yoworstnightmare
Garçon - 29 ans, Brussels, Belgique
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Blog / Ma vie...
lundi 19 mai 2008 à 16:41
Mes salutation,
En guise de présentation, je suis allé recherché un post que j'ai rédigé sur Doctissimo dans lequel je ne raconte rien de moins que ma vie, peut-être comprendras-tu comment un homme peut se retrouver au point de ne plus trouver la moindre porte de sortie... J'avais mis 10 heures à rédiger ce poste, j'y ai passé toute la nuit, ça ne m'étais jamais arrivé auparavant et ça ne m'est plus jamais arrivé par après. J'ai toutefois modifié une partie car je me suis rendu compte à la fin de la rédaction que j'avais oublié une partie importante. Je te souhaite bon courage si tu as l'intention de lire le texte en entier car il est très long.
Salutation tout le monde
Voilà, je fais une petite recherche sur internet pour trouver une solution à mes problèmes et surtout, la fatigue, quand je suis tombé sur ce site, sur la page parlant de la déprime et décrivant en fait tout ce que je vis (profonde tristesse, etc.). C'est en cliquant sur le lien en bas de cette page que je suis arrivé sur ce forum, sur lequel j'ai lu certains posts et entre autre des témoignages d'autres personnes en difficulté, et donc, j'ai eu envie de faire pareil, qui sait, peut-être que ça m'aidera... Voici mon histoire :
Je suis le premier né de ma famille, au début de ma vie je vivais dans une maison qui venait d'être construite, petite, propre avec mon père, ma mère... et ma grand-mère maternelle qui ne s'entendait pas du tout avec mon père. Souvent je les voyais ce disputer. Pourquoi ? Je n'en savais rien à l'époque, j'étais trop jeune. Et puis je ne le vivais pas si mal que ça, c'était une habitude, une routine, c'était banal...
Avril 84, quelques jours après mon 4e anniversaire, déménagement : j'avais déjà une petite soeur, et un petit frère allait venir, la famille s'agrandissait, la maison, pas ! Nouvelle maison, plus grande mais beaucoup plus ancienne (+ de 100 ans actuellement) et beaucoup de travaux à faire : un chauffage au gaz dans la salle à manger, vieux câbles électriques, pas de salle de bain... enfin à l'époque on avait des moyens et mon père avait de l'ambition.
Nouvelle école, nouveaux camarades... qui me frappaient régulièrement ! Pourquoi ? Je n'en sais toujours rien ! Au début, je faisait ce qu'il me semblait falloir faire : "le dire à madame". Oui mais "Madame", elle est occupée à papoter avec sa collègue et il ne faut surtout pas la déranger. Alors quelle autre solution ? Régler les problèmes moi même, de la seule manière que je pouvais : me défendre voire contre-attaquer, je n'étais pas fort alors je faisais ce que je pouvais, mais ça m'a valu une réputation de bagareur, et à chaque conflit, c'était moi le fautif et c'était moi qu'il fallait punir. Enfin, quand les autres sont entrés en primaire, moi, je suis resté en maternelle un an de plus, et ça allait mieux.
En ce temps là, je voyais souvent une psycologue. Pourquoi ? Je n'en savais rien et je ne m'en préoccupais pas à ce moment là.
En primaire, je suis resté dans la même école, avec le même directeur qui me considérais toujours comme un bagareur. Pourtant, au début ça allait. Je m'entendais bien avec les filles, j'aimais jouer avec elles (je vous rassures, pas aux Barbies
). J'étais très bon élève, même premier de classe les deux premières années. Mais petit à petit, ça changeait, je trainais de plus en plus souvent avec trois garçon, ensemble on faisait des conneries en tout genre, enfin des trucs de gosses, mais les moments avec les filles me manquaient, d'autant plus que j'étais amoureux de l'une d'elles.
Et puis il y avait ceux des autres classes, et entre autre, mes anciens camarades de maternelle. Ils m'avaient trouvé un surnom qui était mon nom modifié : "grimace", et ils prenaient un malin plaisir à me le répéter avec une telle façon de le dire, que j'avait du mal à le supporter. Et puis un jour, un grand (pour je ne sais plus quelle raison) m'avait shoté dans la figure, les 2 dents de devant étaient parties. Oh, c'était des dents de lait, mais celles qui les ont remplacées ont repoussé vers l'avant, et ça m'a fait un deuxième surnom : "dents de lapin"... toujours dit de la même manière.
Pour les deux premières années, il y avait chaque fois deux classes et de la première à la deuxième, les classes sont restées les mêmes. Troisième année, tout le monde étaient regroupés dans une seules classes, mais on était trop nombreux, alors il fallait refaire deux classes. Mais cette fois, ces deux classes étaient faites différemment, et je me retrouvais séparé de celle dont j'étais amoureux. Etait-ce pour cette raison ? Ou était-ce parce que j'en avait marre d'être le gentil petit garçon, toujours premier de classe sans jamais étudier, le fifils à sa grand-mère !? Le fait est qu'à la suite de cette division, j'avais petté un plomb. Le gentil petit garçon est devenu le salle gosse que la pauvre nouvelle institutrice ne pouvait supporter. Fort heureusement, je me suis calmé après quelques mois, reprenant ma place de premier de classe toujours sans étudier. Mais les profs avaient remarqué quelque chose chez moi qu'ils considéraient comme anormal : je n'allais pas jouer avec les autres, au contraire, je passais toutes mes récréations à marcher tout seul autour de la cours. Et me revoilà à voir régulièrement un autre psycologue.
Quatrième année, mêmes classes (et donc mêmes camarades), nouvel instituteur, nouveau problème : j'oubliais de faire tous mes devoirs et retenir tout ce que disais le prof sans étudier à la maison ne me suffisait plus. Au premier devoir oublié, punition : recopier 4 fois le devoir ! "C'est pour que tu n'oublies plus" me dit-on... tu parles ! Et puis "et si moi j'oubliais de te mettre des points", "Et si moi j'oubliais d'aller travailler" (ça s'était mon père), tant de remarques débiles qu'on me répétait sans arrêt comme si j'en pouvais quelque chose, comme si je le faisais exprès, alors que je ne comprenais pas pourquoi tout d'un coup je me suis mis à oublier tout sans arrêt.
Plus tard nouveau surnom : clochard :??: :??: :??: Alors là, pas la moindre idée d'où ils ont été cherché ça! S'en suivit une multitude de propos comme quoi j'avais la peste, la gale et tout autres maladies contagieuses, raisons pour les quelles il ne fallait absolument pas me toucher même pas m'approcher. Les filles avec qui j'aimais tant jouer étaient les premières à agir de la sorte, excepté celle dont j'étais toujours amoureux. Mais comme elle était souvent avec les autres, je ne pouvais pas m'en approcher non plus.
