rebelle_83
Garçon - 50 ans, ou le soleil brille, France
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Blog 40
pensé a laisser un commentaire je vous répondrais
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants
A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants
A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fou
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants
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1969
ou étiez_vous le 20 juillet 1969 et que faisiez vous
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obama
venez vous exprimer et dites ce que cela risque de changer dans la vie des américains et du monde
dans l élections de OBAMA que pensez vous qu'il va faire en premier et qu'attendez vous de lui
et ci nous demain nous avions un odama en France que cela changerais pour vous
et ai ce possible pour vous
j attend vos réactions et dans la mesure du possible je vous répondrais
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ove ore
OVE (offre valable d’emploi) transformée en ORE (offre raisonnable d’emploi).
Effectivement c’est de l’or pour le patronat, en obligeant les demandeurs d’emploi à accepter ce que le patronat a toujours souhaité c'est-à-dire la précarité sous payée.
La culpabilisation, la répression, la sanction, voila le véritable accompagnement des demandeurs d’emploi.
Autant le licenciement devrait être une séparation à l’amiable, autant le retour à l’emploi devrait être contraint aux exigences patronale.
La Cgt chômeurs réaffirme l’exigence du droit au travail et du respect des travailleurs en revendiquant le droit à un travail choisi, décent, en CDI, correctement rémunéré.
Toute autre proposition d’emploi ne répondant pas à ces critères ne peut être considéré comme raisonnable, acceptable, valable, peut importe les qualificatifs, les vocables, ils restent inadmissibles et contraires aux intérêts de tout salariés et du monde du travail que l’on cherche à précariser et à sous payer.
Nous invitons tous les demandeurs d’emploi à faire valoir ces exigences et ces droits Les concernant.
A rejoindre la Cgt chômeurs afin de ne pas rester isoler face aux conditions qui nous sont faites d’obligations invraisemblables : stages non rémunérés, formation non qualifiantes, non diplômantes, obligation de réponse à des offres d’emploi précaires de quelques heures, de suivi et d’accompagnement de recherche d’emploi par des entreprises privés faisant des bénéfices sur le dos de l’assurance chômage.
Nous refusons ces pressions morales, les menaces et les sanctions nous ne sommes pas des délinquants du travail, les véritables profiteurs engrangent par milliards des profits sur le dos de tous les salariés et les licencient ensuite.
La Cgt chômeurs réaffirme son opposition à toute mesure coercitive et dénonce fermement la politique réactionnaire du gouvernement Sarkozy. -
17 octobre
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Refusons ensemble la banalisation de la précarité & de l’injustice sociale.
Rassemblons-nous pour manifester notre refus d’une société à deux vitesses, maintenant les travailleurs dans la précarité et la soumission, et prenant les plus démunis pour boucs émissaires.
Le progrès d’une société se mesure par la solidarité qu’elle génère et par son souci de ne laisser personne sur le bas côté.
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Nous « fêtons » cette année les 10 ans de la loi de 1998, dite de « cohésion sociale », qui était censée réaffirmer « l’égale dignité de tous les êtres humains » et faire de la lutte contre les exclusions « une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la nation » !!!…
Les situations indignes se multiplient dans notre pays, la précarité, les inégalités et l’exclusion grandissent, tout particulièrement dans notre région et notre département où les disparités de revenu sont de plus en plus criantes.
La situation sociale était déjà préoccupante il y a dix ans mais elle s’est considérablement aggravée depuis, alors que dans la même période le PIB augmentait de 49% pour passer de 1.267 à 1.892 milliards d’euros et que le patrimoine et les revenus des plus riches s’accroissaient dans des proportions considérables. Un impôt sur les revenus des stock-options permettrait à lui seul de financer un revenu minimal décent ou de combler le tiers du déficit dela Sécurité Sociale (rapport de la Cour des Comptes). C’est pourquoi nous ne pouvons accepter l’excuse des coffres vides et des moyens limités.
