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Fille - 56 ans, Saigon, Vietnam


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Blog 29


  • L'aurevoir d'un génie


    Gabriel José de la Concordia García Márquez, né le 6 mars 1928, est un écrivain colombien (essentiellement romancier et novelliste) lauréat du prix Nobel de littérature.
    Il est affectueusement surnommé "Gabo" par ses lecteurs et par la presse.

    Il se bat depuis huit ans contre le cancer et vit actuellement à Mexico
    A présent, il semble que son état de santé se soit aggravé.
    Il a envoyé une lettre d'adieu à ses amis. Maintenant, elle peut être publiée.

    Gabriel Garcia Marquez s'est retiré de la vie publique pour raison de santé : Cancer lymphatique.
    Je vous recommande la lecture de ce court texte écrit par l'un des plus brillant écrivain latino-américain de notre époque .

    Ces mots d'un homme face à la mort éclaireront nos vie d'une nouvelle lumière et changeront certainement vos priorités.

    « Si pour un moment Dieu pouvait oublier que je suis une marionnette de chiffon et me donner en cadeau une parcelle de vie, j'en profiterais le plus possible ».

    « Je ne dirais probablement pas tout ce que je pense, mais sûrement je penserais tout ce que je dis ».

    « Je donnerais une valeur aux choses, non pas pour ce qu'elles représentent, mais plutôt pour ce qu'elles signifient ».

    "Je dormirais peu, je rêverais davantage, sachant que pour chaque minute pendant laquelle nous fermons les yeux, nous perdons soixante secondes de lumière ».

    « Je marcherais alors que les autres s'arrêtent ; Je me réveillerais quand les autres s'endorment ».

    « Aux hommes je leur prouverais combien ils se trompent en pensant qu'ils cessent d'être amoureux en vieillissant, sans savoir qu'ils vieillissent quand ils cessent d'être amoureux ».

    « A un enfant je lui donnerais des ailes, mais je le laisserais apprendre à voler tout seul ».

    « Aux vieux, je leur apprendrais que la mort ne vient pas avec la vieillesse mais plutôt avec l'oubli ».

    « J'ai tant appris de vous, les hommes...., J'ai appris que tout le monde veut vivre au sommet de la montagne sans savoir que le vrai bonheur est dans la manière de l'escalader ».

    « J'ai appris que lorsqu'un nouveau-né serre pour la première fois dans sa petite main le doigt de son père, il le garde attrapé pour toujours ».

    « J'ai appris qu'un homme a seulement le droit d'en regarder un autre en bas quand il faut l'aider à se relever ».

    « Il y a tant de choses que j'ai pu apprendre de vous ! Mais réellement peu me serviront parce que quand elles seront rangées dans cette valise, malheureusement je serai en train de mourir ».

    « Dis toujours ce que tu ressens et fais ce que tu penses ».

    « Le lendemain n'est assuré pour personne, jeunes ou vieux. Aujourd'hui ce peut-être la dernière fois que tu vois ceux que tu aimes. N'attends donc pas davantage, agis aujourd'hui parce que demain n'arrivera peut-être jamais et que surement tu le regretteras le jour où tu n'as pas pris le temps d'un sourire, d'une étreinte, d'un baiser et où tu as été trop occupé pour leur adresser un ultime souhait ».

    « Garde auprès de toi ceux que tu aimes ; dis-leur à l'oreille que tu as besoin d'eux ; aime-les et soigne-les bien ; prend le temps de leur dire « Je te comprends » «pardonne-moi » «s'il te plaît » «merci » et tous les autres mots d'amour que tu connais ».

    «Démontre à tes amis et êtres chers combien ils comptent pour toi».

    Envoie cette lettre à tous ceux que tu aimes, si tu ne le fais pas, demain sera comme aujourd’hui. Et si tu ne le fais pas cela n’a pas d’importance. Le moment sera passé.

    Je vous dis au revoir avec beaucoup de tendresse".

    Gabriel Garcia Marquez

  • La carotte, l'oeuf et le cafe'

    Une jeune femme va chez sa mère et lui dit que sa vie est tellement difficile qu'elle ne sait pas si elle peut continuer.