Autre problème : le prof ! Lorsque je n'étais pas d'accord avec quelque chose, hors de question de dire malgré tout "Oui Monsieur, Bien Monsieur" ou "Oui Madame, Bien Madame" mais généralement ça finissait par "C'est comme ça, tu ne discutes pas" mais lui allais jusqu'à me frapper et bien sure, je ne disais rien à mes parents, ni à d'autres professeurs, pour moi c'était quelque chose et puis on a tellement l'habitude de donné raison au prof... Ce n'est que bien plus tard, trop tard, que j'ai appris qu'en fait, c'était illégal.
Nouvel élève dans l'école : grand, balaise... au départ, pas de problème. Un jour je passe près de lui sans aucune intention, juste passer : "Dégage !"... je dégage. Vint alors vers lui un de mes camarades qui avait l'habitude de me chercher les emmerdes, il lui parle, le balaise va alors chez la surveillante et lui dit que je l'ai traité de "Fils de p***" ! La surveillante "Bon, tous les deux chez le directeur" ("et foutez moi la paix" ! On va chez le directeur. Lui : "Monsieur, il m'a traité de fils de p***" (pov' chou) et ce con de Directeur "Bon et bien -3 en conduite et ces trois verbes à conjuguer à tous les temps(je sais plus lesquels)" (c'était la mode pour les punitions à l'époque). On sort de son bureau. Furax, je me jette sur lui pour le frapper, déchirant malencontreusement (si c'est bien comme ça que ça s'écrit) son capuchon. Lui me frappe : coup de genou dans la tronche, je saigne du nez. Je vais voir la surveillante "Va chez le directeur" (Ben tiens...) On retourne chez le directeur, lui avec son petit capuchon déchiré, moi avec le nez en sang. Il explique son problème en premier : "Il m'a déchiré mon capuchon" et puis moi "Il m'a..." Le diro "Non, toi tu la fermes ! Encore -3 et 3 autres verbes à conjuguer !" (Et c'est comme ça qu'on espère ne pas avoir de délinquant ? S'il y en a, c'est qu'on les laisse faire!) Et c'est ainsi que je comptais un emmerdeur en plus !
Cinquième primaire, même classe, même prof, mêmes problèmes + tout le monde contre moi, même ceux qui prétendaient être mes meilleurs amis (excepté toujours la si gentille fille dont j'étais toujours amoureux) et impossible de suivre le cours de Néerlandais (pas le temps de copier du tableau, elle effaçait trop vite). A la récréation, je m'isolais toujours plus, sinon c'était bagare tous les jours, surtout avec le grand balaise. Mais un jour...
2 ou 3 jours avant les vacances, je me souviens que ce grand balaise voulais encore s'amuser à me frapper et pendant la récréation, je me réfugiais sur l'escalier près du bureau du directeur, menaçant, d'aller le voir si quiconque m'approchait (quelle idée
fff: ). La fin de la récré sonne, il fallait bien que j'ailles rejoindre mon rang sinon, j'allais encore avoir des problèmes. Oui mais entre moi et mon rang, il y avait ce balaise ainsi que mon prétendu meilleur ami (enfin ex meilleur ami). J'attendais qu'ils aient eu le dos tourné pour courir vers mon rang mais malheureusement, ils m'avaient repérés. Le balaise m'attrape, il me fait un accroche pied pour me mettre à terre (c'est plus facile de tabasser quelqu'un à terre...) mais pour éviter de tomber, j'ai eu le réflexe de m'accrocher à lui. Tout s'est passer très vite, lorsque je me suis accroché, il tombait aussi, je me suis retrouvé à terre le premier et je le voyais tomber sur moi, alors pour éviter ça, je sais pas comment j'ai fait, mais je l'ai jeté derrière moi. Je me suis vite relevé, m'attendant à une course poursuite. D'habitude quand ce genre de course arrive, je cours le plus vite possible, et puis je regarde derrière moi pour voir où celui qui me poursuit ce trouve mais c'est chaque fois à ce moment là qu'il m'attrape et me frappe. Cette fois ci, si tôt relevé, je me suis mis à courir à toute vitesse sans me retourné. Puis au bout d'un moment, je me suis quand même retourné : il était plus là. Je tourne la tête un peu, et je le vois près du prof, en sang, pleurant, là j'ai respiré. Il a passé toutes ses vacances de Pâques à l'hopital, il parait qu'il aurait pu mourir et qu'il a fallu qu'il reste dans le noir et sans musique pour qu'il survive, il aurait eu la tempe déchirée ! J'avais déjà des problèmes avec le directeur mais alors là, je vous dit pas.
Bien évidemment ce séjour à l'hosto ne lui a pas servi de leçon. Et puis plus tard, encore une bagare, dans le réfectoire des maternelles où toute la classe se trouvait je ne sais plus pourquoi. Et puis pendant la bagarre, je lui écrase les couilles et là, il me prend et me jette sur une table à travers les chaises qui se trouvaient dessus et le diro débarque. Devinez qui c'est le fautif et qui c'est la victime (pov' chou). Le soir, ma mère vient me chercher pour me reconduire à la maison, l directeur est là : "Madame, votre fils double !" Voilà, j'ai fais mal à son petit protégé qui faisait 3 fois ma taille (hauteur, largeur, épaisseur) et du coup, il a décidé de me faire doubler.
Seconde cinquième primaire : nouveaux profs, une seule classe, et forcément comme je doublais, nouveaux camarades. La fille dont j'étais amoureux, elle, est passée en sixième et puis je n'étais plus amoureux, je m'étais fait une raison. Le balaise était parti, mes anciens camarades qui avaient pour habitude de me frapper me laissaient tranquille, les nouveaux étaient plus sympas, mais les filles (toujours exceptée la gentille) continuaient de me traité de clochard et de prétendre que j'avais toutes les maladies contagieuses du monde. Je me suis remis à faire mes devoirs, mais toujours en oubliant quelques uns, et je me suis mis aussi à étudier, pas toujours, mais quand j'étudiais, j'avais de très bons résultats, mais la première place, c'était définitivement terminé pour moi.
Aussi à cette période de ma vie, j'était inscrit au judo, une idée de mon père, pas mauvaise du tout, pour apprendre à me défendre et à contrôler mes nerfs. J'y suis resté jusqu'à la barette jaune où là on apprend qu'ils déménagent. Il aurait fallu prendre le tram pour y aller et pour ma grand-mère c'était hors de question : trop risqué, je pouvais rater un arrêt et me perdre, alors qu'à l'époque, j'étais beaucoup plus débrouillard que pendant mon adolescence et même que maintenant.