Dans notre agglomération, aucune politique d’envergure n’a été menée dans le domaine du logement. Selon le rapport annuel 2008 de la fondation Abbé Pierre, parmi les 29 communes de plus de 50.000 habitants ne remplissant pas leurs obligations en matière de construction de logements sociaux, Hyères et Toulon occupent la 3e et 4e places. Au palmarès des plus mauvais élèves nous trouvons, pour les villes de moins de 50 000 habitants, La Valette-du-Var, le Beausset, Ollioules, Saint-Mandrier, Sanary, Six-Fours, Solliès-Pont, Solliès-Toucas.
- Personnes à la rue ou en hébergement d’urgence…
- Personnes hébergées chez des parents et ne pouvant accéder à un logement autonome…
- Travailleurs voués à des contrats précaires sans perspectives d’avenir…
- Personnes âgées isolées et jeunes en rupture de famille réduits à l’assistance…
- Femmes seules chefs de famille exclues de l’emploi et de la formation…
- Jeunes sans qualification et victimes de discrimination…
Aujourd’hui, en P.A.C.A., plus de 650 000 personnes, soit près d’un habitant sur huit, dont plus de 120 000 dans le Var, vivent en dessous du seuil de pauvreté, un enfant sur cinq de moins de 18 ans est nécessiteux, alors que dans le même temps l’écart des revenus entre les plus fortunés et les moins aisés est l’un des plus importants de France (rapport INSEE)…
Dans de nombreux domaines, l’écart entre les intentions affichées par la loi (loi de 98, loi instaurant la CMU, loi DALO…) et les modalités d’application est flagrant et dénoncé par le Comité européen des droits sociaux dans son rapport du 5 décembre 2007.
Confrontés à la pénurie de logement et d’emplois, à l’implosion du marché de l’immobilier et à la restriction des parcours professionnels qualifiants, les travailleurs sociaux sont mis dans des situations impossibles. Les associations quant à elles ont le sentiment de servir de caution à un système qui crée de plus en plus d’inégalités et d’exclusions. De plus, lorsqu’elles dépendent des aides publiques, elles ne se sentent pas libres de dénoncer les dysfonctionnements dont elles sont les témoins.
Plus grave encore : face à la montée de l’insécurité sociale, nous assistons à une division générale orchestrée au sein de la population. Les premières victimes de cette précarisation, les plus fragiles d’entre nous : SDF, chômeurs, étrangers, RMIstes se retrouvent ainsi incriminés dans un climat de suspicion et de rejet allant à l’encontre même de la devise de notre république…
Face à une telle dégradation, nous ne pouvons nous contenter de discours d’encouragement et de belles paroles de circonstance. Nous demandons à l'ensemble de nos élus locaux des engagements précis et évaluables chaque année qui enclenchent une amélioration effective de la vie de nos concitoyens en matière de soins, de logement, d’emploi, de réponse aux besoins fondamentaux. Sur le plan national, nous leur demandons de mettre en place une politique qui inverse la tendance à la précarisation dont témoignent toutes les statistiques, une politique qui donne la priorité à l’accès des plus démunis aux droits reconnus à tous les citoyens. Nous leur demandons de faire des choix clairs pour assurer une vie décente à tous.
Pour notre part nous n’accepterons pas la banalisation de la misère et nous tenons à réaffirmer que le progrès d’une société se mesure par la solidarité qu’elle génère et par son souci de ne laisser personne sur le bas côté.
« Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère,
les droits de l’homme sont violés.
S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »
un lien a faire suivre
http://comitedu17octobre.unblog.fr/ -
les premises
Les évènements de mai-juin 1968 n’ont pas surgi « comme un coup de tonnerre dans un ciel serein » selon Georges Séguy. Ils ont des causes démographiques (plus du tiers de la population a moins de 20 ans.), politiques (le régime gaulliste, de type présidentiel et autoritaire), internationales (guerre du Vietnam, Amérique du sud), économiques (concentration, croissance forte, mais accroissement des inégalités sociales ), sociales ( puissance numérique de la classe ouvrière , essor de nouvelles couches de salariés, tels les cadres, les employés,…) et sociétaux (évolution des mœurs et des modes de vie, développement de la télévision, des équipements ménagers …) .
Janvier 1966
Le 10, la CGT et la CFDT concluent un accord d’unité d’action qui va permettre de nouvelles dynamiques de luttes interprofessionnelles et locales. Au cours de 1967 et le début de 1968 on assiste à une montée des conflits sociaux : 4 000 000 à 4 500 000 journées de grève au cours de l’année 1967, un chiffre record depuis le début de la 5ème République.