    Elle veut abandonner, elle est fatiguée de se battre tout le temps. Il semble qu'aussitôt qu'un problème est réglé, un autre apparaît.

    Sa mère l'amena dans la cuisine. Elle remplit trois chaudrons d'eau et les place chacun sur la cuisinière à feu élevé. Bientòt l'eau commence à bouillir.

    Dans le premier chaudron, elle place des carottes, Dans le deuxième, elle met des oeufs, et dans le troisième, elle met des grains de café moulus

    Elle laisse bouillir sur le feu, sans dire un mot..

    Après 20 minutes, elle retourne à la cuisinière. Elle sort les carottes et les place dans un bol.

    Elle sort les oeufs et les place dans un bol.

    Puis elle verse le café dans une carafe.

    Se tournant vers sa fille, elle dit:

    - "Dis-moi, que vois-tu?"
    - "Des carottes, des oeufs et du café" répondit sa fille.

    La femme l'amena plus près et lui demanda de toucher les carottes. La fille leur toucha et nota qu'elles étaient toutes molles et souples. La mère lui demanda alors de prendre un oeuf et de le briser. La fille enleva la coquille d'un oeuf et observa qu'il était cuit dur.

    Finalement, la mère lui demande de goûter au café. La fille sourit comme elle goûtait son arôme riche.

    La fille demanda alors, "Qu'est-ce que ça veut dire maman?"

    Sa mère lui expliqua que chaque objet avait fait face à la même eau bouillante, mais que chacun avait réagit différemment.

    La carotte y est entrée forte, dure et solide. Mais après ètre passée dans l'eau bouillante, elle a ramolli et est devenue faible.

    L'oeuf était fragile avec l'intérieur fluide. Mais après ètre passé dans l'eau bouillante, son intérieur est devenu dur.

    Quant aux grains de café, eux, ils ont réagi de façon unique. Après avoir été dans l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.

    - "Lequel es-tu", demanda la mère à sa fille.
    - "Lorsque l'adversité frappe à ta porte, comment réponds-tu? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café?"

    Penses-y ! Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui dans la douleur et l'adversité devient molle et perd sa force?

    Suis-je un oeuf qui commence avec un coeur malléable, mais change avec les problèmes? Ai-je un esprit fluide qui devient dur et inflexible dans la douleur? Est-ce que ma coquille ne change pas, mais mon intérieur devient encore plus dur?

    Ou...suis-je comme un grain de café? Le grain change l'eau, il change la source de sa douleur. Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur.

    Si tu es comme un grain de café, tu deviens meilleure et change la situation autour de toi lorsque les choses en sont à leur pire.

    Comment faites-vous face à l'adversité?

    Comme une carotte, un oeuf ou un grain de café?

    (AUTEUR INCONNU)

  • Le 11 Septembre 2001

    Le 11 Septembre 2001, une des plus terrible attaque terroriste est survenue sur le territoire américain.
    Des milliers d’innocents ont perdu la vie.
    Mais il y a d’ étranges coïncidences qui ne peuvent s’expliquer.
    Ceci est simplement une constatation.

    NEW YORK CITY comprend 11 lettres.
    AFGHANISTAN comprend 11 lettres.
    NEW YORK est le 11e état admis dans les Etats Unis.
    GEORGE W. BUSH se compose de 11 lettres.
    BILL CLINTON se compose de 11 lettres.

    Ce n’est peut-être qu’une pure coïncidence mais ce qui suit est plus interressant …

    Le 1er avion qui a percute’ les tours jumelles était le vol # 11
    Le Vol 11 portait 92 passagers. 9+2 = 11
    Le Vol 77, le 2e avion a` percuter les tours avait 65 passagers. 6+5 = 11

    Seulement une coïncidence ? à vous de juger.

    La tragédie se passe le 11 Septembre 9+1+1= 11
    Le nombre total des victimes des deux avions piratés étaient 254 2+5+4 =11
    Le 11 Septembre est le 254e jour du calendrier annuaire.
    Le bombardement de Madrid s’était passe’ le 3/11/2004 3+1+1+2+4 =11
    La tragédie de Madrid s’est produit exactement 911 jours après le 11 Septembre.