Sixième primaire, toujours pareil, à quelques détails, la gentille fille double (ah bon ! :??: ). Ma mère a enfin accepté de me payer un appareil dentaire pour remettre mes dents en place. On me laisse le choix à moi pour le type d'appareil : un double avec une sorte de fil de fer devant les dent du haut et un gros machin en plastique endessous pour faire avancer ma machoir inférieure qui était en fait trop reculée et qu'il fallait donc chaque fois enlevé pour manger (à cause du plastique) et pour faire des activités physiques (trop fragile) à 12 000 BEF (francs belges) (€ 300,--) et un appareil à bagues qui lui reste fixe mais parait-il fait plus mal et coûte 23 000 BEF (€ 560). Avec uniquement ces informations qu'auriez-vous choisi ? Moi j'ai pris le moins cher. Il fallait l'enlever à chaque récré et à chaque fois que je mange. Oui mais souvenez vous, j'oublie de faire pas mal de trucs, et forcément j'oubliais de le remettre. Et puis mes dents sont rentrées, certe, mais de travers. Enfin, après quelques mois, malgré toutes les précautions prises, il a fini par casser. Finalement, j'aurais mieux fait de prendre les bagues.
Enfin ces deux dernières années furent les plus tranquilles de toute ma primaire.
Première secondaire : le cauchemard ! Depuis le déménagement et jusqu'à mes dix ans, tous les été j'allais dans une colonie de vacances en externat (je revenais tous les soir à la maison) qu'on appelait cure du jour (je sais pas s'il n'y a que là qu'on appelle ça comme ça ou si c'est un mot général). Ma grand-mère m'avait mis là en disant que ça me ferait du bien plutôt que de rester à la maison, j'y faisais des tas d'activité, des jeux... ouiii, je me faisais surtout frapper par tous mes camarades comme d'habitude à l'école ! Mais ça, elle ne voulais même pas l'entendre.
Et cette année là, voilà que je retrouve quelques uns de ces si gentils camarades avec qui je jouaient à me faire frapper à la cure du jour. J'avais un nouveau surnom : "salle gueule", et pourtant, je n'étais pas le plus beau, certe, mais quand je voyais leur gueule à eux, c'était à ce demander s'ils étaient vraiment humain... Et puis les bagares ont repris, tranquillement, sauf qu'à l'adolescence, c'est beaucoup plus violent. Les surveillants ? UN prof une fois de temps en temps pour les quelques 750 élèves qu'il y avait dans la cours. Alors quand il y a bagare, c'est plus violent, et les profs sont toujours en retard. Et puis j'ai eu la mauvaise idée de choisir une école qui était fort liée à celle où j'étais en primaire et du coup, ma réputation de bagareur m'avais suivi. Alors de nouveau, c'était qui le coupable ?...
Et puis un changement majeur est arrivé dans ma famille : mon père a été diminué de salaire ! Du coup, il s'est inscrit sur la liste des candidats pour la place de délégué syndical, et il a été élu. Ce changement fut majeur aussi pour moi personnellement car en tant que délégué, il devait gérer des données concernant les syndiqués et pour celà, il avait le droit d'acheter, aux frais du syndicat, un ordinateur
un PC, vous savez, cette merveilleuse invention que vous utilisez en ce moment pour lire ce long et pénible texte
Et comme il ne l'utilisais pas tout le temps, et bien moi je pouvais y aller aussi. Jusqu'alors, je n'avait pas d'amis, et en dehors de l'école, je n'avais même pas le droit de sortir, alors ce PC fut finalement la solution pour m'occuper. Et c'est devenu depuis ma passion et j'essaie d'en faire tant bien que mal ma carrière.
Enfin cette année là, comme l'école se trouvait plus loin, j'ai pu avoir un abonnement pour les transports en commun et je pouvais donc m'en servir à volonté. Comme je ne pouvais pas sortir pour une autre raison que d'aller à l'école, et bien je profitais pour faire de longs détours avant de rentrer à la maison. Mais ces longs détours m'ont conduit un 2 mai 1994 à faire la pire rencontre de toute mon existence : celle de Rachid (enfin c'est comme ça qu'il se faisait appelé) et devait avoir 2 ou 3 ans de plus que moi.
Ce Rachid me demande :
- T'as pas une cigarette ?
- Non.
- Tu fumes ?
- Non.
- Alors pourquoi t'as pas de cigarette ?
Cherchez l'erreur... de plus, il me refait le coup. Bien évidemment, je ne lui répondais pas à la dernière question : trop débile ! Et puis il vient chez moi en me disant que si je faisais trop le malin, il me tuerait avec son couteau même s'il y a du monde. Comme ci j'étais du genre à faire le malin... Et puis il prend mon sac de gym et me fait "Suis moi". Je le suis hors du tram. Et puis on commence à parler. Plus la conversation avançait, plus il laissait l'impression de vouloir faire amis avec moi, il me disait qu'on irait chez lui et qu'on jouerait aux jeux vidéo.
On arrive près d'une autoroute, il se met à traverser le premier sens, je le suis. Entre les deux sens se trouvait une assez large pleine avec au bord des arbres et des buissons. Près d'un de ces buissons, il me demandais :
- Tu sais faire des pompages
- Oui.
- Vas-y montre...
J'ai commencé, et puis il s'est mis sur moi, et je l'ai senti bander ! Je ne vais pas vous raconter la suite, trop dure, tout ce que je peux vous dire, c'est qu'à aucun moment je n'ai osé me débattre.
Quand il est parti, je suis parti à mon tour et je suis rentré chez moi, pensant le dire directement à mes parents.Je suis arrivé, ma grand-mère était là, mais pas de chance, une amie de la famille aussi. J'ai quand-même essayé de l'isoler et je le lui ai dit. Puis mon père est rentré, a appris la nouvelle, "Allez, direction le comissariat". L'histoire que je viens de vous raconter à partir de la rencontre avec Rachid, ainsi que la partie que je n'ai pas voulu vous raconter, je l'ai répété 9 fois à la police : 5 fois à l'inspecteur et 4 fois à l'assistante sociale du comissariat. Finalement on est allé sur les lieu, où on a retrouvé une carte de convocation (encore pour un autre psy...) avec laquelle je l'avais essuyé, et puis on est allé chez moi où là l'inspecteur a pris mon slip sur lequel du sperme avait coulé.
Le lendemain, je suis allé à la polyclinique près de chez moi pour un dépistage du SIDA, heureusement négatif, je suis alors allé après à l'hôpital pour des analyses. Et enfin, encore un psycologue.
Et puis je suis retourné à l'école, où j'apprend que la gentille fille que j'aimais bien (ah oui, je vous l'avais pas dit, elle et quelques autres camarades de mon ancienne école, on s'était retrouvé dans la même classe) s'étais faite insulter au téléphone par un inconnu et où j'entend que la titulaire (que je ne pouvais pas piffer) a carément dit : "Je suis sure que c'est lui" en parlant de moi. Moi j'avais un bon alibi, ce jour là, je m'étais fait VIOLER !!!