En février 1967
Le 1er, grève d’ampleur nationale à l’appel de la CGT, de la CFDT et de la FEN.
Le 24, ce sont les roulants de la SNCF.
Les patrons ripostent par un lock-out de 20 jours aux usines bordelaises de Dassault Bordeaux-Mérignac qui mènent des actions revendicatives sur les salaires.
Le 29, grève aux usines Rhodiaceta de Besançon puis de Lyon-Vaise sur les salaires . Le mouvement durera jusqu’au 22 mars.
En mars 1967
Le contexte général : recul des forces de droite (gaullistes et centristes) aux élections législatives ; les viticulteurs manifestent contre l’importation du vin d’Algérie. La côte des Somalis est, par référendum, maintenue dans la République française.
Les luttes en France :
Le 16 grève des salariés de Berliet. Le travail ne reprendra que le 29.
Les 20 et 21 manifestations à Lyon et à Saint-Etienne .
Les 28 et 29, grève des travailleurs de la RATP.
En avril 1967
En Grèce, les généraux s’emparent du pouvoir. S’ensuivent de nombreuses arrestations et la déportation massive des communistes dans l’île de Yaros. En France, le conseil des ministres décide d’agir par ordonnances dans le domaine économique et financier.
Les luttes en France :
- luttes et grèves dans le textile, dans les mines de Lorraine, dans la sidérurgie de l’Est, à Saint-Nazaire où la population se mobilise et exprime sa solidarité envers les salariés des chantiers de l’Atlantique.
Mai 1967
La Grande-Bretagne, puis le Danemark, demandent leur adhésion à la CEE. Les Etats généraux pour la paix au Vietnam décident de manifestations en France les 16, 17 et 18 juin.
Les luttes en France :
Le 17 grève générale de 24 heures et manifestation à l’appel de la CGT, de la CFDT, de FO et de la FEN contre les pouvoirs spéciaux et pour la défense de la sécurité sociale. L’UNEF est associée aux manifestations.
Juin 1967
Le début juin est marqué par la guerre « des six jours » entre Israël et l’Egypte. En France, lors du 36ème congrès de la CGT, Georges Séguy devient secrétaire général de la CGT et Benoît Frachon est élu président. L’Assemblée nationale vote les pouvoirs spéciaux.
Juillet et août 1967
Promulgation des Ordonnances ( création de ANPE, mesure sur l’intéressement des salariés et surtout sur la Sécurité sociale avec la suppression des élections des administrateurs, le paritarisme, le renforcement de la tutelle et de l’intervention de l’Etat par la création de trois caisses nationales. Avec aussi l’augmentation des taux de cotisation et du ticket modérateur (de 20 à 30% pour les soins de ville).
En octobre 1967
Le 9, Che Guevarra est abattu dans les maquis de Villagrande en Bolivie.
Les luttes en France :
Le 1er, par La CGT et la CFDT décident de boycotter les élections des présidences de caisses de Sécurité sociale.
Du 9 au 14, semaine d’action CGT et CFDT contre les ordonnances sur la Sécurité sociale, pour les salaires, la retraite et l’emploi.
Le 19 et le 20, grève des postiers.
Le 27, au Mans, manifestation de la CGT et de la CFDT contre les ordonnances : plusieurs dizaines de blessés et 50 arrestations, dont des étudiants.
Le 30, grève des agents de conduite SNCF dans les dépôts du Midi.
Novembre 1967
Du 9 au 12 se tient le congrès de la CFDT : l’accord d’unité d’action maintenu mais critiques à l’égard de la CGT. Les luttes en France :
Du 17 au 19, grève à la SNCF.
Décembre 1967
La guerre au Biafra (Nigeria) a fait 50 000 morts et un million de réfugiés ; elle fait des ravages au Vietnam où sont déployés 475 000 soldats américains. Le 7, adresse de la CGT aux formations politiques de la gauche (FGDS et Parti communiste) en faveur d’une alternative politique sur la base d’un programme commun. Le 19 décembre, la loi Neuwirth, légalise la contraception et la vente de la pilule.
