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Garçon - 50 ans, ou le soleil brille, France
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Blog / robins des bois
vendredi 4 juillet 2008 à 18:31
Gaspard de Besse
1757 - 1781
Voilà la petite histoire du fameux "Robin des bois " Provençal
Gaspard Bouis fils de Jean Baptiste Ménager et de Thérèse Roux est né le 9 février 1757 à 2h de l'après-midi. Son parrain a été Gaspard Bouis. Un an après, son père mourrait, sa mère Thérèse se remariait en 1760 avec François Mourian et donna à Gaspard une demi-sœur Marie-Anne dont il fut le parrain à l'âge de 16 ans. Ce qui prouve que notre Gaspard eut une jeunesse sans histoire puisque seule son escapade au sommet de l'horloge nous est parvenue.
C'est ici que se mêlent intimement l'histoire et la tradition orale. Gaspard était un solide garçon avec une belle prestance et la faconde méridionale qui le poussait vers les galéjades, farces et attrapes qui étaient les amusements les plus prisés de ce temps et que l'on rappelait le soir à la veillée au coin de l'âtre, au moulin, au cercle ou sur les bancs au frais l'été. Remarqué par les sergents recruteurs, il aurait signé inconsidérément son engagement dans l'armé du roi. En aidant une personne évadée du bagne il prit le maquis et devient son complice avec d'autres. D'abord soutenue par la population, celle-ci se lasse rapidement, et alors cette petite troupe vivra d'expédients et de rapines tout en respectant ceux qui les avaient aidés.
La bande à Gaspard émigra aux gorges d'Ollioules beaucoup plus fréquentées, puis leurs exploits s'étendirent de Marseille à Nice grâce à un réseau d'indicateurs. Arrêté dans les Maures en juin 1779, il s'évade moins d'un an après grâce à la tendre complicité de la fille du geôlier de la prison de Draguignan. On lui impute aussi la libération d'une colonne de galériens qui s'unissent à la bande avec quelques-uns de leurs gardiens.
Astucieux, rigolard, parfois débonnaire, il s'ingénie à ridiculiser le parlement "les deux fléaux de la Provence le parlement et le mistral". Il s'applique à détrousser les agents du fisc et les voyageurs, les plus riches mettant de son côté les rieurs et surtout les petites gens à qui il distribue parfois des subsides. Ce qu'il aime par dessus tout c'est monter des farces et galegeades qui font le bonheur des conteurs.
Sa fière allure, le soin qu'il prend de sa personne lui assure un succès certain auprès des dames et pas seulement celles du peuple, même celles qu'il détrousse garde un bon souvenir de lui.
Reconnu par hasard dans une auberge, à la Valette du Var, alors qu'il était en visite chez son ami Augias évadé des galères, il fut arrêté. Cela mit un terme à la carrière de notre bandit Gentilhomme. Son procès, long et douloureux, eu l'issue fatale que nous connaissons. "Le supplice de la roue" bien qu'il n'ait jamais tué personne d'après la légende mais paraît-il en ce temps-là "le ridicule tuait plus souvent que le meurtre".
Commentaires 13 Trier les commentaires:
nadyne Trust (samedi 6 septembre 2008 à 12:09)
Et depuis...........plus rien. Fini les defenseurs du pauvre et des opprimés, les bandits au grand coeur.... triste quotidien!!!!!!!!!
annick Trust (mardi 8 juillet 2008 à 10:35)
les histoires de la provence.. on ne s'en lasse pas! et à l'époque, ils savaient sévir avec les bandits! mème gentils! (ça va donner des idées à Sarko.. chut!!!)
chantal tordeux Trust (mardi 8 juillet 2008 à 08:46)
super ange
bisous
celine Trust (lundi 7 juillet 2008 à 23:36)
coucou
tres belle histoire
bonne journee
isabelle douce (lundi 7 juillet 2008 à 22:23)
corinne (lundi 7 juillet 2008 à 21:43)
très sympa à lire dommage que ça finisse mal
gros bisous mon ami
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