Enfin, la vie dans cette école continuait, pendant qu'à la maison, on cherchait une autre école beaucoup plus disciplinée, entre temps, j'ai encore eu le temps d'avoir un autre problème :
Salle d'étude, je devais être en retenue je crois, l'éducatrice quitte le local un moment (ah la bonne idée que voilà :fou: ) Un groupe de filles parmis celles qui ont l'habitude de se mocquer de moi vient vers moi. La chance que j'ai me direz vous, être entourré par un groupe de fille (mouais...) je suis debout, l'une d'entre elle vient se mettre devant moi, non, surement pas pour m'embrasser !!! Nous somme entre deux rangé de bancs, elle pose une main sur chaque banc se trouvant à côté d'elle et lance son pied vers ma tronche. Moi et mes réflexs tordus, je l'aide un peu, je lève son pied plus haut, si haut qu'elle se retrouve à l'envers, ses mains lachent, et elle tombe sur la tête. Et l'éducatrice revient, en retard comme d'habitude. Oh rassurez vous, je ne l'ai pas tuée, elle était juste en état de choc. Et puis à la fin de l'année, elle se trouvait derrière moi pendant les examens et m'a getillement demandé un crayon que je lui ai prêté et qu'elle m'a rendu en me disant "Merci". Rien compris :??:
Deuxième secondaire: nouvelle école nouveaux camarades, mais alors personne que je connaissais. Seul un ancient camarade de l'année précédente allait aussi dans cette école mais m'a demander de le nier
Un ou deux accrochages avec un de mes nouveaux camarades mais à part ça, plus jamais de bagare. Quelques moqueries de certaines filles mais plus le mot clochard.
Dès le début de l'année, les problèmes financiers ce faisaient ressentir, je devais demander un délais supplémentaire chaque fois qu'il y avait un paiement à faire.
Enfin, voyant que j'étais seul, un groupe a essayé de m'intégré, mais pendant leurs conversation, je n'étais plus présents, j'étais ailleurs, parti dans mais pensé, et de nouveau j'étais amoureux d'une très jolie fille et qui ressemblait un peu à la gentille fille que j'aimais bien (d'ailleurs, celle là, je ne l'ai plus jamais revue depuis). Mais après tout ce que j'ai vécu, j'étais devenu hyper timide, renfermé, je n'osais plus approcher personne, je ne savais même plus comment on se fait un ami, et il était hors de question d'avouer mes sentiments à qui que ce soit, sauf à ma soeur avec qui je m'entendais très bien à cette période.
Fin décembre, ma grand-mère est admise à l'hôpital pour une opération aux genoux : 1 mois à l'hôpital même et 5 mois dans une maison de repos. J'apprend alors les raisons de ces si nombreuses disputes entre elle et mon père : mon père essayait tant bien que mal de nous éduquer mais ma grand-mère n'était jamais d'accord et à chaque fois, c'était elle qui avait le dernier mot. Ma grand-mère partie, mon père pouvait enifn reprendre les renne de notre éducation, oui mais essayer de reprendre les commandes d'un train en marche lorsque celui-ci était déjà en train de foncer vers un ravin... enfin, ce fut le chaos ! Jamais la maison n'avait connu un tel bordel. Mais bon...
Le départ de ma grand-mère signifiait pour moi la liberté de sortir. Mais au départ, je n'osais pas, et puis ma soeur m'a proposer de l'accompagner lors de ces sorties chez des copines à elle. Et puis je faisais connaissance avec les gens qui habitaient en face de chez moi. Je me souviens encore à l'approche de l'été les soirée qu'ont passait dehors à 10 h du soir et où il faisait encore clair, c'était génial. Et puis un jour, je me suis mis à sortir tout seul, et je faisait un tour à travers les parcs qu'il y avait près de chez moi, j'en avais souvent pour 1h30 de marche, et j'aimais ça. Mais plus tard, ma grand-mère l'a appris et m'a fait promettre en pleurant et en citant le malheur que j'ai vécu un an plus tôt de ne plus jamais recommencer, et j'ai fait l'erreur, que dis-je, la connerie d'accepter.
Un jour, peu après mon 15e anniversaire, une copine de ma soeur venait dormir à la maison. Dans la soiré, elle disais qu'elle était attiré par moi. Moi ayant eu l'habitude qu'on ce foute de ma gueule et entre autre avec ça, j'étais réticent, et puis elle m'a embrassé. J'étais heureux. Bon, elle était moche, elle était grosse, et elle puait de la bouche, mais j'avais une petite amie, enfin, ma première histoire d'... euh... peut-on vraiment parler d'amour là ? Non mais vous allez comprendre plus loin pourquoi je pose la question... On a passé notre temps à se bécoter, elle m'a appris à utiliser la langue, bon il parait que je suis plutôt nul là dedans... On a passé la nuit ensemble, juste dormir, pas plus, quoi qu'en fait, je n'ai pas dormi de la nuit, et puis le lendemain, encore quelques bécot, et puis elle est rentrée chez elle, avec ma soeur car s'était à son tour de dormir chez elle. La suite je l'ai appris par ma soeur : en fait, le soir même, son ex, un type de 27 ans (elle en avait 14) est venu s'excuser, et du coup, moi, et bien je n'existais plus, d'ailleurs elle se demandais comment elle avais fait pour sortir avec une salle gueule comme moi (encore une qui peut parler...) Enfin si c'est ça l'amour, quelle merde !
Et puis je fais la connaissance de sa meilleure amie : très jolie, marrante, mais un gros défaut : pas gentille ! Et pourtant, je suis tombé fou amoureux d'elle, et en plus, on avait pratiquement les mêmes goûts musicaux (oui pour moi, c'est important) et puis même si elle n'était pas gentille, on s'entendait quand-même assez bien.
Fin juin, ma grand-mère revient à la maison et les choses se calment concernant mes frères qui avaient foutu un beau bordel dans la maison. Quant à moi, fini la liberté. Et en plus, je double !
Seconde deuxième secondaire : même école, classe différente, et cette fois, internat. Les études vont un peu mieux. Ces temps ci, il y a des jours où je repense à cette période et où je me demande si je ne suis pas passez à côté de plusieurs autres histoires d'amour, et à mon avis, bien mieux que celle que j'ai vécu, mais bon... Sinon année très calme, pas la moindre embrouille.
