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Fille - 30 ans, France


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de tout et de rien :) :) :)


  • interwiew d'un jeune par entrevue (n 85)

    "-Entrevue : Ca consiste en quoi ce jeu? ( la page précédente montrait les jeunes balançant un frigo d'un toit dans l'intention de faire peur voir blesser des policiers dans l'exercice de leurs fonctions)

    -jeune (22 ans habitant en banlieue parisienne) : Ce n'est pas un jeu. On se voit de temps en temps sur les toits. On vient manger, boire et se réunir. C'est le seul endroit où on se sent tranquille.

    - C'est dangereux?

    - Tu rigoles ! C'est moins dangereux que la rue, où les keufs te cassent les couilles. Au moins ici ils viennent jamais.

    - Pourquoi? Ils ont la trouille?

    - Où veux-tu qu'ils aillent? Ils ne savent même pas où on est! En plus ils ne savent pas combien on est, s'ils viennent, soit on se disperse, soit on les balance du toit! Comme y'a pas de barrière ils flippent!

    - Pourquoi est-ce que vous balancez des objets?

    - On jette quand on en a plein le cul et qu'on voit les bleus s'approcher. En plus, ça fait comprendre aux culs-blancs que même s'ils nous imitent avec les fringues ou les tags à Neuilly, ils doivent fermer leur gueule parce qu'ils n'ont rien à voir avec nous!

    - Vous faites comme dans le film la haine ?

    - Non, la haine c'est du ciné! Ils se sont inspirés de nous. C'est pas nouveau, partout dans les banlieues, c'est comme ça et depuis longtemps!

    - Et les accidents?

    - C'est vrai, ça peut arriver... Ici, il y a déjà eu des morts.

    - Vous vous emmerdez à ce point?

    - On en a marre de voir les bouffons de la politiques se foutre de notre gueule.

    - C'est quoi le nouveau délire dans les banlieues?

    - Les jeunes de 12 ans sont encore plus fêlés que nous... Ils piquent des bagnoles, vont narguer les flics pour rigoler! Et eux ne peuvent rien faire de peur que ça pète grave!"

    Sans commentaires tellement que c'est ridicule

  • A VISITER ABSOLUMENT

    :) :) :)

    venez visiter ce site franchement abérant
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    Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage (Jean Jaurès)

  • éhhhhhh ouiiiii

    "Les luttes d'aujourd'hui se nourrissent des expériences d'hier, elles préfigurent aussi la société de demain."

  • C’est beau le sport !…

    Nous suivons dans la presse de ces derniers jours le procès d’un ancien footballeur du PSG, Godwin Okpara, de sa femme et de sa belle-mère. Ces excellentes gens avaient « adopté » une petite fille de 11 ans qui, en réalité, s’occupait du ménage, travaillant sans relâche, couchant dans la cave sur un matelas humide, battue au moindre prétexte et, pour faire bonne mesure, régulièrement violée par le champion.

    Il y a quelques semaines des championnes de tennis révélaient avoir été, des années durant, violées par leur entraîneur. Régulièrement on apprend que des entraîneurs de foot, de hand ball, de volley etc… sont convaincus d’avoir, à l’instar du sinistre Duguet qui défraya la chronique dans les années soixante-dix, abusés par dizaines des enfants qui leur étaient confiés.

    Intéressants aussi sont, après-coup, les témoignages de ces champions qui racontent une enfance d’esclavage à la poursuite de la performance, puis, et comme il faut bien gagner, la plongée dans l’enfer du dopage.

    Le monde du sport aurait intérêt à faire un sérieux ménage éthique et à s’interroger sur les objectifs réels qu’il poursuit.

  • les anges

    Jusqu’à quand ?

    Au cours de l’été, entre deux comptes-rendus des épreuves olympiques, deux affaires de maltraitances graves ont attiré l’attention des médias. À Drancy et à Bourges, des enfants ont été découverts au domicile parental où ils vivaient dans des conditions épouvantables, nus au milieu des ordures, baignant dans leurs excréments, gravement dénutris, livrés totalement à eux-mêmes. Si miraculeusement, ils ont, de peu, échappé à la mort, il est légitime de s’inquiéter des séquelles, physiques et psychiques après qu’ils aient vécu un tel enfer. Or les familles de ces enfants étaient depuis des années « suivies » par des services sociaux qui n’avaient pas jugé utile d’intervenir et ceci malgré des signalements du voisinage et des écoles.

    On sait qu’à Outreau aussi, le retrait des enfants et le dévoilement des viols dont ils étaient quasi-quotidiennement victimes, ne sont intervenus qu’après des années de « suivi » au cours desquelles s’étaient benoîtement exercées des mesures « d’assistance éducative ». Bref dans ces situations, c’est sous le regard, aveugle, de services dits spécialisés, que des enfants ont été pendant des années, victimes de très hautes maltraitances, pendant ces années, justement, où ils devaient construire leur identité, physiquement et psychologiquement.

    On peut se demander pourquoi ces affaires ont eu les honneurs de la presse nationale, pourquoi celles-ci en particulier ? Notre expérience, hélas, nous confronte en permanence à des drames de cette nature : pendant des mois, des années, on laisse des enfants « sous terreur » et, bien trop souvent, les institutions ne se résolvent à protéger les enfants en les mettant à l’abri d’un système familial destructeur, qu’en toute dernière extrémité, une fois épuisées toutes les interventions dont le principal souci est de protéger les droits des parents. Bien entendu, les enfants seront marqués à vie par ce qu’ils ont vécu et nombre d’entre eux répéteront sur leurs propres enfants les maltraitances qu’ils avaient endurées. Nous ne nous lassons pas de le répéter : tous les enfants maltraités ne deviennent pas des parents maltraitants, mais tous les parents maltraitants ont été des enfants maltraités.

    Bien souvent, lorsqu’enfin une décision de retrait est prise, elle ne peut pas être exécutée : l’enfant est mort. Il suffit de suivre les sessions de cour d’assises pour se convaincre de l’extrême fréquence de tels crimes. Lorsque l’on sait, de surcroît, que bien des drames restent ignorés de la justice, il serait urgent de reconnaître que, dans la France du troisième millénaire, c’est chaque année par centaines que devraient se compter les enfants tués par leurs géniteurs.

    Un exemple parmi tant d’autres : les assises du Bas-Rhin ont en mai dernier, jugé Carmela Merlo et Patrick Holzinger pour des violences ayant entraîné la mort de Sarah, leur fillette de 3 ans. Cette famille était « suivie » depuis plusieurs années par les services sociaux, le fait que Carmela Merlo ait été précédemment condamnée pour des violences envers ses enfants, était semble-t-il ignoré des intervenants qui voyaient en elle une « mère de famille coopérative et ouverte, soucieuse de ses enfants ». Une assistante sociale déclare : « ce n’est pas parce qu’une « maman » est en crise qu’elle maltraite ses enfants ». Cette intervenante est la dernière à avoir vu Sarah en vie au domicile familial, quatre jours avant sa mort. Un avocat des parties civiles remarquera : « c’est Madame Merlo avec son profil de femme battue qui intéressait les services sociaux. Pas les enfants. ». Bien sûr que Madame Merlo était une femme battue, bien sûr qu’elle était une ancienne enfant battue, à l’enfance marquée par « la violence extrême de sa mère », bien sûr aussi qu’il est plus facile pour un intervenant insuffisamment formé à rencontrer de telles situations, de s’identifier à une mère victime qu’à un enfant, au point de ne pas voir le drame qui est en train de se nouer.

