois là-bas, c’est la déception. Un obstacle se dresse devant elle. Et il est de taille. L’objet sacré se trouve dans une crypte de la chapelle baroque de la cathédrale de San Giovanni et il est inaccessible. Tout un appareillage électronique sophistiqué, une chape de plomb et un double vitrage à l’épreuve des balles le protègent.
    Stéphanie compte sur sa bonne étoile pour l’assister. Il ne lui reste qu’une semaine avant que le Suaire ne soit exposé au public. Il faut faire vite…
    A la bibliothèque de Turin, où elle cherche fébrilement des livres qui traitent du Suaire, elle fait la connaissance d’un jeune franco-italien, Fabien Grimaldi, qui vit à Naples et étudie les religions antiques. Entre eux, le courant passe instantanément. Stéphanie le trouve d’autant plus sympathique qu’il effectue une thèse sur le Suaire. Il n’en faut pas plus pour qu’elle voit en le lui signe Divin qu’elle attendait et elle lui avoue ses périlleux projets.
    Fabien n’en croit pas ses oreilles : voler le Saint Suaire, l’emmener à New-York, attendre qu’il fasse un miracle et le ramener pour l’exposition ! Jamais elle n’y arrivera. Mais Stéphanie n’est pas du genre à se laisser démonter et elle parvient, non sans peine, à le convaincre.
    Fabien a un cousin, Ricco, qui fait partie des organisateurs de l’exposition. Grâce à sa complicité (Ricco ne peut rien refuser à Fabien envers lequel il a une dette) nos deux amis réussissent à s’introduire dans la chapelle en pleine nuit. Une fois le système de protection électronique neutralisé, la verrière est ouverte sans problème et le Suaire est adroitement subtilisé. Mais un gardien découvre le larcin deux heures plus tard, en effectuant sa ronde, et il donne aussitôt l’alerte. En quelques minutes, la police est sur les lieux. L’enquête débute dans le plus grand secret, pour ne pas alerter médias et, surtout, le Vatican. Cela provoquerait un véritable scandale. Dans sa hâte de quitter la crypte, Stéphanie perd une carte de son hôtel sur laquelle Ricco a griffonné un vague plan de la chapelle San Giovanni. La piste est toute tracée pour les carabinieri…
    Sans se douter qu’elle est la principale suspecte, Stéphanie organise son départ pour l’Amérique. Fabien ne veut pas prendre l’avion. Il pense que le risque est trop grand. Il ne voit qu’une solution : son vieux copain Renzo ! Un ancien pilote de Tracker à la retraite passionné de vols en montgolfières. Lui seul peut les sauver. Mais Renzo est un ivrogne, doublé d’un paresseux. C’est aussi un marginal et un athée et il lui faut toute la force de persuasion Fabien pour que celui-ci accepte de leur faire traverser l’océan dans son ballon.
    Renzo croit (ou du moins fait semblant) à l’histoire que lui raconte Fabien : « Stéphanie et lui sont en voyage de noce et ils veulent l’effectuer de la façon la plus romantique qu’il soit…». Pendant leur sommeil Renzo fouille dans leurs affaires et découvre le Suaire. Sa colère est terrible. Fabien doit alors lui avouer le but exact de cette substitution temporaire. Renzo se laisse amadouer (à moins que ce ne soit la promesse d’une caisse de bon vin Français). Le Suaire continue sa route vers l’Amérique.
    Le voyage est mouvementé. Tempêtes, incidents techniques, rencontres indésirables avec des requins…Rien ne leur est épargné. Après toutes ces péripéties, ils parviennent enfin en vue des côtes américaines.

    Il ne leur reste alors que 10 jours avant l’exposition…

    Munis de leur précieux chargement, ils se précipitent chez la mère de Stéphanie. Remplie d’espoir, Stéphanie enveloppe aussitôt son fils dans le Suaire. Sa déception est grande. Il ne se passe rien. Fabien ne sait que faire pour la consoler. Quant à Renzo, son peu de conviction religieuse se voit confortée. Le miracle tant espéré n’a pas eu lieu et Fabien, la mort dans l’âme, se voit contraint de remettre le Suaire aux autorités. L’aventure a épuisé tout le monde. Tandis que Renzo raconte ses exploits d’antan au petit Arnaud émerveillé, Stéphanie et Fabien se découvrent un tendre penchant l’un pour l’autre…
    Le temps presse. Le moment de l’exposition approche inexorablement. L’étau se resserre autour de Stéphanie, car le FBI est maintenant à ses trousses. Après une éprouvante poursuite dans les rues de New-York, nos héros réussissent à s’échapper et repartent pour Turin, afin de remettre le Suaire à sa place. L’exposition doit avoir lieu dans les délais prévus. Malheureusement, à quelques milles à peine de l’Italie, la montgolfière est endommagée par un violent orage. Ses passagers sont « miraculeusement » repêchés par les gardes côtes et comme un malheur n’arrive jamais seul, le pauvre Renzo disparaît tragiquement au cours du naufrage.
    Au poste de police, Stéphanie a beau plaider leur cause. Rien n’y fait. Elle est incarcérée, ainsi que Fabien, tandis que le Suaire, lui, retrouve sa place dans la crypte. Tout semble être rentré dans l’ordre quand, Arnaud, que Stéphanie a voulu emmener à tous prix et que l’on a confié, en attendant le procès, à une famille d’accueil, ne présente brusquement plus aucune trace de brûlures.
    La consternation est générale. Un tel événement ne peut demeurer secret. Cette fois, le Vatican est mis au courant. L’indignation du Pape est grande, lorsque qu’il apprend le vol et le périple du Suaire. Il reste cependant sceptique en ce qui concerne le soi-disant « miracle». Ce dernier ne peut être reconnu que sur constatation médicale et après une longue et minutieuse enquête. La presse s’empare de l’histoire et bientôt, toute l’Italie, puis le monde entier, sont avertis de la merveilleuse nouvelle. La basilique est prise d’assaut par des centaines de fidèles…