Troisième secondaire : fini l'internat, j'en avait marre, la bouffe était pourrie donc, retour à la maison, et puis la maison, c'est plus près de l'école que l'internat. Toujours le même principe pour le paiment : demande de délais supplémentaire. Oui mais là, j'étais tombé sur une titulaire capricieuse qui exige le compte juste, surtout pas de petite monnaie et pas question d'accorder de délais !!! Et allez, bonjours les emmerdes ! Enfin, depuis l'année précédente, je m'étais quand-même refais des copains, et dans l'ensemble ça s'est bien passé... à part pour mes études où je suis passé tout juste, mais avec restriction pour l'enseignement général, donc :
Quatrième année : nouvelle école, à 1h de chez moi en tram :S , nouveau type d'enseignement -> technique de transition, option électronique-informatique, et c'est là qu'on commence la programmation
Une embrouille avec un type qui faisait le chaud mais ça a été vite réglé. Dans cette école, les profs me considéraient (je cite le terme qu'ils ont utilisé) comme un "ange" ! Il faut dire que je faisais partie des seuls calmes aux milieu de ces tarés qui passaient leur temps à gueuler et à insulter les profs ! Mais quelque chose me dérangeait énormément : pas de filles !!! En tout cas pas beaucoup, une dizaine dans toute l'école ! Et pourtant, je commençais à reprendre de l'assurance petit à petit, mais bon, pas de fille
Enfin bon, j'essayais quand même d'avoir de bon rapport avec les copains et copines de ma soeur, et puis je pensais toujours à sa meilleure amie (qu'est-ce qu'elle était jolie) mais je n'ai jamais osé lui avouer mes sentiments.
Avril 1998, 18e anniversaire, j'eus l'idée d'organiser une boum, j'avais invité tous mes copains de classe mais un seul est venu. Ma soeur a aussi invité des gens qu'elle connaissait, elle a eu plus de succès que moi. Mais on a remarqué un truc : tous les garçons qui ont dit oui sont venu, c'était pas pareil pour les filles, plusieurs ont dit oui, mais seulement deux sont venues
dont sa meilleure amie
enfin ne sourions pas trop vite car même si tout le monde s'est bien amusé, mon pauvre petit coeur a pris un sale coup : je savais que la meilleure amie de ma soeur était déjà avec quelqu'un, ça me faisait déjà mal, mais là elle était en train de le tromper avec un ami de ma soeur, à ma fête, devant moi, là j'ai souffert. Et ce fut la dernière fois que je l'ai vue, après, elle n'a plus jamais donné signe de vie
Petit à petit mon problème de timidité s'arrangeait, mais pas assez vite pour mon père du coup, re psy...chiâtre ! Mais je n'ai pas été très loin avec lui, il disais que des conneries comme quoi je couchais avec ma mère alors qu'en fait je la haïssais et aussi comme quoi j'étais paresseux parce que je ne cherchais pas un job d'étudiant, alors qu'en fait, c'est parce qu'en fait, je n'osais pas me présenter devant un employeur.
Fin de l'année, j'apprends qu'en cinquième, on passait en qualification, et je voulais rester en transition. Il fallait trouver une autre école. En même temps, ma grand-mère entrait pour la troisième fois à l'hôpital, et depuis elle est restée dans un home jusqu'à la fin de sa vie. Je ne l'y ai jamais rendu visite.
Cinquième année : nouvelle école et internat, ouep, parce que cette fois, c'est à Nivelle, plus question d'y aller en tram, il faut prendre le train et se lever très tôt le lundi matin. L'internat, rien à voir avec celui où j'étais en deuxième. Non, là on ne faisait plus la vaisselle nous même, on prenais un plateau, on avait un petit paquet de céréale tous les matins (jamais dans l'autre internat), des tranches de pain frais (sec dans l'autre) avec évidemment de quoi mettre dedans, et puis un jus d'orange (encore une fois, jamais dans l'autre).
Dans cet internat il y avait de tout, des cons, et des sympa, mais ce qui me plaisait énormément, c'est que quand un con faisait trop de sa gueule, il y avait toujours un sympa pour le remettre en place.
J'y fit la connaissance de quelque gens intéressant, un péruviens, très ouvert et dynamique, deux camarades de classe, l'un grand, un peu brute, et qui adore se faire passer pour un con, l'autre fan d'informatique comme moi, un peu collant, et des feintes plutôt lourdes et répétitives, mais je lui dois l'informaticien compétent et autodidacte que je suis aujourd'hui, car c'est un peu lui qui m'a fait devenir comme ça. Et puis il y avait aussi une fille très sympa, et marrante aussi, et sa meilleur amie, ben elle avait beaucoup de boutons, certains trouvaient qu'elle avait toujours les cheveux gras, mais elle avait des yeux... et puis elle aussi était très gentille, et on s'entendait bien ensemble, j'étais de nouveau amoureux. Oui mais voilà...
Je pensais fort à elle, mais je voulais prendre mon temps, je voulais pas foirer, pour la première fois, je voulais me lancer, mais d'abord, il fallait que je réfléchisse à comment m'y prendre. Mais je pensais si fort à elle... Un jour, je m'ennuyais dans ma chambre à l'internat. Alors j'ai voulu m'amuser à dessiner des lettre en 3D, j'ai pris une feuille quadrillée, il me manquait plus qu'un mot à choisir, un nom, le sien. Lorsque j'ai eu fini, un de mes camarades de classe, la grande brute, a débarqué dans ma chambre, a vu ce que je faisais, a tout de suite compris, et a voulu s'en mêler. Finalement, elle a tout su bien avant que je sois prêt. Je ne pouvais plus reculer, mais je ne pouvais plus avancer non plus. Finalement, je lui demande "Est-ce que tu veux sortir avec moi ?". Franchement, entre nous, c'est vraiment comme ça qu'on s'y prend ? Moi j'en suis pas sure :S Enfin elle a dit non, car elle venait de rompre avec son ex et que s'était trop tôt, etc. Je me suis dit, ben je vais attendre. Malheureusement, elle s'était remis avec son ex
Cette année a été difficile, pas seulement question sentiment, j'ai commencé à avoir des problèmes de fatigue, je m'endormais en classe, surtout le matin au cours de math où 3 jours par semaine on avait 2h d'affilé sans prendre de pause au milieu, et le mardi matin au cours de physique où le professeur Tournesol était vraiment soporifique (si, je vous jure, il avait la tête de Tournesol)
Enfin, re psycologue, de l'école...
L'année passe, j'essaie de passer malgré tout un maximum de temps avec ma grande copine, mais c'est assez dure car mon pote informaticien ne s'entend pas du tout avec elle
Et puis un jour on me dit qu'elle m'aime, alors là, je m'enferme dans ma chambre pour pleurer... de joie
Mais il fallait que je lui parle, oui mais comment, je ne savais du tout comment m'y prendre. Et puis 3 jours plus tard, on me dit que c'est faux ! Bonjour le foutage de gueule !!! Là j'étais mal...
Arrivent les examens de fin d'année, anéanti, je les rates, et je double. Je refais mon inscription dans la même école, en changeant l'option langue de Néerlandais à Anglais (mare du flamand !!) enfin l'année suivante, c'est dit, je recommence mon année dans cette école.