    Cette affaire, prise au hasard, est exemplaire, tout y est, et notamment les antécédents de la mère, femme battue, ancienne enfant battue, déjà condamnée pour violences, la cécité des services, leurs interventions qui veulent d’abord, protéger la mère.

    Nous n’allons pas accabler des professionnels qui, très certainement, ont agi avec conscience et ont du être en souffrance particulière après un tel tragique et définitif dénouement. Nous n’allons pas même accabler des services de protection qui, sans aucun doute, font du mieux qu’ils peuvent avec les moyens dont ils disposent. Nous ne doutons pas que s’ils avaient « vu », s’ils avaient compris ce qu’il se passait, ils seraient intervenus pour éviter la mort de Sarah. Mais voilà ! Ils ne pouvaient pas voir, ils ne pouvaient pas comprendre, non en raison leurs insuffisances individuelles, mais parce que l’Institution, entendons par là l’ensemble du système de protection de l’Enfance, continue de fonctionner en contradiction avec ses objectifs déclarés : ce sont les grands qui sont protégés, pas les petits, les parents, pas les enfants, les agresseurs, pas les victimes. « Chaque arbre se reconnaît à son fruit » nous a-t-on enseigné, or quels sont les fruits de la « protection de l’enfance » dans les affaires que nous venons d’évoquer ? Quels sont les fruits de la protection de l’enfance si l’on considère les statistiques de la maltraitance, par ailleurs très incomplètes et imparfaites ? Chaque année des dizaines de milliers d’enfants déclarés « en danger », des milliers violés, gravement maltraités, des centaines tués.

    En Ossétie du Nord, à Beslan, plus de cent enfants ont été massacrés à l’initiative de barbares fanatisés et à juste titre, l’opinion internationale s’est scandalisée, y compris, bien sûr, nos édiles. Mais quand chaque année sont publiés les chiffres terrifiants des maltraitances à enfants, qui représentent bien plus de morts et de blessés qu’à Beslan, entend-on monter l’indignation ? Assiste-t-on à une levée en masse, une mobilisation générale pour mettre un terme à la tuerie ? Pourtant les « responsables » ne peuvent se prévaloir de leur ignorance : depuis des années des professionnels ont parlé, écrit, décrit les mécanismes qui sont à l’œuvre dans la maltraitance, d’Alice Miller à Maurice Berger, en passant par bien d’autres, tous, inlassablement témoignent de leur expérience et proposent sinon des remèdes, du moins des voies susceptibles d’améliorer significativement les choses. Ils ne sont pas écoutés. Pire ils dérangent. Ils dérangent cet ordre bien établi qui depuis des millénaires protège les parents. Nous renvoyons aux travaux de référence qui rendent compte de cette réalité culturelle et en explorent les fondements (voir une bibliographie sur le site www.sauvetage-enfance.org). Comment espérer que les choses changent en profondeur, c’est-à-dire que les références culturelles et psychologiques, se dégagent de l’emprise d’une sacralisation des parents, aussi longtemps, par exemple, que l’article qui inaugure le chapitre intitulé « de l’autorité parentale » dans notre code civil, s’adresse non pas aux parents pour leur signifier leurs devoirs et leurs responsabilités envers leurs enfants qui leur sont totalement dépendants, mais aux enfants eux-mêmes pour leur prescrire des devoirs absolus envers leurs géniteurs ; Article 371 du code civil : « l’enfant à tout âge doit honneur et respect à ses père et mère ». Il y a quelques années, nous nous sommes inquiétés d’entendre une ministre en charge de l’enfance déclarer impunément que 50 % des enfants placés auraient dus être maintenus dans leur famille, accusant implicitement les services sociaux de persécuter des « parents-victimes ». Peut-être que les services sociaux de Drancy ou d’Outreau auraient agi avec plus d’efficacité si les déclarations irresponsables de leur ministre ne les avaient encouragés à ne pas voir, à ne pas entendre, à ne pas parler.

    Au sein de l’institution de protection de l’enfance, il ne manque pas de professionnels qui ont pris la dimension du problème et qui déploient des efforts méritoires pour développer l’information, la formation, l’émergence de structures adaptées à la clinique très particulière de la maltraitance. Ainsi, à propos de la lamentable affaire de Drancy, Michèle Créoff, directrice de l’enfance au Conseil Général du Val-de-Marne, déclarait dans une interview au journal « Le Monde » : « il y a bien eu des signaux d’alerte, mais l’on n’y a pas prêté garde. Le dispositif de vigilance sanitaire des enfants en bas âge est en train de perdre de sa vigilance et de son efficacité, notamment parce que les acteurs ne l’alimentent pas. Il faudrait une véritable loi-cadre autour de la protection de l’enfance qui remettrait à plat le dispositif de vigilance ».

    Jusqu’à quand refusera-t-on de reconnaître la faillite d’un système prisonnier d’une idéologie archaïque, perpétuant de génération en génération le sacrifice des enfants ?

    Il faudrait d’abord sortir la protection de l’enfance du domaine humanitaire et compassionnel auquel on la réduit. Sauver des centaines d’enfants de la mort, en protéger des milliers des viols, des coups, des agressions, des dizaines de milliers des terreurs et des humiliations quotidiennes, ce n’est pas uniquement compatir à leurs souffrances et les sauver individuellement, mouvements au demeurant naturels et nécessaires, c’est aussi aller dans le sens d’un monde moins violent où les actes de barbarie, individuels et collectifs seraient moins fréquents. Bref pour que soit réellement améliorée la protection de l’enfance, elle doit être considérée comme un problème politique de première et urgente importance. À l’écoute des discours des politiques, toutes tendances confondues, nous ne sommes pas très optimistes.

  • the exploited

    Légendaire ! C'est le seul mot qui convient. The Exploited est légendaire pour plusieurs raisons. Comme saccager les chambres d'hotels, frapper les videurs, inciter à l'émeute la masse des enragés de l'Europe de l'Est (et Britanniques biensur !).

    Mentionner le nom de The Exploited à quelqu'un, lui fera penser vaguement au groupe, et donnera une liste d'histoires sur leur différents saccages. Citons par exemple cette histoire excellente concernant l'apparition du groupe à l'émission Top Of The Pops en 1981, où Wattie (fondateur et chanteur depuis l'origine) s'enticha d'une danseuse et passa l'après-midi à la poursuivre de ses assiduités. Ou encore, quand le groupe s'est battu à coup d'oreiller et d'extincteur dans un hotel, nécessitant des réparations dans tout le batiment.

    Actuellement encore, Wattie est cohérent et respecté dans le monde du punk par son approche de la vie. Son instinct de haine et d'outrage résulte d'un manque de respect pour l'autorité et la société, contre les politiques et la police associé à une volonté de faire réfléchir les gens.