    Maintenant ce qui devient fantasmagorique …

    Q33 NY
    C’est le numéro de vol exact du 1er avion qui avait percuté le Trade Center.
    Si vous tapez Q33 NY sur votre clavier puis changez le font en Wingdings, vous aurez

  • Leçon de français

    On ne dit pas mon corridor mais mon corps se repose.
    On ne dit pas c’est l’amazone mais c’est la` que j’habite.
    On ne dit pas un ouvre-boite mais un portier de night-club.
    On ne dit pas il est chétif mais il est chez le coiffeur.
    On ne dit pas la maitresse d’école mais l’institutrice prend l’avion.
    On ne dit pas jerrican mais je rigole.
    On ne dit pas javeliser mais j’ai lu.
    On ne dit pas un ingrat mais un nain gros.
    On ne dit pas mine de rien mais gisement épuisé.
    On ne dit pas démanger mais vomir.
    On ne dit pas un poète mais un klaxon.
    On ne dit pas un enfoire’ mais une année de perdue.
    On ne dit pas une biroute mais une rue a` deux voies.
    On ne dit pas dégâts des eaux mais des marins.
    On ne dit pas je suis paniquée mais je cherche un mec.
    On ne dit pas adéquation mais y a-t-il des questions ?
    On ne dit pas je suppute mais je suis péripatéticienne
    On ne dit pas un microprocesseur mais petit prof.
    On ne dit pas un homme hors pair mais un eunuque.
    On ne dit pas la bonne paella mais la femme de ménage est absente.
    On ne dit pas mélodie en sous-sol mais gare la voiture au parking souterrain.
    On ne dit pas je tripote mais j’ai trois amis.
    On ne dit pas un pinailleur mais un mari infidèle.

  • Petition

    Fin du Plan maladies rares :http://fmo.fr/petition/
    Bonjour,

    Voilà, aujourd'hui j'ai reçu un mot de la FMO (fédération des maladies orphelines). Roselyne Bachelot veut mettre un terme au plan maladies rares, et le seul moyen de faire changer les choses c'est d'obtenir au mois 100 000 …

  • Vous avez deux vaches….

    RAPPELS DE BASE EN MATIERE D'ECONOMIE

    SOCIALISME
    Vous avez deux vaches. Vos voisins vous aident a` vous en occuper et vous partagez le lait.

    FASCISME
    Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend les 2 et vous vend le lait.

    NAZISME
    Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous prend la vache blonde et abat la brune.

    DICTATURE
    Vous avez deux vaches. Les miliciens les confisquent et vous fusillent.

    FEODALISME
    Vous avez deux vaches. Le seigneur s’arroge la moitie’ du lait.

    DEMOCRATIE
    Vous avez deux vaches. Un vote decide a` qui appartient le lait.

    DEMOCRATIE REPRESENTATIVE
    Vous avez deux vaches. Une election designe celui qui decidera a` qui appartient le lait.

    DEMOCRATIE DE SINGAPOUR
    Vous avez deux vaches. Vous ecopez une amende pour detention de betail en appartement.

    ANARCHIE
    Vous avez deux vaches. Vous les laissez se traire en autosuggestion.

    CAPITALISME
    Vous avez deux vaches. Vous en vendez une et vous achetez un taureau pour faire des petits.

    CAPITALISME SAUVAGE
    Vous avez deux vaches. Vous equarissez l’une, vous forcez l’autre a` produire autant que quatre, et vous licenciez finalement l’ouvrier qui s’en occupe en l’accusant d’avoir laisse’ la vache mourir d’epuisement.

    BUREAUCRATIE
    Vous avez deux vaches. Le gouvernement publie des regles d’hygiene qui vous invitent a` en abattre une. Apres quoi il vous fait declarer la quantite’ de lait que vous avez pu traire de l’autre. Il vous achete le lait et il le jette. Enfin il vous fait remplir des formulaires pour declarer la vache manquante.

    ECOLOGIE
    Vous avez deux vaches. Vous gardez le lait et le gouvernement vous achete la bouse.

    FEMINISME
    Vous avez deux vaches. Le gouvernement vous inflige une amende pour discrimination. Vous echangez une de vos vaches avec un taureau que vous trayer aussi.