QUEDALE !!! Fin des vacances mon père téléphone à l'école pour un renseignement, et là le directeur (qui s'est probablement encore pris une cuite) annonce que moi et un de mes frères n'étaient plus admis là-bas. A 6 jours de la rentré, je devais renoncer à mes copains de classe, ah oui parce que je ne vous ai pas parlé de mes autres camarades, tous géniaux, la meilleure classe que j'ai jamais eu, et bien je pouvais leurs dire adieu, ainsi qu'aux bons copains que je m'étais fait à l'internat, et enfin, à celle que j'aimais (et une déception de plus). Et ce choc brutal était fatal !
6 jours de la rentré, 6 jours pour trouver une autre école qui faisait l'informatique, je n'avais plus vraiment le choix, il fallait que je retourne à l'école précédente, celle où il n'y avait pratiquement pas de filles. C'est pas que je suis un homme à femme, du genre à trouver un endroit avec un maximum de filles à draguer, loin de là, mais un endroit sans fille c'est déprimant. Au début de l'année, j'y allais tous les jours, régulièrement, et à l'heure, comme d'habitude, mais ça n'a pas duré.
Le matin, je me levais, j'étais crevé, comme si j'avais couru toute la nuit, j'avais mal, je sais pas si c'était au cœur ou aux poumons, mais un jour je ne pouvais plus me lever et là a commencé une longue période de décrochage, j'allais rarement aux cours, et quand j'y allais, c'était jamais à l'heure. J'ai triplé ma 5e et doublé ma 6e, je n'en pouvais plus. Je déprimais parce que je trouvais que ma vie était pourrie et la déprime me pourrissait la vie.
Pendant ce temps, à la maison, ce n'était pas rose du tout. Les problèmes financiers arrivaient pour de bon. Fin de la première année depuis mon retour à cette école, mon père a enfin décidé de prendre une connexion internet par câble. Pour moi, c'était un bon moyen de découvrir d'autres gens, d'autres personnes, de faire connaissance avec eux, et je me suis empressé d'en profiter. J'ai eu des dialogue très intéressant sur Caramail, quelque discussion en PV, mais aussi une ou deux nuits blanches dans le salon. Mais voilà, tout ça n'a pas duré longtemps.
Mon frère disait aller régulièrement chez un voisin pour travailler, en fait, pour expliquer les nombreux achats qu'il faisait. En même temps, mon père qui voulait vérifier ses comptes via internet ne le pouvait même plus, les informations n'étaient jamais mise à jour, parfois elles étaient même fausses, bref, plus rien ne correspondait, mon père croyait avoir touché son salaire et ne pouvait même pas retirer d'argent. Mon frère, lui, achetait régulièrement des fricadelles et des frites surgelées, mais attention, c'était à lui et ça lui était réservé. De temps en temps, il acceptait qu'on en prenne un peu...
Après deux mois, mon frère nous invitait mon autre frère et moi à une partie de bowling, moi qui l'ai haï jusque là, je me suis dit qu'il serait temps d'arrêter, et pourquoi ne pas accepter... Alors on y est allé, et on a fait du bowling jusque très tard.
Le lendemain, j'ai appris la salle blague, le site de la banque de mon père s'est enfin mis à fonctionner correctement : 120 000 francs belges (3 000 €) avaient été retiré par gros paquet à un Bancontact, au moins la moitié l'était par mon frère, je me suis juré de ne plus jamais rien lui pardonner, et bien sure, les difficultés financières s'aggravaient. Un mois plus tard, il fallait renoncer à internet.
Quelques mois après, mon frère était parti en France chez mon oncle, c'était ça ou un centre fermé pour jeunes délinquants. En clair il était loin des problèmes qu'on allait avoir. C'était le cas aussi pour ma soeur qui a ses 18 ans avait quitté la maison et est revenue quand ça n'allait plus avec son copain skinhead. Elle a ensuite rejoint mon frère un peu plus tard pour garder la fille de mon oncle.
Les difficultés étaient telles que les problèmes s'empilaient. Pour mes cours, il était impossible de débourser un rond pour mes projets d'électronique, mais plus tard, Sibelgaz arrive chez nous : ils viennent limiter le courant à 6A jusqu'à ce que la dette sois réglée. Un peu plus tard, cette fois ils reviennent pour couper le gaz : plus de chauffage. Il a fallu trouver un poil à charbon (bon j'ai des doutes sur l'orthographe, veuillez m'en excuser) et se chauffer avec ça. Seul le living pouvait être chauffé. En hiver, il a fallu vivre dans les trois pièces du rez-de-chaussée, manger, dormir, s'habiller, je ne vous parle même pas de se laver qui était un grave problème. Encore un poids sur le moral.
Nous avions une chienne, Jessy, ramenée par mon frère. Comme nous n'avions plus les moyens de nous en occuper et que c'était lui qui l'avait ramenée et que donc c'était à lui de s'en occuper, on l'a envoyée en France. Mais au début de l'été 2002, mon oncle l'a ramené chez nous, disant qu'il n'était plus d'accord de la garder parce qu'elle faisait "fuir" les clients. 2 mois plus tard, on a vu la vrai raison de son retour : elle était enceinte. Et ça a été à nous de nous occuper des 7 petits chiots qu'elle a eu. Il nous a fallu 1 an pour tous les caser.
Enfin la dernière année, je faisais quand même des effort pour retourner à l'école. Oh je n'était pas à l'heure aux cours, mais au moins j'y allais tous les jours. Mais bien évidemment, ce n'était pas assez pour mon père, et re psy...canalyste cette fois. J'y allais, je racontais ce qui n'allait pas et chaque fois j'étais interrompu par une question, souvent débile, et beaucoup de "Je comprends pas...". J'y allais, j'étais encore assez bien, je repartais, mal, à tel point que j'avais mal à la tête. J'en avait mare. Et je me suis juré que plus jamais je ne retournerai voir un psy, que ce soit psycothérapeute, psycologue, psychiâtre, psicanalyste ou psycopathe (pour moi c'est tout pareil), plus jamais.
A la maison, mon père qui était en procès contre son employeurs, un procès qui est ensuite passé en conciliation, son avocat ayant appelé ça une médiation (oui, il y a une grosse différence), avait enfin pris fin, mais pas comme on l'aurait voulu : il a obtenu le droit d'avoir sa lettre de préavis, son C4 et une somme de 20 000 €, bref, son renvois, mais il n'a reçu que 3 000 €, un C4 bidon et pas de lettre de préavis. Depuis, il vit grâce à ses allocations de congé maladie qu'il reçoit de sa mutuelle depuis que son psy l'a reconnu inapte pour cause de stress ou quelque chose du genre. Enfin, avec ces 3 000 €, mon père a pu rembourser pratiquement toutes ses dettes, le chauffage était remis, l'électricité était de nouveau au maximum, et on a pu enfin reprendre un bon bain chaud chez nous, à la maison, et chacun a repris sa chambre, et comme petit extra, un PC pour chacun, en occasion...