    Le jour suivant la miraculeuse guérison, devant les religieux et les scientifiques qui l’écoutent médusés, l’enfant raconte une histoire invraisemblable. Il prétend que c’est bien l’image du Christ qui est imprimée sur le tissu et il explique même comment ce prodige a pu se réaliser. On le traite de menteur, on crie à la mystification. Mais Arnaud ne se laisse pas impressionner et il maintient sa version contre vents et marées. Il explique qu’il la détient d’un ange qui lui est apparu dans un rêve.
    Le pauvre enfant passe entre les mains des médecins. On lui fait subir tout un tas d’examens médicaux qui viennent confirmer sa complète guérison. En secret, l’objet sacré est alors retiré de la crypte et expédié à Rome pour y être de nouveau étudié.
    Emue par le combat désespéré de cette femme pour son enfant, la foule des croyants se range du côté de Stéphanie. Les autorités Italiennes sont forcées de la libérer pour éviter une émeute et c’est sous étroite surveillance qu’elle rejoint Fabien (libéré lui aussi) dans un hôtel où ils peuvent donner libre cours à leur amour.
    Entre temps, le Suaire, qui se dirige vers Rome, est intercepté par un mystérieux commando et il disparaît dans la nature. La nouvelle bouleverse nos deux amoureux qui décident de se lancer immédiatement à sa recherche.
    Trompant la vigilance de leurs gardiens, ils s’enfuient de l’hôtel et filent vers Rome. Là-bas, ils tombent sur la piste d’un collectionneur sicilien, Franco Rinaldi, qui les entraîne jusqu’en Corse, à Bonifacio. C’est au cœur des falaises de craie qu’ils découvrent une grotte où sont entreposés des objets d’art en attente d’être expédiés vers diverses destinations. Miracle ! Le Suaire se trouve parmi eux. Mais les bandits les surprennent et ils les attachent à un rocher quotidiennement recouvert par la marée. Est-ce la fin du voyage ?
    Au moment où tout semble perdu, Renzo, surgit et les sauve d’une mort atroce. Il leur raconte comment il a nagé pendant deux jours et deux nuits avant de s’échouer sur la côte, près de Bonifacio…
    Heureux d’être de nouveau réunis, nos trois amis n’ont pourtant qu’un souci : reprendre le Suaire et le ramener dans sa crypte. Ce qui n’est pas chose aisée, car celui-ci est précieusement gardé à l’intérieur une chambre forte. Mais la chance est avec eux. Les croyants morts, les bandits ne se méfient pas et transportent le Suaire à l’aide d’une barque jusqu’à un hydravion.
    Grâce à ses talents de nageur, Renzo rejoint l’appareil et assomme le pilote avant que celui-ci ne mette le moteur en marche. Fabien et Stéphanie, de leur côté, neutralisent les trois hommes de l’équipage et, quelques minutes plus tard, l’appareil décolle, via l’Italie.
    Au-dessus de la mer, ils sont brusquement pris en chasse par un hélicoptère. A son bord, Franco Rinaldi. Le collectionneur est bien décidé à reprendre son bien et il n’hésite pas à leur tirer dessus. Un combat s’engage entre l’hydravion et l’hélicoptère. Durant la bataille, la caisse dans laquelle se trouve le Suaire glisse et tombe à la mer. Sans réfléchir, Fabien plonge à sa suite. Rinaldi n’a pas l’intention de lâcher le morceau et tente de le tuer. Heureusement, le brave Ranzo veille et il réussit ce qu’il appelle son « coup de Trafalgar ». L’ennemi est envoyé par le fond et Fabien, ainsi que la précieuse caisse, sont repêchés juste à temps.
    Le Suaire de nouveau entre leurs mains, ils le remettent aux autorités italiennes. Celles-ci les remercient chaleureusement et les réhabilitent sur le champ. Le Suaire peut enfin recevoir les dévotions de ses fidèles admirateurs dans sa crypte de Turin.