    Des journalistes du Guardian ont dit que chaque pièce de l'équipement que les membres de The Exploited ont brisé ou volé, chaque chambre d'hotel qu'ils ont dégradé est un message. Nous, nous dirions qu'ils se sont simplement bien éclatés. Mais, biensur, ils ne l'auraient pas fait si cet irrespect qui est le leur ne correspondait pas à un mode de vie, et les journalistes ont un peu raison quelque part.

    The Exploited est le seul vrai groupe de punk a être encore là après tant d'année sans s'être séparé, battu, camé à mort ou avoir laisser tomber. Sa discographie est symbolique de l'histoire du punk. Des disques comme 'Punks not dead' ou 'Troops of tomorrow' les ont établi comme acteurs majeurs de la scène punk depuis plus de 20 ans et leurs réalisations discographiques de ces quinze dernières années prouvent qu'à la différence de leurs collègues ils ne se sont jamais trahis.
    The Exploited est en position d'enseigner pas mal de choses à toute cette nouvelle génération de punk. Dans leurs cas ce n'est pas qu'une image marketing c'est la réalité. Ils ne sont pas assez considérés, dans un monde qui tient The Offsprings comme le porte-parole d'une nouvelle génération. Et ils n'apprécient pas la possibilité que certains jeunes les écoutes et disent d'eux qu'ils sonnent comme Rancid.

    The Exploited n'était certes pas là au début du punk en 1977 mais il a vite assimiler les bases de ce punk-rock gentil musicalement pour en faire un punk à tendance metal plus fort, plus rapide et plus violent associé à des paroles anarchico-politico-social digne des Clash ou des Stooges. Dans les années 80 The Exploited a inspiré de nombreux groupes de punk-hardcore devenant à son tours une légende.

    1979
    Des guitares tronçonneuses vrombissantes, une basse entrainante et une batterie ultra-rapide associés à des paroles critiques hurlées par un accent écossais indéchiffrable, voilà The Exploited.
    Le groupe débuta en juin 1979 à East Kilbride (près d'Edimburgh en Ecosse) avec quatre punks plein de désillusion décidés à jouer une version dure et rapide du punk-rock. The Exploited est composé de Walter 'Wattie' Buchan (né en 1960 à Edimburgh, ancien soldat et ancien skinhead) au chant, Hay Boy à la guitare, Mark Patrizio à la basse et Dru Stix (Drew Campbell) à la batterie. Le groupe se spécialise dans les titres explosifs hyper-rapides de deux minutes. Les thémes des titres, la guerre, la corruption, le chomage et la brutalité policière amènent une grande notoriété au groupe qui reste fidèle à son idéologie et sa musique. Bien entendu, il n'a pas fallu longtemps pour que le monde entende The Exploited, imposant l'éthique punk DIY (Do It Yourself).

    1980
    Les premiers titres du groupe à avoir été sorti sur disque se trouvent sur la compilation 'Oï! The Album'. Il s'agit des version Oi! de 'Daily News' et 'I Still Believe In Anarchy'.
    Le groupe attira ainsi un mélange détonnant de Punks et de Skins à ses concerts permettant de relier deux mondes musicaux a priori opposés et ouvrant la voie à d'autres formations punk/Oi!

    En juillet The Exploited monte son propre label : Exploited Record Company et enregistre de nouveaux titres.
    'Army Life' est basé sur l'expérience du chanteur Wattie, lorsqu'il subissait la dure discipline de l'armée de Sa Majesté. Le 45 tours sorti en juillet 1980 entra numéro 6 dans les Charts Indépendant et resta 18 mois dans le Top 20. La face B contient 'Crashed Out' et 'Fuck a Mod' qui est encore aujourd'hui le titre favori et rassembleur des fans du groupe.

    Le second disque arriva 3 mois plus tard toujours sur le label du groupe et s'intitule 'Barmy Army'. Le titre a été adopté par les fans fidèles (The Barmy Army : l'Armée des Tarés)et chacun connait cette rengaine 'We`re The Exploited Barmy Army. Don`t Mess With Us. Exploited.....Barmy Army'. Big John Duncan remplaça Hay Boy à la guitare et Gary Mc Cormack prit la place de Mark Patrizio à la basse. Comme le précédent, ce 45 tours entra dans les Charts Indépendant et y resta 53 semaines culminant à la 4ème place.

    Ce succès populaire incroyable et quelques articles et couvertures de magazines musicaux attirèrent l'attention de Gary Bushell de Sounds qui accorda au groupe une large place dans le magazine.

    1981
    En mars 1981 The Exploited signa avec le label Secret Records qui ressorti les deux premiers disques du groupe sous leur pochette d'origine.
    Le troisième 45 tours de The Exploited, 'Dogs Of War', vit le jour fin mars. Ce disque ne fut pas seulement numéro 2 dans les Charts Indépendants mais aussi numéro 63 pendant un mois dans les Classements Nationaux.

    Le premier album a été produit à cette période, 'Live on Stage' fut enregistré au Edimburgh Nite Club pendant un concert. Un de ces fameux concerts où régnait une violence extrême, attirant l'attention de la police sur les activités du groupe (il arrivait à Wattie d'arborer une croix-gammé sur scène, plus par provocation que par idée fasciste). Ces concerts, extrêmement furieux, fit dire à un journaliste de Sounds : 'Wattie charge tout autour de la scène comme un animal en cage, grondant et crachant, faisant tournoyer le micro autour de sa tête avec un son distordu !'

    'Punks Not Dead', le premier album studio de The Exploited date du 4 mai 1981 et s'affirme comme la suite du 'Never Mind The Bollocks' des Sex Pistols. Ce disque se plaça premier pendant 44 semaines dans le Classement Indépendant, passa 3 mois dans le Classement National atteignant la 20ème place et fut déclaré premier album indépendant de l'année 1981 par Sounds, méprisant avec dédain les détracteurs du groupe et du Punk en général.
    L'album incluait des titres ré-enregistrés comme 'Army Life' ou 'I Believe In Anarchy' et de nouveaux titres comme 'Sex and Violence' ou 'Son of a Copper'. De plus, The Exploited reprennait la chanson 'Mucky Pup' du groupe peu connu Puncture.

    Pour assurer la promotion du premier album, The Exploited s'engagea sur la tournée 'Apocalypse Now' avec Discharge, Anti-Pasti, Chron Gen et Anti-Nowhere League, remplissant les plus grands lieux de tout le Royaume-Uni. Ce succés phénoménal signifiait-il que le Punk devenait ce qu'il avait toujours prétendu être depuis 1977 : le vrai mouvement musical de la rébellion de la classe ouvrière ?
    Oui ! Et Wattie disait : 'Le Punk n'est jamais mort, il était juste enfoui. Il y a deux ans, quand le groupe se battait et que la presse ne s'interessait plus au Punk, personne ne cherchait à savoir. Maintenant, tout le monde veux nous rencontrer, ça me rend malade. Ils pensaient tous que le Punk était une mode de cinq minutes, ils se trompaient.'

    Distribué par Secret Records le 30 septembre 1981 le 45 tours suivant 'Dead Cities' arriva numéro 4 dans les Charts Independants et numéro 31 dans le Classement National. 150 000 copies furent vendus ce qui permit au groupe de faire la célèbre émission Top Of The Pop de la BBC pour laquelle la radio reçu des dizaines de plaintes de toute l'Angleterre. Car après avoir joué le titre 'Dead Cities' The Exploited perturba l'émission en pogotant sauvagement et bousculant un autre groupe de New Romantics. La radio décida de ne plus jamais inviter The Exploited.
    Les titres 'Hitler's in the charts again' et 'Class war' complètent le 45 tours.