    CAPITALISME EUROPEEN
    Vous avez deux vaches. On vous subventionne la premiere annee pour acheter une 3eme vache. On fixe des quotas la 2eme annee et vous payez une amende pour surproduction. On vous donne une prime la 3eme annee pour abattre la 3eme vache.

    MONARCHIE CONSTITUTIONNELLE
    Vous avez deux vaches. Vous en tuez une pour la donner a` manger a` l’autre. La vache vivante devient folle. L’Europe vous subventionne pour l’abattre. Vous la donnez a` manger a` vos deux moutons.

    CAPITALISME A LA FRANCAISE
    Vous avez deux vaches. Pour financer leur retraite, le gouvernement decide de lever un nouvel impot : le PSAB (prelevement de solidarite’ avec nos amis les betes). Deux ans apres, comme la France a recupere’ une partie du cheptel britanique, le système est deficitaire. Pour financer le deficit on leve un nouvel impot sur la production du lait: le RAB (Remboursement de l’Ardoise Bovine). Les vaches se mettent en greve. Les francais sont dans la rue : « DU LAIT ! ON VEUT DU LAIT ! » La France construit un lactoduc sous la Manche pour s’approvisionner aupres des Anglais. L’Europe declare le lait anglais impropre a` la consommation. Le lactoduc ne servira jamais. On leve un nouvel impot pour l’entretien du lactoduc ….

  • La Hutte en Feu

    Le seul survivant d'un naufrage a été emporté par les vagues sur une petite île déserte. Tous les jours, il priait pour que quelqu'un vienne le sauver, et tous les jours il scrutait l'horizon pour entrevoir le moindre signe d'aide, mais personne ne venait jamais.

    Il a donc décidé de se bâtir une petite hutte avec des arbres morts et des feuilles de palmier afin de se protéger contre les intempéries, les animaux, ainsi que pour mettre à l'abri les quelques possessions qu'il avait sauvées du naufrage.

    Après une semaine de travail assidu, sa hutte était complétée et il en était très fier. Citadin de nature, notre homme n'était pas habitué de travailler de ses mains.

    À la tombée du jour, quelques jours plus tard, alors qu'il revenait de chasser pour se procurer de la nourriture, il a trouvé sa petite hutte en feu. Déjà qu'il se sentait terriblement malchanceux de se retrouver seul, égaré sur une île déserte, encore fallait-il que le pire lui arrive. Il avait tout perdu dans cet incendie. Après le choc initial, le chagrin et bientôt la colère l'ont habité. Il s'est mis à genoux sur la plage et a crié : « Mon Dieu, comment peux-tu me faire ça ? » Complètement découragé et fatigué, il s'est mis à pleurer à chaudes larmes, et il s'est endormi ainsi sur la plage.

    Très tôt, le lendemain matin, il a été réveillé par le bruit d'un bateau qui approchait de son île. Il était ainsi sauvé.

    Arrivé sur le bateau, il a demandé au capitaine : « Comment saviez-vous que je me trouvais ici ? »

    Le capitaine de lui répondre : « Nous avons vu votre signal de fumée. »

    Même si dans la majorité des cas, les bienfaits ne nous sont pas toujours apparent au premier coup d'œil, tout ce qui nous arrive dans la vie survient toujours pour une raison bien précise. Rien n'est accidentel. Devant un problème, le perdant se dit : « Pourquoi moi ? » Le gagnant se dit : » Si ça m'arrive, c'est que ça devait m'arriver. »

    La vie nous confronte tous quotidiennement à une série de grandes opportunités brillamment déguisées en situations qui semblent impossibles. Une bosse sur votre chemin peut être considérée comme un obstacle, mais elle peut être aussi une opportunité... Cela relève de votre attitude et du point de vue avec lequel vous la considérez.

    « Il n'y a pas de Hasard dans la vie .»

    Patrick Leroux
    (Livre : Pour le cœur et pour l'esprit)

  • Le mariage parfait

    Le Sentier de la Réalisation Cosmique, c'est le Chemin du Mariage Parfait. Victor Hugo, le grand humaniste initié, écrivait, au sujet de l'homme et de la femme :

    « L'homme est la plus élevée des créatures; la femme est le plus sublime des idéaux.

    Dieu a fait pour l'homme un trône; pour la femme un autel. Le trône exalte; l'autel sanctifie.