    Tout est bien qui fini bien. Le Suaire est déclaré miraculeux une fois de plus (en effet, le miracle de la guérison du petit Arnaud est reconnu par la Science Officielle et par le Vatican) et Stéphanie, reconnaissante, vient se recueillir devant la relique sacrée en compagnie de son fils, de Renzo et de Fabien, qui saute sur l’occasion pour lui demander sa main….

    FIN

    Maria
    Le 20 janvier 2003

  • Le secret de Mélanie

    Synopsis de long métrage. Genre : jeunesse

    Mélanie est une fillette de treize ans. Brune, les cheveux mi-longs avec une frange épaisse, de grands yeux noisette qui lui mangent le visage, le teint pâle, la bouche serrée sur des mots qui ne veulent pas sortir, le corps mince. Un peu trop, parce qu’elle refuse souvent de se nourrir. Au premier abord, rien ne la distingue des autres enfants de son âge. A part qu’elle est un peu plus maigre, un peu plus triste, un peu plus distante…Elle se tient souvent seule dans son coin, pendant que les autres jouent et rient dans la salle de jeux de la clinique. Il lui arrive aussi d’avoir un comportement très étrange. Dès que quelqu’un lui demande de faire quelque chose, elle secoue négativement la tête et se renferme et si on insiste un peu plus lourdement, elle se transforme en un petit animal sauvage plein de haine et de violence. Personne ne la comprend. Pourtant, il paraît qu’elle était si gentille, si rigolote, avant… Mais avant quoi ? Qu’a-t-il bien pu se passer pour qu’elle ne veuille plus ni sourire, ni parler, ni chanter, ni jouer avec ses petits compagnons ? C’est le mystère que Ludivine Meyer, une jeune psychologue Allemande, veut élucider. Vivement intéressée par ce cas de schyzophrénie infantile, elle décide d’emmener la petite malade chez elle, dans son centre équestre (Ludivine est éducatrice et également monitrice d’équitation) où elle pratique l’équithérapie auprès de jeunes enfants handicapés. Avec un soin tout particulier, elle étudie le dossier que les médecins lui ont confié et découvre le douloureux passé de la fillette. Mélanie est orpheline. Sa mère est morte lorsqu’elle avait quatre ans et son père s’est suicidé de douleur. Elle a peu de famille. Son oncle, le frère de sa mère, vit à l’étranger. Elle a bien de lointains cousins, mais ils ne veulent pas la prendre en charge. Ils disent qu’elle est bien trop dangereuse…
    Le défi est de taille. Les médecins donnent six mois à Ludivine pour qu’elle leur prouve que ses « méthodes » sont plus efficaces que leurs traitements. Passé ce délai, s’il n’y a pas d’amélioration, Mélanie devra retourner à la clinique.

    C’est par une belle matinée de printemps que Mélanie débarque au centre équestre « Le Cheval d’Or ». Elle fait la connaissance de Pierre, le mari de Ludivine, qui élève des chevaux, leurs deux enfants, Michelle, âgé de 14 ans et, Jean qui a 16 ans, Sylvain, le palefrenier, Antoine, un stagiaire, les quelques petits malades qui sont en pension, ainsi que toute la cavalerie.
    D’emblée, les choses se compliquent. Mélanie semble hermétique aux gentillesses et aux attentions qu’on lui prodigue. Elle est particulièrement agressive et de plus, elle à une peur bleue des chevaux. Les jours se succèdent et rien ne semble vouloir s’arranger. Mélanie passe le plus clair de son temps prostrée dans le foin, les genoux repliés, le menton posé sur ses mains. On dirait qu’elle rêve ou qu’elle pense…A quoi ? Se demande Ludivine qui donnerait cher pour le savoir. Elle désespère d’obtenir des résultats probants et voit, avec une certaine appréhension, se rapprocher le délai accordé par les médecins.
    Il est vrai que Mélanie n’y met pas vraiment du sien. Elle est tellement antipathique que, bientôt, tout le monde l’évite. Les enfants la surnomment Mademoiselle « ronchon » et même Bounty, le vieux Berger Allemand, montre les dents quand elle s’approche d’un peu trop près. Seul, Jean, a réussi l’exploit de la faire rire. Depuis, elle ne le quitte plus.