Les luttes en France :
Le 6, grève des salariés de l’usine Rhodiaceta de Lyon-Vaise contre la répression anti-syndicale, pour l’emploi et les salaires.
Le 13, journée revendicative CGT - CFDT contre les ordonnances (grève de 24 heures).
Janvier 1968
Le traité de non-prolifération des armes nucléaires est signé à Genève.
Un « comité national pour le soutien et la victoire du peuple vietnamien » est constitué.
L’Espagne connaît du 12 au 18 des troubles universitaires.
Le 1er janvier entre en vigueur l’application générale de la TVA.
Les premiers incidents surviennent en janvier à la faculté de Nanterre contre la présence de policiers en civils dans l’enceinte de la Faculté.
Les luttes en France :
Appel à l’action des fédérations CGT et CFDT de la métallurgie pour les 23, 24 et 25 janvier, sur les salaires, les retraites, la durée du travail et les libertés syndicales.
Le 18, à l’appel de la CGT , grève de 24 heures des guichetiers PTT sur les conditions de travail, suivie le 19 de celle des « lignards » des PTT.
Le 23, grève des travailleurs de la Saviem à Caen (Cette grève prendra fin le 5 février).
Le 30, à Caen journée d’action revendicative organiséeà l’usine Saviem : trois heures d’affrontements avec la police, 18 blessés et 86 interpellations.
Février 1968
Le 10 et le 11 se tient à Paris la 4ème conférence syndicale d’Europe occidentale pour la liberté en Espagne (11 pays sont représentés).
De violentes manifestations étudiantes ont lieu le 23 en Italie, notamment à Rome.
En France :
Le 13, à Paris, défilé de milliers de manifestants de République à Bastille en solidarité avec le peuple vietnam.
Signature le 22 par le patronat et syndicats (dont la CGT) d’un accord sur le chômage partiel.
Le 24, déclaration commune FGDS - PCF sur une plate –forme commune.
Les luttes en France :
Le 5, grève des salariés des banques sur les conditions de travail et les salaires.
Le 11, à Bordeaux manifestation ouvriers des usines Dassault avec la participation des étudiants.
Le 16, manifestation à Marseille pour l’emploi.
Le 26, grève des enseignants du second degré pour l’augmentation des crédits et une orientation démocratique pour l’enseignement.
Premier meeting des comités d’action lycéens (CAL) : appel à faire la grève avec les professeurs contre la sélection.
Mars 1968
En Pologne, à Varsovie des affrontements ont lieu le 8 mars entre étudiants et policiers. Les troubles continueront jusqu’à la fin du mois.
La CEE adopte, le 11, le « Plan Mansholt » qui programme sur dix ans la « modernisation »de l’agriculture par la disparition de la petite exploitation familiale.
En Italie, à Milan des manifestations étudiantes donnent lieu à des violences policières.
En France, le 22, vifs incidents à la Faculté des Lettres de Nanterre. Les cours sont suspendus et ne reprendront que le 1er avril. Création du « Mouvement du 22 mars ».
Les luttes en France :
Le 11, à l’appel des organisations départementales CGT, CFDT, CFTC, CGC et FEN, importantes manifestations pour l’emploi et les salaires dans le Nord : 10000 manifestants à Lens, 5000 à Douai, 4000 à Bruay, 2000 à Valenciennes.
Du 15 au 17, trois journées de soutien au peuple vietnamien sont organisées à l’initiative du Mouvement de la paix et de 18 organisations, dont la CGT.
Avril 1968
Le début du mois est marqué au Brésil par des affrontements entre étudiants et policiers à Rio de Janeiro. Le 4, Martin Luther-King, figure de la lutte des noirs pour l’intégration raciale, est assassiné à Memphis aux Etats-Unis. En Allemagne de l’Ouest de violents affrontements opposent étudiants et policiers, à la suite d’un attentat ayant visé Rudi Dutscke, leader des étudiants berlinois. En France, de nouveaux incidents ont lieu le 2 à la Faculté de Nanterre.
Les luttes en France
La CGT comptabilise 50 débrayages depuis le 1er mars dans les ateliers de l’usine Renault-Billancourt.
