yoworstnightmare
Garçon - 29 ans, Brussels, Belgique
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Blog / Ma vie... (suite)
lundi 19 mai 2008 à 16:36
Concernant mes études, c'est tombé à l'eau, aucune solution trouvée, je ne savais plus quoi faire...
J'ai été convoqué à l'ONEM, pour montré ce que j'avais fait pour la recherche d'emplois, j'y suis allé avec mon père, mais je n'avais rien à présenter. J'ai donc du signé un contrat avec eux, je devais envoyer une douzaine de CV et me présenter à l'ORBEM où je devais avoir un suivi régulier. J'ai commencé par l'ORBEM, une première fois avec mon père, une seconde fois, seul, le suivi c'était quelques offres d'emplois auxquelles je ne correspondais pas à tous les critères et une liste d'école pour les cours de langues, d'informatique et de communication (ça c'était pour apprendre à communiquer avec les gens aisément). Je ne savais pas par quoi commencer, et très vite, je me suis choppé une saloperie de rhume. Quand j'ai ça, je ne peux plus réfléchir correctement, c'est déjà dure en temps normal, mais là, c'est plus possible. Je croyais que ça allait partir tout seul, c'est ce qu'on dit des rhume d'ailleur : "Non soigné, un rhume dure 2 semaine; soigné, il ne dure que 14 jours". En ce qui me concerne, il a duré beaucoup plus longtemps.
Enfin passé, je ne savais plus où j'en étais. Que devais-je faire ? Comment envoyer des CV ? A qui surtout ? Fallait-il que je retourne à l'ORBEM sachant que ça n'allait m'aider en rien ? Le temps passe, et rien ne se passe...
Un ami et ancien collègue de mon père m'a proposé d'envoyer mon CV à une banque qui recherchait quelqu'un comme moi et dans laquelle, un autre collègue pouvait appuyer ma candidature, mais c'est tombé à l'eau aussi, personne n'a compris pourquoi, j'avais les compétences, ils avaient besoin de quelqu'un, mais j'ai reçu une lettre de refus par e-mail. Etait-ce mon problème de langue ? (C'est une banque hollandaise) Etait-ce le fait que je n'avais pas le permis ? Enfin me voilà sans rien.
En même temps, re convocation à l'ONEM, le contrat prend fin, rien de plus que la dernière fois, j'étais si sure d'avoir le boulot à la banque, je me suis dit "Je ne vais pas m'y présenter, autant ne pas leur faire face si j'ai quand même un boulot qui m'attend au frais". Mais voilà, Il n'y a pas de boulot, et comme je ne me suis pas présenté à la convocation, il n'y a plus d'allocation de chômage non plus. Depuis, je vis sur les revenus de mes parents : mon père qui s'est mis sous administrateurs provisoire, une avocate qui gère ses revenus mais s'y prend comme une bille; ma mère qui touche des allocations de chômage un peu plus élevés que les miens mais qui dépense tout dans ses "Nous Deux", ses bières et ses crédits de GSM. Mon second frère qui travaillait et nous offrait une vie descente, lui est parti en France, mon oncle et ma soeur l'ayant convaincu, disant que nous profitions de lui et qui serait mieux là bas, ça n'en a pas l'air.
Enfin une amie de ma mère me pousse à aller à l'ORBEM, plus exactement à une mission locale à St Gille, où sa fille a eu affaire à un gars qui l'aurait très bien aidée. Moi je voulais d'abord savoir ce que c'était exactement, je ne savais même pas que c'était une mission locale, sinon, j'aurais su qu'il fallait être inscrit à l'ORBEM pour y aller, mon inscription avait été à nouveau résiliée suite à la convocation à laquelle je ne m'étais pas présenté. Enfin bon, elle insistait sans arrêt, j'ai fini par y aller. J'y suis allé avec elle et ma mère jusqu'à la salle d'attente après quoi j'ai été reçu par un gars, seul, et j'ai tenté d'expliquer mon problème du mieux que je pouvais. C'est là qu'il m'a fait une remarque, il me disait : "Mais enfin, vous voulez qu'on vous aide mais vous ne faites pas d'effort". Pardonne-moi mon langage mais là, il faut que ça sorte : "Enfoiré de fils de pute, t'as rien à foutre ici, laisse ta place à des gens qui la mérite", voilà ce que je pensais. Je m'attendais à tomber sur quelqu'un qui avait l'habitude de recevoir des gens comme moi, et il me sort que je ne fais pas d'effort alors qu'il fallait que j'en fasse un énorme rien que pour venir. Bref, tout le reste de l'entretient, je ne me souviens plus trop de ce qu'il disait et de ce que je répondait, tout ce que je voulais, c'est que ça se termine, je tremblais, j'avais mal à l'estomac, je voulais rentrer chez moi et ne plus faire aucun effort. La fin de l'entretient enfin arrivée, je sort du bâtiment avec ma mère et sa copine. Je leur raconte comment ça s'est passé, je leur fait part de mon état et là, la copine qui sort "Mais enfin, si c'est comme ça, il fallait pas venir". De nouveau, excuse moi mais "Pauvre conne !!!". C'est vrai, c'est elle qui a insisté pour que je vienne et maintenant elle me dit que je n'aurais pas du venir...