    L'homme est le cerveau, la femme le cœur. Le cerveau fabrique la lumière; le cœur produit l'Amour. La lumière féconde; l'Amour ressuscite.

    L'homme est fort par la raison; la femme est invincible par les larmes. La raison convainc; les larmes émeuvent.

    L'homme est capable de tous les héroïsmes; la femme de tous les martyres. L'héroïsme ennoblit; le martyre sublime.

    L'homme a la suprématie; la femme la préférence. La suprématie signifie la force; la préférence représente le droit.

    L'homme est un génie, la femme un ange. Le génie est incommensurable; l'ange indéfinissable.

    L'aspiration de l'homme, c'est la suprême gloire; l'aspiration de la femme, c'est l'extrême vertu. La gloire fait tout ce qui est grand ; la vertu fait tout ce qui est divin.

    L'homme est un Code; la femme un Evangile. Le Code corrige; l'Evangile parfait.

    L'homme pense; la femme songe. Penser, c'est avoir dans le crâne une larve; songer, c'est avoir sur le front une auréole.

    L'homme est un océan; la femme est un lac. L'Océan a la perle qui orne; le lac, la poésie qui éclaire.

    L'homme est un aigle qui vole; la femme est le rossignol qui chante. Voler, c'est dominer l'espace; chanter, c'est conquérir l'Ame.

    L'homme est un Temple; la femme est le Sanctuaire. Devant le Temple nous nous découvrons; devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.

    L'homme est placé où finit la terre; la femme où commence le ciel ».

    Ces phrases sublimes du grand initié humaniste Victor Hugo invitent à vivre le Sentier du Mariage Parfait.

    Source « le mariage parfait » de Samael Aun Weor

  • Faire preuve de compassion et de bienveillance envers moi-m

    Autrui est susceptible de m'apporter beaucoup de bonheur. Malheureusement, autrui est également à la base de nombreux problèmes et désagréments. Les Dukkha mettant en scène autrui sont parmi les plus néfastes. En effet, ils ne font pas une mais deux victimes : lorsque je me mets en colère, je perds ma sérénité mais je risque également de faire perdre la sérénité de mon vis à vis.
    Seuls, nous avons déjà une tendance naturelle à envenimer les choses. A plusieurs, il est encore plus facile de rajouter de l'huile sur le feu : le ton monte rapidement et les conséquences peuvent être tragiques. « Les querelles ne dureraient pas longtemps, si le tort n'était que d'un côté » a écrit le Duc de La Rochefoucauld (1613-1680) dans ses "Maximes". Heureusement, il y a un moyen très efficace pour "contrôler" ses humeurs à l'égard d'autrui et de soi-même : la compassion.

    Chaque personne a ses problèmes et ses difficultés, ses qualités et ses défauts. La prise de conscience de cette imperfection est à la base de la compassion. D'après le Petit Larousse, la compassion se définit comme un « sentiment de pitié qui nous rend sensible aux maux d'autrui ». La compassion peut également se définir comme un sentiment de compréhension bienveillante : je ne lui en veux pas parce que ce n'est pas un dieu mais un être humain. A ce titre, il bénéficie de circonstances atténuantes.

    La compassion à l'égard de l'autre implique une prise de conscience des faiblesses de l'autre. Bien évidemment, vous ne dîtes pas à quelqu'un que vous compatissez pour lui : il s'offusquera. Compatissez intérieurement. « La personne que j'ai en face de moi n'est qu'un homme. Je ne peux donc pas lui demander la lune. Il faut que je lui accorde le droit à l'erreur ».

    A mon niveau, grâce à la compassion, j'évite le piège de l'autocritique et du dénigrement : « Ce que j'ai fait n'est pas satisfaisant mais c'est "normal" puisque je ne suis pas parfait. Il n'y a donc aucune raison pour que je m'en veuille. J'essayerai de faire mieux la prochaine fois... » Je prends mes responsabilités mais je réalise que j'ai encore un long chemin à parcourir.
    Faire appel à la notion de compassion revient donc à accepter l'imperfection chez soi et chez les autres et, ainsi, s'accorder ou accorder aux autres le droit à l'erreur. C'est un outil puissant pour ma plénitude. Je n'ai pas à culpabiliser. Je n'ai pas à dénigrer l'autre. Je reste serein. Dans le même temps, j'aspire à dépasser ma condition, à modifier l'état des choses.