Le 5 avril, à l’appel de la CGT et de la CFDT, grève de 24 heures des téléphonistes contre les suppressions d’emploi liés à l’automatisation. Les grèves se succèdent dans les différents secteurs des PTT à partir du 26 avril sur les classifications, l’emploi et la réduction du temps de travail.
Le 24 avril, 15000 métallurgistes observent une grève de 24 heures à l’appel de la CGT -
robins des bois
Gaspard de Besse
1757 - 1781
Voilà la petite histoire du fameux "Robin des bois " Provençal
Gaspard Bouis fils de Jean Baptiste Ménager et de Thérèse Roux est né le 9 février 1757 à 2h de l'après-midi. Son parrain a été Gaspard Bouis. Un an après, son père mourrait, sa mère Thérèse se remariait en 1760 avec François Mourian et donna à Gaspard une demi-sœur Marie-Anne dont il fut le parrain à l'âge de 16 ans. Ce qui prouve que notre Gaspard eut une jeunesse sans histoire puisque seule son escapade au sommet de l'horloge nous est parvenue.
C'est ici que se mêlent intimement l'histoire et la tradition orale. Gaspard était un solide garçon avec une belle prestance et la faconde méridionale qui le poussait vers les galéjades, farces et attrapes qui étaient les amusements les plus prisés de ce temps et que l'on rappelait le soir à la veillée au coin de l'âtre, au moulin, au cercle ou sur les bancs au frais l'été. Remarqué par les sergents recruteurs, il aurait signé inconsidérément son engagement dans l'armé du roi. En aidant une personne évadée du bagne il prit le maquis et devient son complice avec d'autres. D'abord soutenue par la population, celle-ci se lasse rapidement, et alors cette petite troupe vivra d'expédients et de rapines tout en respectant ceux qui les avaient aidés.
La bande à Gaspard émigra aux gorges d'Ollioules beaucoup plus fréquentées, puis leurs exploits s'étendirent de Marseille à Nice grâce à un réseau d'indicateurs. Arrêté dans les Maures en juin 1779, il s'évade moins d'un an après grâce à la tendre complicité de la fille du geôlier de la prison de Draguignan. On lui impute aussi la libération d'une colonne de galériens qui s'unissent à la bande avec quelques-uns de leurs gardiens.
Astucieux, rigolard, parfois débonnaire, il s'ingénie à ridiculiser le parlement "les deux fléaux de la Provence le parlement et le mistral". Il s'applique à détrousser les agents du fisc et les voyageurs, les plus riches mettant de son côté les rieurs et surtout les petites gens à qui il distribue parfois des subsides. Ce qu'il aime par dessus tout c'est monter des farces et galegeades qui font le bonheur des conteurs.
Sa fière allure, le soin qu'il prend de sa personne lui assure un succès certain auprès des dames et pas seulement celles du peuple, même celles qu'il détrousse garde un bon souvenir de lui.
Reconnu par hasard dans une auberge, à la Valette du Var, alors qu'il était en visite chez son ami Augias évadé des galères, il fut arrêté. Cela mit un terme à la carrière de notre bandit Gentilhomme. Son procès, long et douloureux, eu l'issue fatale que nous connaissons. "Le supplice de la roue" bien qu'il n'ait jamais tué personne d'après la légende mais paraît-il en ce temps-là "le ridicule tuait plus souvent que le meurtre". -
ils nous mentent
Les chiffres baissent, les chômeurs trinquent
L’Insee vient de publier les chiffres du chômage du premier trimestre 2008. Une fois de plus, le gouvernement nous fait le coup de l’auto satisfecit avec, pour la période, un taux de chômage de 7, 2% de la population en France métropolitaine, en recul de 1,3 points sur un an. Il s’agit des « meilleurs chiffres depuis le début des années 80 », s’est empressé de claironner Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat à l’Emploi, en omettant de préciser que les modes de calcul ont pour le moins évolué depuis vingt ans.