    Pourtant, un soir, Ludivine entrevoit un faible espoir. Un drame se joue dans l’écurie. Un cheval s’est malencontreusement brisé une jambe et Mélanie assiste, en cachette, à l’euthanasie de l’animal pratiquée par le vétérinaire. Sans que personne ne puisse l’en empêcher, elle agresse sauvagement celui-ci. Il faut la force de quatre personnes pour arriver à bout de sa colère. Cette attitude, pour le moins surprenante, rend Ludivine songeuse. Ce pourrait-il que Mélanie ait voulu exprimer quelque chose ? Elle décide d’en avoir le cœur net et, quelques jours plus tard, feint de maltraiter un poney. La réaction est immédiate. L’enfant se rue sur elle et tente de la griffer au visage. Ludivine comprend alors qu’elle a peut-être une chance de sauver Mélanie et elle appelle la clinique. Les médecins tergiversent. Ils ne veulent pas conclure trop vite. Pour eux, ce n’est pas suffisant. Il leur en faut un peu plus. Ce comportement n’est pas une réelle preuve de guérison. Mme Alibert, la Directrice de la clinique, qui est également psychothérapeute, est la plus acharnée de tous. Elle ne croit pas que de simples chevaux puissent arriver à guérir des enfants, surtout un cas comme celui de Mélanie. Pour la convaincre, Ludivine décide de la convoquer, afin de lui montrer les progrès de sa petite protégée qui commence à se radoucir.
    Malheureusement, un incident va jouer en faveur de Mme Alibert. Lors de sa visite de l’écurie, celle-ci repousse brutalement un cheval qui cherchait à mordiller sa veste et Mélanie lui donne un rude coup de pied dans la jambe. Blessée au tibia, Mme Alibert doit quitter en hâte le centre équestre. La terrible sentence tombe deux jours plus tard. Mélanie est un danger pour son entourage. Elle doit recevoir un traitement plus approprié et réintégrer la clinique de toute urgence..
    C’est un vrai déchirement pour Jean lorsqu’il voit l’ambulance emmener son amie. A son bord, Mélanie hurle et cogne sur la vitre avec ses poings, en proie à une véritable crise de nerf. Après son départ, toute joie semble avoir abandonné le garçon. Inconsolable, il traîne de box en box ou fait de longues promenades à cheval dans la forêt environnante.
    Les vacances de Pâques touchent à leur fin et il lui faut regagner le collège. C’est la mort dans l’âme qu’il reprend le chemin de l’école. Mais lorsqu’il apprend que la clinique où se trouve Mélanie est dans la même ville que celle où il est pensionnaire, une idée folle germe dans sa tête. Un mercredi après-midi, il se rend à la clinique et demande à voir la fillette. Comme il fallait s’y attendre, il se heurte à un refus catégorique. Mélanie ne doit voir personne. « C’est pour son bien ». Jean est déçu, mais il compte ne pas en rester là. Il échafaude en hâte un plan pour faire évader Mélanie et, avec la complicité d’un copain brancardier, il lui fait parvenir un message dans lequel il lui explique ce qu’il compte faire.
    La nuit suivante, il pénètre dans la clinique en douce et libère Mélanie. Après avoir cherché comment quitter la ville, ils trouvent moyen de se dissimuler à l’intérieur d’une fourgonnette remplie de vieux meubles. Les voilà partis pour une dangereuse aventure ! Parvenus à un kilomètre du centre équestre, ils abandonnent la fourgonnette, qui s’est arrêtée dans une station essence, et foncent à travers bois. Il fait à peine jour lorsqu’ils poussent le portail du « Cheval d’Or ». Profitant du sommeil de ses parents, Jean se faufile à pas de loup dans la maison et monte jusque dans sa chambre. Là, il bourre son sac de sport d’habits de rechange, puis file à la cuisine où il vide le frigo. Ensuite, il prend un peu d’argent dans le porte-monnaie de sa mère (il vaut mieux prévoir…). Il leur faut un moyen de locomotion. Jean n’a pas de moto et son vélo ne peut porter deux personnes en plus du gros sac. Après réflexion, il se dit que Perle, la jument Comtoise de son père, ferait une excellent alternative. Elle est la plus adaptée pour passer à travers champs. De plus, c’est un animal robuste. Elle pourra les porter pendant des heures sans aucun effort.
    Son plan : rejoindre l’Espagne, qui n’est pas très loin, en passant par la montagne.
    Pendant que les deux adolescents se dirigent vers la frontière montés sur le vaste dos de Perle, l’alerte est donnée à la clinique où la fuite de Mélanie a été découverte. Quant à l’absence de Jean à son collège, elle met la puce à l’oreille de ses parents qui sont avertis par le Directeur. La coïncidence avec la fugue de Mélanie est, pour eux, trop évidente...
    La police interroge le personnel hospitalier, de même que le copain de Jean qui prend peur et vend la mèche. Aussitôt, c’est le branle bas de combat. Tout un dispositif est mis en place pour retrouver les deux jeunes fuyards…