    Vous marchez tranquillement dans la rue. Soudain, un inconnu vous bouscule et vous insulte sous le prétexte que vous n'avancez pas assez vite. Quelle sera votre réaction ? Certaines personnes vont réagir violemment et retourner les insultes. D'autres vont pester intérieurement. Peu en tout cas vont suivre le précepte qui consiste à « tendre l'autre joue ». Il y a peu de Saints sur terre : il est difficile d'aimer quelqu'un qui vous agresse sans raison.

    Votre colère à l'égard de cette personne peut sembler légitime. Vous n'y êtes pour rien : votre esprit n'a rien interprété; vous vous êtes fait insulter et cela ne se fait pas ! Cette personne ne sait pas se comporter en société, un point c'est tout ! Vous êtes tiraillé entre le désir de manifester votre insatisfaction et celui de conserver votre plénitude.

    Développer un sentiment de compassion à l'égard de cette personne peut vous aider à rester serein. L'idée à faire naître dans votre esprit est que, comme l'a écrit le poète anglais George Herbert (1593-1633), « le méchant est son propre Enfer ». Dîtes vous : « Cet homme se punit lui-même par son attitude grossière. Il est impatient et cela lui jouera des tours. Je suis sûr qu'il est malheureux ... ».

    Pouvez-vous en vouloir à quelqu'un qui vit une situation aussi lamentable ? Non bien sûr. « Je n'ai pas d'ennemis quand ils sont malheureux » a écrit Victor Hugo (1802-1885) dans "L'Année terrible". Vous voilà en quelque sorte vengé. De manière plus constructive, vous pouvez également éprouver le désir d'aider votre antagoniste à dépasser sa condition. La compassion a fait naître chez vous un sentiment de bienveillance.

    La bienveillance correspond à une disposition favorable envers quelqu'un. C'est le désir de paix et de bonheur pour soi et pour les autres. La bienveillance vient compléter la compassion : je prends conscience des difficultés (compassion) et je désire les faire disparaître (bienveillance). La compassion sans la bienveillance est une technique pragmatique qui manque un peu de chaleur : je laisse l'autre se noyer dans sa médiocrité. La bienveillance est plus humaniste : j'offre une bouée de sauvetage...

    Il ne s'agit pas, bien évidemment, de se laisser marcher sur les pieds. Remettre l'autre "à sa place" peut également, parfois, se révéler constructif : j'envoie un signal fort qui peut aider l'autre à prendre conscience de son attitude négative et le pousser à modifier son comportement. L'important est de ne pas entrer dans le jeu de l'autre. Si une personne est en colère, c'est son problème et son malheur. Si je me mets en colère, alors cela devient mon problème et mon malheur.
    L'agressivité n'a jamais résolu l'agressivité.

    swadisthana

  • J’ai de la chance

    Il y a bien longtemps, un fermier élevait des chevaux dans un ranch aux Etats-Unis. Un jour, son plus bel étalon s'enfuit. Son voisin s'exclama « Quelle malchance, quelle malchance... » Le fermier haussa les épaules et répondit « Chance ? Malchance ? Qui sait... »

    Quelques jours plus tard, l'étalon revint accompagné d'une superbe pouliche. Le voisin s'exclama « Quelle chance, quelle chance... » Le fermier haussa les épaules et répondit « Chance ? Malchance ? Qui sait... »

    En essayant de dresser la pouliche, le fils du fermier se cassa une jambe. Le voisin s'exclama «Quelle malchance, quelle malchance... » Le fermier haussa les épaules et répondit « Chance ? Malchance ? Qui sait...»

    Quelques jours plus tard, un général passa dans la région pour recruter des hommes valides pour une guerre impopulaire. Le fils fût exempté du fait de sa jambe cassée...
    Chance ? Malchance ? Bonne expérience ? Mauvaise expérience ? Qui sait ! Acceptons les événements tels qui se présentent. Ne les chargeons pas inutilement de sentiments négatifs. Nous ne ferions qu'aggraver la situation. Apprenons à rester serein face aux épreuves de l'existence. Elles offrent souvent un tremplin vers une vie meilleure...