C’est devenu une habitude, le gouvernement est plus à l’aise pour communiquer sur une baisse artificielle du chômage générée à la fois par la démographie, les radiations en masse et le développement de la précarité, que pour assurer le développement d’emplois durables et de qualité. Ainsi, au premier trimestre 2008, 1,18 million de personnes étaient en situation de sous-emploi , c’est-à-dire contraintes au temps partiel ou au chômage technique mais souhaitant travailler plus. Leur pourcentage (4,4% des personnes ayant un emploi) est certes en baisse par rapport au trimestre précédent (5,6%), mais l’Insee a depuis modifié ses modes de calcul, excluant dorénavant des milliers de personnes à temps partiel souhaitant travailler plus mais n’étant pas disponibles. En outre, a-t-on encore besoin de rappeler que 70 % des embauches actuelles sont le fait de CDD ?
Nicolas Sarkozy l’a de nouveau réaffirmé ce matin, son objectif est d’atteindre les 5% de chômage d’ici 2012. Ses moyens d’y parvenir sont connus : avec la prochaine présentation au Conseil des ministres du projet de loi sur l’offre raisonnable d’emploi rejeté par l’ensemble des organisations syndicales le 26 mai dernier à l’occasion de la commission permanente du Comité supérieur de l’emploi, le président entend bien accroître la pression sur les chômeurs afin de faire diminuer les chiffres à tous prix. Il est donc fort à parier que si le chômage poursuit sa baisse, c’est surtout parce que les chômeurs vont continuer à trinquer. Comment la situation du chômage peut-elle s’améliorer alors que le rythme des créations d’emploi décélère fortement et enregistre pour le premier trimestre 2008 son plus faible niveau depuis fin 2006 ? Pour sa part, l’Unedic prévoit même presque deux fois moins de créations d’emploi en 2008 (+180 000) qu’en 2007.
Afin de parvenir à une baisse réelle du chômage et à un retour à l’emploi durable pour l’ensemble des privés d’emploi, et des précaires, la CGT revendique de revenir aux fondamentaux et de travailler efficacement à l’élaboration d’une véritable politique industrielle ainsi qu’à la mise en place d’un service public de l’emploi de qualité articulé autour de grandes missions telles que l’accompagnement, l’indemnisation, la formation et l’orientation. Un service public de l’emploi ciblant tant les chômeurs que les salariés très précaires en activité. -
régularisation des sans papiers
Mardi 21 mai, près de 400 nouveaux travailleurs sans papiers se sont mis en grève et ont décidé d’occuper leur entreprise pour exiger leur régularisation. Cette deuxième vague de grèves et d’occupations intervient après celle du 15 avril et l’entrée en grève le 14 mai des salarié(e)s de Sofrabrick à Gonesse dans le Val d’Oise.
Elle a débuté dès 6 heures du matin, par l’occupation de la déchetterie "Europe service" à Evry dans l’Essonne. Elle s’est conclue à minuit avec l’occupation, par les agents de nettoyage de l’entreprise Eigene France, de leur restaurant Quick des Champs-Élysées (qui jouxte le Bistrot Romain, lui-même dorénavant occupé par ses employés "sans papiers"
Ce sont donc à nouveau des travailleurs "sans papiers" de différents secteurs dits "en tension" : restauration, bâtiment, nettoyage…qui ont décidé, avec la Cgt et Droits devant !! de sortir de l’ombre et, à leur tour de cesser le travail pour exiger leur régularisation.
Au 20 mai, plusieurs dizaines de salariés ont en main un « récépissé » de 3 mois, leur permettant enfin de circuler librement et de compter sur une délivrance rapide de leur carte de séjour. C’est un grand soulagement pour eux et nous nous en réjouissons vivement.
La régularisation complète (restaurant de La Jatte à Neuilly 10/10) ou presque complète (Passion traiteur à Colombes 19/20 à aujourd’hui) a permis la levée de ces piquets de grève et la reprise du travail.
Mais si en tout, 70 titres divers de séjour (sur 1000 !) ont été délivrés, il n’en demeure pas moins qu’ils ont été donnés au compte-goutte, et en plus, pour nombre d’entre eux, seulement sous forme d’autorisation provisoire de séjour (APS). Ce dernier titre n’ouvre pas systématiquement la voie à la régularisation et n’a, de plus, pas été toujours accompagné d’une autorisation de travail, ce qui est paradoxal puisque les salariés, reconnus comme tels, sont toujours en grève !