    Ceux-ci se cachent durant le jour et voyagent la nuit pour ne pas attirer l’attention. Jean connaît la région comme sa poche pour l’avoir sillonnée de long en large à cheval et en vélo avec ses copains. Il sait où se trouvent les raccourcis. Heureusement, la température en cette saison est assez clémente. Bien couverts, ils peuvent chevaucher sans craindre d’attraper froid. Comme les chevaux ont une bonne vue même dans l’obscurité, ils font confiance à Perle pour trouver son chemin. Ils savent cependant les risques qu’ils encourent à vouloir agir ainsi. Il se pourrait qu’ils fassent de mauvaises rencontres. Perle est un animal de race. Sa vente rapporterait de quoi vivre quelques temps sans se fatiguer…
    Leur deuxième nuit se passe dans une cabane abandonnée. Par bonheur, le sol est tapissé de paille. Un peu pourrie, il est vrai, mais lorsqu’on tombe de fatigue, on ne fait pas de manières. A l’aube, le réveil est assez brutal. Jean, qui est sorti pour soulager un besoin naturel, ne voit plus sa jument dans le champ où ils l’avaient laissée la veille. Affolé, il court secouer Mélanie qui dort bien au chaud dans la grosse veste que Jean lui a prêtée. Tous deux sont consternés. Où Perle a t-elle bien pu passer ? Après avoir fouillé de partout, ils doivent se rendre à l’évidence. Quelqu’un a volé la belle Comtoise ! Mais qui a bien pu faire une chose pareille ? Mélanie soupçonne tout de suite les deux étranges bonhommes qu’ils ont rencontrés la veille et qui flattaient, avec un peu trop d’insistance, la robustesse et la bonne santé de la jument. Vite, il faut partir à leur recherche. Ce sont sûrement eux les voleurs. La vie de Perle est en danger…
    Nos deux amis visitent le marché du village voisin, malheureusement sans succès. Aucune trace de Perle. Ils la cherchent toute la journée et sont désespérés de devoir poursuivre leur cavale à pied. Sans Perle, elle n’a plus aucun attrait. Pourtant, ils doivent continuer. Coûte que coûte. Pour sauver Mélanie. Ils sont sur le point de repartir bredouilles lorsque le hasard guide leurs pas jusqu’à une ferme où un camion chargé de chevaux est sur le point de partir. Miracle! Perle est parmi eux. Les deux enfants s’accrochent à l’arrière du camion au moment où celui-ci passe devant eux et se laissent emporter vers une destination inconnue...
    Pendant ce temps la police, qui est sur le pied de guerre, donne leur signalement et installe des barrages un peu partout…
    Lorsque le camion s’arrête enfin, c’est dans un hameau où un rassemblement de bétaillères et de camions, qui emplissent la place principale, font comprendre à Jean et à Mélanie qu’ils sont tombés en pleine foire aux bestiaux. Leur sang se glace…
    Tandis que Perle et les autres chevaux sont débarqués du camion, Jean et Mélanie se mêlent aux passants. Mélanie reconnaît, parmi les marchands, les deux sales individus de la forêt. Ainsi ! Elle avait vu juste. Elle ne s’était pas trompée sur leur compte. Ce sont bien eux, les voleurs . Malheureusement, Jean et elle-même ne peuvent les dénoncer sans être repris par la Police. Quelle poisse ! Il faut donc qu’ils se débrouillent tout seuls. Jean compte ses billets. Il est consterné. Il n’en aura jamais assez pour acheter Perle.
    Soudain, il a une idée. Une idée folle. « Ils n’ont qu’à l’enlever ! » Mais oui ! C’est ça, la solution. Il n’en voit pas d’autre. Hélas ! Il se rend vite compte que c’est plus facile à dire, qu’à faire. Perle va quand même être vendue et ils ne la reverront plus jamais. C’est dur à accepter. Cependant, Jean n’est pas du genre à lâcher prise facilement. Il ne veux pas s’avouer vaincu. Ils sont partis à trois et ils vont continuer à trois !
    Tout semble perdu quand le vent de la chance, qui semble vouloir s’évertuer à souffler du mauvais côté, tourne brusquement et un rayon de soleil vint éclairer leur ciel devenu si sombre. Ils font la connaissance d’un jeune garçon de 13 ans, Pedro, venu accompagner son père, maquignon de son métier. Pedro est malin comme un singe et il a plus d’un tour dans son sac. Il accepte sans peine d’aider ses nouveaux amis.
    La nuit, certains groupes de chevaux restent dans les camions, d’autres sont parqués dans des paddocks. Sans surveillance réelle. Ce n’est pas vraiment utile. Les marchands se connaissent tous. Il y en a seulement un qui fait une ronde de temps en temps. Histoire de rassurer les collègues. Mais la plupart du temps, ils dorment dans leur véhicule ou à l’hôtel. Il se trouve que Perle n’est pas dans un camion. La chance continue…
    Avec mille précautions, Jean, Mélanie et leur nouvel ami, parviennent à faire sortir la jument de son enclos. Ils prennent le large aussi vite qu’ils peuvent et emmènent Pedro qui s’amuse comme un petit fou. L’aventure est loin d’être terminée. Bien au contraire. Leur situation est encore plus délicate qu’auparavant. Les voleurs de Perle vont, eux aussi, se lancer à leurs trousses...
    La frontière est toute proche. Ils sont presque sauvés. Ils espèrent la passer avant le jour et rejoindre l’Espagne assez rapidement. Pedro a l’intention de rejoindre son grand-père. Un vieil homme marginal nommé Mathéo qui vit dans un cirque. Avec lui, Jean et Mélanie seront en sécurité. Ce n’est le genre à aller les dénoncer aux autorités.
    Tout semble aller pour le mieux lorsque Pedro se blesse au genou en sautant d’un mur. Comble de malchance, et comme un malheur n’arrive jamais seul, Perle donne, elle aussi, des signes de fatigue.