Peu avant mon 23e anniversaire, j'appris le décès de ma grand-mère. Son enterrement était prévu pour un jour d'école, un mercredi, or je commençais à y retourner régulièrement et à l'heure. Parti dans mon élan, il était hors de question de le briser pour ma grand-mère, même pas pour son enterrement, elle n'allait pas me gâcher la vie même morte, elle m'a isolé du monde, elle mourra seule !
Je continuais ainsi ma vie, a essayer de profiter du retour presque à la normale de la situation, avec en prime une nouvelle connexion à internet par ADSL. Je tentais de faire du mieux que je pouvais pour mes études (pas facile surtout quand XP m'a bloqué l'accès à tous mes fichiers y compris mon projet de fin d'année), j'ai réussi mes examens très moyennement, j'avais encore 4 examens de passage...
J'avais malgré tout réussi à obtenir un job d'étudiant chez RTL comme développeur informatique à la sortie de ma seconde 6e, j'étais bien, j'étais fier, mais je déprimais quand même parce qu'en ce temps là, c'était la fameuse canicule de 2003, il avait rarement fait aussi chaud en Belgique, mais je ne pouvait pas en profiter, je travaillais, et puis après il fallait que j'étudie pour mes examens de passage, bref pas de vacances pour moi.
J'ai réussi à obtenir mon CESS et j'ai pu continuer mes études, en graduat. Ca y est, j'étais à l'école supérieure. Malheureusement, mes problèmes de fatigue m'ont joué un sale tour : je n'arrivais plus à dormir la nuit, ni à rester éveillé le jour. Je n'ai pas pu à cause de ça me présenter aux examens de janvier et donc mon année était déjà foutue ! Je me suis dit "Ben je vais me la couler douce jusqu'à l'année prochaine, me reposer une longue période". Oui mais voilà, les finances allaient trop mal, la mutuelle de mon père se permettait de lui refuser un mois d'allocation (son employeur y serait pour quelque chose), plus question de rester sans rien faire, il fallait que je trouve un boulot, et là je me suis aventuré dans un terrain totalement inconnu, un pétrin que je n'aurais jamais pu imaginer, un chemin que je n'étais pas près à prendre.
Au départ je voulais chercher du travail seul, je ne voulais pas avoir le moindre organisme de recherche d'emplois sur le dos. Et puis, je me suis quand même inscrit à l'ORBEM, après quoi j'ai eu une lettre de convocation, et le premier entretient m'a mis très mal à l'aise, il fallait que je justifie le fait que je ne me suis pas inscrit tout de suite chez eux... Quand j'ai eu d'autres convocations, je n'y suis même pas allé, je pensais chercher activement du boulot dès mon inscription mais mon élan a été cassé par les caprices de ma mère qui voulais absolument que j'aille d'abord faire les courses, la recherche d'emplois, ça pouvait attendre demain (ben tiens...) sauf que le lendemain, je n'y arrivais plus. Et plus tard, mon inscription a été résiliée.
Pendant une longue période, je n'étais plus officiellement chercheur d'emplois, j'essayais de nouveau de chercher par moi même mais en vain. finalement, près d'un an plus tard, je me réinscrit. En même temps je vais m'inscrire à des agences d'intérims, la première, pas de problèmes pour l'inscription, mais ils ont rien en informatique. La deuxième, déjà je vois des annonces recherchant des gradués voire plus et en flamand !!! Mauvais signe, je rentre, et la bonne femme prend mon CV et une photocopie de ma d'identité, mais me dit que je doit encore envoyer un e-mail pour leurs fichiers informatiques (bizarre) finalement, j'ignore totalement si je suis inscrit chez eux. Puis dans une autre agence, je demande une inscription, on me demande pour quel genre de boulot, je répond informatique, et là on me dit, désolé, on ne fait que les employé, pas les ouvriers ! (Quoi ???????????
. Dernière intérim :
- Vous êtes bilingue ?
- Non.
- Désolé, on ne prend que les bilingues !
Ben tiens !!!
Enfin arrivent les vacances, qui passent, et puis à la rentrée, je décide de prendre des cours du soir de Néerlandais. Là je fais la connaissance d'une fille qui vient de trouver un job de caissière dans un hyper marché où il n'y a pas besoin d'être bilingue. Je fonce dessus, erreur fatale !!!
Je postule, plus tard, je reçois un coup de téléphone disant qu'ils sont intéressé par mon CV, j'y vais, là on me dit pour c'est pour un job de développeur en informatique, je pouvais pas rêver mieux. Mais d'abord on va voir avec l'informaticien ce qu'il en pense... Il me pose des question, je lui réponds mais il n'a pas l'air convaincu pas mais compétences, en revanche, ce gros flamand m'a bien convaincu de son incompétence.
Enfin c'est foutu pour ce poste là, mais ils acceptent quand même de me prendre comme caissier. Mais avant, il y a quelques formalité à faire.
Avez-vous vu Les Douze Travaux D'Asterix ? La maison qui rend fou... Et bien ils sont bien en dessous de la vérité !!! Il y a de quoi se suicider la dedans !!! En plus de tous ce qu'on voit dans la BD (ou le dessin animé) tels que les allés-retours entre les guichet, il y a aussi les longues files d'attente, et de plus, les guichets, ils sont dans trois bâtiments différents, et pas l'un à côté de l'autre, du coup il faut faire des allés-retours entre l'ORBEM, la CAPAC (organisme de paiement) et l'ONEM, et comme les files d'attentes sont longues et que ses organismes ne restent pas ouvert très longtemps, impossible de tout faire en un jour !
D'abord, l'ORBEM, où je dois recevoir un papier à remettre à l'ONEM. Là j'apprends que mon inscription est résilié car je n'allais pas pointé ! Je veux bien, mais la première fois que j'ai été à la CAPAC, ils avaient refusé mon inscription parce que mon stage d'attente n'était pas fini... (Génial, ils sont déjà pas foutu de se mettre d'accord) Enfin mon inscription est refaire, et je reçois quand-même le papier. Le lendemain (puisque le jour même c'est déjà plus possible, ils sont déjà fermé) je vais m'inscrire à la CAPAC, cette fois c'est accepté. Puis direction l'ONEM pour obtenir un formulaire à faire remplir par l'employeur. J'obtiens le formulaire et l'amène chez l'employeur "C'est pas le bon" (Quoi ???
et je sais pas comment remplir ça (et ben à la place où tu es et avec le salaire que tu touches tu es sensée le savoir !!!) Finalement, le formulaire qu'elle voulais, elle en a sorti une copie de son tiroir (ah ben merci ça vallait bien la peine que je me casse les couilles à aller le chercher ton formulaire !!!) Et finalement il faut aller porter les deux formulaires à l'ONEM pour pouvoir obtenir l'autorisation d'être engagé. Mais à l'ONEM, ah on ne peut pas vous donner l'autorisation maintenant, vous devez avoir bénéficier d'un jours de chômage et comme vous venez de vous inscrire, on a pas encore cotre dossier (N'importe quoi !!!) revenez demain avec des preuves de votre inscription.