D’autre part, lors des rendez vous dans les différentes préfectures de la région parisienne, aucune consigne claire, précise et uniforme n’a visiblement jusqu’à présent été observée pour mener à bien le processus de régularisation. Une préfecture « traîne encore des pieds » pour entamer le dialogue, d’autres en « rajoutent » sur le nombre de pièces à fournir, alors que dans le cadre de la régularisation par le travail, le contrat de travail est le seul élément essentiel.
Certains ont visiblement cru pouvoir ensevelir la grève en cours sous le fatras administratif et perdre les militants dans les méandres des préfectures. La manœuvre a échoué.
Ils portent l’entière responsabilité de cette deuxième vague de grèves et d’occupation.
Les 1000 dossiers déposés, avec maintenant en plus, ceux des grévistes du 21 mai, doivent être réglés positivement rapidement -
repression policiere
Trois jeunes gens blessés par balles par des policiers hors service à Paris
Il y a 13 heures
PARIS (AFP) — Trois jeunes gens ont été blessés par balles, dans la nuit de mercredi à jeudi à Paris (Xème), après une altercation avec deux policiers, qui n'étaient pas en service et sortaient d'une soirée arrosée, dont au moins un a tiré avec son arme de service.
Ces deux policiers et les trois jeunes gens, dont l'un, blessé "dans la région du dos", est hospitalisé dans un état jugé "sérieux", ont été placés en garde à vue, a-t-on appris de source policière.
Les policiers, a annoncé le ministère de l'Intérieur, "ont été suspendus" par la ministre Michèle Alliot-Marie, "à titre conservatoire en l'attente des conclusions et des résultats de l'enquête".
On ignorait si les deux autres jeunes gens, - blessé pour l'un aux chevilles pour l'autre sans doute au bas du dos -, étaient encore hospitalisés mais leur état inspirait "moins d'inquiétudes".
Un policier a également été blessé durant l'altercation, selon la source policière.
Selon les premiers éléments de l'enquête, les deux policiers en poste au service régional des transports (SRPT) chargé de la sécurité dans les transports en commun en région parisienne et dépendant de la préfecture de police de Paris (PP), auraient "bu plus que de raison" dans un bar situé boulevard de Strasbourg.
Dans la rue, ils ont eu une altercation avec une dizaine de jeunes gens pour des raisons "qui doivent être éclaircies" et "sont encore très confuses" jeudi, selon la source policière.
Dans des conditions encore mal définies, "au moins" l'un des deux policiers a fait usage de son arme de service et a blessé trois des jeunes gens.
L'enquête devait "s'attacher à vérifier si le second policier a tiré des coups de feu également", a fait valoir la source policière.
A la PP, interrogée par l'AFP, on a déclaré jeudi que "deux fonctionnaires hors service ont été impliqués cette nuit (de mercredi à jeudi) dans une altercation sur la voie publique, au cours de laquelle auraient eu lieu des tirs d'armes administratives".
L'Inspection générale des services (IGS, la "police des polices"
et la 2e division de police judiciaire (DPJ) ont été saisies de l'enquête par le parquet de Paris, selon la PP, et le préfet de police a ouvert une enquête administrative.
Les trois jeunes gens blessés seraient français et d'origine nord-africaine, toujours selon la source policière.
Cette affaire pose à nouveau le problème des armes de service des policiers qu'ils peuvent transporter et détenir même en dehors de leurs heures de service.
La récente vague de suicides de policiers au début de l'année 2008, qui avait inquiété les syndicats de police, avait mis en exergue cette question, ces suicides ayant été perpétrés le plus souvent à l'aide de l'arme de service. -
muraire jules
Raimu, de son vrai nom Jules Auguste César Muraire, était une vedette de music-hall, puis un comédien de théâtre et un acteur de cinéma Français, né à Toulon (Var) le 17 décembre 1883 et décédé le 20 septembre 1946 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Il était l'un des plus grands monstres sacrés du cinéma français des années 1930 et l'acteur comédien comique troupier d'origine méridionale fétiche de Marcel Pagnol.
- En 1883, il naît le 17 décembre à Toulon (Var) d'un père tapissier.
Il est peu enclin aux études. Il découvre le spectacle très jeune, lui voue un véritable culte et est rapidement attiré par le métier de comédien.
