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Garçon - 50 ans, ou le soleil brille, France
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Blog / 17 octobre
jeudi 25 septembre 2008 à 19:07
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Refusons ensemble la banalisation de la précarité & de l’injustice sociale.
Rassemblons-nous pour manifester notre refus d’une société à deux vitesses, maintenant les travailleurs dans la précarité et la soumission, et prenant les plus démunis pour boucs émissaires.
Le progrès d’une société se mesure par la solidarité qu’elle génère et par son souci de ne laisser personne sur le bas côté.
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Nous « fêtons » cette année les 10 ans de la loi de 1998, dite de « cohésion sociale », qui était censée réaffirmer « l’égale dignité de tous les êtres humains » et faire de la lutte contre les exclusions « une priorité de l’ensemble des politiques publiques de la nation » !!!…
Les situations indignes se multiplient dans notre pays, la précarité, les inégalités et l’exclusion grandissent, tout particulièrement dans notre région et notre département où les disparités de revenu sont de plus en plus criantes.
La situation sociale était déjà préoccupante il y a dix ans mais elle s’est considérablement aggravée depuis, alors que dans la même période le PIB augmentait de 49% pour passer de 1.267 à 1.892 milliards d’euros et que le patrimoine et les revenus des plus riches s’accroissaient dans des proportions considérables. Un impôt sur les revenus des stock-options permettrait à lui seul de financer un revenu minimal décent ou de combler le tiers du déficit dela Sécurité Sociale (rapport de la Cour des Comptes). C’est pourquoi nous ne pouvons accepter l’excuse des coffres vides et des moyens limités.
Dans notre agglomération, aucune politique d’envergure n’a été menée dans le domaine du logement. Selon le rapport annuel 2008 de la fondation Abbé Pierre, parmi les 29 communes de plus de 50.000 habitants ne remplissant pas leurs obligations en matière de construction de logements sociaux, Hyères et Toulon occupent la 3e et 4e places. Au palmarès des plus mauvais élèves nous trouvons, pour les villes de moins de 50 000 habitants, La Valette-du-Var, le Beausset, Ollioules, Saint-Mandrier, Sanary, Six-Fours, Solliès-Pont, Solliès-Toucas.
- Personnes à la rue ou en hébergement d’urgence…
- Personnes hébergées chez des parents et ne pouvant accéder à un logement autonome…
- Travailleurs voués à des contrats précaires sans perspectives d’avenir…
- Personnes âgées isolées et jeunes en rupture de famille réduits à l’assistance…
- Femmes seules chefs de famille exclues de l’emploi et de la formation…
- Jeunes sans qualification et victimes de discrimination…
Aujourd’hui, en P.A.C.A., plus de 650 000 personnes, soit près d’un habitant sur huit, dont plus de 120 000 dans le Var, vivent en dessous du seuil de pauvreté, un enfant sur cinq de moins de 18 ans est nécessiteux, alors que dans le même temps l’écart des revenus entre les plus fortunés et les moins aisés est l’un des plus importants de France (rapport INSEE)…
Dans de nombreux domaines, l’écart entre les intentions affichées par la loi (loi de 98, loi instaurant la CMU, loi DALO…) et les modalités d’application est flagrant et dénoncé par le Comité européen des droits sociaux dans son rapport du 5 décembre 2007.
Confrontés à la pénurie de logement et d’emplois, à l’implosion du marché de l’immobilier et à la restriction des parcours professionnels qualifiants, les travailleurs sociaux sont mis dans des situations impossibles. Les associations quant à elles ont le sentiment de servir de caution à un système qui crée de plus en plus d’inégalités et d’exclusions. De plus, lorsqu’elles dépendent des aides publiques, elles ne se sentent pas libres de dénoncer les dysfonctionnements dont elles sont les témoins.
Plus grave encore : face à la montée de l’insécurité sociale, nous assistons à une division générale orchestrée au sein de la population. Les premières victimes de cette précarisation, les plus fragiles d’entre nous : SDF, chômeurs, étrangers, RMIstes se retrouvent ainsi incriminés dans un climat de suspicion et de rejet allant à l’encontre même de la devise de notre république…
Face à une telle dégradation, nous ne pouvons nous contenter de discours d’encouragement et de belles paroles de circonstance. Nous demandons à l'ensemble de nos élus locaux des engagements précis et évaluables chaque année qui enclenchent une amélioration effective de la vie de nos concitoyens en matière de soins, de logement, d’emploi, de réponse aux besoins fondamentaux. Sur le plan national, nous leur demandons de mettre en place une politique qui inverse la tendance à la précarisation dont témoignent toutes les statistiques, une politique qui donne la priorité à l’accès des plus démunis aux droits reconnus à tous les citoyens. Nous leur demandons de faire des choix clairs pour assurer une vie décente à tous.
Pour notre part nous n’accepterons pas la banalisation de la misère et nous tenons à réaffirmer que le progrès d’une société se mesure par la solidarité qu’elle génère et par son souci de ne laisser personne sur le bas côté.
« Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère,
les droits de l’homme sont violés.
S’unir pour les faire respecter est un devoir sacré. »
un lien a faire suivre
http://comitedu17octobre.unblog.fr/
Commentaires 3 Trier les commentaires:
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alpha - nébuleuse maya Trust (dimanche 19 juillet 2009 à 11:42)
l'humanité désire une éternité d'esclaves et ça ne changera pas - c'est une utopie d'y croire - malheureusement ---
PATRICIA (lundi 22 juin 2009 à 19:46)
Comme tu as raison mais la plupart des gens baisse les bras ils n'ont plus le courage d'antan .....
tu me diras que tout est mit en place pour qu'il l'a ferme,juste assez d'aide point trop n'en faut!
espérons qu'il se réveille , relève le tête et tape le poing sur la table
mon grand-père bien avant toute cette dégringolade me disait " c'est pas malheureux de voir ça tout ce nous avons gagniez vous le perdez et vous-vous en rendez même pas compte"il avait raison!!!
pat
Pascale Trust (jeudi 2 octobre 2008 à 23:05)
Je serai à Paris ce jour là
Toulon c'est un peu loin pour moi, mais je penserai à toi. Et si seulement on pouvait réussir à faire bouger la foule...... Dur dur quand même, je me demande parfois si les gens ne se complaisent pas dans la misère, je sais c'est dur ce que je dis, mais il est si difficile de les faire bouger alors qu'ils n'ont rien à perdre. Ils n'ont plus rien, nous n'avons rien alors qu'attendons nous pour être tous dans la rue ??
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