    Il est bon toutefois d'être persuadé de sa propre chance. Considérez par exemple le simple fait de pouvoir manger tous les jours à votre faim, de pouvoir boire l'eau du robinet, de pouvoir être soigné lorsque vous tombez malade, de pouvoir voyager librement au sein de votre pays ou en dehors de ses frontières, de pouvoir parler librement, de pouvoir critiquer le gouvernement,... Combien de personnes dans le monde sont-elles privées de ces "simples faits" ? Eh oui, je vous l'annonce: à l'échelle du monde, vous êtes vraiment un privilégié!

    Essayez de trouver d'autres motifs de reconnaissance. Attention toutefois à ne pas confondre le hasard avec la logique des choses : si vous êtes le patron d'une entreprise, ce n'est pas à la chance que vous le devez mais à votre travail (encore que la chance se provoque également, mais c'est un autre thème). Si vous avez hérité cette entreprise de votre père, si vous êtes né avec une cuillère en argent dans la bouche, alors là oui, en effet, vous avez eu de la chance.

    Prendre conscience de sa chance est une leçon d'humilité. J'ai obtenu tant de choses sans lever le petit doigt, par le simple fait de naître dans un pays industrialisé par exemple, qu'il m'est interdit de me vanter. Ceux qui ont "moins", le doivent très probablement à leur naissance. Il n'y sont pour rien. C'est donc mon devoir de les respecter. C'est également mon devoir, dans la mesure de mes moyens, de les aider.

    Vous pouvez utiliser cette réflexion sur la chance lorsque vous êtes confronté à des personnes désagréables. Dîtes-vous que vous avez beaucoup de chance de ne pas être comme eux. Ces personnes ont certainement eu une vie moins favorisée que la vôtre. Faîtes naître de la compassion, voire de la bienveillance, à leur égard (voir plus loin). Bien sûr qu'ils pourraient changer. Tout le monde peut changer s'il le désire. Mais combien de personnes ont la chance de le savoir ? Combien de personnes tiennent réellement la barre de leur navire ?

    Utiliser cette réflexion sur la chance peut également vous aider à vivre plus facilement les petits désagréments de l'existence. Voici ce que disait Raoul Follereau dans son "Message à la jeunesse du monde" en 1961 : « Si vous avez le désir de manger, ne dîtes pas : « J'ai faim !» Mais pensez aux 400 millions de jeunes filles et de jeunes gens qui ne mangeront pas aujourd'hui. Car la moitié de la jeunesse du monde a faim. Si vous avez un rhume, ne dîtes pas : « Mon Dieu, que je suis malade ! » Mais pensez à tous ceux qui souffrent, aux 800 millions d'êtres humains qui n'ont jamais vu un médecin.»

    Dans le même ordre d'idées, ne dîtes pas : « Je suis pauvre » parce que vous ne pouvez pas vous offrir la télévision couleur dernier modèle ou « Je suis laid » parce que vous avez un bouton sur le nez. Mettez vos petits tracas en perspective. Ne vous mettez pas en colère parce que l'eau de votre douche est froide : vous au moins, vous possédez l'eau courante ! 40% de la population mondiale connaît des difficultés pour obtenir son eau. Un milliard de personnes ne disposent pas d'eau potable. Chaque année, plus de dix millions de personnes meurent d'avoir bu une eau souillée. Nous avons tendance à considérer la nourriture, l'habillage, l'éducation ou la médecine comme des dus. Ce ne sont pas des dus. Ce sont des chances !

    Le destin nous a favorisés. Pourquoi nous ? Pourquoi pas eux ? Par égard pour toutes les personnes qui souffrent, ayons la décence d'apprécier notre vie à sa juste valeur. Par considération envers tous ceux qui malgré leurs difficultés sont heureux de vivre, ayons la convenance d'être également heureux. Par respect envers toutes les personnes qui n'ont pas eu la chance d'être à notre place, ayons la correction de faire naître en nous un sentiment de gratitude et de reconnaissance...

    Swadisthana

    La chance est un hasard,
    Le bonheur est une vocation.

    Alexandru Vlahuta
    (écrivain romain : 858-1919)

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