    En novembre 1981 Superville Record sort un disque partagé avec Anti-Pasti : Don't Let 'Em Grind You Down. Les titres de The Exploited sur ce disque sont des lives repris de l'album 'Live On Stage' (S.P.G. et Cop Cars). Ce maxi-45 se plaça numéro 1 dans les Charts Independants et 70 dans le Classement National.

    Dans le meme temps Secret Records mit sur le marché un maxi-45 'Brittania Waives The Rules' comprenant un titre de Infa Riot, un titre de Chron Gen et le titre Y.O.P. de The Exploited.

    1982
    Le 29 avril 1982 sort sur Secret Records le 45 tours Attack / Alternative qui se place directement numéro 5 des Charts Independants et numéro 50 dans le Classement National. Danny (ex-Sattelites) remplace à la batterie Dru Stix qui prend 7 ans de prison pour cambriolage. Ce disque est décrit par le célèbre magazine Sounds comme 'un classique de The Exploited, qui s'en prend avec fureur et virulence au gâchi de la jeunesse contraint au service national et au chomage. Un rythme d'enfer et une guitare saturée complètent des paroles haineuses et fortes accompagnés d'un refrain entrainant et sauvage'.

    The Exploited s'attaque ensuite à l'enregistrement du second album 'Troops Of Tomorrow' (qui est aussi un titre de The Vibrators) qui sort avant l'été 1982 et remporte un succès immense. Secret Records fait le forcing des radios anglaises en leur distribuant en aout un disque promo contenant la version longue du titre 'Troops Of Tomorrow'. Ce maxi-45 est désormais une rareté.

    En octobre The Exploited enregistre son dernier disque pour Secret Records. Le 45 tours 'Computers Dont Blunder' débarque numéro 5 dans les Charts Independants et reste 10 semaines dans le Top 20. Encore un succès.
    The Exploited s'envola ensuite vers les Etats-Unis où ils enchainent concerts sur concerts pendant 6 semaines de la côte Est à la côte Ouest, et au Canada.

    Gary Bushell écrit dans Sounds en 1982 : The Exploited s'auto-détruiront mais ne se vendront jamais. En effet, The Exploited ne s'est jamais trahi, ni détruit, contrairement à l'opinion populaire. Ils ont fait le tour des petits clubs et salles de concert à travers tout Londres, s'appuyant sur les labels indépendants puis les grosses compagnies de production, et revenant aux labels indépendants. Non seulement cela ne les a pas atteint mais ça prouve même une sincérité que n'ont pas les autres groupes qui jouent sur le succès d'un 45 tours ou d'un seul album.
    L'honnêteté, c'est ce qui les caractérise. Ils l'ont été avec eux-même et avec leur public, ne voulant pas devenir l'alternative à la bouillie pop du début des années '80.
    En '76 un long chemin venait d'être parcouru. Entre '79 et '81, ça a été plus dur, mais la seconde vague du Punk faisait son effet. Grace à des journalistes conscients du mouvement et malgré le monde des affaires musicales, beaucoup de groupe prirent racine sur cet album pour continuer et confirmer la deuxième vague du mouvement punk.

    1983
    Au retour de l'Amérique du Nord The Exploited n'est pas au mieux de sa forme. Le succès aidant une forte pression joua sur les membres du groupes et les relations avec Secret Records commencèrent à dégénérer jusqu'à la rupture. The Exploited, sans label et un peu découragé, subit une période de grand flottement pendant quelques mois.

    Finallement, le groupe signe chez Pax Records un contrat d'un an et retourne en studio pour enregistrer un nouveau 45 tours qui sort en octobre : Rival Leaders. Ce disque, qui contient aussi les titres 'Army Style' et 'Singalongabushell' passe 15 semaines dans les Charts Independants atteignant la 11ème place.

    Au moment de la sortie du 45 tours Big John Duncan, guitariste depuis les débuts, décida de quitter le groupe (il joue encore et a été préssenti pour devenir le nouveau membre de Nirvana à l'époque). Il fut suivi du batteur Danny et du bassiste Garry Mc Cormack laissant Wattie seul...

    Wattie ne baissa pas les bras et embaucha très rapidement des musiciens remplacant. Karl pris la guitare, Billy la basse et Willie, le propre frère de Wattie, pris la batterie. Cette nouvelle formation enregistra très vite le troisième album de The Exploited : Let's Start A War. Sur ce disque apparaît pour la première fois le fameux logo à tête de mort crêtu symbole du groupe (qui a été utilisé par le groupe Pusshead sans payer de droits ni crédits). Les titres, moins nombreux, sont toujours aussi politisés avec comme sujet Maggie Tatcher, la guerre au Liban, la police et les branleurs de tous poils (Wankers !).La musique est moins punk et plus metal mais toujours rapide, puissante et 'rentre dedans'.
    Sounds organisa une tournée dans des bars et des clubs anglais qui se termina par l'énorme concert archi-complet au London Rainbow en 1984.

    1984
    Cette année est désastreuse pour The Exploited ayant terminé sa tournée et n'ayant pas de perspectives. Le contrat avec Pax Records prend fin et le bassiste Billy quitte le groupe. Une nouvelle période de floue arrive. C'est l'époque difficile pour le punk et pour de nombreux groupes.
    A la fin de l'année The Exploited avec un nouveau bassiste Wayne signe un contrat chez Konexion Records.

    1985
    En ce début d'année sort donc le 4ème album : Horror Epics. La musique est plus lourde et le tempo ralenti mais les textes sont toujours acerbes. Le titre 'Maggie', par exemple, attaque de façon virulente et personnel le premier ministre britannique de l'époque Margaret Thatcher. Certains autres titres sont plus personnels et relatent les dérives de l'esprit humain dans les drogues et la paranoïa.
    L'album suivant est un live enregistré aux Etats-Unis en 1985 et qui sort début 1986 : Live At The Whitehouse.

    1986
    Repris par Rough Justice, The Exploited enregistra son premier maxi-45 / 4 titres sous le titre 'Jesus Is Dead', incluant le titre 'Politicians' sur lequel on entend Wattie tenter de joindre au téléphone le Président des Etats-Unis. Sur ce disque c'est Deptford John qui remplace Wayne à la basse et Nig prend la place de Karl à la guitare.

    1987
    The Exploited se fait de plus en plus absent de la scène mais continu néanmoins son périple tant bien que mal. Toujours sur Rough Justice, le groupe sort son 5ème album studio : Death Before Dishonour. Tony remplace Deptford John à la basse.
    Le son de cet album est plus metal/grindcore, toujours plus lourd et moins rapide. Quelques titres rehaussent l'ensemble : Anti-UK, Death Before Dishonour, Sexual Favour, Police Informer, Drive Me Insane...
    Cette même année est produit l'album live 'Live And Loud'.

