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Fille - 34 ans, Nul part ailleurs, France


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Blog 6


  • ENFANT DU MONDE

    Sous mes yeux d'enfant,
    Mon coeur pourtant si grand,
    Est emprunt de votre amour,
    Et grandit jour après jour.

    Malgrés toutes mes faiblesses,
    Mes bétises et mes paraisses,
    Je reste si fragile,
    Comme l'est parfois l'argile.

    Donnez-moi la main,
    Sur le long chemin,
    Pour faire de moi un homme,
    Une femme, adulte en somme.

    Hey, regardez moi !
    Hey, oui je suis la !
    Entier et bien vivant,
    Avec vous Papa, Maman.

  • BONNE NOUVELLE

    Glisser au coeur des sentiers,
    Dévêtu et nus pieds,
    Offert aux flammes de l'enfer,
    Les portes sombres de la Terre.

    Les plaies vives et brûlantes,
    Qui suintent d'Amour aveuglant,
    Dans nos mémoires s'imprègnent,
    Les cicatrices de ton règne.

    Ruisselle alors dans nos veines,
    Le Martyr, tes jours de peine,
    Qui ressourcent nos coeurs d'Amour :
    Sonnons les cloches et les tambours !

  • RECONNAISSANCE

    Je sais tes blessures, je connais tes stigmâtes.
    Tes plaies sont la brûlure, les feux d'un monde qui se gâte.
    Je verse les larmes, non pas de douleurs,
    Elles ne sont que les armes, Le sang de ton coeur.
    Devant tant d'impuissance, où se heurte mon esprit,
    Tes mots sont l'essence, et ta croix l'infini.
    Je ne suis pas digne, de ton regard posé sur moi,
    Mais le vin de ta vigne, coûle pourtant en moi....

  • EN CES TEMPS...

    En ces temps, je n'ai plus l'inspiration. Les mots et les émotions me manquent. Je me rends compte à quel point je suis fragile et à quel point je souffre. Mon corps est une cicatrice et mon coeur une plaie vive. Je cherche et je me heurte à ce je ne sais quoi. Le monde qui m'entoure me parait si dérisoire.

    J'aimerais vivre de paix. Cette sérénité qui aide à combattre le quotidien. Mais quand la force et la vigueur s'emparent de moi, alors tout devient cahot, tout devient neutre. L'ombre de ces temps atténuent mes lumières.

    Je rêve d'interminables instants de bonheur et de gloire. Pour une fois dans ma vie être la reine d'un jour. Conduire les êtres humains dans ma farandole. Et comme des enfants, faire une ronde autour d'un arbre puissant et majestueux. La simplicité étant matérialisée, je ne suis qu'un fou parmis tant d'autres.

    Alors je crie intérieurement. Mes maux sont étouffés par la vanité et l'égoïsme fleurissant encore et encore. On ne m'entend pas, on ne me voit pas, comme jadis au temps des jeux interdits.

    Oui, ils étaient interdits mais je ne le savais pas. Et aujourd'hui, mes entrailles se déchirent sous les flots de ces souvenirs. Il ne reste que ces minutes de reflexion, ses secondes de terribles souffrances dont je suis la seule à accorder un peu de temps.

    Et c'est ainsi que je me sens seule. Et c'est ainsi que je ne suis rien. Seulement un être à la chair abîmée dont les cicatrices ne disparaîtrons jamais. Hélas....

  • LETTRE DU JOUR

    "N'oublie jamais que la Bible a été écrite par les Hommes" me répète sans cesse mon ami Henry, ancien abbé de mon village. C'est un personnage hors du commun, tolérent et aussi rempli de sagesse que nul ne peut l'être dans ce métier. Il m'a accompagné dans les méandres de la vie et a su m'entendre pour m'accueillir telle que je suis. Henry est un vieil homme au regard interrogatif, toujours présent, qui sait dire les mots au moment où il le faut. C'est mon Ami et je lui voue un respect et un amour sincère.

    Grâce à cet Homme je suis allée plus loin que la réflexion même. M'interrogeant sur la véritable signification de la vie de Jésus et surtout ce qu'il voulait qu'on en ressorte. Je n'ai jamais lu la Bible, ne serait-ce que quelques brides ci et là par curiosité ou bien pour m'aider à accompagner les enfants du cathéchisme. Mais je reste très hostile à ces écritures qui ne me conviennent guère. Je préfère parcourire la vie, les religions diverses, y prendre ce qui me convient et en faire ma propre religion. C'est ainsi que j'essaye d'avancer : dans la remise en question de mon Moi et de toutes ces situations, agréables ou non.

    Je suis de nature très compliquée me disent souvent mes proches. Quant à d'autres je suis bonne à enfermer ! (sourires). C'est à ce moment là que je ressens toute ma différence. Stéphanie aimerait changer le monde et voir tout ces gens heureux. Doux rêve qui me semble parfois bien inaccessible, mais je m'y rattache comme un cordon ombilical. Je suis de ceux qui ont cette petite âme consciencieuse et profondément emprunt de sensibilité.

    Et pourtant, il m'arrive aussi de douter et d'exprimer tant de colère ! Une bulle au fin fond de mes entrailles prête à exploser et à déverser sur la terre cette incompréhension totale. Alors qu'il est si simple d'aimer et d'être. Alors qu'il est si facile de ne faire qu'un ! Un joyau qu'il n'est pas donner à tout le monde apparemment ou tout simplement car il est bien plus compliquer de se remettre en question que de faire semblant.

    Je les plainds ces gens qui vivent hors de leur être. Et je pleure de les savoir ainsi. Comme ils doivent être mal, tant dans leur âme que dans leur coeur, leur corps emprunt de blessures du temps. Leur devenir est bien triste.

    Et moi je suis là. Je les regarde frémir et pleurer de tant d'injustices. Sans même comprendre que la vie est ainsi faite mais qu'il est existentiel de les comprendre et de les accepter sans se persécuter l'ésprit.

    Qu'il est difficile d'être humain oppressé de sentiment d'Amour, de tendresse, de peur et de reflexion. Qu'il est difficile d'être Moi tout simplement dans un monde qui ne comprend pas que je suis ainsi. Mais qu'il est bon de se sentir libre et indépendante ! Je ne me plainds pas de ma vie, malgrés qu'elle est remplie de séïsmes en tout genre. J'essaye de la réparer telle que je le conçois et d'en effacer un maximum de pensés négatives : rester optimiste quoi qu'il en soit car c'est ce qui me fait avancer.... Et tous ces points de chutes en font naître des fruits mûrs....

    Le 20 décembre 2008.
    Stéphanie DEBEAULIEU

  • PARABOLE DU MONDE

    Je vis le monde qui s'éteind,
    Deriière un rideau de satin,
    Empruntant les couleurs symboliques,
    Devant les lumières diaboliques.

    Il a revêtu la traîne,
    Et la couronne de haine,
    Comme tant de rois jadis,
    Corrompus et plein de vices.

    Nabuchodosor ressussité,
    Semant le trouble en nos paix,
    Détruit tout sur son passage,
    Nous regroupant en esclavage.

    Mais bien que les prophètes,
    Ont bien prédit cette conquête,
    Dans les livres il est écrit,
    Qu'un jour nous reprendons vie.


    Le 18 et 20 décembre 2008.
    S. DEBEAULIEU

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