    Les enfants décident alors de la laisser souffler et repèrent une vieille bâtisse en ruine. Dans la soirée, les choses semblent se compliquer. Perle s’est couchée sur le flanc et elle geint. Elle semble souffrir. Son ventre est dur et tout gonflé. Mélanie est terrifiée. Perle va mettre au monde un poulain ! C’est la panique. Jean, qui à l’habitude des chevaux, demande à Mélanie de tenir compagnie à la jument et lui dit ce qu’il faut faire, si jamais il arrivait qu’elle mette bas plus tôt que prévu. Puis, il part à la recherche d’un médecin. « Si un médecin peut accoucher une femme, il peut aussi accoucher une jument ». Logique ! Le voilà donc parti, abandonnant Mélanie et Pedro qui ne savent que faire pour soulager la pauvre bête.
    Jean court à travers la campagne et il se perd plusieurs fois avant de retrouver la route qui mène au village où se déroule la foire. Deux heures se sont déjà écoulées…Tout est éteint. Seul, l’unique café est encore ouvert. Il y pénètre pour demander de l’aide et tombe…devinez sur qui ? Sur les deux voleurs accoudés au comptoir. Ceux-ci ont des mines de papier mâché et ils semblent très, très contrariés. A la vue de Jean, ils ont un sursaut de surprise. Avant que le jeune garçon n’ait le temps de faire demi-tour, ils l’attrapent et lui demandent où se trouve la jument.
    Jean se ferait plutôt hacher menu que de divulguer la cachette de son amie, surtout maintenant qu’elle va avoir son poulain. Pour rien au monde il ne voudrait que ces deux guignols puissent le vendre en même temps que sa mère. Pour lui rafraîchir la mémoire et lui délier la langue, les malfaiteurs l’enferment dans le coffre de leur voiture et démarrent sur les chapeaux de roues.
    Pendant ce temps, Mélanie se trouve confrontée à un délicat dilemme. La jument râle et elle se sent impuissante à soulager sa souffrance. Elle n’a jamais accouché qui que ce soit et encore moins une jument. La seule vue du sang la paralyse et elle se souvient du jour où sa mère...Mais d’un autre côté, elle ne peut laisser Perle mourir. D’après Pedro, qui a déjà vu naître des poulains, la naissance de celui-ci paraît bien compromise. Normalement, il devrait déjà se présenter. Là, ça fait quatre heures que la jument s’épuise à pousser, en vain. Mélanie est à la torture. Comment l’aider? Soudain, le passé qu’elle croyait enfoui au plus profond d’elle même remonte à la surface.
    Elle revoit sa pauvre mère qui se tord sur son lit de douleur, le ventre tendu comme celui de Perle…

    (Flash Back : « Une jeune femme est allongée sur un lit, dans une chambre d’une maison de campagne. Elle est en train d’accoucher. Mélanie (beaucoup plus jeune) est assise dans un coin de la pièce et elle la regarde fixement. Elle semble terrorisée. Le bébé que sa mère est en train de mettre au monde ne veut pas sortir. La pauvre femme, qui accouche seule, souffre le martyre et Mélanie ne supporte plus ses cris. Pour ne plus les entendre, elle court se réfugier dans la grange et se couche dans la paille, les mains sur les oreilles. Quand, enfin, elle se décide à retourner auprès de sa maman, un silence de mort règne dans la maison. Dans la chambre, un horrible spectacle l’attend. Sa maman ne bouge plus et il y a plein de sang sur les draps… »).