    1988
    Le maxi-45 'War Now' sort toujours chez Rough Justice. Il contient une version dub du titre 'Sexual Favours' et deux titres bien punk 'War Now' et 'United Chaos And Anarchy'. Wattie a toujours sa fougue et sa rage. Quelques concerts s'ensuivent.

    1989
    Les productions s'espacent de plus en plus mais The Exploited reste actif en alignant concert sur concert. La preuve en est l'album live 'Live Lewd Lust' qui sort en milieu d'année.

    1990
    C'est l'année de l'enregistrement du 6ème album de The Exploited. Wattie est toujours là, mais Gogs remplace Nig à la guitare, Mark Smeelie prend la place de Tony à la basse et le batteur Tony remplace Willie Buchan.
    'The Massacre' est l'album événement pour les fans du groupe. La production est excellente et les textes toujours politisés s'attaquent à la police, aux criminels, aux hommes politiques, à l'armée... La musique est punk-metal, claire, rapide, puissante, forte, simple, superbe !

    1991
    The Exploited fait quelques concerts et festivals d'été en Europe et se lance dans une tournée au Japon. L'album 'Live In Japan' est réalisé. Il a été enregistré au Club Citta à Kawasaki.

    1996
    Cette période est difficile pour Wattie qui doit enchainer les petits jobs pour survivre (il a été roadie pour d'autres groupes) et qui voit sa femme le quitter avec leur gamin.
    Pourtant après 4 ans de disparition pendant lesquelles The Exploited fait de petites apparitions sur scène, le groupe est de retour. D'abord avec un single 'Dont Blame Me' puis avec l'album événement 'Beat The Bastards'.
    Wattie toujours au chant rameute ses frères Jimmie (guitare) et Willie (batterie) et embauche Jim Gray à la basse.
    L'album est superbement produit et le son est clair et puissant. Les morceaux un peu plus long (3-4 minutes) mélange le punk et le hardcore sur des guitares metal. Les paroles sont comme d'habitude très critiques et vindicatives (c'est bien du Wattie...). Cet album qui sort au printemps est en version digipack pour les fans et en CD normal. Une version japonaise existe avec un titre bonus remixé (Fifteen Years). La pochette représente une superbe nouvelle version de la tete de mort avec crete.
    Avec ce disque et vu l'époque, The Exploited accède aux magazines musicaux à tendance rock ou metal comme Rock Sound ou Hard-Rock Magazine en France, ou Kerrang en Allemagne qui consacra deux numéro au groupe après la sorti de l'album. Un concert a lieu à Paris en avril, d'autres suivent en Bretagne ou dans l'Est de la France et The Exploited sillone toute l'Europe via l'Allemagne, l'Espagne, les Pays-Bas et biensur le Royaume-Uni...

    2002
    En cette année, des rumeurs de plus en plus persistante font état d'un nouvel album en cours pour The Exploited. Le groupe participe à quelques festivals comme le 'Holyday In The Sun' en Angleterre ou le 'Punk And Disorderly' à Berlin et fait quelques apparitions en concert (Varsovie, Leipzig, et l'Amérique du Sud). Le nouvel album qui devait s'appeler 'Noise Annoys' était annoncé pour février mais est repoussé à septembre en changeant de nom (Fuck The System). En tout cas, le huitième album de The Exploited est bien prévu et Wattie entraine toujours la machine à punk.

    2003
    Le 24 février est la date de sortie du nouvel album de The Exploited : Fuck The System. Wattie, toujours au chant et assisté de son frère Willie (batterie) a recruté Robbie à la basse et Mikie à la guitare. L'album contient 13 titres explosifs dans la veine de 'Beat The Bastards' : la musique est rapide et rentre-dedans et les textes sont nihilistes et politiques à fond ! Une tournée européenne est prévu en avril après le saccage fin février de toutes les scènes du Royaume-Uni. Puis dans le monde entier (Brésil, Canada, Europe, Usa...). Si les concerts au Fury Fest et aux USA se passent sans vague celui de Montréal en octobre tourne à l'émeute suite au refus des autorités de laisser The Exploited entrer sur le territoire canadien. Les punks déchainés ont déclenché de véritables combats de rue et brulé pas mal de voitures : un hommage au chaos prôné par The Exploited, en quelque sorte !

    2004
    Cette année est marquée par de nombreuses sorties discographiques. En premier un best-of (le premier pour The Exploited). Sorti chez Dream Catcher Records il s'intitule 'Best Of The Exploited - 25 Years Of Anarchy And Chaos' et parcourt l'ensemble de la discographie du groupe de 'Punks Not Dead' à 'Fuck The System'. Ensuite le second DVD de The Exploited sort chez Cherry Red. Ce DVD réuni sur un seul disque les deux bandes VHS '83/87' et 'Live At The Palm Cove'. Enfin, en septembre sort chez Dream Catcher le troisième DVD de The Exploited : Beat 'Em All. Celui-ci est de très bonne qualité et montre le groupe au top de sa forme.
    Parallèlement The Exploited continu ses concerts et festivals d'est en ouest.

    2005
    USA, Amérique du Sud, Europe et France en beauté à la fin de cette année sont les étapes de The Exploited. Toujours à courir le monde pour se produire sur scène Wattie et sa bande (changement de bassiste et même de guitariste) ne semblent pas s'essoufler et porte toujours haut l'étendard du punk, le vrai.

    Après plus de 25 ans d'existence, The Exploited, prouve qu'il est toujours présent dans le monde du Punk et que, plus que jamais, il en est le vrai représentant. Punks Not dead !!!

  • tagada jones

    Créé fin 1993 à Rennes, un petit groupe va augmenter en notoriété si bien qu'il deviendra un élément incontournable de la scène punk hexagonale, et référence en matière de punk hardcore français, voire européen. Ce groupe qui a dû trouver son nom en faisant une indigestion de fraises Tagada en regardant un épisode de Picsou sera alors baptisé : Tagada Jones. Citant à l'époque GBH, Exploited, Ramones, Bad Religion, Suicidal Tendencies, comme influences, Tagada Jones était composé d'un combo de 4 gars survitaminés, des cancres qui ont décidé de créer leur groupe au fond de la classe lors d'un cours de physique. A la base le line-up était constitué de Niko G. (au chant et à la guitare), Pascal (guitare), Pepel P. (basse), et Benoît (batterie). Arrivant pendant que la scène bretonne se cassait la gueule, les Tagada permirent de lui redonner un nouvel essor, même si la musique qu'ils faisaient à l'époque n'était pas extraordinaire. Laisse en témoigner leur premier album, un mini disque éponyme comportant 7 titres sorti en 1995... ce n'est vraiment pas un album que je vous conseillerais ! A partir de cet album, Benoît, le batteur est remplacé par "Boiboi" B..

    Ils ont arrêté de vendre ce disque parce qu'il était vendu par des disquaires à plus de 100 francs (c'était des francs à l'époque), alors que les Enragés ne les vendaient qu'à 50 francs. L'année de la sortie de ce disque , Tagada Jones a réalisé quelque chose de très déterminant dans le punk français: la création d' une association ayant pour but de "structurer" le groupe, au doux nom de "Enragés Productions". Toujours est-il qu' Enragés Prod est devenu à l' heure actuelle l'un des labels fers de lance du punk français (Black Bomb A, Oberkampf...), mais aussi d'outre-atlantique (Grimskunk, Guerilla, Akuma...) et privilégient la scène locale bretonne (No Place For Soul, Contra Legem…). Cette asso a réalisé 2 compilations "Independant vol.1" et "Independant vol.2", comportant des inédits, faisant participer 27 groupes (dont leurs potes Burning Heads), toutes leurs sorties étant toujours à des prix plus qu'abordables (15 euros maximum en général). Une dernière chose à ajouter sur ce label, c'est qu' il organise des tas de concerts en France, dont notamment ceux des excellents Voodoo Glow Skulls !