Enfin, plus tard, sa fille en parle au gars à qui elle a eu affaire et celui-ci propose que je revienne et que je demande à le voir lui explicitement. Mon père a pris rendez-vous par téléphone, et j'y suis allé avec lui. Certes, il est plus compréhensifs, mais il me demande de faire des démarches moi-même à la CAPAC "pas besoin de document, juste faire une réinscription..." J'y suis allé une première fois, une heure d'attente à penser les pires scénarios qui pourrait y avoir, je m'y suis trop habitué, "il faut une attestation de l'ORBEM", ça tombe mal, depuis le départ de mon second frère, le téléphone et l'internet étaient à ma charge, comme je ne touchais plus rien, je ne payais plus rien non plus, tout était coupé, donc pas moyen de faire la demande par internet, et dure d'aller sur place pour de nouveau attendre et angoisser. On a fini par aller dans un cyber, ou là, j'ai vu que les demandes d'attestations se faisaient maintenant uniquement par téléphone. Déjà qu'il a fallu attendre un bon bout de temps pour aller au cyber, où allions-nous trouver un téléphone pour faire cette demande ? Chez les amis de la famille, ils ont presque tous uniquement un GSM, quant à ceux qui ont une ligne fixe, il semblerait que ce soit problématique. Il a fallu attendre que l'administratrice de mon père aie bien voulu prendre en charge le paiement des factures de téléphones pour que nous puissions tout faire de chez nous.
On appelle, on fait la demande mais j'apprends que je ne suis pas inscrit (j'avais pourtant cru comprendre que c'était réglé). Qu'à cela ne tienne, l'inscription est faite directement et le document est envoyé par la poste. Je reçois le document, je compte sur mon père pour venir avec moi à la CAPAC, il m'a fallu un certain temps, je ne voulais plus attendre longtemps et donc, je voulais aller le matin à l'heure de l'ouverture, mais pas moyen de me lever tôt (et non, mes problèmes de sommeil ne sont toujours pas parti). Finalement, mon père m'y conduit un lundi après-midi, à la réouverture, mais me laisse seul à l'entrée, restant dans la voiture... malgré le fait que je sois arrivé à l'ouverture, une demi-heure d'attente à angoisser tout seul, il y a beau y avoir peu de monde, les gens ont apparemment une salle tendance à faire traîner les choses quand quelque chose ne leur convient pas, certes ce n'est pas la première fois ni la seconde que j'attends longtemps, mais je n'en pouvais plus. Et finalement "vous devez avoir une attestation de présence de l'ONEM" bref, encore un coup dans l'eau. Le lendemain, on en reparle au gars de St Gille, il ne comprend pas ce que c'est. Finalement, mon père l'a au téléphone quelque jours plus tard, et là je suis sensé aller à l'ONEM pour demander ce que c'est. Ça pue la case départ ! Si je vais à l'ONEM, il vont surement vouloir que j'en profite pour avoir un entretient pour expliquer le fait que je ne me suis pas présenté à la dernière convocation. Je ne suis toujours pas prêt à ça, d'autant plus que je ne peux même plus compter sur mon père, je suis vraiment seul.
En même temps, mon père avait reçu un coup de téléphone d'une agence immobilière. Nous cherchions une autre maison, hors de Bruxelles, en bon état (celle-ci étant complètement à refaire). Après quelques visites, l'agence nous en a proposé une assez bien et qui rentrait presque dans notre budget de départ. On en parle à l'avocate, au juge de paix qui lui est maître de la gestion de nos bien, les choses s'arrangent entre eux et l'agence, un expert vient valoriser notre maison actuelle, tout est OK : notre maison peut être vendue, elle le sera en vente publique et donc aux enchères, le compromis de vente est signé pour l'achat de l'autre maison, ça et d'autres choses, on attend plus que les dates pour la vente et les panneau à placer sur le mur de la baraque. Deux dates, l'une à mi-mai, l'autre à mi-juin, après quoi, adieu la baraque pourrie et Bruxelles, bonjour Bertrix, ses arbres, ses prairies, ses vaches et sa maison de deux étages pas trop haut avec ce qu'il faut comme chambre au premier, et la meilleure occasion de changer de vie.