Le lendemain, je reviens avec ce que je pensais être des preuves "Ah non, ça c'est pas des preuves, les preuves c'est les formulaire que vous devez remplir lors de l'inscription à la CAPAC" (Ben elle est bien bonne celle là, c'est preuve là je les ai plus puisque je les ai remises à la CAPAC pour l'inscription !!!)
Finalement il a fallu une semaine pour obtenir ce putain de formulaire remplis et signé par l'ONEM pour pouvoir permettre à l'employeur de m'engager. Sans compter que c'était déjà très dure pour moi de faire toutes ces démarches et il a fallu que je prenne mon courage à deux mains pour y arriver.
Mais maintenant que je suis engagé, il faut aller tous les jours au boulot et à l'heure, oui mais chaque fois à des heures différentes !!! Et puis vient cette peur de mal faire, d'autant plus que la formation étais très courte, et que même pas la moitié des choses que je devais savoir était expliquée. Et puis cette peur d'arriver en retard ou de manquer un jour de boulot, car je ne travaillais pas tous les jours.
Après trois jours de boulot, le lundi qui suivait, j'avais un jour de repos, mais je ne pouvais m'empêcher de penser au boulot, et ça me mettait très mal à l'aise. J'essayais de me sortir ça de la tête en regardant des films mais pas moyen., le lendemain, boulot, je pensait que ça me ferait du bien d'y aller car pendant le boulot, je n'ai plus cette crainte, mais ce jour là, il m'ont mit à une caisse où le scanner "flottant" (je dirais) ne fonctionnait pas, pourtant bien pratique pour les gros articles. Et puis le poulet ne passait pas, il fallait chaque fois entrer le prix à la main et le numéro de catégorie... que je ne connaissais pas !!! et personne était foutu de me dire quoi que ce soit. Après cette journée, j'ai craqué, je n'en pouvais plus, et j'ai démissionné !
Lors de ma démission, je me suis senti mieux, libéré, mais ce ne fut qu'un temps, car plus tard, je reçois une convocation pour m'expliquer sur le fait que je ne me suis pas présenté aux convocations de l'ORBEM plus d'un an auparavant. Là, le même malaise revient, ça me prenait la tête, ça me faisait mal, et pas moyen de me faire sortir ça de la tête, pourtant, il le fallait absolument, quitte à utiliser un flingue et à me tirer une balle, mais je n'en pouvais plus. Je me pose encore la question : quel a été le pire moment de ma vie ? Mon viol ou ça ?
La veille de la date de la convocation, j'étais mal, j'aurais voulu un peu de réconfort de ma famille, mais je n'ai eu que des moqueries de mes frère et soeur. Je suis allé dans ma chambre, j'y ai pleuré. Puis je suis allé voir mon père, il a vu mon état, il m'a dit "lache toi" et j'ai choulé à fond, j'avais énormément de stress à évacuer.
Le lendemain, je ne suis pas allé à cette convocation, je n'avais plus le moindre courage. j'étais anéanti, mort. J'eesayais de me relever encore, je me disais que j'allais encore essayé une maison d'interim, mais celle là est spécialisée dans les ouvriers, un petit boulot d'électricien, pourquoi pas, mais je n'en ai pas trouvé le courage. Alors je me suis dit : "Je crois que je ne suis pas prêt à travailler, alors je vais attendre la prochaine rentrée des classes, et je vais reprenre les études.
J'aurais voulu m'inscrire fin mai/début juin, pour avoir la conscience tranquille pendant les vacances, mais mon père voulais absolument partir avec ma mère en France, à Gap, pour aller voir un de mes frères qui y vit, et qui allait avoir son premier fils. Et puis il fallait qu'il y retourne, avec mon autre frère et la plus jeune de mes soeurs. Et tout ça coûte énormément, et moi j'avais besoin de € 300,-- pour mon inscription. Et ben il fallait que j'attende, finalement j'ai attendu, j'ai économisé, on est allé pour mon inscription, à la même école où j'avais commencé mon graduat, et là j'apprends qu'après 3 ans ces cons n'ont pas cloturé mon ancienne inscription, et pour remplir les papiers me permettant de garder mon chômage pendant mes études, il faut attendre que le directeur rentre de vacances, et enfin, il faut une attestation de l'ORBEM, dont j'ai fait la demande par internet, comme eux veulent que je le fasse, ça fait plus de deux semaines, et j'attends toujours. Bref, on m'emmerde de nouveau avec ce trio infernal.
En résumé, on m'a traité de tous les noms quand j'étais môme, j'ai vécu isolé durant mon adolescence, j'ai 26 ans, un bête diplôme du secondaire, je vis chez mes parents, j'ai pas de petite amie, je suis puceau, j'ai pas de boulot, et j'ignore encore si je vais pouvoir reprendre les études en septembre, et de ce fait, je vie dans la peur. Mais j'espère qu'un jour tout sera fini, j'espère qu'un jour, je pourrai avoir la conscience tranquille, être en forme, et surtout, vivre heureux...
Vous trouvez probablement que ce texte était bien long, je le pense aussi, et pas un peu, j'ai commencé à le rédiger hier à 20h15 et il est actuellement 7h05, je me suis juste arrêter pour manger et pour prendre une pause café, ce qui fait 30mn ce qui fait que je viens de mettre un peu plus de 10h à écrire ce long texte, ce qui fait une nuit blanche. Je n'ai jamais mis autant de temps à écrire, mais si je l'ai fait, c'est que j'en avait besoin, j'avais un grand besoin d'exprimer tout ce que j'avais sur le cœur. Et vous savez quoi ? Je viens de mettre plus de 10h à écrire tout ça, et je n'ai même pas tout dit :s
Puissiez vous aussi un jour sortir de cette galère
@+ Ced ^_^
Tous mes remerciements si tu as lu tout le texte, je suis conscient que ce n'est pas une partie de plaisir. J'ai cela dit d'autres infos à rajouter, des nouvelles depuis la fin de ce texte qui date d'il y a un an et demi, et des choses qui se sont passées mais que je viens d'apprendre seulement maintenant. (à suivre...)
Commentaires 1
Daemonia (lundi 19 mai 2008 à 23:38)
J'espère que les choses commencent à s'arranger pour toi, en tout cas je te le souhaite de tout coeur.
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