    Bon, revenons-en au groupe lui-même. En 1997, Pascal part fonder le groupe de psycho (berk, j'aime pas ça !) appelé Banane Métallik, et est alors remplacé par Stef. G. Tagada Jones met ensuite sur le marché un Extended Play ("Ep" pour ceux qui n'auraient pas compris), intitulé "A Grands Coups De Bombes". L'année qui suit (1998), un nouvel album "Plus De Bruit" voit le jour. L'album est nettement plus hardcore musicalement parlant et l'est aussi au niveau des textes. C'est un peu des 'anti-tout' ces mecs. Leur discours est un peu radical, faut l'avouer. A peine un an plus tard, un autre album (plus speedé et agressif) sort, il s'appelle "Virus". Aux yeux du groupe, c'est leur moins bon album, je trouve ça curieux, parce que ce n'est pas ce que je pense. Il y a eu un effort de production sur cet album pas trop mal foutu pour une petite prod, qui donnera son nom à une tournée : le "Virus Tour 1999-2000". La sortie en 2001, du troisième "vrai" album :Manipulé, a été très bien reçue par la presse spécialisée (Rock Sound, Buzz, Fanz'yo...). ". Il a été enregistré et mixé par André Gielen, qui a enregistré des références comme Mass Hysteria ou Lofofora, groupe auquel TJ est comparé sans arrêt, et je me demande bien pourquoi…Cette année aura été bénéfique pour Tagada (tsoin tsoin). L'arrivée d'un pote du groupe, Gus S., en deuxième voix - une voix difficile à apprécier car aussi grave et gutturale que celle d'un "chanteur" (si on peut dire) de métal - offre néanmoins énergie supplémentaire qui appuie le discours engagé du groupe (en plus en concert, il te laisse parler dans son maïcrophone !) ainsi qu'amène une nouvelle dimension aux voix, ce qui jusqu'alors n'était pas le fort du groupe. Gus est loin d'être si inutile que certains pourraient le prétendre. Il apporte sa touche en dynamitant les compos du groupe de multiples samples. Il apporte en concert une façon d'expliciter les paroles via divers signes et gestes. De plus, Niko a encore amélioré son songwriting. Ce qui est curieux avec ce groupe, c'est que leur musique se radicalise en même temps que les textes deviennent emprunts de poésie.

    Tagada Jones est alors parti réaliser son "Manipulé Tour 2001", qui fit naître l'année suivante un album de live tiré à seulement 1000 exemplaires, comportant 3 inédits ainsi que 2 remixes de Gus (dont un qui est excellent), et des titres live évidemment. 2003 : sortie de "L' Envers Du Décor". Aussi bien accueilli que l'a été "Manipulé", toujours sans compromis, même si un brin trop radical niveau textes, cet album est considéré comme l'antidote au formatage actuel : du punk hardcore de plus en plus électronifié, des riffs toujours plus lourds, un nouveau bassiste : Seb qui remplace Pepel (ça fait nom de toutou ça !). Un an plus tard, arrive dans les bacs, un Worst Of Tagada Jones, sur lequel on peut retrouver des titres rares et inédits !

    Plus de dix ans d'existence, plus de 600 concerts dans plus d'une dizaine de pays d'Europe, participation à plus de 15 compilations, prouvent que Tagada Jones n'est pas un effet de mode, ne chôme pas, et peut très bien s'exporter dans les pays non francophones. Vous auriez tort de vous priver pour l'unique raison qu'ils chantent en français. A la première écoute d'un album de ce groupe, vous trouverez certainement un côté parfois ridicule (j'en ai déjà ri), mais n'en déduisez pas que ce sont des minables, c'est juste une question d'habitude. Niko reconnaît bien que le phrasé anglais coule mieux, mais est convaincu que l'on peut faire un aussi bon résultat en français. J'ajouterais aussi qu'en plus de ne pas être l'unique groupe dans ce cas (Mass Hysteria, Lofofora...), cela leur permet de ne pas se réfugier dans un formatage musical (comme un copier/coller de groupes américains, anglais ou suédois) ainsi que de ne pas camoufler l'insipidité des paroles derrière l'obstacle de la langue. Fidèles depuis toujours à la scène "Do It Yourself" punk, Tagada Jones est un exemple d'intégrité, et qu'il faut au moins connaître pour peu que l'on s'intéresse au punk hardcore français.

    En 2006, le groupe continue d'ailleurs sont évolution en délaissant un peu plus ses premières amours avec un album déroutant mais toujoursd aussi vindicatif : Le Feu Aux Poudres qui sort en mars et dont le groupe tourne même un clip pour le titre "Cargo". S'en suivra une nouvelle tournée au Québec qui exporte un peu plus la fougue des hardcoreux bretons ! Une présence scénique dont avait d'ailleurs pu témoigner le DVD L'envers Du Tour sorti en 2005, de quoi donner envie de les voir sous leur meilleur jour : le live !

  • dirty fonzy

    Dirty Fonzy c’est un quintet né en 2003 dans la région d’Albi et composé d’une belle brochette d’allumés dont voici le descriptif.

    Johnny Guitare (Guitare / Chant) : surgit tout droit des flammes de l'enfer dans un berceau de fer, c’est le spécialiste du riff punk hardcore et des solos rock'n'roll. Formé à la sauce 77, il traîne son balluchon depuis plusieurs années dans le réseau punk. Son premier groupe Légitime Défonce reste une référence en terme de Punk Hardcore Français.

    Angelo Papas (Chant / Guitare) : fondateur du groupe, il fit ses premières armes dans le groupe street punk The Peanuts qui devint rapidement Quatre Degrés Sept à la fin des années 90. Il est expert en tronçonneuse telecaster et en destruction de camion Mercedes. Le secret de son timbre vocal est soi disant enfermé dans un bouteille de rhum jamaïcaine.

    Dirty Midier (Trompette / Harmonica / Chant) : venu tout droit des terres sauvages d'Afrique, est lui aussi un membre fondateur du groupe Quatre Degrés Sept. Multi-instrumentiste, il est aussi spécialisé dans la cascade et l'escalade de baffles. En plus de ces multiples talents il a un CAP d'ingénieur en merchandising…

    Dirty Dadé (Batterie) : surnommé ‘Marmotte Teigneuse’, il a deux passions : la batterie et le sommeil. Il martyrise ses premiers fûts avec le groupe hardcore mélo Nemless et intègre ensuite l'équipe Dirty Fonzy. Personnage aux goûts musicaux originaux, il est aussi efficace sur un flow ragga que sur l'interprétation du classique "Etoile Des Neiges". Pour l'anecdote, il est aussi champion du monde de distance parcourue en camion couchette.