Oui mais voilà : quand mon père demande des nouvelles pour les panneaux à placer, on fini par lui répondre que la maison n'est pas vendable !!! Explication : Un mois auparavant, le notaire qui s'occupe de la vente de la maison devait demander l'autorisation de vendre à l'IBGE (Institut Belge - ou Bruxellois, je ne sais plus - de Gestion de l'Environnement) laquelle a répondu non car le terrain est déclaré comme pollué ! La raison que l'IBGE donne : depuis 2005, l'IBGE ressence tous les terrains où il y aurait eu des activités potentiellement polluante dans le passé. Parce qu'il y aurait eu il y a 25 à 30 ans un petit four à émailler d'1m³, le terrain est considéré comme pollué. C'est à nous à prouver que ce n'est pas le cas en faisant une analyse du terrain très coûteuse et bien sure, à nos frais. Et si le terrain est effectivement pollué, c'est à nous à le faire dépolluer toujours à nos frais. Dans le meilleure des cas, on est parti pour un an ! Adieu veaux, vaches, cochons, etc. Adieu la nouvelle vie que j'attendais. Il va falloir que je vive encore dans cette baraque pourrie de trois étages, ma chambre se trouvant au dernier, la cuisine au rez-de-chaussé (la plupart du temps c'est moi qui cuisine pour tout le monde), des ordinateurs un peu partout que je suis le seul à pouvoir réparer en cas de problèmes, et ils sont hauts les étages...
Enfin, concernant ce que je vient d'apprendre sur mon passé, voici :
En ce moment nous avons un chien, il ne s'agit pas de Jessy qui est morte il y a deux ans et demi mais de Rox qui ne mange pas grand chose. Du coup, le vétérinaire lui a prescrit des vitamines, normalement faites pour les hommes. Ces vitamines, je me souviens avoir eu les mêmes quand j'étais petit. J'ai alors demandé à ma mère pourquoi, mais elle ne savait pas me répondre. J'ai alors demandé à mon père, c'est le pédiatre qui avait prescrit ça parce qu'on ne mangeait pas bien... Je me suis fait la réflexion que prendre des vitamines pour compenser le fait qu'on ne mange pas correctement ce n'était pas la solution. Mais mon père c'est souvenu d'autre chose et m'en a parlé. Je me souviens aussi que quand j'étais petit, ma grand-mère nous donnais du sirop contre la toux tous les soirs. C'était pour nous calmer !!! Elle nous droguait à la codéine parce qu'elle trouvait que nous étions pas assez calmes. Voilà une autre théorie qui s'ajoute aux raisons possibles de mes problèmes de sommeil et de fatigue...
Voilà où j'en suis aujourd'hui : plus de revenus, toujours pas de petite-amie, pas de boulot en vue et de moins en moins de chance d'en trouver, je suis coincé de tous les côtés. Je tâcherai certes de régler cette histoire d'ONEM au plus vite mais pour l'instant, le rhume vient de nouveau me pourrir la vie. Cette fois je me soigne autant que je peux, il faut qu'il passe au plus vite. Après il faut trouver le moyen de me renforcer pour affronter l'ONEM, voir aussi comment je peux me préparer et comment je pourrais tout expliquer, tout ça est extrêmement dure, mais cette porte blindée est probablement ma seule porte de sortie.
J'ai déjà quelques idées pour l'avenir : une fois mes allocations récupérées, je m'éjectes. Soit j'arrive à obtenir un logement social, soit je trouve un appart en collocation, mais plus question de rester avec des gens qui en demande pas mal de ma part et qui ne me soutiennent même pas, au contraire, qui me font des reproches, qui me grattent de la thune dès que j'en ai un peu, etc Quitte à ce que je me sente seul, autant que je le sois réellement et que j'en tire les avantages, et puis il n'y a qu'en vivant seul que je pourrai m'assumer parce qu'ici, c'est vraiment impossible.
Ca va ? Tu tiens le coup ? Non ? Ce n'est pas grave, car j'ai fini. Je sais, il est temps, en tout cas, il est plus que temps pour moi d'aller dormir. Rien que ces dernières lignes dans ce billet m'ont pris 3h à les rédiger, je ne pensais pas que ce serait aussi long. En tout cas, un grand merci d'avoir lu jusqu'ici, car je crois qu'il n'y a rien de pire pour quiconque de tomber dans l'oubli, de ne pas être entendu... Merci à toi et peut-être à plus tard sur mon blog. Je te le promets, les autres billets seront beaucoup plus court. D'ici là, je te souhaite une bonne continuation dans ce que tu fais, moi je vais aller me coucher. Puisse TonPireCauchemar épargner tes rêves.
@+ Ced ^_^
Commentaires 2 Trier les commentaires:
Marimilie (jeudi 26 juin 2008 à 11:22)
J'ai tout lu...
Ben dis donc pas facile tout ça, ça a du être dur de tout écrire, mais en même temps ça fait un bien fou!
J'espère que tu vas réussir à aller de l'avant (il n'y a pas de raisons!), et que ton avenir soit plus rose que ton passé... La roue tourne, dit un célèbre proverbe, la roue tourne...
A bientôt et bon courage pour la suite!
isa secretdéfense Trust (lundi 19 mai 2008 à 22:18)
esperons que tes problèmes s arrangeront vite la vie n est pas facile j en sais quelque chose crois moi
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