- En 1900, il débute le 15 juin, à l'âge de 17 ans, une carrière d'humoriste comique troupier et s'essaye devant son premier public dans les cafés-concerts méridionaux et les guinguettes à matelots de sa région natale sous le nom d'artiste de 'Rallum' : un bide.
Il fait alors des petis boulots : Croupier du Casino d'Aix-les-Bains et commerçant ...
- En 1908, il revient sur scène, en se faisant remarquer au théatre de l'Alhambra de Marseille où il est souffleur. Il enchaîne au théatre de l'Alcazar, puis au Palais de Cristal et devient rapidement une vedette régionale sous le nom d'artiste de Raimu avec le répertoire de Polin, une excellente école par laquelle sont passés de nombreux autres dont Jean Gabin, et Fernandel ...
- En 1910, il est repéré par le célèbre chansonnier et directeur de music hall d'origine toulonnaise lui aussi, Félix Mayol, qui le fait monter à Paris, le produit dans son propre théâtre parisien, le "Concert Mayol", et l'engage dans ses revues où il triomphe.
Il se produit dans des cafés-concerts et au music-hall, dont La Cigale, aux Folies Bergères et au Casino de Paris jusqu'en 1914.
- En 1914, il est mobilisé pour la première guerre mondiale qui éclate puis réformé en 1915.
- En 1928, arrivée en Europe du cinéma parlant, dont Raimu devient une figure de proue avec son jeu et sa célèbre voix méridionale tonitruante si caractéristique.
- En 1929, il connait un triomphe universel au théâtre de Paris avec la pièce Marius de Marcel Pagnol. Ces deux Marseillais méridionaux s'apportent mutuellement la gloire et la célébrité grâce à ce chef d'oeuvre de la culture française. Ils restent liés à vie.
- En 1931, nouveau triomphe universel dans l'adaptation au cinéma du célèbre succès théâtral Marius d'Alexandre Korda ( Premier film de la célèbre Trilogie Marseillaise de Marcel Pagnol ) et un des premiers films à succès parlant du cinéma francais.
- En 1932, il joue le rôle de César dans le film Fanny de Marc Allégret.
- En 1936, il se marie avec Esther et a une fille, Paulette.
Puis, en 1936 aussi, il joue le rôle de César dans le film César dirigé par Marcel Pagnol. La Trilogie Marseillaise est un triomphe et devient un grand classique du cinéma francais.
- En 1938, Marcel Pagnol lui offre le plus grand rôle de sa vie avec La Femme du Boulanger, devenu un classique du cinéma français.
- En 1940, il joue dans La Fille du puisatier, de Marcel Pagnol.
- En 1943, le 13 septembre, il entre comme pensionnaire à la Comédie-Française le sommet de sa carrière, où il joue "Le bourgeois gentilhomme","Le malade imaginaire","L'anglais tel qu'on le parle" tout en tournant pour le cinéma.
- En 1946, il décède le 20 septembre à Neuilly sur Seine, au sommet de sa gloire à l'âge de 63 ans, d'une crise cardiaque dans son sommeil, provoquée par un dosage d'anesthésiant qu'il ne supporte pas, lors d'une opération chirurgicale bénigne de la jambe, après un accident de la route. Paris lui organise des funérailles nationales devant des milliers de personnes.
Marcel Pagnol déclare " On ne peut faire un discours sur la tombe d'un père, d'un frère ou d'un fils, et tu étais les trois à la fois. "
Il repose au cimetière de Toulon.
Sa petite fille, Isabelle Nohain Raimu, (mariée avec le fils du parolier Jean Nohain) a fondé son musée, l'Espace Raimu aux portes de Saint-Tropez [Musée RAIMU] et y accueille des visiteurs toute l'année.
Raimu est resté dans les mémoires pour ses rôles sous la direction de Marcel Pagnol, notamment dans la trilogie marseillaise (Marius, Fanny et César) et dans La Femme du boulanger et La Fille du puisatier, de Marcel Pagnol. La scène de la partie de cartes sur le Vieux Port de Marseille est une scène patrimoniale du cinéma français et de la culture marseillaise avec l'exclamation du personnage joué par Raimu : « Tu me fends le cœur ! »
Raimu était également un acteur reconnu de théâtre, il est entré comme pensionnaire à la Comédie-Française en 1944.