    Dirty Gilou (Basse / Chant) : adepte du "one two three four !" et de la veste en cuir, Dirty Gilou martèle la 4 cordes dans Dirty Fonzy. On dit de lui qu'il est un vrai routier du rock'n'roll, et ce n'est pas ces anciens partenaires de jeux de Sweet Mary ou Now'n Later qui le démentiront...

    Afin d’assouvir ses envies de façon indépendante, la bande crée en 2003 son propre label Akirira et y sort son premier album (et première prod du label) Playing Punk Songs. Le groupe se fait ensuite plus discret, impliqué largement dans le side-project Dirty Babylon (avec des gars de Babylon Circus). Dirty Fonzy prévoit de rentrer en studio en Janvier 2007 avec Fred Norguet à Blois pour refaire parler la poudre. Le nouveau disque sera sans doute fini au printemps et sortirait en septembre 2007.

  • burning heads

    Aujourd'hui référence du punk rock en France et en Europe (voire plus :), c'est en 1988 que les Burning Heads démarrent sous l'influence de formations US comme Dag Nasty, Government Issue, Descendents, Naked Raygun, The Hard-Ons… Emmené par Pierre Mestrinaro le chanteur gratteux, Phil l'autre guitare, JAL bassiste (qui s'en ira après le premier album, self titled) et Thomas Viallefond le batteur (qui fait de la double pédale sans double pédale !) le groupe se jette sans tarder sur scène et multiplie les concerts, d'abord dans son fief (Orléans) puis dans la France entière. Leur premier EP "Love & Hate" (Black&Noir, 1991) est déjà une cinglante réponse au hardcore mélodique américain déferlant sur l'Europe (Bad Religion, Nofx, Down By Law, Big Drill Car, All). Les amateurs ne s'y trompent pas. Burning Heads devient très vite le groupe de l'après alternatif français. La naissance d'une identité punk-rock mélodique française. Si bien que lorsque sort le premier album, éponyme (S/T, Semetery Records (division de FNAC Music), 1992), les fans connaissent déjà les morceaux par cœur. D'autant plus que le disque bénéficie d'une production calibrée de Donnel Cameron, partenaire de Brett Gurewitz (boss de Epitaph Records) qui donne à des titres comme "No Excuse", "Falling", "Place For Me" ou "Making Plans For Nigel" (reprise de XTC) une merveilleuse saveur qui mélange rapidité et subtilité, mélodie et rage.
    Durant cette période, les Burning Heads joueront partout où l'on voudra bien d'eux (avec le nouveau bassiste JYB, "Jibé" pour Jean "Young Blood" son ex-groupe, de son vrai nom Jean Benoît Thauvin ouais c'est vrai c'est moins rock n'roll !), écumant cafés-concerts comme MJC, assurant les premières parties avec la même verve que ses participations aux festivals de tous poils. C'est comme ça qu'un groupe s'impose, par la scène.
    Dive (Pias France, 1994) bénéficie une fois de plus du savoir-faire d'un grand de la production américaine Jack Endino (faiseur de son pour Nirvana, Mudhoney et autres cadors de l'ère grunge) qui se déplace en France pour l'occasion. L'album recèle de vraies pépites punk-rock mélodique. Il faut voir le public devenir geudins lors de l'exécution de "Piece Of Cake", "Sitting In My Room" ou "Dance Of The Ghosts", quand il ne se jette pas dans la fosse sur "Don't Wait For Me" ou "Mr White". Car plus que de communiquer son énergie à travers une musique toujours plus incisive, le groupe partage aussi sa bonne humeur et sa chaleur humaine.

    Burning Heads n'est plus seulement un phénomène local. Nos voisins teutons, suisses, belges, italiens et espagnols commencent à subir les élans fougueux des Têtes Brûlées grâce aussi à la distribution PIAS. Super Modern World (Pias France, 1996) viendra confirmer le talent des punk-rockers orléanais, désormais chef de files d'une vague hardcore mélodique française plus seulement inspirée des productions américaines (celles de Epitaph, Fat Wreck Chords ou Revelation) mais aussi par le style décontracté mais néanmoins soutenu des Burning Heads. Produit par Fred Norguet et Jacques Garnavault, ce troisième disque aligne des titres survoltés ("Break Me Down", "Angry Sometimes", "Swindle&quot:) et revendicateurs ("No", "Homeless&quot:) laissant percer de plus en plus la personnalité musicale du groupe. Comme chaque année qui passe, la liste des concerts s'allonge.

    Durant ces premières années, le groupe enregistre quelques EP ("Reds/Beggars", Flying Charentaise ; "Booooo Hoooo", PIAS France) ou MCD ("Piece Of Cake", Pias France ; "Wise Guy", Epitaph), des splits EP (partagés avec Thompson Rollets, NRA, The Marshes) tout en participant à un nombre incroyable de compilations d'envergure confidentielle, nationale ou internationale (Fachons Les Fachos, Pandemonium, Petite Panik, Holiday In Mururoa, à l'époque de la reprise des essais nucléaires français). Généreux, le groupe distribue ses titres à la scène indépendante française, imposant un respect mutuel à toute une génération d'activistes (fanzines, associations, radios locales, labels underground). La compilation The Weightless Hits (sur Filox en 1996, label crée par Didier Filloux, le cinquième "membre" de Burning Heads qui les lâchera pourtant dans la période de l'album reggea…) viendra au secours des fans transis, leur apportant quelques-uns de ses titres rares, faces B et autres sur une seule et même rondelle.

    Be One With The Flames (Epitaph, Avril 1998) est un disque important et le quatrième vrai album du groupe. D'abord, parce que le groupe signe sur le label majeur du punk-rock mélodique. Une consécration méritée de l'avis de tous, même si ce n'est que sur la succursale européenne d'Epitaph. Ensuite, parce que le disque est diffusé dans toute l'Europe grossissant ainsi l'impact international du groupe.
    Les tournées avec Down By Law, NoFX et NRA permettent de vérifier la très haute tenue du groupe face aux pointures du même style. On en a vu se sentir bien mal après le set des petits frenchies. Une fois encore, Fred Norguet et Jacques Garnavault retrouvent l'intensité du live et la transmettent dans des morceaux comme "Wise Guy", "Wrong", "Make Believe ou "Time's Up". Le son se durcit. Les compositions aussi. Drôle d'évolution diront certains, habitués à ce que leurs groupes fétiches s'essoufflent un jour ou l'autre.

    En 1999, le groupe rejoint Jack Endino à Seattle pour un Escape (Epitaph, 1999) d'un punk-rock plus brut que jamais mais pourtant mieux maîtrisé ("SOS", "Thinking Of The Time", "No Way" en attestent). Chaque nouvelle livraison discographique s'avère leur meilleure. Ce faisant le groupe continue son engagement, citant Propagandhi et leur site activiste, Mickael Moore, l'asso ATTAC, le collectif de journalisme indépendant "IndyMedia" www.indymedia.org ou l'asso pour le Tibet Libre dans les liens de leur site http://www.multimania.comnagual/tibet (le morceau "Judy" apparaît d'ailleurs sur la compil "Free Tibet" en 2000). Et comme Epitaph refuse toujours de distribuer le disque aux States, c'est Victory Records (autre référence en matière de hardcore US) qui l'édite et le distribue aux States, Canada et Japon. Le tableau est quand même incroyable. Nos chers Burning Heads sur deux des plus gros labels du genre. Chapeau les gars !
    En automne 2000, le groupe entame une longue tournée européenne (Epitaph Euro Attack Tour) en compagnie de ses camarades de label Terrorgrüppe et De Heideroosjes qui les amène en Allemagne, Italie, Hollande, Angleterre… À leur retour, les Burning Heads commencent à travailler sur leur "album reggae" tout en cherchant un nouveau label (le contrat avec Epitaph s'enlise).