    Elle n’a rien pu faire, autrefois, pour l’aider. Elle l’a laissée mourir. Et aujourd’hui, c’est le même drame qui se reproduit. Alors, elle entre dans une rage folle. Non ! Cette fois, elle ne va pas attendre que la mort fasse son office. Elle va lui jouer un bon tour et lui montrer que ce n’est pas elle qui gagne à tous les coups. Sous les conseils avisés de Pedro, qui est toujours immobilisé à cause de son genou, elle entreprend de fouiller l’utérus de la jument avec sa main pour voir ce qui bloque le poulain…

    Quant à Jean, il est dans une fâcheuse posture. Ligoté dans le coffre d’une voiture qui file vers une destination inconnue, il n’en mène pas large. Où vont-ces deux bandits ? Que vont-ils lui faire ?
    Bientôt, la voiture s’arrête et il entend parler en espagnol. Le coffre s’ouvre et une main le saisit brutalement pour le remettre debout. Un inconnu, qui n’a pas l’air commode, le secoue rudement en criant des mots qu’il ne comprend pas. L’un des voleurs lui explique que s’il ne leur dit pas où est la jument, cet homme va l’emmener pour le vendre à une secte ou à un réseau de pédophiles. Jean est horrifié. S’il dit où est la jument, elle va être vendue et son poulain aussi, mais s’il ne parle pas, c’est lui qui va être vendu. Que faire? Il faudrait qu’il se libère et filer à la police, afin de dénoncer les voleurs et leur complice. Mais comment faire pour s’échapper? La providence vient sans qu’il s’y attende à son secours. Profitant du moment où les bandits cassent la croûte sous un arbre, il parvient à défaire ses liens et à s’enfuir. Après avoir longtemps couru, il arrive devant le poste de la douane.
    Les douaniers l’écoutent, médusés.

    Lorsque, plus tard, les bandits voient la police investir leur refuge, ils ne peuvent s’enfuir et sont faits comme des rats. Jean est ravi du bon tour qu’il leur a joué. Mais le premier instant de joie passé, son cœur se serre. Et Perle? Et Mélanie? Son amie doit être dans tout ses états en ne le voyant pas revenir.
    Ludivine et Pierre, qui ont été prévenus par radio, retrouvent leurs fils avec une joie et un soulagement bien compréhensibles. Quant à notre héros, il se voit contraint de révéler l’endroit où se cache Mélanie. Madame Alibert, qui a tenu à venir en personne, se réjouie du dénouement de cette folle aventure. Bientôt Mélanie aura rejoint la clinique et elle y restera pour toujours et sous bonne garde, cette fois.
    Lorsqu’ils arrivent à la vieille bâtisse, l’aube commence à poindre. Jean demande à ses parents de ne pas y entrer. Il préfère annoncer, lui-même, la triste nouvelle à Mélanie. A l’intérieur, la scène qu’il découvre le bouleverse. A genoux derrière la croupe de la jument, Mélanie tire de toutes ses forces sur les jambes d’un poulain dont la tête commence à apparaître. Les mains de la fillette sont en sang et elle hurle désespérément : « Tu vas sortir ! Dis ! Tu vas sortir ! ». Emu jusqu’aux larmes, Jean se précipite pour lui prêter main forte…

    Dehors, Ludivine n’en peut plus. Ca fait plus de dix minutes que son fils est entré dans cette baraque délabrée et il n’en ressort toujours pas. Elle veut en avoir le cœur net et y pénètre à son tour. Ce qu’elle voit la paralyse. Jean et Mélanie sont en train d’aider Perle à mettre au monde un poulain, chacun tirant sur ses membres frêles. Le petit a déjà presque la moitié du corps hors de sa mère. Le premier moment de stupeur passé, elle fait vite demi-tour et appelle son mari. Pierre a l’habitude. Il va pouvoir délivrer la jument et donner les premiers soins au poulain.

    Pendant que Pierre assiste Perle, Mélanie tombe dans les bras de Ludivine. Entre deux sanglots elle lui raconte tout. Sa mère…l’accouchement…le sang sur les draps…Ludivine la console du mieux qu’elle peut et lui explique qu’elle ne doit pas se sentir coupable. Elle était si petite… Que pouvait-elle faire ? Mélanie comprend…Plus jamais, elle ne se sentira fautive d’avoir laissé mourir sa pauvre maman. En sauvant la vie de Perle, c’est elle même qu’elle a sauvé.

    Le retour au centre équestre est joyeux et triomphant. Perle et son magnifique poulain sont emmenés dans une confortable bétaillère. Ils sont tous les deux en excellente santé. Quant à Pedro, il est ramené dans sa famille avec la promesse de revenir bientôt rendre visite à ses nouveaux amis. Une fois que son genou sera remit, bien sûr…

    Ludivine a du mal à convaincre Madame Alibert que Mélanie est complètement guérie. La psychothérapeute ne veut pas s’avouer vaincue et elle avance des arguments plus que nébuleux pour pouvoir emmener la fillette. Mais Ludivine lui oppose une résistance farouche. Mélanie doit rester encore avec elle. Elle est sur la bonne voie. Elle vient de lui révéler le secret qui la tourmentait. Ce n’est plus qu’une question de jours…De plus, elle sait ce qu’elle fera plus tard. Mélanie a décidé de devenir vétérinaire et de faire naître plein de beaux poulains, comme celui de Perle.
    Madame Alibert doit se rendre à l’évidence. Elle sent qu’elle a perdue la bataille. Dépitée, elle retourne dare-dare dans sa clinique en assurant, toute fois, qu’elle repassera dans deux mois, pour voir si tout va bien et s’il n’y a pas eu de changement dans l’attitude de sa petite patiente.