    2001, et voilà Opposite sur Yelen Musique (label, filiale de Columbia division de Sony Music, gros vendeur avec Tryo, Marcel & Son Orchestre entre autres et dont le rêve secret était d'avoir les Burning dans ses rangs !…). Une nouvelle étape pour le groupe désormais en autogestion totale et plus décidé que jamais à contrôler son parcours. Bientôt quinze ans de punk-rock endiablé. Quoi de mieux que de fêter ça avec un nouvel album différent. Car n'oublions pas qu'avant d'être un disque de reggae, Opposite est avant tout un nouvel album des Burning Heads (remodelé en début d'année après le départ du guitariste Philippe, remplacé par l'ami de longue date Eric Fontaine dit "Fonfon&quot:), ce qui en fait forcément quelque chose d'excitant. Mais à quoi bon argumenter. Le punk-rock a toujours été lié au reggae. Souvenez-vous : The Clash, The Ruts, Stiff Little Fingers, Basement 5, The Slits, Bad Brains… On ne compte plus les sémillants combos énervés qui ont su imposer leurs idées avec des rythmes jamaïcains plutôt que par leur excès de colère. Les Burning Heads explorent simplement et pleinement leur culture. Opposite n'est pas un caprice. Rien qu'une extension d'un univers musical. Il permettra au groupe de participer, entre autre, à des festivals dub ou electros (on les voit d'ailleurs parfois arborer des sweat de High Tone etc…), de proposer un plateau de 3 groupes en France pendant un mois (LE PUNKY REGGAE TOUR 2001) au succès remarquable. L'avant "Taranto" se traduit aussi par une série de concerts dans les Alpes avec deux groupes monstres du punk suédois : Satanic Sufers et Adhesive (r.i.p.), une tournée de 15 jours en Italie, Sardaigne et Sicile, ainsi qu'un concert en juillet 2002 aux Deux Alpes, par 3400 mètres d'altitude, à midi, en plein été !

    Avec le septième album, Taranto, sorti le 03/03/03, les Burning Heads continuent d'explorer le punk rock de leurs origines, sans se répéter mais en peaufinant un style qu'ils connaissent bien. Résultat, 17 titres tantôt énergiques, mélodiques ou corrosifs. Des textes qui reflètent le monde d'aujourd'hui ou directement inspirés de films, articles, reportages, livres,etc... avec un clin d'œil à leur escapade reggae : "Babylon's Burning" reprise des Ruts. Avec tout ce bagage accumulé, les expérimentés Burning Heads sont aujourd'hui un des rares groupes français à pouvoir présenter sur scène une telle diversité et démontrer une telle maîtrise.
    Avec Taranto (Yelen musiques, 2003), les Burning Heads, très proches de leur public, invitent au voyage, à la réflexion, à une observation et une critique de notre monde en décomposition. "Nous ne voulons pas être les stars académiques de demain, fades et insipides, mais juste garder les yeux ouverts et les pieds sur terre. Burning Heads n'est pas un chemin de croix, le punk rock n'est pas que du bruit. On n'est pas des messies. Nous sommes juste là pour vous rappeler qu'on est pas dupes ! Sur cet album, il y a une plage CD-rom et 4 vidéos, qui ne passeront jamais à la télé, car elles ne sont pas formatées, et n'auront jamais "droit de citer". Qu'importe, de toutes façons, "MARKETING IS KILLING ART".
    S'en suivent une tournée au Canada où le groupe tisse des liens avec les Vulgaires Machins. C'est en compagnie des Québecois et de Tagada Jones que le groupe effectuera le Punky Rock Tour 2003 à travers toute la France. Cette aventure donnera naissance à Cross The Bridge, un split avec les canadiens sur le label des Tagada, Enragés Prod. Suivra d'une tournée mémorable avec le groupe Alif Sound System (hip-hop punk hxc drum & bass) qui leur permet de poursuivre leurs expérimentations artistiques et d'envisager une nouvelle tournée du genre en mars 2004 (vingt dates environ). Cette série de concerts donnera naissance au CD BHASS, sorte d'OVNI musical mélangeant punk-rock et drum'n'bass.

    En 2005, Sony sacrifie sa filiale Yelen au nom de la crise qui touche les majors. Pierre et sa bande se retrouvent sans label et décident de créer leur propre structure, Opposite Records. C'est aussi à cette époque que Fonfon quitte le combo. Il sera remplacé par Mike, un roadie du groupe. La première production d'Opposite sortira en octobre, sous la forme d'un split BH / Uncommonmenfrommars nommé Incredible Rock Machine, suivie quelques mois plus tard du huitième album, Bad Time For Human Kind. Cet opus marque un retour aux sources avec un punk-rock plus brut, servi par une production DIY effectué par Pierre lui-même. En mars 2006, une tournée de cinquante dates en compagnie d'UMFM est organisée pour accompagner le split. Une tournée en solo est déjà prévue, car les Burning n'ont pas encore envie de s'arrêter.

    Tout est dit !… Et message à toutes les têtes brûlées : le groupe œuvre pour que ses skeuds ne dépassent pas les 12 euros chez les disquaires qui jouent le jeu ! Support Your Scene !

  • lagwagon

    Le groupe qui s'appelle d'abord Section 8, est originaire de Goleta, en Californie. Le groupe n'est alors pas satisfait de son chanteur. En effet, Section 8 avait enregistré un 4 titres avec Joey Cape, qui était d'après les membres meilleur en chant. Après que sa petite amie l'a quitté pour le chanteur de Section 8, Joey Cape accepte d'intégrer le groupe.

    En 1990, le groupe change de nom, car beaucoup de groupes en Californie sont appelés Section 8. Parmi 200 noms différents, ils choisissent "Lagwagon" (van qui traine) en mémoire de la fourgonnette utilisée par le groupe pour une tournée (fourgonnette toujours en panne).

    Après des tournées régulières, plusieurs CD et la voix de Joey Cape, Lagwagon réussit à sortir de l'anonymat, aidé en cela par des fans fidèles les soutenant parfois depuis 10 ans.

    1992 marque un tournant pour Lagwagon, car ils décrochent un contrat avec Fat Wreck Chords, devenant ainsi le deuxième groupe du label, après NOFX.

    Le dernier album du groupe, Resolve, est un hommage à Derrick Plourde (1971-2005) qui s'est suicidé. Plourde était l'ancien batteur du groupe et un des meilleurs amis de Joey Cape avec qui il participait à Bad Astronaut (d'où le titre de la chanson "Sad Astronaut&quot:). L'album a été composé et enregistré en une dizaine de jours, très peu de temps après le décès de Derrick.

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