    Epilogue : Mélanie et Jean se promènent à cheval. C’est l’été. La campagne est magnifique. Les deux adolescents sont heureux et ils rient de plaisir en chevauchant côte à côte. Soudain, par jeu, Jean talonne brusquement son cheval qui part au galop. Surprise, et un peu effrayée, Mélanie retient le sien qui piaffe d’impatience. Puis, elle hausse les épaules, comme pour se débarrasser de ses dernières craintes, et s’élance derrière le jeune garçon en criant : « Jean ! Attends-moi ! ».

    Dernière image : Tous deux galopent au milieu d’un grand champ de blé.

    Maria
    Le 12 décembre 2005

  • Mon association



    Créée en 2005, l’Association « Cheval Espoir Corsica » propose une approche différente du cheval par le yoga et la relaxation.

    Afin de mieux
    Gérer ses émotions
    Canaliser son agressivité
    Faire ressortir sa créativité
    Etre à l’écoute de son ressenti
    Vaincre ses peurs et ses angoisses
    Retrouver la confiance et la maîtrise de soi
    Développer ses facultés sensorielles de communication


    Basée sur la relation « humain-cheval », c’est un retour aux sources et aux premières sensations où, dans les bras de ceux qui nous ont porté, nous avons pu construire notre espace de vie en créant nos propres repères, afin de nous ouvrir au monde environnant. Si, pour la plupart d’entre nous, cette communication, cette quête de contacts avec l’extérieur a comblé notre enfance, d’autres se sont vus fermer les portes à cette perception. Le cheval permet de vivre des moments où on oublie ses tensions, sa différence et son handicap pour s’ouvrir aux autres.

    Les séances individuelles, ou par petits groupes, ont lieu dans un espace sécurisé. Elles s’adressent aux enfants et adolescents hyperactifs, en échec scolaire, ayant subi un traumatisme émotionnel ou présentant des difficultés relationnelles et comportementales. Elle s’appuie sur un échange qui passe par l’action (à pied, puis en selle), le yoga (postures adaptées au cheval) et la relaxation, favorisant ainsi l’éveil musculaire et sensoriel en privilégiant le toucher, le regard et l’écoute de son corps.

    En développant la confiance en soi, la gestion des émotions, la maîtrise des mouvements, la prise de conscience de son corps, l’on découvre les gestes et les attitudes justes pour interagir avec le cheval dans une entente réciproque, réalisant ainsi une relation attentive et respectueuse qui s’ouvrira, par la suite, sur la communication aux autres.

  • Le shiatsu équin

    Une discipline que je pratique par passion des chevaux et la recherche de leur bien être

    Tout en douceur

    Originaire du Japon, le shiatsu consiste à procéder à des pressions sur certains points du corps de façon à faciliter la libre circulation de l’énergie et a réaliser des étirements des membres. Tout comme l’acuponcture, le shiatsu fait référence à l’énergie vitale qui parcourt le corps en suivant un réseau de canaux appelés méridiens. Les aiguilles sont ici remplacées par la pression des doigts et par la paume des mains.

    Les problèmes les plus couramment traités sont liés aux os et aux muscles. Cette technique ne se limite pas aux problèmes physiques puisque ces massages et ces étirements peuvent influer positivement sur le mental du cheval. Un cheval dépressif ou léthargique peut ainsi retrouver du tonus. Cette technique non invasive prend en compte tout le cheval et non seulement le mal spécifique.

    Médecine préventive

    Le shiatsu avant d’être curatif est d’abord préventif. En effet, 3 ou 4 séances par an permettent au cheval de garder toute son harmonie. Le propriétaire d’un cheval peut apprendre facilement quelques massages et étirements qu’il appliquera lui même pour relaxer son cheval ou traiter de légers problèmes.

    Mais attention, de même que l’ostéopathie, la mésothérapie ou la phytothérapie, le shiatsu n’est pas miraculeux et ne dispense de faire appel à son vétérinaire et ses traitements médicamenteux lorsque cela semble nécessaire. Comme toutes les médecines douces elle est sujette à polémique et sa reconnaissance officielle n’est pas pour demain. La formation et la qualité du praticien ont bien évidemment leur importance. En Europe, le shiatsu équin a été initié en 1997 par l’écossaise Liz Eddy qui a ensuite formé Christelle Pernot qui exerce actuellement en France.

    Shiatsu équin par Liz Eddy :
    http://www.equestrian-shiatsu.com/

    Fédération Française de Shiatsu Traditionnel :
    http://www.shiatsu-ffst.asso.fr/

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